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vendredi 24 novembre 2017

Politique énergétique _5_ la grande escroquerie des énergies renouvelables

Extraits du remarquable livre de M. Hervé Machenaud, la France dans le Noir

Les énergies renouvelables sont les plus chères.

Pourquoi ? à cause d’un facteur souvent passé sous silence et rarement mentionné dans les présentations flatteuses des apôtres du renouvelable : leur disponibilité. Extrait :

« On appelle facteur de charge le rapport entre la production réelle sur une année et la production théorique pour un fonctionnement à pleine puissance, toute l’année. Le facteur de charge est de 75% pour le nucléaire, (arrêt pour maintenance et rechargement), 20 à 40% pour le thermique à flamme, entre 20 et 30% pour l’hydraulique,  entre 20 et 25% pour l’éolien,  autour de 15% pour le solaire. »
« Les ENR sont de tous les moyens de production le plus cher. L’éolien et le solaire sont  en Europe, de tous mes moyens de production ceux dont le coût est plus élevé, entre deux et dix fois plus que le nucléaire en France. Alors pourquoi tant d’intérêt ?  C’est une industrie  extrêmement profitable, (pas seulement pour les promoteurs des projets éoliens si ‘on en croit le SCPC 5Service Central de Prévention de la Corruption), qui vit de subventions massives  ( près de 50 milliards d’euros en 2015 en Europe dont 20 en Allemagne payés par les consommateurs  et d’autre part de sa priorité règlementaire d’accès au réseau, c’est-à-dire que  quand il y a du vent et du soleil,  c’est cette électricité qui est là consommée, obligeant les autres moyens à s’arrêter. L’éolien et le solaire venant se substituer de manière aléatoire au nucléaire, au charbon et au gaz, environ un quart du temps ceux-ci qui restent nécessaires pour couvrir la pointe sont arrêtés et doivent être amortis pour sur les trois quarts de temps restant,  augmentant à proportion leur coût de production…
Subventions massives, priorité d’accès au réseau, corruption, coût réel de production et factures qui s’envolent, tel est le paysagé économique de l’éolien et du  solaire. La priorité d’accès au réseau, avantage exorbitant et indu qui déséquilibre tout le marché (ou pseudo-marché de l’électricité) a ainsi pour conséquence que le solaire et l’éolien fortement subventionnés renchérissent le coût du nucléaire ! d’où de vraies absurdités « Pendant que l’Allemagne brule son lignite, l’éolien allemand déferle sur la France alors qu’il a été déjà payé par les contribuables allemands, cela balaye toute l’économie du secteur »

Enfumage généralisé sur les performances de l’éolien et du solaire. La Beauce n’est pas Abou Dhabi.

« Le cout de production de l’éolien et du solaire ne cesse de diminuer ? 2.6 C. euro/ kwh pour le solaire, record battu ! Oui, mais où à Abou Dhabi où naturellement il contribue à la couverture de la pointe ; 2.7 cEur/kwh dans le désert d’Atacama au Chili, où le niveau de radiation solaire est l’un des plus élevé au monde.  . On extrapole la réduction des couts de l’éolien qui seront bientôt compétitifs, mais alors pourquoi continue-t-on à les subventionner aussi massivement ? »
« Aussi faibles que soient les coûts atteints, cela ne changera pas le fait que la Beauce n’est pas le désert d’Atacama, et qu’en Europe, les ENR ne contribuent pas à la couverture de la pointe et ne sont utiles que couplés à des moyens de stockage dont on sait pas quand et à quel coût ils seront disponibles, et le cas échéant, à quel coût ? On peut comprendre que les spécialistes du secteur abondamment cités dans les journaux utilisent la baisse des coûts de production au Maroc, au Chili ou à Abu Dhabi, pour justifier des investissements dans des fermes solaires en France. Ils défendent leurs intérêts, mais quand ce sont des responsables politiques en principe dépositaires de l’intérêt général, on est  en droit de se poser certaines questions »
« Dans la note d’analyse du 15 août 2014 de France Stratégie,  Y-A-t-il une place pour l’hydrogène dans la transition énergétique, on peut lire, « Concernant une restitution finale sous forme d’électricité, la rentabilité semble hors d’atteinte à cause des limites imposées par le rendement de Carnot ».  L’Expérimentation en Corse d’une production solaire photovoltaïque avec une chaine hydrogène pour le stockage conduit à un coût de production de 8000 euro/ MWh ( deux cents fois le prix de cession du MWh par EDF à ses concurrents). ;Le troisième marché de l’hydrogène potentiellement important est celui de la mobilité, où l’hydrogène bénéficie actuellement d’un engouement médiatique sans rapport avec des perspectives réalistes d’avenir »


L’éolien ou le solaire domestique c’est pas sympa ! l’égalité des territoires et des abonnés remise en cause, ainsi que la sûreté du réseau et de l’approvisionnement

« Quelle  place pour l ‘énergie décentralisée ? On voit se développer l’économie énergétique des consommateurs individuels, mais aussi au niveau de résidences, d’écoquartiers ou de communes. …une note de France Stratégie intitulée « 2017/2027 Energie centralisé  ou décentralisée ? présente les courbes de consommation et de production en été et en hiver d’un particulier disposant d’un panneau photovoltaïque et note  «  Le particulier est censé résider en région PACA. On constate qu’en hiver la production locale par le panneau solaire  ne permet pas de couvrir la consommation et que la pointe du soir est entièrement assurée par le réseau centralisé. En été, la production photovoltaïque est très excédentaire et doit être évacuée par le réseau. En d’autres termes, le particulier vend son surplus d’électricité quand le réseau en a le moins besoin, et achète au prix moyen du KWh  l’électricité dont le coût de production est le plus élevé, puisqu’il aura fallu maintenir des moyens de production centralisé pour répondre à cette demande.

C’est là le changement de paradigme, c’est la capacité à répondre présent ce jour-là qui devient précieuse. Jusqu’alors, le service public français garantissait la continuité du service pour tous et l’égalité de traitement des consommateurs. Dans les mêmes conditions, tous les consommateurs bénéficiaient des mêmes offres et des mêmes tarifs quels que soient l‘heure ou le lieu de leur consommation. Cette péréquation tarifaire, comme pour le service postal, répond au principe même du service public. Elle prend en compte la variabilité d’accès et de desserte, et le maintien nécessaire de capacités disponibles pour le passage des pointes. Le prix du KWh était calculé et moyenné (péréqué) sur la base du coût global de la production nationale. Ainsi, jusqu’à ce jour, le consommateur paie ce qu’il consomme, c’est-à-dire la production d’électricité. Moins il consomme, moins il paie. S’il ne consomme qu’au moment des pointes, ce sont les autres consommateurs qui paient pour lui la disponibilité des moyens de production centralisés.

C’est ce modèle que remet en cause la production décentralisé d’énergies renouvelables, si elle devait s’étendre. Plus de péréquation, plus d’égalité de traitement des consommateurs, un risque réel de pannes et d’effondrement du réseau en périodes de pointe.  « Du fait que l’électricité n’est pas stockable, c’est donc la capacité et non plus la production qu’il va falloir payer à son juste prix. » explique M. Hervé Machenaud, qui propose alors « un service public de la capacité » qui teste à définir.

Une énergie antisociale

A qui profitent les milliards de subvention déversés sur  les énergies renouvelables ? A quels foyers est-il proposé d’installer des panneaux photovoltaïques sur leur toit et de décoratives batteries Tesla sur leurs murs. Quel pourcentage de la population peut investir une vingtaine de milliers d’euros à amortir sur quinze ans ? Evidemment, pas les milliers de foyers en situation de précarité, non plus que la grande majorité de la population urbaine. C’est portant eux qui auront à payer le surcoût de cette politique de gribouille. La transition énergétique qu’on nous propose, sous les apparences de modernisme progressiste et de protection des particuliers, contribue à accentuer l’injustice sociale et l’accaparement des richesses par une minorité nantie aux dépends d’une majorité qui s’appauvrit. Le comble est bien de voir les grands énergéticiens se faire concurrence auprès des propriétaires de pavillons pour être les premiers à leur installer les panneaux solaires de leur rêve. Qui est encore censé défendre l’intérêt général ?

Le nucléaire, champion du décarbonné !

La France accusée d’un coupable retard dans le développement des ENR, émet dix fois moins de gaz carbonique par KWh produit que la moyenne des pays européens, 30kwh contre 325. L’Allemagne,  notre guide et notre modèle en matière d’écologie, avec ses 49 GW d’éolien et ses 39GW de photovoltaïque,  soit près de 50% de ses faculté de production, l’Allemagne émet  cinq fois plus que la France, soit 500 g de CO2 par KWH produit, soit trente fois plus que la France, (Le problème, c’est les autres 50%...)

Contenu en CO2/ kwh produit : Charbon : 1125 , Diesel Fuel : 860 ; Pétrole Essence : 830,  Charbon propre supercritique 670 ; Gaz naturel 650 ; Photovoltaïque 310 ; Eolien : 32 , nucléaire 19 !



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