Viv(r)e la recherche se propose de rassembler des témoignages, réflexions et propositions sur la recherche, le développement, l'innovation et la culture



Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est FED. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est FED. Afficher tous les articles

jeudi 29 février 2024

Action commune FED/Cérémé/GSCE : Appel pour une Politique Énergétique Rationnelle en France : Stopper l'Expansion des Énergies Renouvelables Intermittentes

 Action commune FED/Cérémé/GSCE  : Appel pour une Politique Énergétique Rationnelle en France : Stopper l'Expansion des Énergies Renouvelables Intermittentes

Dans un Communiqué de presse du 23 Février 2024, la FED ( Fédération Environnement Durable),  le Cérémé ( Centre d’étude des réalités écologiques et du mix électrique ) et le GSCE (Groupe des Scientifiques et Citoyens pour l'Électricité ) ont  lancé un appel pressant au gouvernement français et aux élus pour revoir la politique énergétique du pays.

Le GSCE met en garde contre la hausse rapide des prix de l'électricité, principalement attribuée au développement des énergies renouvelables intermittentes telles que l'éolien et le solaire.

Selon les données présentées par le GSCE, les prix de l'électricité ont augmenté de plus de 100% au cours des 16 dernières années, dépassant largement l'inflation. Pour inverser cette tendance, le groupe propose plusieurs mesures, dont l'arrêt du développement de ces énergies et une augmentation de la part de production nucléaire et hydraulique.

Une corrélation directe entre la proportion d'énergies renouvelables intermittentes et l'augmentation des prix de l'électricité a été établie par le GSCE, soulignant l'exemple allemand comme illustration de cette tendance. Selon leurs projections, la poursuite de l'expansion de ces énergies  en France pourrait entraîner une augmentation des prix de plus de 60% d'ici 2035.

Les investissements requis, notamment les parcs éoliens offshore, sont très élevés. Disséminés sur le territoire les éoliennes et les panneaux solaires entrainent aussi des coûts de raccordement exorbitants. En comparaison, la construction de centrales nucléaires sur les quelques sites existants serait économiquement beaucoup plus avantageuse, selon les études approfondies menées par le GSCE.

Le maintien et l'expansion du nucléaire et de l'hydraulique qui fournissent une électricité pilotable et renouvelable sont présentés comme la meilleure option pour garantir un approvisionnement électrique totalement décarboné et compétitif.

Une stratégie courageuse mettant fin au développement des énergies intermittentes au profit d'une approche pragmatique et respectueuse de l'environnement permettrait de stabiliser les prix de l'électricité et de protéger le pouvoir d'achat des citoyens, en particulier les ménages à faible revenu.

Contact Fed environnementdurable.org      

 Dans un document , le GSCE précise des éléments qui permettraient de se passer en très grande partie, voire totalement  de l’éolien offshore tout en maintenant un prix de l’électricité bien moins élevé

- Evolution des investissements à réaliser pour atteindre sans risque de black-out les 840 Wh nécessaires  à la consommation française en 2050

-         - Prolongation des centrales nucléaires existantes à 70 ans

-          - Construction de 24 centrales EPR2 en 30 ans

-          - Construction de 10 GW de gaz pilotables pour faire face aux besoins de pointe, alimentées par du gaz naturel et bientôt par du biogaz

-         - Arrêt des subventions et des garanties de prix en faveur des ENR intermittentes qui devront se développer par leur propre compétitivité

Cela incitera les producteurs d’ENR intermittentes à ne pas produire quand les prix de l’électricité sont négatifs et à développer des moyens de stockage. Il s’agît pour les ENR de passer d’une production fatale, non contrôlable, à une production utile par le couplage avec les moyens de stockage.

Cela correspond au scenario N4 chiffré par le Cérémé, qui, par comparaison au scénario RTE « officiel » (NO3 actualisé) présente en outre les atouts suivants : deux fois moins d’émissions de CO2/ Un système pilotable et un passage de la pointe électrique, quoi qu’il arrive.

NB d’autres scenarios présentent des caractéristiques similaires ace quelques variations , tels ceux de Patrimoine Nucléaire et Climat ou de Sauvons le climat !



samedi 2 mai 2020

Les margoulins de l’éolien et leurs gros mensonges sur l’immobilier


Ben, on commence par les mensonges !

France Energie Eolienne (FEE) “Si un parc éolien s’implante près de ma maison, celle-ci ne vaudra bientôt plus rien !” Faux !

« Les communes proches des éoliennes n’ont pas connu de baisse apparente de demande de permis de construire en raison de la présence visuelle des éoliennes, ni de baisse des permis autorisés. De même, sur la périphérie immédiate de 0 à 2 km, la valeur moyenne de la dizaine de maisons vendues chaque année depuis la mise en service (3 années postérieures) n’a pas connu d’infléchissement notable »

Ben voyons !

Charles Lhermitte, vice président FEE : Différentes études ont été menées sur la dévalorisation éventuelle de l’immobilier à proximité des parcs éoliens. Or aucune d’entre elles n’a à ce jour établi de lien de cause à effet entre l’implantation d’éoliennes sur un territoire donné et la chute de la valeur de l’immobilier sur ce même territoire. Il existe à ce sujet un rapport de l’ADEME ; un autre va être mis à jour très prochainement.

« un « projet » d’implantation d’une ferme éolienne tend à avoir un impact plus significatif sur les valeurs immobilières que l’existence d’une ferme éolienne…. L’annonce d’un « projet » d’implantation suscite des inquiétudes au delà de ce qui est relevé en phase d’exploitation lorsque le projet s’est concrétisé. »

Ben voyons : il n’ y a pas de réelles pertes de valeur, seulement un sentiment de perte !

Et on continue par la réalité : celle des agents  immobiliers, : Christophe Zeller : " Les éoliennes contribuent à un forte dévalorisation des actifs


Pertes de valeurs et surtout maisons invendables

«  Où est-ce qu’on en est du plan éolien en France ? Aujourd’hui, on a déployé environ 8000 éoliennes, l’objectif est d’en déployer 20.000. On voit bien que l’acceptation par les populations est de plus en plus compliqué, puisque 30% environ des projets se retrouvent en recours litigieux. Pour développer un projet aujourd’hui, il faut environ 10 ans, et sur 10 projets initiés, il n’y en a que trois qui aboutissent. .C’est pour vous dire la déperdition….Le Président de la République s’est même récemment ému du manque d’acceptation de la population…. Il y a également le député, M. Aubert, qui a regardé l’aspect macroéconomique dans la loi de finance des éoliennes, et il cherche à proposer un moratoire de quelques années sur les éoliennes. On voit bien que c’est compliqué..
Pourquoi est-ce que ça bloque ?

On va prendre aujourd’hui un exemple, on va traiter la prochaine fois les autres raisons. L’une des raisons, c’est la dépréciation des actifs immobiliers. On prend un exemple pour expliquer les choses. Vous avez donc autour de 3 petits villages, un projet dans le nord du Loiret, pour lequel il va y avoir une vingtaine d’éoliennes. Ces vingtaines d’éoliennes vont grosso modo dévaloriser de 25% un tiers des maisons, sur huit cent maisons… trois cent maisons vont être dévalorisées de 25%. Si on prend la valorisation moyenne d’une maison, à 200,000 euros, vous multipliez, on fait le total…

Et puis, il y a d’autres maisons qui ont, elles, pleine vue sur les éoliennes, qui elles sont devenues invendables. Donc, on a une perte sèche de 200000 euros.
Résultats, 3 petits villages, 800 maisons environ, la perte est d’’à peu près  54 millions d’euros. 20 éoliennes, 54 millions d’euros ! 20,000 éoliennes, 54 milliards d’euros ! Grâce aux éoliennes, les pouvoirs publics, qui sont, en dernier ressort, les décideurs, vont faire perdre à la population française 54 milliards d’euros ! O comprend que les gens ne soient pas d’accord pour perdre autant d’argent !

Quand vous ne pouvez pas vendre votre maison, eh ben, on ne peut pas constater qu’elle est dévalorisée 

Alors, mes promoteurs des éoliennes disent c’est pas vrai du tout, et ils ont un argument qui est complètement fallacieux. Pourquoi ? Parce que quand vous ne pouvez pas vendre votre maison, eh ben, on ne peut pas constater qu’elle est dévalorisée ! Donc, la vente ne se fait pas, on ne peut pas acter de la dévalorisation. Pour autant, quand les gens veulent vendre, ils attendent un an, deux ans, cinq ans, et ils n’arrivent toujours pas à vendre. Donc, nous on considère qu’il faut les indemniser du montant total de la maison parce que ils ont décidé d’aller ailleurs, pour des problèmes de santé ou d’autres problèmes, ils sont trop vieux pour conduire leur véhicule à la ville, ils veulent habiter plus près en ville, eh bien aujourd’hui on a de plus en plus de Français qui sont scotchés de facto dans leur maison dont ils ne veulent plus, et cela, uniquement à cause des éoliennes.  Donc on prive de nombreux Français de leur liberté de mouvement  dans leur pays.
Qu’est-ce qu’il faut faire ? Eh bien, pour l’instant, je pense qu’il faut faire ce que dit le député Aubert, c’est de faire un moratoire pendant trois ans… Il faut tirer de l’expérience des pays étrangers. Pourquoi en Allemagne, en Scandinavie,  l’éolien chute ? Pourquoi dans tant d’autres pays européens, l’éolien chute

Impact des      éoliennes         sur       les        prix     immobiliers, Morvan en Colère
Bernard Grangé Economiste Ancien élève d’HEC et de l’IEP de Paris (Extraits)


Les ruses des promoteurs éoliens

Alors que la perte de jouissance est contestée même dans son principe par les promoteurs éoliens, la question de la valeur des biens immobiliers est traitée par eux avec désinvolture, voire condescendance dans les études d’impact et de façon générale par les acteurs de l’éolien, organismes publics compris.

Une lecture critique met en effet en évidence les mécanismes par lesquels ces études sont falsifiées par les promoteurs éoliens.

- Etudes principalement au-delà de 2000 mètres.

 - Etudes excluant en grande partie la date d’annonce du projet, la plus importante en terme d’impact, souvent 3 ans avant, 3 ans après la mise en service,

 - Sondages sans rigueur scientifique (habitants des communes « situées à moins de 1000 mètres d’une commune accueillant un projet éolien » (c’est à dire en général situées largement au-delà de 2000 mètres) ou enquêtes auprès des professionnels de l’immobilier.

- Etudes réalisées en période de hausse de l’immobilier (particulièrement 1995 à 2008), et montrant seulement que le projet n’a pas suffi à faire baisser les prix !
Par ailleurs il n’est pas indifférent de remarquer que dans la période considérée, l’immobilier en France a connu une hausse prononcée, de l’ordre de +80% en prix et 40% en volume de construction! L’absence de baisse est donc littéralement exacte, mais ne doit pas occulter le retard de la zone par rapport aux communes comparables.

 - Négation de l’existence ou du sens d’un lien de causalité en dépit de la reconnaissance d’une évidence statistique Or, selon de ces études, il apparait très nettement que le préjudice est probable, et d’autant plus important que les éoliennes sont grandes, qu’elles sont proches, et que la valeur antérieure du bien est élevée.

Il est également inadmissible que les autorités n’exigent pas, en ce domaine, un degré de précision comparable à celle qui est la norme dans les autres domaines (biodiversité par exemple) et se contentent d’affirmations stéréotypées et aucunement étayées. Ce seul fait établit la faute des promoteurs, vicie le consentement éventuel des élus et engage la responsabilité de ceux qui commettent ou acceptent cette manipulation »

La manipulation sur les prix affirmant que l’influence des éoliennes est nulle tout en ne tenant pas compte de la hausse :moyenne des prix est particulièrement grossière mais efficace.

« un parc d’éoliennes dont la plupart n’étaient pas encore en service en 2007 mais dont l’annonce était antérieure au début de la plage d’examen de l’étude, et dont la hauteur n’excédait pas 100 mètres pales comprises, avec en projet 70 éoliennes supplémentaires. Dans un rayon de deux kilomètres, une dévalorisation « minime » a été constatée alors que sur cette période les biens immobiliers en France ont augmenté en moyenne de 40%. » !!!

Un cas d’école:  l’exemple de Fruges

Fruges, et ses 70 éoliennes Enercon E70 dont wikipedia nous apprend qu’ils constituent une référence absolue pour l'ensemble de la filière éolienne….

« Le retard des prix de la zone d’implantation intensive des éoliennes (Haute Lys et Fruges 95 éoliennes) sur les zones moins intensives (12 éoliennes) représente déjà 20% de leur valeur finale selon l’étude invoquée Le seul facteur explicatif donné par l’étude est la présence massive d’éoliennes)…

En 2014, la commune comptait 2 413 habitants, en diminution de -6,4 % par rapport à 2009 (Pas-de-Calais : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,49 %)…  Le nombre de logements vacants a doublé pour atteindre 14% du parc.

Donc en retenant comme l’étude l’évolution de la population de Fruges, l’évolution est très défavorable. Par ailleurs, cette information d’ordre politique : « Jean-Marie Lubret, conseiller général connu pour son opposition aux éoliennes, savoure pour l’heure son élection à la mairie » (La Voix du Nord 23 mars 2014)

Témoignages d’agents immobiliers… et de MMA

Madame Corinne Bonilla, agent immobilier en Picardie : « il est attesté que les prix de vente chutent en cas de proximité de ces éoliennes dans des fourchettes très importantes jusqu’à 35%. Enfin il n’est plus rare que les clients imposent sur le mandat de recherche l’absence de proximité d’éoliennes, voire refusent catégoriquement de visiter quand ils s’aperçoivent que le bien se trouve proche de ces installations »

AIR  Immobilier, (Seine Maritime) : « L’apparition d’éoliennes sur un secteur n’apporte pas une décote supplémentaire mais la conséquence est plus grave : elle empêche la vente… Aujourd’hui, pour un candidat à l’achat qu’il soit provincial ou parisien, le bien immobilier ne doit pas être à proximité d’éoliennes et qu’elles ne soient pas visibles, c’est une condition rédhibitoire. »

DV Immobilier (Amiens ) : « les biens immobiliers, situés proches d’une ferme éolienne ou d’une éolienne isolée, en vue ou non, subissent une décote constatée se situant entre 15% et 35% suivant les nuisances constatées ou présumées ».

Chateauroux Immobilier-: ayant eu à faire des estimations de propriétés aux abords de parcs éoliens, la proximité de ces parcs entraine une baisse de valeur des propriétés jusqu’à 40% de leur valeur réelle »

Agents immobiliers de Cliouscat, Livron, Loriol, Mirmande et Saulce dans la Drôme : « Ces implantations vont porter une grave atteinte à la valeur des biens immobiliers et que cette dévalorisation risque de concerner plusieurs centaines de maisons ; -qu’ayant pris connaissance des jugements du Tribunal de grande instance de Quimper (21 mars 2005) confirmé par la Cour d’Appel de Rennes (20 septembre 2007) et le Tribunal de grande instance d’Angers (9 avril 2009) il apparait que cette dévalorisation pourrait dépasser les 20% »

Des centaines de témoignage comme cela, on peut en trouver sur le site de le FED (Fédération environnement Durable)

Dommages pour les activités touristiques

Et on parle là d’habitations, et pas de pertes  liées au tourisme qui sont encore plus importantes Ainsi, les "Gites de France" refusent souvent de donner leur label à des chambres d'hôtes à proximité d'éoliennes. (PEEPB)

Une enquête a été menée en 2017 sur un corpus de 1280 touristes accueillis en Gîtes et chambre d'hôtes de l'Indre ou visiteurs (âgés de plus de 18 ans). Quel serait l'impact de l'implantation d'éoliennes industrielles sur votre choix de destination touristique ? Si ces éoliennes sont visibles depuis votre lieu d'hébergement : Dans un environnement proche (0 à 2 kms) : 97 % changent de destination A moyenne distance (2 à 10 kms) : 95 % changent de destination ;  A l'horizon (> à 10 kms) : 72 % changent de destination.
Cette question a par ailleurs fait l’objet d’une audition de la Commission Aubert. Pour quand ils auront rétabli le lien :
S’il n’y a pas de pertes de valeurs, pourquoi peut-on s’assurer ?

La MMA avait  mis en place  un contrat « garantie revente » qui couvre la perte de valeur de revente des propriétés, notamment en cas d’implantation d’éoliennes à proximité...
La baisse est estimée à dire d’expert hors frais d’acquisition, hors travaux soit au moins 5%, et après une décote de 5%, soit une perte de 20% équivalent à une franchise. Il semble que MMA, qui s’est peut être fait taper sur les doigts, ne fait plus la promotion de ce produit. Ce qui reste néanmoins est l’affirmation par un acteur économique considérable de la baisse des prix entrainée par les éoliennes « géantes », pourtant bien modestes en 2006 (100 mètres de haut et 50 mètres d’envergure contre couramment 180 mètres et 130 mètres respectivement !ements extérieurs).

Et aussi des indemnisations et annulations de ventes !

Jugement TGI Montpellier N° 06/05228 qui condamne l'exploitant à la démolition des 4 éoliennes les plus proches et considère de plus que " la dépréciation de la valeur du domaine de Bouquignan qui a été estimée par M Noël Cahuzac expert près la Cour d’Appel de Montpellier à 20% de la valeur 2003 du domaine soit à 228673€, reste d’actualité du fait du maintien de la plus grande partie du parc éolien."

Tribunal de Grande Instance d’Angers Condamnation d’un vendeur à rembourser 36000 euros pour avoir dissimulé un projet éolien, confirmé par la Cour d’Appel de Rennes (Bergerie à Tigné Maine et Loire).
« Même informé du projet, le vendeur pouvait commettre une erreur quant à l’importance de ses conséquences. En somme vendeur, acquéreur, notaire et administrations sont excusables puisque, tout en connaissant le projet, personne ne pouvait imaginer l’ampleur des nuisances. Ce n’est qu’à leur apparition que l’acquéreur a pu constater que s’il avait su, il n’aurait pas acheté. L’acheteur, confronté à cette nuisance, peut en effet invoquer sa propre erreur d’appréciation qui a vicié son consentement, surtout s’il s’est montré préoccupé par l’environnement avant d’acheter, a jugé la Cour de cassation. Outre la baisse des prix ainsi démontrée, les éoliennes introduisent donc une insécurité des transactions immobilières, le cauchemar des vendeurs et des notaires. On imagine que l’Etat a dû rembourser les impôts prélevés sur la transaction annulée.

Et remarquer ceci, un bon argument empreint d’un juridisme de bon sens :

« Le fait que des études, généralement inconnues du grand public, soient mises en avant, non sans manipulation comme le montrent ces pages, pour faire accroire qu’aucune baisse de l’immobilier ne devrait normalement avoir lieu fonde le droit des riverains à réclamer une indemnisation dans le cas inverse. En effet, se prévaloir de l’absence d’impact sur les biens immobiliers, communiquer et faire avaliser, par l’administration, des études qui démontreraient l’innocuité des projets n’est- il pas reconnaître l’aspect critique du sujet et la responsabilité des promoteurs le cas échéant ? La question est donc dans la main des experts qui, tels ceux de MMA, semblent capable d’évaluer la dévalorisation due aux éoliennes, alors que la faute des promoteurs, des élus, des bailleurs et de l’administration est si bien caractérisée. »


Tant de preuves pour un phénomène qui n’existe pas… !



lundi 13 janvier 2020

Petits problèmes avec l’éolien - 6 : Les éoliennes dans nos campagnes


Marjolaine Meynier Millefert, (LREM), rapporteur de la Commission d’enquête parlementaire sur les énergies renouvelables et la transition énergétique présidée par le député Julien Aubert (2019):

« Quand on a 80 % des gens qui vous disent que le développement des ENR électriques en France soutient la décarbonation et finalement la transition écologique en France, je pense que ce n’est pas bon non plus parce que le jour où les gens vont vraiment comprendre que cette transition énergétique ne sert pas la transition écologique vous aurez une réaction de rejet de ces politiques en disant vous nous avez menti en fait.… »

Révolte dans les campagnes en vue

À fin juin 2019, la France comptait 7 950 éoliennes réparties entre près de 1 380 parcs (données incluant les territoires ultramarins). À cette date, deux régions disposaient sur leurs territoires de 50% des capacités éoliennes françaises raccordées : les Hauts-de-France (315 parcs éoliens) et le Grand Est (259 parcs).  La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit dans l’éolien terrestre de passer de 15 GW de puissance actuellement installée (soit environ 8 000 machines) à 35 GW environ en 2028, soit un total de 13 000 à 15 000 machines, qui seront beaucoup plus grandes, pour la plupart. Aujourd’hui, certaines dépassent déjà les 200 mètres de haut et approchent les 150 m d’envergure.

Que l’on n’imagine pas que cela se passera sans heurts, d’autant plus que la vérité tout de même se fait jour : tout cela ne sert en rien la transition énergétique, n’aide en rien la lutte contre le dérèglement climatiques, n’a aucune valeur économique. Tant de contraintes, de sacrifices, de santé  ne servent à rien !

Déjà, les responsables politiques régionaux, après un temps de sidération et d’enfumage commencent à comprendre et à réagir. Le premier a peut-être été Xavier Bertrand – il faut dire qu’il héritait d’une situation extravagante, héritage de la majorité écolo socialiste menée par Mme Blondin. Avec 1 500 mâts sortis de terre, 800 autorisés mais pas encore construits, et 767 en cours d’instruction, les Hauts-de-France est la région la mieux pourvue en éoliennes.

Donc Xavier Bertrand : « Je me passerai bien de ce record… Je suis contre la saturation de l’éolien ! Cela crée des nuisances pour les riverains, ça défigure nos paysages. Et où sont tous les emplois créés par l’éolien ? Dans notre région, nous remplissons déjà les objectifs de développement de l’éolien fixés pour 2020, nous avons dépassé la limite du supportable…Je ne propose pas de scier les mâts des éoliennes, mais j’ai ce rôle de lanceur d’alerte, car je crains des affrontements lors d’installations futures. » A ce sujet, il dénonce un « scandale d’Etat » à venir : « Je viens de découvrir qu’à titre expérimental, dans les Hauts-de-France et en Bretagne, les enquêtes publiques en matière environnementale vont être remplacées par une participation du public par voie électronique. Si ça, ce n’est pas une provocation ! » (NB dans des régions assez mal équipées en internet rapide !) « « Foutez nous la paix avec les éoliennes !.. ça coûte les yeux de la tête, ça ne crée pas d'emploi et en plus ça détruit nos paysages ».

Autre homme politique important à monter au créneau sur le sujet : Dominique Bussereau, président de la Charente-Maritime et de l’association des départements de France (ADF). L’ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, parle de ces mâts qui « défigurent » le paysage partout en Europe, :  « avant, on voyait l’Abbaye royale en arrivant à Saint-Jean-d’Angély. Maintenant, on sait qu’on y arrive parce qu’on voit les éoliennes ».

Un projet en particulier suscite sa colère: un parc de 30 à 40 éoliennes hautes de 180 mètres dans l’estuaire de la Gironde, non loin de Saint-Georges-de-Didonne. Porté par EDF Renouvelables, ce projet dit « du Blayais », dévoilé en 2018, s’étend sur sept communes en Charente-Maritime et en Haute-Gironde, dans une zone de marais classée Natura 2000 et zone de protection spéciale (ZPS) de la directive Oiseaux européenne, qui abrite en outre, depuis 2015, le parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis. M. Bussereau évoque un danger pour l’image touristique de la Charente-Maritime, un secteur économique clé pour le territoire et dénonce le « lobby éolien » :« Ce sont des gens sans foi ni loi qui se fichent pas mal des aspects environnementaux. Ils ne développent qu’une vision purement mercantile ! Il y a actuellement plusieurs centaines d’éoliennes en projet en Charente-Maritime. C’est inacceptable »

M. Bussereau a fait voter un moratoire de deux ans par l’assemblée de la Charente-Maritime, demandant au préfet de surseoir à toute nouvelle implantation d’éolienne non désirée. Le geste est symbolique et politique, le préfet restant décisionnaire. C’est une suite logique, selon Dominique Bussereau, après l’annonce, en septembre 2018, de la création d’un Observatoire départemental de l’éolien, outil d’information et d’action contre des projets jugés « inacceptables ».  Cet observatoire visait, selon le président du Département, à donner aux élus locaux « un certain nombre d’informations et d’indications car, bien souvent, ils ne se font pas gruger mais on leur raconte des histoires ».

La résistance donc, se met en marche . Après Xavier Bertrand, donc les présidents des départements de la Charente, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vienne ont aussi demandé un moratoire à l’installation de nouvelles éoliennes. Le département de l’Allier a voté une délibération en octobre demandant au législateur d’interdire toute nouvelle implantation, si elle ne se trouve pas « à une distance au moins égale à dix fois la hauteur de la structure, pâles comprises ». Cela fait au moins deux kilomètres, contre 500 mètres dans le cadre juridique actuel.

Dans le Nord, le député UDI Guy Bricout s’indigne aussi : « Chez moi, dans le Cambrésis, de quelque côté que je me tourne, je ne vois et entends que des éoliennes. Les gens ont du mal à dormir et beaucoup de maisons ont perdu de la valeur. ». Il a interpellé à l’Assemblée la secrétaire d’État à la transition écologique, Emmanuelle Wargon et a constaté : « J’ai été applaudi par les députés de circonscriptions rurales, de tous les bords politiques. Mais ceux des villes n’ont pas bronché, car ils ne comprennent pas le problème », raconte Guy Bricout.

Julien Aubert a fait un constat similaire : « L’éolien s’est peu à peu imposé comme le symbole du divorce entre une stratégie nationale parisienne et une mise en application complexe dans une ruralité échaudée, un peu à l’image des portiques de l’écotaxe ». Même des députés LREM s’y mettent ; Ainsi, M. Xavier Batut député LREM de Seine-Maritime, constate : « Il y a une prise de conscience des politiques que le mitage du territoire n’est pas la bonne solution et que les éoliennes ne sont pas si vertes que cela et il a plaidé pour des « référendums dans les communes concernées ».
Il a également tenté de faire passer un amendement, pour imposer des règles de recyclage des éoliennes. En vain. « Sur le littoral on est en train de refaire des fondations de blockhaus, avec du béton et de la ferraille sur 10 à 15 mètres de profondeur »,..

Pour l’instant, le ministère s’est connecté de vagues promesses et de mesurettes minimales. Ainsi, Lles balises en haut des mâts ne clignoteront plus en permanence, mais uniquement à l’approche des avions. Un nouveau protocole de mesure du bruit va également être mis en place. C’est bien le minimum.

M. Dominique Bussereau a prévenu : la question de l’implantation des éoliennes sur le territoire va être « un thème important des prochaines élections municipales dans le monde rural ». Le RN a déjà annoncé son intention de faire campagne sur le sujet ; ça n’a pas si mal réussi à l’Afd en Allemagne.

Paroles de victimes

Mouchamps, Vendée : Environ 250 personnes ont défilé, ce dimanche 15 décembre, contre les deux projets de parcs éoliens à Mouchamps. Éleveurs, parents, riverains protestent contre la proximité de ces deux parcs avec les habitations Parmi eux, Pascal Niort. Cet éleveur laitier mouchampais se sent directement concerné : « Les deux parcs entoureront mon exploitation. Comme la loi le prévoit, elles seront à 500 mètres de mon habitation. Mais ce n’est pas suffisant. »
 L’éleveur craint pour la santé de ses bêtes. Et de citer en exemple le cas de Nozay (Loire-Atlantique), où 250 vaches avaient mystérieusement trouvé la mort depuis 2013.  D’autres encore, à l’image de Philippe, redoutent l’impact négatif des parcs éoliens sur le marché immobilier. Lui vient d’acheter sa maison il y a six mois et dit le regretter. « Ce sont toutes mes économies que j’ai investies. Rien ne nous garantit qu’on pourra vendre au même prix. Nos maisons risquent d’être dévaluées. Personne ne voudra s’installer à Mouchamps.
Dans les rangs des opposants, il y a également des riverains, inquiets pour la santé de leurs enfants. Laurène est mère de famille. « J’habite à 750 mètres d’un des futurs parcs. C’est trop proche. Certaines études évoquent la distance d’1,5 km pour éviter toute nuisance. »

Pleugriffet (Bretagne) : Pierre et Bernadette ne supportent plus le bruit des éoliennes installées à côté de chez eux, sur la commune de Pleugriffet. Pierre pointe du doigt les éoliennes qui depuis 10 ans maintenant perturbent son quotidien.
Pierre et Bernadette Bihouée habitent au beau milieu de la campagne, à Pleugriffet (Morbihan). Une petite propriété bien tranquille dans laquelle ils estiment vivre un calvaire depuis 10 ans. Depuis que des éoliennes ont été installées à 600 mètres de chez eux. « Ces éoliennes, elles vont nous abréger la vie ».
Le couple de retraités, âgés de 75 et 77 ans, est aujourd’hui au bout du rouleau. « On ne supporte plus ce bruit incessant qui nous réveille toutes les heures. C’est une souffrance morale et mentale ! ». « Notre maison donne sur un couloir d’éoliennes qui, en fonction du vent, nous rejette le bruit ininterrompu de leurs palmes. On ne profite plus de rien. On vit calfeutrés chez nous. Cet été, le salon de jardin n’a servi à rien ! ».
« Ce marché de l’éolien est biaisé depuis le début, s’insurge Pierre. Tout ça, c’est uniquement pour de l’argent. Les élus qui autorisent de telles installations, feraient bien de penser à la santé de leurs concitoyens avant de regarder ce qu’il va tomber dans leur portefeuille. C’est, pour moi, un acte criminel
« Au départ, nous devions avoir des machines de 80 mètres de haut. Ensuite, sans que personne ne dise quoique ce soit, elles sont passées à 100 mètres. Sans qu’il y ait une nouvelle étude acoustique ».
Lui en a fait des relevés. « On atteint facilement 100 décibels avec des pics pouvant aller jusqu’à 130 ! Sur le périphérique parisien, on est à 70-80 décibels. Je les ai transmis, tous ces chiffres, mais tout le monde s’en fout ! ».

Fontrieu : Le tribunal d’instance de Castres examinera demain la requête pour "trouble anormal de voisinage" d’un couple qui habitait près du parc éolien du MargnèsChristel et Luc Fockaert, un couple venu de Belgique pour s’installer dans le Tarn, ont dû quitter leur maison au hameau de Caillé, commune de Fontrieu (ex Margnès) depuis quatre ans environ. La situation était devenue insupportable pour cette famille qui s’est installée il y a plus de dix ans par choix au cœur du Parc du Haut Languedoc : "Nous savions qu’il y avait un projet de cinq éoliennes à 600 mètres de chez nous. Mais nous ne savions pas qu’il y aurait toutes ces nuisances. Le bruit permanent des pales, les flashes puissants en haut des mâts. Au début, la forêt située entre notre maison et le parc nous protégeait un peu. Mais lorsqu’elle a été abattue, les nuisances se sont aggravées." Érigées en 2007-2008 par la société Valeco et reprises depuis par 3D énergies, les éoliennes sont dorénavant en vue directe avec la ferme et son gîte géré par la famille Fockaert. L’association "Toutes nos énergies" qui les soutient s’est même rendu compte qu’à l’époque de l’étude d’impact réalisée avant la construction du parc, la forêt en question était mentionnée comme un écran protecteur pour le lieu-dit Caillé.

Au fil des mois, Christel et Luc racontent que des symptômes physiques sont apparus : "Cela s’est traduit par des vertiges, des acouphènes et des troubles du sommeil." raconte Christel.
Du coup, provisoirement, et pour leur santé, ils ont décidé de déménager à Brassac.
Les premiers mois, le couple a d’abord milité pour que la société exploitante fasse en sorte que les nuisances disparaissent. Mais au fil des mois, il s’est résigné : "Comme il s’agit d’une installation classée ICPE, seul le tribunal administratif puis le Préfet peut agir. Ce serait interminable. Nous avons choisi la procédure de trouble anormal de voisinage pour être indemnisés par la société des éoliennes. Nous avons très peu de moyens financiers et il est important pour nous de repartir sur de nouvelles bases. »

Et des témoignages comme ça, il commence à y en avoir beaucoup…

La résistance s’organise

Avec ses mille cinq cents associations, ses deux fédérations, la FED (Fédération environnement durable) et Vent de colère, ses réseaux comme le réseau Ulysse, la lutte anti-éolienne regroupe en France des citoyens de toutes classes sociales, de tous niveaux culturels, et de toutes tendances politiques confondues.

Ces écologistes ont en commun d’avoir découvert la face obscure de l’éolien par des voies d’entrée diverses, mais qui mènent aux mêmes conclusions. Concernés souvent par un projet de centrale éolienne à proximité de leur maison, ils ont pour la plupart largement dépassé la mentalité du « not in my backyard » (note) pour appréhender l’escroquerie intellectuelle et le véritable non-sens écologique que constitue cette politique.

La vérité est que l’industrie éolienne n’est pas du tout écologiste mais répond à une logique de profit exclusif en faveur des promoteurs éoliens par des montages financiers couverts par la politique écologique des États. En aucun cas l’éolien n’est au service d’une écologie durable et pérenne. Cette industrie constitue même une arme de destruction massive de l’environnement.

C’est, comme nous l’observerons, une industrie polluante, qui détruit la nature et l’environnement de nos concitoyens. À terme, les éoliennes pourraient être considérées comme le scandale mondial du siècle, lorsque la vérité sera connue du grand public.
En y regardant de plus près, et en décryptant les études mondiales sérieuses et institutionnelles sur le sujet, on découvre que l’utopie de l’électricité d’origine éolienne dissimule une véritable machine de guerre contre la ruralité et l’environnement.

Pollution, matières premières non recyclables, déchets radioactifs, développement des lignes à haute tension, émissions de CO2, atteintes graves à la santé et à la biodiversité, détournement de fonds publics, augmentation du prix de l’électricité, déni de démocratie, destruction d’emplois, fiscalité à tous crins, ONG en conflit d’intérêts, corruption, mafia…
(Fabien Bouglé, Éoliennes, la face noire de la transition écologique, Éditions du Rocher, 2019.

Fédération Environnement durable (https://environnementdurable.net/)  :

« l’acceptabilité sociale de l’éolien est égale à  zéro. Les  industriels de  l’éolien ont pour objectif d’implanter en France,  le plus vite possible,  et par tous les moyens, des milliers de nouvelles éoliennes terrestres qui peuvent atteindre  maintenant 235 mètres  de haut.      
 Pour arriver à leurs fins, ils  se sont infiltrés  dans  le   Ministère de l’environnement et dans les services stratégiques de l’état, qui ne défendent plus  l’intérêt général mais les  intérêts privés de cette filière.
 Ils ont fait modifier les lois, pour instituer  une justice d’exception destinée à éliminer l’ensemble des associations qui luttent contre l’éolien et ils ont privé les citoyens du droit fondamental de se défendre.       
 Ils utilisent  des  données  scientifiques et économiques truquées, mises en évidence dans  le rapport de la Commission d’enquête parlementaire qui a dénoncé en 2019 les pratiques de la filière éolienne.    
La FED est déterminée plus que jamais à lutter pour faire éclater la vérité. Elle a déposé  des recours en conseil d’état et devant toutes les  juridictions nationales et européennes contre les éoliennes  terrestres et les projets d’éoliennes marines situées beaucoup trop  près des côtes de la France. »      

Commentaire : on ne saurait mieux définir l'action des margoulins de l'éolien !


« Nous refusons le projet d’éoliennes géantes des deux vallées, situé sur les communes de Quingey, Byans Sur Doubs, Lombard, et nous en appelons  à Monsieur le Préfet  ainsi qu’à nos élus pour annuler en totalité ce projet que la population locale refuse.
L’académie française de médecine recommande une distance minimale de 1500 mètres or ce projet est dangereux pour notre santé et celle de nos enfants au travers des infrasons notamment puisqu’il ne respecte pas cette distance, et nuisible pour notre environnement (défiguration du paysage, bruit continu, déforestation).

Nous refusons les conséquences que cette installation aura pour tous les habitants du secteur de la communauté de commune de Quingey, et du Val Saint Vitois.
Nous refusons de voir nos biens immobiliers fortement dévalués pour offrir une manne  à des sociétés financières ou des fonds de pensions étrangers. »
Contribution sur le site du Grand debat consacré à la PPE : « Les paysages, « le patrimoine des pauvres », sont ravagés par l’installation anarchique de zones industrielles éoliennes. Il est capital que nos élus écoutent enfin les populations concernées spoliées par le lobby éolien et respectent les sites et les monuments remarquables »

Et rappelons-le : tout ça pour rien sur la décarbonation : « cette transition énergétique ne sert pas la transition écologique »

Un magnifique socle éolien- ce qui est planté et qu'on ne voit jamais