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mercredi 13 décembre 2023

Menaces sous-marines sur les éoliennes : "Toutes les infrastructures offshore sont des cibles",

 Menaces sous-marines sur les éoliennes : "Toutes les infrastructures offshore sont des cibles", rappelle l'amiral Coldefy

Eh oui, la production très décentralisée et donc très difficile  à protéger efficacement qu’est l’éolien en mer rend notre approvisionnement électrique très sensible à des intentions hostiles

Ancien chef d'état-major adjoint des Armées, l'amiral Alain Coldefy a été à la tête de la Revue de défense nationale et travaillé en tant que directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques. Selon lui, les menaces qui pèsent sur les installations en mer et notamment celles qui produisent de l'énergie, ne sont pas suffisamment prises en compte aujourd'hui.

« Personnellement, cela fait plus de 15 ans que j’alerte sur le sujet. Mais le temps du monde politique, de ceux qui décident, est différent

Tout le monde sait où sont posés les câbles sous-marins, sans protection, par lesquels passent désormais toutes les communications et données intercontinentales ou l’électricité générée au large »

Éoliennes en mer : la menace sous-marine venue de Russie

« Le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2, le 16 septembre 2022 a soudain révélé à l’Europe la vulnérabilité de ses infrastructures offshore. Les éoliennes n’échappent pas à cette menace, selon une enquête des chaînes nationales scandinaves »

« Le GUGI (armée russe)Direction principale de la recherche en eaux profondes) a également méthodiquement relevé les gigantesques champs d’éoliennes scandinaves et britanniques

https://www.ladepeche.fr/2023/12/11/entretien-menaces-sous-marines-sur-les-eoliennes-toutes-les-infrastructures-offshore-sont-des-cibles-rappelle-lamiral-coldefy-11630276.php

https://www.ladepeche.fr/2023/12/11/eoliennes-la-menace-sous-marine-fait-deja-partie-de-la-panoplie-russe-11633618.php

https://piebiem.webnode.fr/l/menaces-sous-marines-sur-les-eoliennes-toutes-les-infrastructures-offshore-sont-des-cibles/


mardi 7 novembre 2023

Tribune de l'association PIEBÏEM Énergies renouvelables, interconnections, réseaux : la concurrence pour les câbles sera rude !

 Etude de l'Institut Jacques Delors  et article du Finacial Time : 

Énergies renouvelables, interconnections, réseaux : la concurrence pour les câbles sera rude !

Les experts consultés expliquent que : 1) La demande de câbles pour les projets éoliens flottants prévus en Europe n'est guère soutenable ; 2) jusqu'en 2030, la demande de câbles ne pourra à la fois satisfaire les interconnexions et les projets éoliens flottants . Une telle demande, en câbles et en cuivre, surgonflée par un éolien offshore très gourmand en câbles n'apparaît pas soutenable. Les pays qui le peuvent devront choisir entre l'éolien offshore et les interconnexions. De bonnes nouvelles pour les nombreuses associations qui, attachées à la rationalité scientifique et technique et à la préservation du littoral, de ses paysages, de sa biodiversité et de ses activités traditionnelles luttent contre ces projets éolien offshore...

Article complet : https://factuel.media/blogs/blog-articles/energies-renouvelables-interconnections-reseaux-la-concurrence-pour-les-cab_ba_20576290




mardi 5 septembre 2023

Pourquoi lutter contre l'éolien en mer ? Préserver le littoral !

 1) La préservation du paysage marin n’est pas un acquis…et pourtant !

La préservation de l'identité marine menacée par des atteintes irréversibles provoquées notamment par le changement massif d'affectation de la mer littorale fait évidemment partie des buts de PIEBÏEM (Préserver l’Identité Environnementale de la Bretagne sud et des Îles contre l’Eolien en Mer) qui se bat pour la préservation des paysages littoraux.

Avec la zone industrielle éolienne Bretagne Sud et bien plus encore  le tsunami éolien en préparation (40GW d’éolien offshore pour la France dont 25 le long des côtes bretonnes, soit l’équivalent d’une trentaine de parcs) , avec une artificialisation,  une industrialisation, une privatisation sans précédent de la mer côtière, c’est plus de 100 ans de protection du littoral qui vont être annihilés et c’est une mutation anthropologique qui se prépare et qui privera de la vue du grand large des dizaines de  millions d’habitants de nos côtes et ceux qui aiment à les fréquenter.

Et pourtant !

« Les paysages littoraux se caractérisent par un rapport unique entre un trait de côte fini et un horizon marin infini, une harmonie du mariage entre la terre et la mer. En s’imposant entre les deux, les éoliennes en mer modifient radicalement la nature et la valeur de ces paysages maritimes » … Les paysages marins et leur littoral, peints par les plus grands artistes tels Monet, Maufra, Moret, Gauguin, Turner, ont une valeur artistique, touristique et mémorielle inestimable. » (CSSPP, avis sur l’éolien en mer, 16 juin 2021)

 

Maxime Maufra, Quiberon

« La défiguration du paysage par des structures considérées comme inesthétiques voire franchement laides doit être considéré comme relevant non d’un problème d’esthétique environnementale mais d’une réelle nuisance sanitaire.»  (Académie de Médecine, rapport sur les éoliennes, 3 mai 2017)

Henry Moret, Goulphar

« La thérapie par la nature bleue, ça existe. Cela va de la simple vue de la mer à une marche le long de d’un espace bleu, jusqu’à une véritable interaction, comme avec la natation. Des recherches menées par l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) ont montré que des balades quotidiennes en bord de mer sont associées à des niveaux élevés d‘émotions positives qui réduisent le stress.  Et cet effet est plus puissant que celui provoqué par des promenades dans des parcs ou en pleine campagne ».  Josep Lloret Romanach, chaire Océan et Santé humaine, Gijona, Science et Avenir, Juillet 2023, p. 73

 

Claude Monet, Goulphar

« Je suis sûre que tout le monde devient philosophe au moins deux minutes s’il prend le temps de regarder la mer. En fait, ce n’est pas un paysage, c’est la fin de tout paysage. C’est une surface, qui reste agitée…et l’horizon ; en fait, c’est un infini horizontal. »  Laurence Devillairs, Petite Philosophie de la Mer.

Et plus spécifiquement à propos de Bretagne - Sud : 

« Ce projet « serait  un préjudice considérable pour notre région ; pour les pêcheurs, qui perdraient l’accès à une ressource très riche ; pour le tourisme, en raison de la perte d’attractivité d’une nature défigurée…   Ce projet serait un crime contre une nature d’une beauté insurpassable. Transformer la mer côtière en zone industrielle est tout bonnement insensé » François Goulard, alors Président du Conseil Départemental du Morbihan.

La question de la protection du paysage maritime mérite d’ailleurs d’être posée plus largement : à terre, il existe une forme de protection des « perspectives monumentales ou vues particulièrement remarquables » : placer des éoliennes devant la Montagne Sainte-Victoire illustrée par Cézanne peut être combattu. Le paysage maritime ne fait pas l’objet des mêmes protections, pourtant déjà bien insuffisantes : rien n’empêche d’élever un rideau d’éoliennes derrière les aiguilles de Port Coton illustrés par Monet. Il y a tout de même là une asymétrie choquante.  

2) Ce que nous aurons demain…et après-demain, si nous ne nous battons pas !


Belle-Île s'enflamme ( Eric Guillot)

Les illustrations/photographies/photomontages proviennent de la page Facebook animée par Eric Guillot, Président de PIEBIEM  https://www.facebook.com/groups/pebiem

Bretagne Sud, ce sera une soixantaine d’éoliennes à 19 km des côtes de Belle-ïle, en pleine vue des aiguilles de Port Coton, à 29 km de Groix, 31 km de Quiberon ; des éoliennes de près de 300 m de haut ( contre 180 m. pour Saint-Nazaire) , environ 4 fois la hauteur du point culminant de Belle Île en Mer et occupant une surface équivalent à une fois et demi Belle-Île.

Pour commencer ! Et ensuite :

« Les appels d'offres pour le développement successif des deux parcs d'éoliennes flottantes en Bretagne Sud, l'un d'une puissance de 250 MW et l'autre de 500 MW, devront en appeler d'autres, afin de garantir le plan de charge des industriels, d'assurer une continuité et une régularité dans le déploiement des éoliennes » ( CESER Bretagne)



3) Le site emblématique : les aiguilles de Port Coton ( Belle-Île)

Un site dont l’horizon sera barré et  bardé d’éoliennes

Les Aiguilles peintes par Monet
Photo Eric Guillot 
Photomontage officiel Geophom minimisant la réalité 
Ce que sera la réalité ( cf ci après)

4) Autres sites emblématiques 

Belle-Île, Les Poulains (montage officiel GEOPHOM)

Donnant, Belle-Île en 2030 (Eric Guillot)


 Groix, Pointe des chats (photomontage officiel GEOPHOM)

Groix, Port de Locmaria (montage officiel GEOPHOM)


Quiberon, côte sauvage photomontage Geophom


 Quiberon, côte sauvage photomontage réaliste

5) Les leçons du parc de Saint- Nazaire/Guérande

Il y a un peu plus d’un an, en juillet 2022 surgissaient d’un horizon marin jusqu’ici libre les éoliennes du parc dit de Saint-Nazaire (mais plus exactement de Saint-Nazaire Guérande) et la presse  locale, relatant les réactions des maires du Croisic, de Batz Sur mer, de Pornichet, d’Hoedic… parlait de « choc visuel », de « sidération », de « ligne d’horizon dénaturée ».

Michelle Quellard, Maire du Croisic : « Notre côte n’a plus rien de sauvage...La vue que l’on en a, a bien changé… L’horizon face mer est "obstrué" par un site de 78 km2, alors que Le Croisic ne représente un territoire que de 4,5 km2.».

Marie-Catherine Lehuede, maire de Batz-sur-Mer: « Il y a un sujet qui me met en colère, celui du parc éolien... Les éoliennes qui ne devaient être à peine perceptibles sont aujourd’hui trop visibles de la côte. En tant que citoyens batziens, nous sommes tristes de voir la ligne d’horizon dénaturée sur l’ensemble de notre littoral »


L’Académie des Beaux-Arts parle à propos des photomontages de « simulacres d’intégration paysagère ». De fait, concernant l’impact paysager, la CNDP a été incapable de garantir la sincérité des photomontages. Si les lois de l’optiques géométriques ne peuvent être ignorées, divers procédés sont utilisés (écrasement panoramique, contrejours, effet de brume) pour minimiser l‘effet final. Et cette propagande mensongère,  les habitants du Croisic, de la Baule, de Batz sur Mer ont appris douloureusement ce qu’elle vaut.

 Démonstration de ce qu'il faut bien appeler une tromperie

Photomontage GEOPHOM à Batz sur Mer (éoliennes à 12.5km),

La réalité !

Et ces éoliennes dites de Saint-Nazaire, qu’on devait à peine voir à 12.5 km à Batz sur mer, eh bien on les voit très bien de certains points de Belle-Île, qui en est déjà bien défigurée, et ce sera encore pire avec Bretagne Sud !


Parc éolien Saint-Nazaire- Guérande (80 éoliennes de 180 m de hauteur), vue du Palais (Belle-Île en Mer) à 37 km. Prochains parcs : AO5 & AO9, 62 éoliennes flottantes de 300 m de hauteur, à 19 km de la côte sauvage de Belle-Île.


Parc éolien Saint-Nazaire-Guérande (80 éoliennes de 180 m de hauteur) vue  de Port Andro ( Belle-Île en Mer) à 30km. . Prochains parcs : AO5 & AO9, 62 éoliennes flottantes de 300 m de hauteur, à 19 km de la côte sauvage de Belle-Île.

 


Parc éolien Saint-Nazaire (80 éoliennes de 180 m de hauteur), vue  de Pouldon  (Belle-Île en Mer) à 37 km.. Prochains parcs : AO5 & AO9, 62 éoliennes flottantes de 300 m de hauteur, à 19 km de la côte sauvage de Belle-Île. 

Ces éoliennes dites de Saint-Nazaire, qu’on devait à peine voir à 12.5 km à Batz sur mer, eh bien on les voit très bien de cette perle du Golfe qu’est Hoedic  (à 20km)


 


 Et, pour une mise en garde, ce qu’ils sont en train de faire de la baie de Saint-Brieuc (Zone classée NATURA 2000 !)

Un parc qui n’est ni à faire, ni à refaire, selon M H. Berville, secrétaire d’Etat à la Mer !


Pour éviter cela :

PIEBÎEM


samedi 19 août 2023

Pourquoi lutter contre l'éolien en mer ? Préserver la Biodiversité !

 La création de la zone industrielle éolienne de Saint-Brieuc s’est accompagnée d’une demande d’autorisation de destruction de 59 espèces protégées (54 oiseaux, 5 mammifères), dont au moins une (le Puffin des Baléares) est en danger critique d’extinction.

La préservation de l'identité marine menacée par des atteintes irréversibles provoquées notamment par le changement massif d'affectation de la mer littorale fait partie des buts de PIEBÏEM. La création de la zone industrielle éolienne de Saint-Brieuc s’est accompagnée d’une demande d’autorisation de destruction de 59 espèces protégées (54 oiseaux, 5 mammifères), dont au moins une (le Puffin des Baléares) est en danger critique d’extinction et n’aurait donc pas dû être accordée.

Compte-tenu de la richesse des habitats marins et littoraux de Bretagne Sud (plus de 98 espèces d’oiseaux fréquentent les réserves ornithologiques de Groix ou de Belle-Île) et de l’importance de ses côtes comme voies de migrations transcontinentales vitales pour un grand nombre d’espèces d’oiseaux, de cétacés et  de poissons, ce sera encore pire !

Et pire encore avec le tsunami éolien qui nos menace : 40 GW (50 parcs  le long des côtes françaises) dont 25 GW ( 30 parcs) pour la seule Bretagne 

On ne peut donc que souscrire à ce constat de l’organisation Sea Shepherd : « La France a en matière de protection de la biodiversité marine une responsabilité planétaire qui devrait l’inciter à être exemplaire ». Or,  la France a déjà autorisé et s’apprète à autoriser encore davantage de projets d’usines éoliennes marines « dont l’impact va être colossal, impossible à compenser et irréversible pour la biodiversité marine ». Nous sommes « face  à une menace imminente d’une ampleur telle qu’elle hypothèque l’avenir de la vie marine côtière ». (Sea Shepherd, les Vents de la colère)

Petite revue non exhaustive des espèces protégées,qui risquent de disparaitre de notre mer côtière, et pour certaines, en état critique, de disparaître définitivement.

Pour éviter cela : Association PIEBÎEM ( Préserver l'Identité environnemantle de la Bretagne sud et des Îles contre l' Eolien en Mer ) https://www.facebook.com/groups/pebiem ; https://piebiem.webnode.fr/contact

Les mammifères marins préoccupent au premier chef les naturalistes et les opposants aux projets éoliens. D'abord, parce qu' il s'agit de grands prédateurs, à la reproduction lente et tardive, et que la moindre menace peut rapidement avoir un impact ; et surtout parce que les cétacés utilisent l'écholocation pour se repérer et communiquer, faisant de toute nuisance sonore une menace évidente et sérieuse pour leur vie même


Cachalot :  Présent dans toutes les mers, il a représenté une proie privilégiée, quoique non dépourvue de dangers, pour la pêche baleinière qui a mis l'espèce en péril avec une baisse estimée à 65% des effectifs. Espèce protégée, classée comme Vulnérable par l'UICN


Marsouin Commun :Plusieurs études ont été réalisées en mer du Nord pour connaître l'impact de l'éolien marin posé sur cette espèce ; certaines études montrent une fuite de ces animaux jusqu'à 20 km autour de la source.. Statut UICN en France : Quasi Menacé


Rorqual commun : Longueur allant de 18 à 27 m, Poids entre 45 000 et 75 000 kg. Espèce protégée en France, statut UICN quasi menacé. L'espèce est connue comme particulièrement sensible au bruit et la multiplication d'échouages récents  possiblement en liaison avec l'apparition de parcs éoliens interroge


Dauphin de Risso : découvert par Georges Cuvier en 1812. Assez fréquent dans les eaux tropicales et tempérées des deux hémisphères, il est en France une espèce protégée classé Quasi Menacé par l'UICN


Phoque Gris : l'une des deux espèces de phoques se reproduisant en Bretagne, avec deux colonies importantes, aux Sept-Îles et en Mer d'Iroise, qui représentent environ la moitié des effectifs français. Après avoir payé un lourd tribu à la chasse, le phoque gris a disparu de nombreuses régions. UICN  :Quasi Menacé.


Phoque veau marin : l'autre espèce de phoque se reproduisant en Bretagne, présent essentiellement dans la Manche (baie de Somme) mais avec quelques apparitions dans le MorbihanEn France, l'UICN le classe comme Quasi Menacé. 


Grand Dauphin : c'est Flipper le dauphin, avec un cerveau d'une taille et d'une complexité comparables à celui d'un hominoïde, UICN : espèce protégée de  préoccupation mineure. Il est présent mais rare dans le Mor Breizh. Il est douteux qu'il y reste en présence des éoliennes. Des échouages importants de grands dauphins ont eu lieu deplus en plus souvent 

Dauphin commun : UICN :  espèce protégée de préoccupation mineure. Néanmoins , une forte mortalité est constatée  Des échouages ont été constatés après des tremblements de terre en Bretagne. On parie sur l'effet des éoliennes ? Pour l'instant, très fréquent dans le Mor Breizh ; ça risque donc de ne pas durer.

Baleine à bosse : une acrobate spectaculaire. UICN : espèce protégée  de préoccupation mineure,Quelques observations rares dans le Morbihan, mais de plus en plus fréquentes. Il semble que ses routes de migrations se soient rapprochées des côtes bretonnes, le programme éolien risque donc de les mettre en danger…

Les oiseaux : Ce sont en fait les oiseaux qui sont le plus clairement et le plus certainement menacés par le tsunami de parcs éoliens. Dans sa très remarquable autosaisine 6 juillet 2021), le CNPN (Conseil national de la protection de la nature) fait remarquer : " l'objectif de la Commission Européenne qui pourrait se traduire par l'équivalent de 34 000 éoliennes offshore en 2050 dont 7100 pour la France semble clairement incompatible avec la survie de nombreuses espèces d'oiseaux marins dont la dynamique de population est liée à un taux de mortalité très faible des adultes.»


Macareux moine : seule espèce de macareux présente en Atlantique, a fait l'objet de massacres  dans les Sept-Îles, dans les années 1900 où sa population est passée de près de 20.000 individus à quelques centaines. C'est cet événement qui a provoqué la naissance de la Ligue de Protection des Oiseaux. UICN, Danger Critique d'Extinction


Eider à duvet : Grand canard marin qui se rencontre l'hiver sur les côtes bretonnes . En danger critique d'extinction pour l'UICN France, La pollution engendrée par l'Erika a anéanti la population française, aucun couple ne se reproduisant en 2000 et 2001. Depuis quelques reproducteurs se sont réinstallés.


Puffin des Baléares : Il ne niche que sur les îles Baléares mais remonte jusqu'aux îles Britanniques à la fin de l'été. Les eaux bretonnes accueillent chaque été jusqu'à 50% de la population mondiale ! C'est l'un des oiseaux les plus menacés d'Europe, classé par l'UICN comme en danger critique d'extinction.

Sterne de Dougall : un de ses sites de prédilection est la Ria d'Etel. UICN /en danger critique d'extinction, annexe 1 de la Directive Oiseaux. Très affecté par la grippe aviaire de 2022. 


Pingouin Torda  : Seul pingouin subsistant depuis la disparition du Grand Pingouin en 1844, il est capable de voler. Ne vit qu'en Bretagne, 500 couples dans les années 1960 à moins d'une trentaine de couples dans les années 2000 Statut UICN : liste rouge, en danger critique d'extinction



Guillemot de Troïll : A première vue, ressemble au Pingouin Torda ; en France, n'est présent qu'en Bretagne. Passe presque tout son temps en mer, sauf pendant la période de reproduction. Il plonge souvent jusqu'à 30 m de profondeur, mais on a enregistré des plongeons de plus de 150 m. Statut UICN : En danger 


Goéland cendré : s'il n'est pas en péril au niveau mondial, les goélands nicheurs présents en Bretagne sont classés par l'UICN comme en danger. L'UICN précise qu'aucun apport d'individus en provenance des pays voisins n'est possible pour justifier un ajustement régional de la catégorie.


Mouette Tridactyle : oiseau des falaises, une colonie est fixée à Groix. Le déclin des populations françaises déjà très faibles a conduit l'UICN à la classer comme vulnérable. A l'origine la réserve ornithologique de Koh Kastell (Belle-Ïle) a été créé pour sauvegarder une colonie de mouettes tridactyles 



Puffin des Anglais : Long de 30 à 38 cm pour une envergure de 76 à 82 cm, réalise des migrations impressionnantes de l'Angleterre à l' Amérique du Sud, l'Afrique du Sud, certains individus atteignant même le Pacifique.  UICN : vulnérable pour la population bretonne


Fou de Bassan : le plus grand oiseau marin d'Europe, parcourt quotidiennement une distance d'au moins 450 kilomètres, repère des poissons de 40 mètre de hauteur et peut longer dans la mer à 90 km/h jusqu'à 15 mètres. L'unique colonie en France se situe sur Rouzic ( Sept Îles), mais il est aussi présent dans la zone Bretagne sud. Il a perdu les trois quart de ses effectifs avec la grippe aviaire de 2022 . Statut UICN : quasi menacée



Sterne caugek : bénéficie d'une protection totale sur le territoire français, quasi menacée selon l'UICN. Selon Bretagne vivante, sur la dizaine de sternes caugek équipées de GPS dans le cadre du programme Migratlane, 4 ont été retrouvées mortes l'année suivante 



Pétrel tempête : c' est le plus petit des oiseaux marins d'Europe au vol particulièrement acrobatique, au ras des vagues et avec des changements de caps brutaux. Planctonophage, il ne se nourrit généralement qu'en surface. La sous-espèce présente en Bretagne pelagicus) est considérée par l'UICN comme vulnérable en France.

Les coraux les coraux ne sont pas l'apanage des mers chaudes ! L'existence des coraux des mers froides est connue depuis le XVIIIème. L'inscription des jardins de coraux mous sur la liste d'espèces et d'habitats menacés et ou en déclin a été décidé par la commission OSPAR (Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est) dès 2003. Leur découverte en baie de Saint-Brieuc (cf le dossier réalisé par Gardez Les Caps) a été une mauvaise surprise pour Iberdrola, qui a plaidé l'ignorance. Les candidats exploitants de Bretagne Sud (s'il voit le jour !), ne pourra pas en faire autant ; la présence d'espèces protégées sur zone est avérée


Corail jaune Dendrophyllia cornigera : rare, en voie de classement d'espèces protégéesLe squelette est recouvert d'une peau jaune d'or, le coenosarc. Les rameaux de la colonie, dont le diamètre est de 12 à 15 cm, forment des massifs de 30 à 40 cm de haut..

Corail noir Antipathella subpinnata : en fait, il est blanc, seulement 5 espèces connues, rares et localisées. Grandes colonies arborescentes atteignant 2 mètres de haut. Ecosystème marine vulnérable, en voie de classement espèces protégées.

Smittina cervicornis (Corne de cerfs) : rare, sur liste rouge en voie de protection. On les trouve sur les fonds rocheux, et ils ont la particularité de vivre en association (mutualisme) avec une éponge transparente, Halisarca harmelini, qui les recouvre.

Les chiroptères : Eh oui des chauve-souris fréquentent le littoral, soit lors de migrations, soit pour chasser. Et elles peuvent aller loin, certains ont été retrouvées sur des plateformes pétrolière à 40 km des côtes. Et elles sont particulièrement menacée par les éoliennes avec une mortalité importante bien connue pour les éoliennes terrestres, soit par choc, soit par barotraumatisme (lésions tissulaires résultant de variations de pression importantes, avec un risque majoré pour les grandes éoliennes en mer.


Pipistrelle de Nathusius : C'est la plus grande des Pipistrelles -5 cm de long, pelage dorsal, long et laineux, de couleur châtain à brun. Elle est capable de migrer sur plus de 1000 km. Statut UICN en France, liste rouge, quasi-menacé.



Noctule commune : chauve-souris de grande taille (12cm et une envergure de 40 cm) au vol rapide (50 km/h). Selon le Groupe Mammalogique Breton, cette espèce a subi un déclin alarmant de - 88 % en 10 ans en Bretagne et semble particulièrement menacée par les éoliennes. Statut UICN en France :quasi-menacé.


Noctule de Leisler : Plus petite des noctules, la Noctule de Leisler apparait comme très sensible au risque de mortalité lié aux éoliennes, notamment à cause de sa technique de chasse à haute altitude et de ses grands déplacements à des altitudes « à risque ». Accomplit de longues migrations pouvant atteindre 1567 km entre le Nord de l'Allemagne et l'Espagne. Statut UICN en France :quasi-menacé

Pour éviter cela :

PIEBÎEM