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vendredi 24 novembre 2023

L’éolien offshore européen dans un trou d’air

Article remarquable de Dominique Finon ( CNRS/CIRED) et Etienne Beeker ( France Stratégie) sur les difficultés structurelles ( et non conjoncturelles, comme certains essaient de le faire croire ) de l'éolien offshore en Europe.

Extraits : " L'éolien offshore a été perçu comme la solution miracle pour assurer de manière décarbonée la sécurité d'approvisionnement électrique du continent d'ici dix ans, notamment dans les pays qui rejettent l'option nucléaire, en se basant sur des anticipations de baisses de coût spectaculaires"

"L'illusion des prix bas de l'éolien offshore est un phénomène collectif qui s'est joué dans les interactions entre les différents types d'acteurs.

Les pouvoirs publics, confiants dans les vertus indiscriminées de la concurrence, ont accéléré la fréquence des appels d'offre et engendré une course à la subvention zéro en se confortant de voir les prix demandés par les développeurs baisser à chaque appel d'offres pour lancer rapidement le suivant.

Les banquiers et fonds d'investissement ont prêté à des taux très bas, en se basant sur les affichages de projets et les prix demandés, et non les réalisations effectives. Les fonds, à la recherche de diversification de leurs activités, cherchaient à prendre pied à n'importe quel prix dans un secteur vert présenté comme extrêmement prometteur, en candidatant de façon agressive tout en cherchant à écarter des concurrents ayant de moindres capacités financières.

La croyance de tous dans des courbes d'apprentissage rapide semblables à celles du solaire PV a conduit à la course en avant dans les sauts de taille et le gigantisme, qui ont fini par gripper l'ensemble de la chaine d'approvisionnement.

Les fabricants de turbines se sont retrouvés pris dans une course qui les a obligés à réduire dangereusement leurs marges et les a exposés à une remontée brutale du coût des intrants (l'acier, le cuivre, les matériaux composites et donc le gaz…).

Pour finir personne n'a voulu croire que la période de taux très bas qui a prévalu ces dernières années était passagère....

Cette illusion a été amplifiée par les ONG et l'International Renewable Agency (IRENA), aux publications orientées et, il faut le dire, trop souvent dénuées d'objectivité. Elles n'ont cessé de communiquer sur cette fantastique chevauchée de tailles à la hausse et de coûts à la baisse. C'est ainsi que s'est établi le mythe de l'éolien offshore, solution miracle qui allait permettre de boucler le mix électrique"

En conclusion, la crise actuelle de l'éolien offshore en Europe (et aux États-Unis) n'est pas celle d'une entrée dans la maturité, comme certains la voient, mais d'abord une crise structurelle du mode de gouvernance des politiques de promotion d'ENR, relevant plus de choix idéologiques que de choix rationnels à base d'analyses technico-économiques approfondies.

Article complet  : https://www.telos-eu.com/fr/economie/leolien-offshore-europeen-dans-un-trou-dair.html



jeudi 2 novembre 2023

Quelques nouvelles de l'éolien off shore-octobre 2023 -Et des raisons d'espérer pour ceux qui le combattent !

On commence par ça : Pertes boursières depuis janvier 2021 :

Siemens-Energy   : -80% ; Orsted : -82% ; Vestas : -50% ; Voltalia : -67% ; NEOEN :  - 58%; Nordex - 57%

Et quelques nouvelles :

Le danois Orsted sombre en bourse après avoir renoncé à un projet éolien offshore aux Etats-Unis ;  dépréciations de 3.8 milliards d’euros pour l’abandon de projets off shore sur le côte Est des USA

https://www.tradingsat.com/actualites/informations-societes/le-danois-orsted-sombre-en-bourse-apres-avoir-renonce-a-un-projet-eolien-offshore-aux-etats-unis-1091725.html


Pourquoi la crise frappe les fabricants d’éoliennes alors que la demande n’a jamais été aussi forte ?

Vestas a perdu 1,5 milliard d’euros en 2022 et reste dans le rouge depuis le début de l’année. La branche énergies renouvelables de GE, baptisée Vernova, a perdu 1,8 milliard d’euros et pourrait être vendue. Ce qui passe mal chez les salariés français de Saint-Nazaire, Nantes et Cherbourg, qui ont déjà mal digéré les conditions controversées dans lesquelles l’État a négocié la cession au groupe américain de ce qui appartenait alors à Alstom.

Quant à Siemens-Gamesa il s’enfonce dans le rouge : il a perdu 620 millions d’euros en 2021, plus de 900 millions l’an dernier et s’attend à afficher une perte gigantesque de plus de 4 milliards cette année

https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/la-drole-de-crise-des-fabricants-deoliennes-9e731866-

Aux Etats-Unis, la bulle des énergies renouvelables explose

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/10/09/aux-etats-unis-la-bulle-des-renouvelables-explose_6193258_3234.html

« L’espagnol Iberdrola a payé 60 millions de dollars (57 millions d’euros) pour se retirer de deux accords de production d’énergie éolienne offshore dans le Massachusetts signés en 2021 et 2019. Cet été, le norvégien Equinor et le britannique BP ont demandé à renégocier les prix de l’électricité de trois projets au large de New York. Le danois Orsted et son partenaire américain Eversource ont fait la même chose, expliquant que sinon « ils ne seraient pas en mesure d’obtenir une décision finale d’investissement ». Orsted a perdu en Bourse le quart de sa valeur lorsqu’il a annoncé fin août une perte potentielle de 2,34 milliards de dollars sur ses projets américains, soit la moitié de son investissement. »


General Electric prévoit de perdre 1 milliard de dollars sur ses activités éoliennes offshore cette année, et s’attend à perdre un montant similaire l’année prochaine

https://dailycaller.com/2023/10/25/general-electric-offshore-wind-massive-losses/

Chez Siemens Energy, les éoliennes sont en berne...

Désastre industriel et financier La promesse s’est fracassée sur le mur des pannes en série sur des turbines à vent." "L'entreprise a perdu les deux tiers de sa valeur depuis son introduction en Bourse, en  2020, Et la descente aux enfers n’est pas terminée.

Jeudi 26 octobre au matin, le cours a de nouveau dévissé de plus de 39 %, après que la société a confirmé des informations de la presse selon lesquelles elle a demandé l’aide de l’Etat allemand

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/10/28/chez-siemens-energy-les-eoliennes-sont-en-berne_6196996_3234.html?lmd_medium=al&lmd_campaign=envoye-par-appli&lmd_creation=android&lmd_source=default



mercredi 11 octobre 2023

Le mythe de l’énergie verte à bon marché, c’est terminé !

 Quand les mensonges et les illusions se heurtent à la réalité

https://www.telegraph.co.uk/news/2023/10/10/green-energy-plans-wind-solar-power-myth/

Selon le récit omniprésent sur  l'éolien en mer ces dernières années, l'énergie éolienne est bon marché et les coûts sont en baisse  Mais grattez sous la surface et vous verrez que la situation n’est pas si rose ! En fait, les fabricants de turbines ont perdu énormément d’argent ces dernières années. Au cours des cinq dernières années, les quatre premiers producteurs de turbines  (Chine exceptée) ont perdu près de 7 milliards de dollars – et plus de 5 milliards de dollars en 2022. L'année dernière, le directeur général de la turbine Vestas a déclaré que la société avait perdu 8 % sur chaque turbine vendue.

 

Certaines de ces pertes sont dues à des problèmes de garantie, ce qui signifie que les turbines n'ont pas fonctionné comme prévu, ce qui oblige les fabricants à indemniser les développeurs de parcs éoliens et à remédier aux problèmes.  Il semble aussi que  soit en cause la pression pour fabriquer  des éoliennes de plus en plus puissantes et hautes, dont la fabrication est plus problématique. Les spécialistes pensent que l’on est arrivé à une limite de puissance, au moins pour le moment.

 

Mais les pertes ont également été  provoquées par  la pression sur les prix pour gagner des parts de marché, et des promoteurs agressifs de parcs agricoles qui poussent à la baisse, alors qu’ils empochent des milliards de subventions. Le marché a commencé à ressembler, sinon à une pyramide de Ponzi, du moins à un château de cartes construit sur les fondations très peu sûres. . Les producteurs de turbines cherchent très activement à renégocier des contrats et à obtenir de meilleures conditions pour endiguer leurs pertes, faute de quoi ils se déplaceront simplement vers d'autres activités, plus rentables. Cela exerce une pression sur les promoteurs éoliens offshore qui  se retournent maintenant vers les gouvernements, en exigeant plus de subventions et de plus d'allégements fiscaux,  lesquels seront payés par les contribuables ou les consommateurs.

 

Pour lutter contre la menace croissante des fabricants chinois de turbines, l'UE envisage d'ouvrir une enquête sur l'utilisation par la Chine de subventions pour promouvoir ses fabricants de turbines. L'UE a déjà imposé des droits de douane sur les  fibres de verre, qui sont utilisés dans les pales d'éoliennes. Didier Reynders, commissaire à la concurrence de l'UE, a déclaré que les importations chinoises à bas prix pourraient menacer les entreprises européennes. Une décision sur cette enquête est attendue à la fin de ce mois, malgré une réaction  négative de Pékin à propos d'une mesure similaire sur les véhicules électriques.

 

Appels d’offres non souscrits, annulations en série

 

Les projets éoliens offshore se sont rares dans le monde entier.  En 2022, il n'y a pas eu d'investissements dans l'énergie éolienne en mer dans l'UE, si ce n'est une poignée de petits projets flottants.  Les décisions finales en matière d'investissement ont été retardées en raison de l'inflation, des baisses boursières et des incertitudes quant aux recettes futures. Dans l'ensemble, l'UE n'a enregistré que 9 gigawatts de nouvelles commandes de turbines en 2022, soit une baisse de 47 % par rapport à 2021.

 

Les développeurs  se plaignent de l'augmentation des coûts de la chaîne d'approvisionnement, mais bien que ces coûts aient effectivement augmenté, ils  n’ont  fait qu’aggraver les pertes subies par les fabricants. Ces pertes  existaient déjà avant que la guerre en Ukraine n'ait déclenché une hausse des prix mondiaux.

 

En fait, les gouvernements pensent qu'ils subventionnent une technologie immature qui finira par être auto-entretenue. Mais après un quart de siècle de subventions, ce marché n'est plus immature. Et il restera économiquement non soutenable tant que les gens ne se rendront pas compte que, bien qu'ayant des coûts d'exploitation proches de zéro, les parcs éoliens doivent gagner beaucoup d'argent pour rembourser leurs coûts d'investissement très élevés, quelque chose que les décideurs politiques hésitent à admettre parce que cela signifierait abandonner la rhétorique des « énergies bon marché » et admettre que les énergies renouvelables sont en fait très chères.


Et la réalité commence à s’imposer : les entreprises hésitent maintenant à se lancer dans la construction de parcs éoliens. Le mois dernier, le dernier appel d’offre d’offre pour l’éolien off shore au Royaume-Uni n’a suscité…aucune candidature. Vattenfall, a arrêté les travaux sur son parc éolien de Norfolk Boreas en juillet, invoquant des coûts en hausse. Un appel d'offres récent en Allemagne a été sous-souscrit – bien que le volume cible ait été diminué  de  moitié au cours du processus, les offres ont encore été inférieures à la capacité offerte.

 

Aux États-Unis, malgré le soutien massif offert par l'Inflation Reduction Act, les projets de parcs éoliens sont également en difficulté. Orsted, le leader mondial de l’éolien en mer, a indiqué qu’il pourrait annuler plus de 2 milliards de dollars de coûts liés à trois projets basés aux États-Unis – Ocean Wind 2 au large du New Jersey, Revolution Wind off Connecticut et Rhode Island, et Sunrise Wind au large de New York – qui n’ont pas encore commencé la construction, affirmant qu’il pourrait se retirer des trois s’il ne trouve pas un moyen de les rendre économiquement viables.

 

En août, le gouvernement américain a organisé une enchère pour des zones éoliennes en mer dans le golfe du Mexique, qui n'a suscité pratiquement aucun intérêt de la part des promoteurs. Une société, RWE, a fait une offre pour l'un des trois domaines proposé et a gagné…sans concurrent. Il n'y a pas eu d'offres du tout dans les deux autres zones. Les analystes ont déclaré que les entreprises étaient réticentes à soumissionner parce que les États riverains du Golfe n'ont pas besoin d'acheter de l'électricité dans les parcs éoliens offshore.

 

Pendant ce temps, les projets au large de New York demandent une augmentation moyenne de 48 % des prix garantis qui pourraient ajouter 880 milliards de dollars par an aux prix de l'électricité dans l'État. Les contrats d'électricité à long terme pour l'électricité produite par les parcs éoliens en mer ont été annulés, les promoteurs de parcs éoliens payant des pénalités sévères. Le développeur Avangrid, une filiale du géant espagnol Iberdrola, a annulé ses contrats pour la production de la société Park City de 804 mégawatts et des projets de 1,2 gigawatts du Commonwealth Wind. Il prévoit de resoumissionner pour  ces projets lors de futures ventes aux enchères, mais pour l'instant ils sont arrêtés. Shell, Equinor et Orsted ont également cherché à annuler ou à renégocier des contrats similaires, tandis que le projet Ocean Winds-Shell, SouthCoast Wind, a accepté de payer 60 millions de dollars pour annuler des contrats avec les services publics du Massachusetts.

 

En Caroline du Nord, Duke Energy a complètement abandonné l’éolien en mer de son dernier plan énergétique à long terme, en faveur de l’énergie nucléaire, solaire et  éolien terrestre.

Tout cela met en péril les ambitions du président Joe Biden de construire 30 gigawatts d’éoliennes en mer le long de la côte américaine d’ici 2030, de nombreux analystes estimant que ces objectifs ne seront tout simplement pas atteints. Les objectifs ont été guidés en partie par le désir des États du Nord-Est de s’éloigner des combustibles fossiles – New York, par exemple, a pour objectif d’alimenter son réseau avec 70 % d’énergie renouvelable d’ici 2030.

 

Malgré les incitations offertes par la loi sur la réduction de l'inflation (IRA), les promoteurs d'éoliennes en mer ont déclaré que les subventions de l'IRA étaient insuffisantes dans l'environnement actuel, et font pression pour obtenir des concessions supplémentaires.

La litanie des problèmes auxquels est confronté l'éolien en mer devrait inciter les décideurs à réévaluer leurs hypothèses sur ce marché. La production d'énergie renouvelable a sans aucun doute un rôle à jouer dans la transition énergétique, mais continuer à croire qu'elle est bon marché malgré toutes ces preuves du contraire est irresponsable. Sans parler de l'illusion.




samedi 23 septembre 2023

Eolien en mer : l’été meurtrier et des raisons d’espérer ( pour les associations antiéoliennes !)

 Les projections d’éolien en mer reprises par RTE (18 GW en 2035 puis 40 GW en 2050, soit plus d’une cinquantaine de zones industrielles éoliennes dont 25 GW- 30 parcs- le long des côtes bretonnes) sont-elles inéluctables ? 

Pas sûr ! L'absurde ne peut durer indéfiniment sans se heurter à la réalité

Tout d'abord l'été n'a pas été avare de mauvaises nouvelles pour l'éolien, démontrant son absurdité, les mensonges sur ses coûts, les difficultés des promoteurs éoliens et leur renonciation à de nombreux projets. La prise de conscience des effets néfastes sur l'environnement et la biodiversité gagne du terrain, le programme éolien en mer est encore largement en discussion et une consultation organisée par la CNDP va s'ouvrir : chaque association, chaque citoyen pourra donner son avis.

Le contexte n'est plus si favorable à l'éolien offshore, comme nous l'expliquons ci-dessous. Profitons-en !

1) Des records d'absurdité électrique, climatique, économique

Ainsi, en pleine canicule, le 10 septembre 2023le facteur de charge du parc éolien allemand, qui comprend de nombreuses éoliennes en mer, était de…0. 21 % .

Dit autrement, la capacité installée du parc éolien allemand (66GW), légèrement supérieure à celle de l'ensemble du parc nucléaire français, ne produisait qu'un dixième de la production d'un seul réacteur nucléaire. Evidemment, les Allemands devaient alors avoir recours massivement au charbon, à la lignite et au gaz, et ce jour-là, les émissions de CO2 de l'Allemagne pour la production électrique étaient 42 fois plus élevées que celles de la France.

Ceci dit, il arrive que l'éolien fonctionne, et même à plein. Dans ce cas, l'Allemagne est en excès de production électrique, et lors de cet été de tous les records, il est arrivé que l'Allemagne nous « vende » son électricité …à –(moins !) 60,04€ le MWh. C'est -à-dire qu'elle nous a payé pour prendre une électricité excédentaire non stockable dont personne ne veut à un tarif excédent de beaucoup le coût de production (~42 €/MWh en France)

Le recours à l'éolien terrestre et plus encore maritime est bien cette absurdité climatique, électrique, économique que PIEBÎEM ne cesse de dénoncer. Elle ne saurait durer bien longtemps

2) Dernier appels d'offre éolien en mer au Royaume-Uni : Zéro candidats !

Un événement que la presse britannique a qualifié de « plus grand désastre pour l'énergie verte depuis des années» , et qui était pourtant assez prévisible. Masqué en Angleterre par des contrats à prix faibles mais dont les producteurs se dégageaient très facilement et par des flots de subventions et d'aides diverses (deux milliards d'euros pour les vingt premières éoliennes de Bretagne Sud), le vrai coût de l'éolien en mer commence à apparaître, et il est exorbitant.

L'éolien en mer est de loin le plus nécessiteux en matières premières, matériaux et métaux critiques, dont le prix commence à flamber alors que des goulots d'étranglement apparaissent, qui rendront certains projets tout simplement impossibles. C'est également le cas pour les câbles électriques – il ne sera pas possible de faire à la fois toutes les interconnexions et l'éolien en mer dont nous menacent les plans européens et français !

Les premières statistiques des parcs danois indiquent des durées de vie des éoliennes en mer de moitié inférieures à celles prévues (12-13 ans au lieu de 25 et déjà de nombreuses pannes au bout de sept ans). Enfin l'éolien flottant (celui de Bretagne Sud) n'est pas technologiquement mature et il reste des problèmes majeurs (vibration, nature des supports, des câbles dynamiques) à résoudre. Quant au prix, l'un des acteurs majeurs (Total Energie) avouait devant le Sénat : « Estimer les coûts de construction d'une filière qui n'est pas mature sur une période de 8 à dix ans ; impossible c'est une boule de cristal »

Cette annonce de l'appel d'offre manqué résulte d'effets structurels qui s'accumulent depuis des années et n'a donc rien d'une surprise ; les illusions et mensonges entretenus à propos de l'éolien en mer se heurtent à la réalité.

3) Une industrie éolienne européenne en plein crash.

L'annonce estivale la plus spectaculaire a été, le 23 juin 2023, la perte de valeur de 35% du groupe Siemens à la bourse de Francfort ( le plus gros krach depuis longtemps  d'une société allemande), suite à l'annonce de difficultés dans sa filiale éolienne Siemens Gamesa dues à une sous- des défaillances de turbine.

Près de 30 % des 108 GW d’éoliennes fabriquées par Siemens Gamesa pourraient être défectueuses. Les turbines offshore sot particulièrement touchées : « Siemens Energy a déclaré qu'il existait une série de problèmes distincts dans le secteur des turbines offshore « centrés sur un retard dans la montée en puissance de 30 % de la production : retard dans la construction des sites de production, problèmes au niveau de la chaîne d'approvisionnement, manque de qualité des composants lors de la montée en puissance, coûts de matériaux plus élevés que prévu »

Vestas la pépite danoise de la fabrication d’éoliennes vient d’annoncer une perte avant impôts de 130 millions et une perte nette de 115 millions d’euros au 2ème trimestre 2023, qui vient après une année 2022 très difficile avec une importante perte de 1,572 milliard en 2022. Et Vestas n’est plus le premier mondial des turbiniers, Vestas vient de se faire dépasser par le chinois Goldwind.

Oersted, l'inventeur de l'éolienne flottante, est aussi en fortes pertes  et a annoncé cet été des dépréciations pouvant aller jusqu’à 2,1 milliards d’euros sur l’ensemble de ses projets américains, à savoir Ocean Wind 1 (au large d’Atlantic City, New Jersey), Sunrise Wind (New York) et Revolution Wind (pour les Etats du Connecticut et de Rhode Island), en raison de tensions sur la chaîne d’approvisionnement, de retards de livraisons de la part des fournisseurs, de crédits d'impôt moins élevés que prévu et de la hausse des taux d'intérêt Immédiatement, le cours de Bourse de l’entreprise s’est effondré du quart de sa valeur.

Oersted a abandonné une vente aux enchères pour l'attribution de zones d'éolien offshore en Allemagne. 

En 2022, la branche énergies renouvelables de GE, baptisée Vernova, a perdu 2 milliards d'euros. En 2023 le conglomérat industriel américain reste confronté à des difficultés persistantes dans son activité énergies renouvelables et a prévenu d'une perte d'exploitation comprise entre 200 millions et 600 millions de dollars. GE cherche à vendre Vernova ce qui passe mal chez les salariés français de Saint-Nazaire, Nantes et Cherbourg.. Mais ce n’est même pas sûr ; face aux pertes et au manque de perspectives, les analystes se demandent si GE ne sera pas contraint de modifier son projet de scission de GE Vernova en une société distincte ; pour commencer, des pertes d’emploi de l’ordre de 20% sont prévues au niveau mondial 

Ajoutons que l'un des principaux assureurs des exploitants des parcs éoliens, Gcube, a dénoncé une course au gigantisme très mal maitrisée, et considère que « l'augmentation de taille des éoliennes offshore crée des risques de marché insoutenables ».

Nous sommes sur un point de bascule : le contexte n'est plus si favorable à l'éolien offshore

Il devient maintenant très clair qu'accélérer sur l'éolien offshore, ce serait subventionner très grassement une industrie chinoise qui possède l'ensemble de la chaine de valeur.

L'échec de l'appel d'offre en Grande Bretagne est donc tout sauf une surprise : lorsqu'on ment depuis des années sur les vrais coûts de l'éolien en mer, sa rentabilité, ses difficultés, ses goulots d'étranglement, sa dépendance en matériaux stratégiques, la réalité finit bien par se rappeler à vous !

Tout cela est d'assez mauvais augure pour les plans délirants français d'éolien en mer : 40 GW soit une cinquantaine de gigaparcs , dont 25 GW pour la seule Bretagne (30 parcs) : tout ne pourra pas se faire !

Et l'un des plus absurdes d'entre eux est bien Bretagne sud, qui cumule les inconvénients de l'éolien flottant (incertitudes technologiques, coûts) et celles de l'éolien posé (proximité des côtes).

Donc, le combat n'est pas perdu, Mobilisez-vous avec nous !

PIEBÎEM (Préserver l'Identité Environnementale de la Bretagne sud et des Îles contre l'Eolien en Mer) rappelle donc son opposition à un programme insensé d'éolien en mer climatiquement nul voirenégatif, électriquement inepte car dangereux pour la sécurité d'alimentation électrique, au coût de production exorbitant et économiquement no soutenables, néfaste pour l'économie locale, ravageur pour nos paysages littoraux et leur riche biodiversité.

A Erdeven comme ailleurs, PIEBÎEM, conformément à ses statuts, lutte avec confiance dans un contexte de plus en plus défavorable à l'éolien en mer pour protéger le patrimoine préhistorique, historique et naturel de la Bretagne et appelle donc, comme première mesure, à un moratoire immédiat sur les projets éolien en mer de Bretagne Sud et donc sur l'atterrage prévu dans les champs mégalithiques d'Erdeven et à travers les dunes de Kerhillio.

Plus nous serons nombreux, plus nous pèserons, plus nous serons entendus. Les décideurs économiques ne pourront rester indifférents à la rationalité économique et technique et aux menaces sur des activités locales importantes comme le tourisme, la pêche… Les politiques ne pourront rester sourds à la mobilisation publique pour éviter un désastre écologique pour le cadre de vie, l'environnement, la biodiversité et un désastre financier pour le contribuable et le consommateur. La mobilisation aura aussi un effet sur les promoteurs éoliens, créant de l'incertitude, y compris juridique, et renchérissant leur coûts.

Et de fait, alors que le programme éolien offshore s’annonce de plus en plus délirant, dans la vraie vie, les mises en service d’éoliennes marquent le pas



Eric Sartori pour PIEBÎEM

https://piebiem.webnode.fr/piebiem/

mardi 1 mars 2022

La Finance, le nucléaire et des institutions bruxelloises perverties

 Les financiers antinucléaires s’agitent à Bruxelles

C’est le titre d’une excellente tribune de  Gérard Grundblatt et Michel Gay dans Contrepoint

https://www.contrepoints.org/2022/02/03/420165-les-financiers-antinucleaires-sagitent-a-bruxelles

Il s’agit de comprendre comment on en arrive à ça  (communiqué de WWF France )

https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/taxonomie-europeenne-le-groupe-dexperts-de-la-commission-dit-non-au-greenwashing-du-gaz-fossile-et

« Le rapport du groupe d'experts ou Plateforme européenne sur la finance durable - dont le WWF est membre -, démonte trois idées fausses que la Commission a utilisées pour justifier l'inclusion du gaz fossile et du nucléaire dans la taxonomie : leurs critères d’intégration seraient exigeants, ils seraient basés sur la science, et ces deux activités contribueraient à la transition écologique.

Après l'étude de cette proposition par les experts de la Plateforme européenne sur la finance durable, le constat est sans appel : ces critères de la Commission ne sont ni exigeants, ni fondés sur la science. Ils ne répondent donc pas à une des exigences les plus fondamentales de la Taxonomie : apporter des preuves tangibles, pas des promesses.

Le WWF applaudit la Plateforme -  qui rassemble 57 experts et 11 membres observateurs de différents horizons : secteur public, entreprises, institutions financières, scientifiques, ONG… - pour avoir refusé de cautionner un tel greenwashing.

La Plateforme alerte sur les tentatives de la Commission d’étouffer la science : oui, le gaz fossile génère d'énormes émissions, et oui, le nucléaire crée des déchets hautement radioactifs que nous ne savons toujours pas comment gérer. Le rapport de la plateforme est une nouvelle sonnette d'alarme : ni le gaz fossile ni le nucléaire ne doivent entrer dans la taxonomie verte de l'UE. La Commission doit écouter la science et abandonner sa proposition de greenwashing du gaz et du nucléaire. »

Sébastien Godinot, économiste au WWF European Policy Office et membre de la Plateforme européenne sur la finance durable

Extraits de ‘Les financiers antinucléaires s’agitent à Bruxelles,Gérard Grundblatt et Michel Gay dans Contrepoint )

Un étrange « groupe d’experts conseillant l’Union européenne sur ses règles d’investissements verts » constitué principalement (voir un extrait des membres en annexe) de financiers, d’ONG environnementales (WWF, ECOS,…) et d’industriels (Iberdrola et Airbus) a demandé à Bruxelles le 22 janvier 2022 d’exclure l’énergie nucléaire de la liste des activités pouvant bénéficier d’investissements considérés comme respectueux de l’environnement.

Leur « réponse » à la réglementation actuellement proposée par la Commission européenne à Bruxelles reviendrait selon ces « experts » à attribuer un « label vert » à des investissements qui ne participeraient pas de manière significative à la lutte contre le dérèglement climatique. Ils ciblent l’énergie nucléaire défendue notamment par la France au nom de l’impératif de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Toutefois, tous les membres de cet étrange « groupe d’experts » ne sont pas d’accord avec la conclusion de ce rapport puisque « la plupart » (« most members ») seulement craignent que cette inclusion « mette en péril cette classification et la cohésion de l’Union européenne ».

Ils demandent à l’exécutif européen de « ne pas aller de l’avant » sur ce sujet en indiquant que la Commission ne garantit pas que les déchets nucléaires n’auront pas un effet nuisible sur l’environnement. »

Des experts de quoi ? Surement pas de ce dont ils prétendent trancher !

Cette « Plateforme européenne sur la finance durable » remplace depuis 2021 le Groupe d'Experts Techniques (Technical Expert Group, TEG) pour accompagner la Commission européenne dans le développement de la stratégie de la finance durable. Elle est composée  de 50 membres d'institutions publiques et privées, et experts de la finance durable et des technologies environnementales. La Plateforme est mise en place pour un durée indéterminée, les membres signent un mandat de 2 ans renouvelable, ou non, par la Commission.

Elle fonctionne en 4 sous-groupe  1: Technical Working Group,  2: Subgroup on regulation review, 3: Subgroup on negative and low impact activities, 4: Subgroup on social taxonomy, 5: Subgroup on data and usability, 6: Subgroup on monitoring capital flows.

Elle est présidée par Nathan Fabian, un britannique ancien d’Arthur Andersen. Le moins qu’on puisse dire est que le processus de sélection est assez sophistiqué. Après appel à candidature,  les membres sont nommés par le directeur général de la DG FISMA, à l'issue de la procédure de sélection, qui doit être menée en étroite collaboration avec les DG CLIMA, ENV, ENER, le CCR et d'autres services de la Commission le cas échéant, parmi les candidats répondant aux critères de sélection.

Il semble qu’il y ait eu à peu près  500 candidatures, et que des candidatures issues d’organisations environnementalistes pro nucléaires aient été systématiquement retoquées, ainsi que celles de grands groupes français de l’énergie.

Ainsi, Iberdrola et Eon y sont, pas EDF. 

De nombreuses association environnementales qui ont pénétré depuis longtemps les milieux financiers y sont : World Wildlife Fund (WWF), EIT Climate KIC, Agent Green, Birdlife, Climate Bonds Initiative (CBI), Finance Watch, Value Balancing Alliance, Institute for European Environmental Policy (IEEP) aucune favorable au nucléaire !

Pour les institutions purement financières, la seule française est BNP-Paribas qui a à faire face à Allianz SE..Bloombergest aussi présent.

Donc une institution largement pénétrée par les militants dits environnementalistes

Quelle compétence sur le nucléaire ?

Leur prédécesseur le TEG (Technical Expert group) avait au moins eu la décence de reconnaitre le caractère fortement décarboné de l’électricité nucléaire, et de refuser de se prononcer à titre définitif en ce qui concerne l’inclusion dans la taxonomie, et plus spécifiquement sur le problème des déchets nucléaires en reconnaissant son incompétence sur le sujet, et en proposant  le recours, à  une expertise technique  ciblée sur la question.

Cette expertise a été menée par un groupe d’expertise spécialisé, le du « Joint Research Center » (JRC) En mars 21,  le JRC rendait  son rapport et concluait favorablement à l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie pour les raisons suivantes :

1) Les analyses n’ont révélé aucune preuve scientifique que l’énergie nucléaire nuit davantage à la santé humaine ou à l’environnement que les autres technologies de production d’électricité déjà incluses dans la taxonomie en tant qu’activités soutenant l’atténuation du changement climatique.…

 2) À l’heure actuelle, il existe un large consensus scientifique et technique selon lequel l’enfouissement des déchets radioactifs de haut niveau et de longue durée dans les formations géologiques profondes est considéré comme un moyen approprié et sûr de les isoler de la biosphère pendant les  très longues périodes nécessaires à une retour à une radioactivité normale.

3) La production d’électricité à base d’énergie nucléaire peut être considérée comme une activité contribuant de manière significative à l’objectif d’atténuation du changement climatique et  tous les impacts potentiellement nocifs des différentes phases du cycle de vie de l’énergie nucléaire sur la santé humaine et l’environnement peuvent être prévenus et dûment évités.

Question : quelle est  la légitimité des « experts » de la Plate Forme sur la finance durable pour s’opposer aux arguments largement détaillés du JRC sur le caractère DNSH de la Plateforme européenne sur la finance durable ? En quoi est-elle supérieure à celle de leurs prédécesseurs du TEG ?

Réponse : 1) nulle et 2) en rien ! Simplement cela prouve que cette seconde version des experts de la finance durable a été encore davantage prise en otage par les militants écolos bigots irrationnels antinucléaires !

Finance durable et investissements idéologiques

Et puisque les experts de la finance durable se permettent de trancher sur des problèmes physiques, je vais me permettre de leur donner des conseils financiers, par exemple sur l’éolien offshore. Petits rappels:

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/02/18/energie-tempete-financiere-pour-l-eolien-en-mer_6114236_3234.html

article récent du Monde (18 février 2022) : « Energie : « Tempête financière pour l’éolien en mer » : «

Extraits : Les leaders du secteur en Europe sont à la peine. Le métier est peu rentable, les prix explosent et les investisseurs sont méfiants »

 « Avec seulement trois acteurs non chinois de taille mondiale (Vestas, Siemens et GE), les résultats ne sont pas au rendez-vous. Le danois Vestas a prévenu que, en 2022, sa marge bénéficiaire serait au maximum de 4 % et pourrait tutoyer le zéro. L’allemand Siemens Gamesa anticipe, lui, une marge négative de 4 % cette année. Début février, le patron a été évincé par les actionnaires. Il faut dire que les chéris de la Bourse ne le sont plus vraiment. En un an, le cours de l’action Siemens Gamesa a perdu la moitié de sa valeur, et Vestas a plongé de 40 % depuis ses plus hauts de novembre 2020. Sans parler des déboires du parapétrolier italien Saipem, dont la reconversion dans l’éolien est en train de prendre l’eau, au large de l’Ecosse, dans un projet géant conduit par EDF »

https://www.forbes.fr/environnement/leolienne-en-mer-le-nouvel-eldorado-des-energies-renouvelables/

https://www.greentechmedia.com/articles/read/orsted-warns-industry-not-to-ignore-forecast-downgrades

https://vivrelarecherche.blogspot.com/2020/02/leolien-off-shore-avis-de-tempete.html

Fin 2019, les cours du géant danois Orsted, pionnier de l’éolien offshore ont plongé en fin d’année en raison de la réévaluation de la production de son parc éolien en mer. Ce dernier aurait sous-évalué les pannes à répétition entraînées par les vents violents du large. Les marchés s’interrogent donc sur la viabilité de ce business model dont la robustesse financière reste encore à démontrer. Selon l’agence environnementale américaine, le coût actualisé de l’énergie éolien en mer reste 2,7 fois plus élevé que l’éolien conventionnel. 

Très confraternel, Orstedt  qu ’il baissait son taux de rendement interne prévu pour plusieurs projets en Europe et à Taïwan. La question sous-jacente est une sous-estimation des effets de sillage et de blocage. Son porte-parole a  insisté sur le fait que le problème n’est pas propre à l’entreprise, mais plutôt à l’ensemble de l’industrie, ajoutant que ses prévisions sont généralement plus prudentes que celles de ses concurrents.

« Notre tâche principale est de nous assurer que nous ne prenons que des projets où nous créons effectivement de la valeur. Il n’est dans l’intérêt d’aucun actionnaire, ni de notre organisation d’opérer avec des prévisions de production gonflées et de gagner des projets sur cette base »

https://www.theguardian.com/business/2021/apr/29/rsted-says-offshore-uk-windfarms-need-urgent-repairs

Oersted a récemment averti que ses 10 parcs offshore auront besoin de réparations urgentes, les câbles s’usant prématurément en raison du frottement contre le plancher rocheux…L’opérateur dit qu’il pourrait avoir besoin de dépenser 350 millions de livres sterling sur deux ans pour réparer les dommages aux câbles causés par les roches du fond marin

Et pour ce qui concerne plus spécifiquement la France, et même la Bretagne ( projet Bretagne Sud, 60 éoliennes entre Groix et Belle-Île)

Naval Group : début février 2021, Naval Group met fin à sa diversification (Naval Energies) dans le secteur des énergies marines renouvelables qu’il estime immature  : «Malgré les efforts de toutes et de tous, ces projets, engagés depuis près de 12 ans ne présentent pas aujourd'hui suffisamment d'assurance de succès économique à court, moyen ou long terme. L'éolien flottant représente des investissements considérables pour une rentabilité incertaine, voire inatteignable »

https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/emr-naval-group-decide-de-jeter-l-eponge_39284292.html

Saipem et EDF en Ecosse (qui a d’ailleurs repris Naval Energies): « Derrière l’avertissement choc sur les bénéfices de Saipem la semaine dernière se cache la perte importante sur un contrat de fourniture de fondations d’éoliennes pour un projet d’EDF au large de la côte est de l’Écosse.

Saipem est en retard dans la livraison des fondations en acier  pour 54 éoliennes, ce qui aggrave les retards potentiels du projet EDF, ont déclaré des personnes proches du dossier. Les pertes de Saipem pourraient dépasser la valeur de son contrat d’une valeur d’environ 550 millions d’euros (630 millions de dollars), ont déclaré les gens, demandant à ne pas être nommés car l’affaire est privée. »

https://www.energiesdelamer.eu/2022/02/10/les-pertes-sur-le-contrat-fondations-de-saipem-pour-edf-en-ecosse-ont-largement-pese/

Dites, les experts de la finance durable, qu’est-ce que vous penseriez d’investir dans des EPR plutôt que dans de l’éoline off shore ?



Et il y a même des guidelines pour ça, KPMG y a travaillé !

Et tiens, parmi les nouvelles du front de l'éolien off shore et les collages terribles :

Le 14 avril 2022 au Havre, Emmanuel Macron s'est rendu dans l'usine de production d'éolienne en mer Siemens Gamesa, avec son ancien Premier ministre et maire de la ville de Seine-Maritime, Edouard Philippe.

26 avril 2022 :  Siemens Energy examine ses perspectives alors que les problèmes de la division éolienne s'aggravent : baisse de 27,5 % des commandes enregistrées au deuxième trimestre. Perte d'exploitation de Siemens Gamesa au T2 de 304 millions d'euros...

Messieurs les finaciers, à bon entendeur et investisseur...