Une réalité physique qui s’impose-quelques
chiffres
Puisque
débat (très manipulé) sur la politique énergétique il y a, autant avoir présent
à l’esprit quelques ordres de grandeur. Le coefficient de production d'une éolienne moderne (2 MW) est de 20%, soit une production réelle de 0,4
MW/an (moyenne sur l'année). Pour remplacer une centrale telle celle de
Fessenheim (puissance nominale 1800 MW et coefficient de production de 90%), il
faut donc 4000 éoliennes. Pour des éoliennes qui mesurent maintenant près de
180-200mètre en bout de pales, supposons-les espacées de 300mètres, ce qui est
un minimum.
Donc, pour remplacer une seule
centrale nucléaire, et pas la plus moderne, et pas la plus puissante, avec des
éoliennes de 2 MW, il faudra les aligner de Nice à Perpignan (2 x 475 km)
sur deux rangées tout le long de la côte méditérannéenne + le tour de Corse
(325 km), soit 1350 km, ou encore de Gênes en Italie jusqu'à la pointe sud
de l'Espagne,.
Des éoliennes de 2 MW alignées
(à raison d'une tous les 300 m) le long de l'ensemble des côtes françaises (Mer
du Nord + Atlantique + Méditérannée + Corse) produiraient moins d'électricité
que le seul site de Gravelines (6 x 900 MW).!
On peut raffiner les chiffres, arguer d’un taux un
peu plus éleve de vent en mer ( mais une maintenance plus difficile !)d' éoliennes un peu plus puissantes, les ordres de grandeurs sont là et très
clairs
Alors quand Macron et Hulot annoncent
triomphalement la mise en place de 6 parcs d’éoliennes maritimes (Saint-Brieuc- 62 éoliennes, Courseulles-sur-Mer -75,
Fécamp-83, Saint-Nazaire-80, Tréport-62, Yeu-Noirmoutier-62 éoliennes) et que
Hulot proclame que ces projets représentent «la
puissance de deux réacteurs nucléaires », il ment effrontément, ou a fumé
la moquette, ou autre chose. A propos, il me semble qu’une loi contre les fake
news est en préparation, Hulot devrait se méfier.
Parlons coût
maintenant. Une éolienne ne fonctionne pas continuellement à sa puissance
nominale, mais suivant la force du vent.
Le parc éolien marin allemand de Bard Offshore 1, de 400 MWe, considéré comme
particulièrement performant "produit jusqu'à 1,5 TWh par an". (
D'après son site web). Race Bank, le très récent parc éolien marin britannique
de 573,3 MW "pourrait produire
1,9TWh/an" . Admettons que les six parcs français égaleront ces bonnes performances.
En ce cas, ils pourraient, presque, produire
10TWh/an. Le coût initial pour l'Etat est de 25
milliards auquel s'ajoutera la prise en charge .par RTE du raccordement
au réseau: deux cent millions d'euros pour chacun des six parcs. Ce qui amène la facture totale à 26,5
milliards d'euros.
Donc, 26,5 milliards d'euros pour une
production annuelle maxima de l'ordre de 10TWh (prévision très très optimiste).
Les investissements relatifs à la centrale
nucléaire EPR sont de 10,5 milliards d'euros pour une même production de 10 TWh- soit moins de la moitié ! La durée
d'exploitation d'un EPR est de soixante
ans. Celui d'un parc éolien terrestre est en moyenne de 20 ans- et sans doute
moins en maritime compte-tenu de l‘agressivité du milieu salin.
Le parc éolien français a donc un coût remarquablement élevé: plus du
double de l'EPR de Flamanville pour une production similaire et une durée de
vie deux fois moins élevée.
Et les
écologistes de salon parisiens ( ceux qui ne risquent pas de vivre à côté d’une
éolienne) qui hurlaient contre le prix à 100eur du kwh de Flamanville ne disent
rien contre les 150 à 200 eur/kwh de l’éolien. Ce seront les consommateurs qui
paieront, mais alors, quid de la précarité énergétique ?
(Une source d' information
précieuse : Lionel Taccoen et les sites géopolitique de l’énergie ou connaissances
des énergies.
Les margoulins des éoliennes- escroqueries à tous niveaux
Mensonge sur les nombres :
Puissance nominale et puissance réelle : Lorsque les militants et la presse
annoncent la construction d'un parc d'éoliennes de tant de MW, capable
d'alimenter une ville de vingt mille habitants, il faut comprendre que ces
éoliennes alimenteront une ville de vingt mille habitants, seulement les quelques rares heures où le vent aura la force exacte permettant
la production nominale des
éoliennes. Une éolienne de 2 MW est capable de fournir 2 MW...
quand il y a du vent, le bon vent, pas trop faible, pas trop fort. Le reste du
temps, elle produit moins de 2 MW, et même rien du tout. Le reste du temps, il faut
trouver d'autres énergies ; lorsque l'on construit une éolienne, il faut construire aussi, ou maintenir en service, des centrales-béquilles au gaz ( et encore en Allemagne, c’est souvent du
charbon !!!!) de puissance équivalente, pour garantir la
fourniture d'électricité lorsqu'il n'y a pas, ou pas assez, de vent.
Donc- conséquence
1 on comprend maintenant pourquoi
GDF/Suez pousse tellement à la construction d’éolienne….pour vendre des
centrales à gaz ! Conséquence 2 – lorsque vous remplacez une centrale nucléaire
par des éoliennes… plus une centrale à gaz, vous envoyez au diable vauvert la décarbonation de l’énergie et la lutte contre le chaos climatique !
Les éoliennes ne créent
pas de nuisances – faux ultra faux ! Les éoliennes
implantées aujourd’hui en France mesurent jusqu’à 180 mètres de haut en bout de
pales. En Belgique et en Allemagne, des engins de 200 mètres apparaissent (soit
les deux tiers d’une tour Eiffel). Il en résulte une altération du cadre de vie
et une dépréciation des habitations proches. Des décisions de justice ont admis des pertes de valeur allant jusqu’à
40 %. De plus, ces engins ne seront
jamais enlevés. La caution réglementaire n’est aujourd’hui que de 50 000 €
par éolienne. Or, le coût d’enlèvement est d’environ 150 000 € par éolienne (le socle de béton restant enfoui). Aux
États-Unis, 14 000 éoliennes sont abandonnées et rouillent sur pied.
Accepter
un projet éolien c’est donc l’assurance de dégrader le paysage et la qualité de
vie pour très longtemps. Lorsqu’on voit la difficulté à faire
sauter un bunker allemand….les socles de bêton resteront à jamais !
Et l’on ne parle pas ici des
conséquences sur la santé. Pour les habitations proches, lumière perpétuelle la
nuit, bruit et effet stroboscopique. Le député Marc Le Fur (LR Bretagne) s’en
est inquiété dans un projet de loi qui à ma connaissance n’a pas abouti. Extraits :
« Il y a dix ans, les territoires ruraux accueillaient l’implantation
d’éoliennes comme un élément de modernité et un atout en termes de recettes
fiscales, puisque les communes sur les territoires desquelles les projets
voyaient le jour bénéficiant d’importantes rentrées en termes d’impôts.
L’enthousiasme et l’effet de mode
sont aujourd’hui passés et même le caractère d’énergie de substitution des
éoliennes géantes est de plus en plus sujet à caution. Dans le même temps, les remontées des territoires sont très
négatives et les élus locaux expriment aujourd’hui un grand désarroi face aux
pressions conséquentes qu’exercent les promoteurs pour installer de plus en
plus de machines dont la hauteur ne cesse d’augmenter…. Les éoliennes
deviennent de plus en plus imposantes et atteignent désormais 120, 140, 160,
180, 200, voire 210 mètres, des hauteurs telles qu’il est apparu un peu partout
en Europe que leur présence devenait intolérable à une distance de 500 mètres
des habitations. Il existe effectivement clairement un problème d’acceptabilité
sociale et les implantations d’éoliennes sont de plus en plus perçues comme des
agressions. Cette acceptabilité sociale se double d’une véritable question de santé publique puisque l’Académie nationale de
médecine a recommandé en 2006 une distance de protection de 1 500 mètres. … Ainsi, au Danemark, la distance doit être égale à trois fois
la hauteur totale de l’éolienne et aux États-Unis, les comtés de Californie ont
instauré des distances variant de une à quatre fois la hauteur de l’éolienne,
trois fois étant la norme standard. Par ailleurs en Suède, certaines communes
imposent une installation à 750 mètres des habitations et d’autres à 1 000
mètres….Notre pays ne peut rester à l’écart de ce mouvement responsable en
maintenant le principe d’une distance de 500 mètres entre les éoliennes et les
constructions à usage d’habitation, les immeubles habités et les zones
destinées à l’habitation définies dans les documents d’urbanisme. C’est
pourquoi la présente proposition de loi vise à exiger une distance minimale de
1 000 mètres entre les éoliennes et les habitations, les immeubles habités.
Recommandation de l’Académie des
sciences : 1500 mètres des habitations, pas 500 totalement inadapté aux nouvelles
éoliennes !
L’éolien,
c’est bon pour l’économie et pour les collectivités locales : faux ! Les
éoliennes sont fabriquées en Allemagne, au Danemark et en Espagne. De plus, les
équipes de montage viennent surtout de pays de l’Est, sous le régime des
travailleurs détachés ! Il n’ y a pas et il n’y aura pas de filière française
éolienne, et c’est heureux, car c’est une source d’énergie absurde, excepté en
complément sur des petites iles… , Enfin, les
ressources engrangées par les communes sont artificielles et constituent en
réalité un transfert de ressources : c’est l’ensemble des contribuables et des
consommateurs français qui s’appauvrit en finançant les revenus versés aux
promoteurs des éoliennes.
La vérité
est qu’en plus, les éoliennes sont
filles non du vent, mais largement de la corruption. Marc Le Fur : « les
élus locaux expriment aujourd’hui un grand désarroi face aux pressions
conséquentes qu’exercent les promoteurs pour installer de plus en plus de
machines dont la hauteur ne cesse d’augmenter… La Cour des Comptes a souligné
cette dérive dans son rapport du 25 juillet 2013 – les maires se livrant, pour
des raisons fiscales, à une sorte de course à l’éolien - et le service central
de prévention de la corruption a alerté les pouvoirs publics en juillet 2014
sur la multiplication des « prises illégales d’intérêts » d’élus locaux
impliqués dans le développement de la filière éolienne.-voir un reportage très
éclairant de « droit de savoir ». En 2014, le Service Central de prévention de la corruption a lancé
l'alerte sur les prises illégales d'intérêt dans le secteur de l'éolien, et
les plaintes se sont multipliées dans la France entière. . A Laramière, 6 élus dont le maire ont été
condamnés. Ils viennent d'avertir la presse qu'ils renoncent à faire appel du
jugement. A Saint Georges d'Annebeck et Ally-Mercoeur, des élus ont été
condamnés pour prise illégale d'intérêt et pour recel de prises illégales
d'intérêt…Quelle a été la réaction du syndicat de promoteur France Energie
Eolienne. (FEE) ? Une lettre aux députés pour …changer le délit de prise illégale d’intérêt. : Citations « A
cet égard, l'imprécision qui entoure actuellement la définition de la prise
illégale d'intérêts est une faille qu'utilisent les détracteurs de l'éolien au
détriment des maires ; il appartient bien sûr au Législateur de juger de
l'opportunité d'y remédier. Pour France Energie Eolienne, le syndicat le
problème n'est pas que des élus soient en situation de prise illégale d'intérêt
et coupable d'un délit pénal dans le cadre d'un projet éolien. Pour lui, la
difficulté c'est que des citoyens lanceurs d'alerte dénoncent des faits
infractionnels, des lanceurs d’alerte que France Energie Eolienne qualifie de «
militants antirépublicains. » !!! Ben voyons, pourquoi se gêner !
Et les margoulins des éoliennes ont été entendus !
Bref, ce
plan éolien est techniquement et économiquement absurde, néfaste pour la
décarbonation de l’énergie et le climat, il spolie considérablement les
riverains et met en danger leur santé, et
pour les éoliennes en mer, les pêcheurs, il est soutenu par l’argent de la
corruption et les puissants intérêts gaziers et par une écolocrature qui n’hésite
pas à priver les opposants de leurs droits et à sacrifier l’environnement.
Bon, ben si
c’est comme ça, il va falloir refaire Plogoff !
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