Viv(r)e la recherche se propose de rassembler des témoignages, réflexions et propositions sur la recherche, le développement, l'innovation et la culture



Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est brexit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est brexit. Afficher tous les articles

vendredi 1 mars 2019

Jours de Colères- février 2019- la fête aux juppéistes


Valérie Pecresse et punir la Grande Bretagne pour le brexit ou la bêtise de la droite juppéiste

Du sang, de la sueur et des larmes. Voilà ce que souhaite aux Britanniques, coupables de vouloir quitter l'Union européenne, la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse. Ce mercredi 6 février, celle qui se pose en rivale de Laurent Wauquiez présentait ses vœux à son mouvement, "Libres !", en profitant pour livrer sa vision de ce que doit être le Brexit : « «Je souhaite une Europe qui ne cède pas à la pression du Royaume-Uni car quand on la quitte, cela doit être douloureux !".

Réponse dans  Le Monde, jeudi 14 février 2019, de Charles Moore, ancien rédacteur en chef du Daily Telegraph : Dans certains pays d’Europe, les referendum ne sont plus que des soupapes de sécurité. Le gouvernement fait quelques concessions, puis impose un second vote. Si cela devait se produire en Grande Bretagne, ce serait un scandale, car nous avons horreur d’être intimidés. Presque tous les jours, dans les pubs,  dans les magasins, les trains,  les églises, les cabinets médicaux, j’entends les gens dire. « ils essaient de nous empêcher de quitter ll‘Europe, mais nous avons voté pour ça ! »…

Pour la plupart des électeurs du Brexit, les évènements qui ont eu lieu depuis le référendum de 206 n’ont fait que confirmer tout le mal qu’ils pensaient de l’UE, : l’argent qui nous a été réclamé,  les tentatives pour nous faire rester, la prétention de nous dicter les règles qui prévaudraient à la frontière entre l’Irlande du nord et la République d’Irlande, ainsi qu’entre l’Ulster et le reste du Royaume-Uni. Que diraient les Français si la Grande Bretagne leur expliquait comment traiter les marchandises transitant de la Bretagne vers une autre partie du territoire. Le langage insultant de Jean-Claude Juncker, le dédain de Michel Barnier, et maintenant la relégation aux enfers par Donald Tusk ont donné raison à toutes les caricatures qui avaient été faites d’une Bruxelles toute puissante. Que l’on puisse rester après tout sonne comme une plaisanterie pour des millions d’entre nous.

Il semble désormais logique de sortir de l’Union sans accord et de s’en remettre aux règles de l’Organisation Mondiale du Commerce dans nos relations avec le continent. Nous sommes nombreux à vouloir une issue plus positive, mais nous ne voulons pas d’une paix carthaginoise. Le no-deal serait dur pour nous, mais cela a des avantages précis. Cela signifie que l’on garderait nos 39 milliards de livres, que nous serions libres de conclure nos propres accords commerciaux, et que nous saurions à quoi nous en tenir plutôt que de traverser une transition qui nous serait démuni. Il se peut que nous soyons plus pauvres à court-terme, mais nous serions libres…Nous aurions exercé la liberté qui devrait appartenir à toutes les nations européennes, de reprendre en main notre avenir. »

Alors voilà : on pourrait penser que le peuple britannique ayant démocratiquement décidé de quitter l’Union Européenne, le reste de l’Europe ferait en sorte  que les conséquences soient les meilleures ou les moins mauvaises possibles, de recherche un accord gagnant /gagnant selon le vocabulaire que la Commission comprend.

Eh bien non, et cela,  et d’autres commentaires des fonctionnaires européens éclairent bien les choses :  il s’agit bel et bien de punir.  La politique de l’UE et de la Commission, c’est qu’il devrait être interdit de quitter l’Union Européenne (l’Eurokom), sauf à souffrir beaucoup.. Et ce qu’elles qu’en soient les conséquences, en particulier pour la France ; au hasard : le Royaume Uni est le principal pays développé avec lequel notre solde commercial est positif, les zones de pêche et les intérêts respectifs des pêchers français et anglais sont inextricablement entremêlés, les ports français seront très fortement impactés ( en cas de Brexit dur, il est question de limiter le transport transmanche à Rotterdam, Anvers et Zeebrugge) ; c’est nous qui sommes les plus proches des côtes anglaises, et en cas de Brexit, c’est Calais puissance dix qui s’annonce, etc., etc.

Donc en cas de Brexit dur, la Grande Bretagne perdra, et la France perdra aussi, et ce seront les deux principaux perdants. Mais la France y perdra beaucoup plus, parce qu’elle continuera à subir les contraintes de l’Union Européenne, tandis que la Grande Bretagne s’en libèrera

Pauvres Pécresse, pauvres imbéciles de la droite libérale juppéiste, ultra droits dans leurs bottes ultra libérales…Qu’ils dégagent !

Bonne retraite avec régime spécial et complémentaire à Juppé !

Et pour finir, bonne retraite à Alain Juppé, lui si sûr d’être le meilleur de son camp et si humilié par les dernières primaires de la droite. Le voilà nommé par la grâce de Macron au Conseil Constitutionnel ( eh ben tiens, ça doit faire plaisir aux ex socialistes qui se sont tapés Juppé sous Chirac). Une petite très petite manœuvre pour diviser la droite, très ancien monde.

Donc résumons : Juppé en tant que maire de Bordeaux touchait 3 694 euros par mois  et 4935 euros par mois comme président de Bordeaux Métropole, plus quelques picaillons (3 654 euros par mois, tout de même !! d’une UMP en faillite – les militants apprécieront.)  Bon, le tout plafonné à 8 435 euros par mois car les indemnités d'un élu local sont plafonnées à cette somme, le reste distribué à sa convenance.

Au Conseil Constitutionnel, M. Juppé touchera 13 300 euros environ pour le Conseil ; ah oui, mais attention, le cumul des indemnités n’est plus plafonné ; calcul du Nouvel Obs, un journal très méchant avec les juppéistes) ; M Juppé touchera donc 3 654 de l'UMP, 6 200 de sa retraite parlementaire, et environ 13 300 euros de ses indemnités de Sage), le total s'élève à environ 23.200 euros. A 74 ans !
Pour quelqu’un qui s’indignait des privilèges extravagants des régimes exceptionnels de retraite des cheminots et autres, c’est pas mal !

Enfin, il faut bien reconnaitre que M. Juppé possède des compétences particulières qui justifient totalement sa nomination au Conseil Constitutionnel. C’est un expert en matière de financements illégaux:

Rappel  : En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il est considéré comme un élément clé d'un système de financement occulte d'emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la ville de Paris). Il est contraint de quitter la vie politique en 2004, la cour d'appel de Versailles l'ayant condamné à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts, avec des considérations asse sévères :
           
« Il est regrettable qu'au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l'occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n'ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au Parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l'ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés.»

On peut aussi rappeler les régimes immobiliers de faveur dont il a su profiter : ce magnifique appartement de six pièces rue Jacob dans le 6ème arrondissement de Paris pour un loyer très amical, un appartement du domaine privé de la ville de Paris, rénové aux frais du bailleur.4

Juppé et les juppéistes : qu’ils dégagent !

Résultat de recherche d'images pour "juppé pecresse"

samedi 25 août 2018

Ils sont fous ces Anglais ?-fausses raisons au Brexit et vraie colère


Le communautarisme a atteint chez nos voisins (Brexit ou non) un niveau tout de même assez inquiétant. Et l’on comprend que le Brexit a peut-être d’autres causes, celui d’un peuple qui refuse de plus en plus d’être coupé de ses racines et à qui l’on impose un changement de civilisation dont il ne veut pas, qui en a assez de la trahison de ses élites et d’un politiquement correct de plus en plus étouffant et liberticide. Mais sur ce coup-là, ce n’est pas qu’à Bruxelles, et même pas principalement à Bruxelles que les Anglais doivent s’en prendre  Trois exemples

Boris Johnson et les « boites aux lettres »

Evoquant la récente décision prise par le Danemark d'interdire le voile intégral dans l'espace public dans une chronique publiée le 5 août dans le quotidien britannique The Telegraph, Boris Johnson a comparé les femmes portant le voile intégral à des «boîtes aux lettres» et à des «braqueurs de banque», qualifiant les burqas «d'absolument ridicules». Jugeant «oppressant» le voile intégral et ses différentes variantes, il a également ajouté qu'il «se sentirait pleinement en droit de demander» à une électrice de retirer son voile pour qu'il «puisse lui parler correctement». «Si une étudiante se présentait à l'école ou à une conférence universitaire ressemblant à un braqueur de banque, alors les autorités devraient être autorisées à converser ouvertement avec ceux qu'elles sont invitées à instruire», a-t-il ainsi déclaré.

Et alors ? Et alors, le Parti Conservateur s’enflamme. Theresa May : « Boris Johnson a provoqué l’indignation » et « n’aurait pas dû utiliser ce langage », « la façon dont une femme doit s’habiller est un choix personnel » ; Boris Johnson doit présenter des excuses ». De tels propos « augmentent les risques de crimes racistes» ( !!!!) ajoute Sayeeda Warsi, membre (conservatrice) de la chambre des Lords. Mohamed Sheikh, autre membre tory de la haute chambre britannique, appelle à des sanctions disciplinaires, pour retirer à Boris Johnson, qui demeure député, son étiquette du Parti conservateur ! Face aux critiques, le Parti conservateur auquel appartient Boris Johnson a d’ailleurs décidé d’ouvrir une enquête à son encontre pour « infraction au code de bonne conduite ». Le Parti Conservateur !!!! A côté, le parti travailliste a été presque modéré…

Signalons tout de même la réaction de Rowan Atkinson (Mr Bean)  qui garde dans cette affaire un certain sens du nonsense : «  Toutes les blagues à propos de la religion offensent quelqu’un, donc il n’y aucune raison de présenter des excuses »

Boris Johnson a fait savoir qu’il ne comptait pas s’excuser  et  l’opinion publique semble basculer de son côté  un sondage de 2017 indique que la moitié des Britanniques veulent une loi interdisant la burqa.

Des lois interdisant le port du voile intégral dans l’espace public ont été votées en Belgique, en France, en Allemagne et en Autriche, et donc maintenant au Danemark. Brexit ou pas, les pays à l’intérieur de la Communauté Européenne ont encore ce droit, mais on peut penser que les réactions de « leurs élites » exaspèrent les Anglais qui en font un paquet commun de colère avec le reste. Et d’ailleurs, il se peut bien qu’une des multiples instances européennes interdise un jour ce genre de loi….

Sadiq Khan, l’idole de la gauche européenne et française

La déclaration exacte de Boris Johnson était : Je voudrais aller plus loin et dire que c’est absolument ridicule que les gens se déguisent en boîtes aux lettres ; et je déteste vraiment toute tentative par n’importe quel gouvernement – invariablement masculin – d’encourager ces manifestations de modestie »

Ça ne vous rappelle rien ? La première décision de Sadiq Khan, maire de Londres : celle d’interdire les publicités suggestives dans les transports communs métro et bus londoniens. Oh Sadiq Khan est très intelligent, mais aussi très très très ambigu. Sa décision était motivée par une rhétorique à tonalité féministe : il s’agissait de ne pas complexer les spectatrices moins bien pourvues par la nature que les modèles prises en photo en maillot de bain («Il est grand temps que cela prenne fin, personne ne doit se sentir sous pression» en utilisant les transports en commun pour atteindre des standards «irréalistes concernant leur corps». 

Mais c’est comme par hasard le type de féminisme qui plait beaucoup aux intégristes musulmans qui demandent « plus de modestie » aux femmes…

Tout de même, entre la haine irrationnelle du corps et le fait de démoniser sa beauté des religions ( au moins monothéiques), et l’exaltation de la puissance physique caractéristique des régimes totalitaires, il doit bien y avoir un chemin moyen, un peu hédoniste.

Très très ambigu Sadiq Khan ! Lors de sa campagne contre le Brexit (nous y revoilà), l’islam était très présent à travers des femmes voilées… reléguées au fond de l’assistance. En 2004, à Londres, il apparaît aux côtés de cinq islamistes à une conférence organisée par l'association Friends of al-Aqsa, un groupe qui a publié des travaux négationnistes ; lors de cette conférence, les femmes devaient notamment emprunter une entrée distincte de celle des hommes. David Cameron a accusé Sadiq Khan d'être apparu à neuf reprises au côté de l'imam Sulaiman Ghani, un imam considéré comme extrémiste qui soutient l'État islamique.  En 2008, il est filmé en train de prononcer un discours au Global Peace & Unity Festival devant des spectateurs agitant l'étendard noir des djihadistes. Son opposition, en tant que parlementaire, à l'interdiction de groupes accusés d'être islamistes suscite également des interrogations. En 2009, dans une interview accordée à la chaîne de télévision iranienne Press TV, Sadiq Khan utilise le terme « Oncles Toms », considéré comme insultant et méprisant, pour désigner les musulmans modérés ; il présente des excuses par la suite.

Certes Sadiq Khan participe et soutient les Gay Pride et le mariage homosexuel, ce qui ne fait pas très raccord… Mais l’ensemble de ses positions ne le place pas dans la majorité du Parti travailliste qui suit Jeremy Corbin, qui ne semble pas tellement l’apprécier…
Mais c’est décidément l’idole de la gauche européenne et française- il faut entendre comment il est encensé sur France Inter…

Un café à Honchurch

Station 164, un café dans l’est de Londres,  à Honchurch, bien noté sur Trip advisor, qui sert des breakfast traditionnels, avec, dans la tranche de pain, planté un petit drapeau britannique. Eh bien, ce drapeau a suscité un flot de commentaires haineux sur les sites internet, à ce point que les deux gérantes ont abandonné et vont le fermer. Candy a posté un message sur la page Facebook du café pour s'adresser aux détracteurs du petit café :  «Nous sommes un petit café londonien, nous sommes britanniques, anglais et Londoniens. Nous n'avons pas honte de mettre de petits drapeaux dans notre nourriture (...) Ce n'est pas pour insulter ou susciter un sentiment autre que la fierté britannique (...) Nous ne nous arrêterons pas ».
Eh bien si, elles vont arrêter et fermer définitivement leur café à la fin du mois, lasses de la polémique et très en colère.  Meilleur café à Hornchurch, Dommage qu'il doive fermer à cause d'idiots!» a écrit visiblement un client fidèle et déçu !

Brexit ou le vote de la colère ? Pas de raison que cela cesse 

Page 3 babe Lucy Pinder


mercredi 21 juin 2017

Dear German friends (2) a problematic relationship

A few things we do not bear anymore

The previous blog was intended to resume the lessons of french last elections, namely that the European Union and the Euro are likely to explode in the absence of radical change in European policy, if our German friends do not cease to want a Europe that is a Bigger Germany, to dominate it, to run it their way.. 

Let’s just compare  Dear Mutti, a lowbrow grocer, to those great German Statesmen, the two Helmut Kohl, recently deceased, and Schmidt!

A few examples of what went wrong

The Greek crisis: the subprime crisis (Hey, by the way, what about Deutsche Bank) has turned into the debt crisis of states, hitting heavily the European weak link that was Greece. Indeed, the systematic cheating of the public accounts in Greece (with the complicity of whom?), the inexistence of  a state worthy of the name in Greece, that  could not last and was threatening the European area – explosion was possible. Okay, had to hit fast and hard, and you did it.
But, as good protestant, you could grant no absolution and had to punish the sinner until he cries tears of blood. The  best evidence of this will to punish is that it led to decisions that were detrimental, not only for Grece, but for all of Europe. Your delays, your concerns in the implementation of the European stability mechanism, in the buying of national  state debts by the Central Bank have cost billions. Today, even while the IMF insists on the necessary cancellation of part of the Greek debt, you ‘re still delaying this measure, indispensable to a dying Greece... for the cause of German elections. It's shameful, it is contrary to the purpose – for god sake, how the Greeks could rebuild a State in those conditions?

Deficits: of course, a current account deficit, unreasonable and renewed year after year, is not tolerable, nor sustainable for a State. But finally, intra European trade is such that the deficit of your partners contributes heavily to the surplus which you are so proud of. In the end, if we are a European Community, the deficit of these European countries towards Germany ihas no more importance than that of Wyoming towards California, right? It's across Europe that we must judge the deficit-Are we a community or not ?
And then, in times of crisis and moreover, when  interest rates are at their lowest, deficit  is better than recession, right?
Finally, there are also political considerations. Can you remember ? , The reunification of Germany with parity between East and West marks was economically wrong, but politically inevitable. Kohl did it, we understood it, a good  German reunification was necessary for Europe And, due to convergence towards euro, we had to endure interest rates greater than we might have had.  Instead of defending foot to foot your immediate interests., you should think of political agenda. Kohl and Schmitt did !

Abandon of nuclear power, for purely demagogic reasons, with the reactivation of coal or even lignite plants: this  was a crime against the economy (a more expensive energy), against global warming, against public health (thanks for the episodes of pollution). You have done much worse than this poor Trump, with its coal mines in Wyoming which no sound industrialist would  operate ! You did much worse, but no one seems to notice. Bravo ! Let’s agonize Trump !

Immigration : one day, you encouraged all refugees to immigrate and to come to Germany. Orban then decided to let all migrants who were piling up in the Hungarian stations, oddly, you were not pleased at all. Then you wanted to decide which country will host refugees and how many ( who gave you the power to do this ?).  Finally, sheepishly, you entered into an agreement of sequestering refugees with the Turkish neo-sultan, and now we depend on him, threatening to open the valves whenever he dislikes something (an article, a song, a sermon). Brilliant !
But who gave you a mandate to lead all  European Nations immigration policy? We understand that your catastrophic demography (by the way, why in a  so well governed country?)  incites you to encourage immigration, but this isn't the choice of everyone.

Your policy of competitiveness by low cost: the average hourly wage in France and Germany is about the same. But inequalities are much stronger in Germany. While some high technology sectors remained protected, in many others,  you ‘ve given up your strong industrial traditions for a policy of low quality, low wages. You have 22.5% of “working poors” against 8.8% in France (21.3% in England, 3.8% in Belgium). Your policy has not done miracles, it has simply turned unemployed into poor workers. You have even invented reverse auction -  work assignments at least asking. This is a policy that values work! You have completely unbalanced markets, french pork producers facing your giant abattoirs populated by overexploited Polish workers know something about.
This policy of competitiveness by cost, it's really the reverse of a model who could rally the majority of Europeans, the Rhine Capitalism Model- it’s the opposite of what made the reputation of your industry. You also had to cheat, and as you don't do things by halves, it gives Volkswagen. Focusing on competitiveness by cost instead of innovation, you  are now scandalized to see the Chinese taking the jewels of your industry, your robot manufacturers  and you want to limit their investments. But now, they are the  real industrialists!
And this policy of social crush,  of competitiveness by cost, and especially wage costs, you want to impose it on all over Europe !

And let’s speak of your  bulldozer way, the way you perverted the European Institutions, to impose your interests. Thus, for the catastrophic "liberalization" of the electricity market, while EDF was exploding, you managed to sell the idea that there was no monopoly in Germany, since there was a public distributor by Länder. Bravo! And it's just a small example.

No, that cannot and will not last for long !  It's five to midnight, five years before the explosion of the Euro and the European Community. You really have to  change, quickly and deeply. To change of Merkel and of policy

Good  election year !


Chers amis allemands (2) une relation problématique

De quelques choses qui ne vont pas

Le blog précédent visait à tirer une leçon qui me parait évidente des élections françaises, savoir que  l’Union Européenne  et l’Euro risquent fort d’exploser s’il ne s’opère pas un changement radical de politique européenne, si nos chers amis allemands ne cessent pas de vouloir une Europe qui soit une Grande Germanie, et dominée par eux, fonctionnant comme eux.  Que l’on compare ce qu’est la politique de Mutti, épicière base de plafond, à celle des grands hommes d’Etat que furent les deux Helmut,  Kohl, récemment décédé, et Schmidt !
Quelques exemples de ce qui ne va pas

La crise grecque : la crise des subprimes (tiens, au fait, où en est la Deutsche Bank) s’est transformée en crise des dettes d’Etat, s’acharnant sur le maillon faible européen qu’était la Grèce. Effectivement, le truandage systématique des comptes publics grecs (avec la complicité de qui ?), l’absence même d’un Etat digne de ce nom en Grèce ne pouvait plus durer et menaçait la zone européenne d’explosion. D’accord, il fallait frapper vite et fort, et vous l’avez fait.
Mais au-delà il semble bien qu’en bon protestant, vous ne pouviez accorder aucune absolution et qu’il fallait punir le pêcheur jusqu’à ce qu’il pleure des larmes de sang. La meillee preuve de cette volonté de punir est qu’elle a conduit à des décisions qui ont été néfastes, non seulement pour la Grès, mais pour toute l’Europe. Vos lenteurs, vos réticences dans la mise en place du mécanisme européen de stabilité et de rachat de dette étatique par la banque centrale ont coûté des milliards. Aujourd’hui, alors même que le FMI insiste sur la nécessaire annulation d’une partie de la dette grecque, vous repoussez encore cette mesure, indispensable à une Grêce ecsangue…pour cause d’élection allemande. C’est honteux, c’est contraire même au but- comment les Grecs pourraient-ils reconstruire un Etat dans ces conditions.

Les déficits : certes, un déficit courant irraisonnable et reconduit d’années en années n’est pas supportable pour un Etat. Mais enfin, le commerce intra européen est tel que le déficit de vos partenaires contribue pour beaucoup à l’excédent dont vous êtes si fiers ; et, à la fin des fins, si nous formons une communauté européenne, le déficit de tels ou tels pays européen vis-à-vis de l’Allemagne n’a guère plus d’importance que celui du Wyoming vis-à-vis de la Californie , non ? C’est à l’échelle de l’Europe qu’il faut juger du déficit
Et puis, en période de crise et lorsqu’en plus les taux d’intérêt sont au plus bas, il vaut mieux le déficit que la récession, non ?
Enfin, il faut aussi faire de politique, la réunification de l’Allemagne au taux de parité des marks est et ouest était économiquement condamnable, mais politiquement inévitable. Kohl l’a fait, nous l’avons bien compris, il fallait pour toute l’Europe que cette réunification se fasse au mieux. Et nous avons alors supporté, pour cause de convergence vers l’euro des taux d’intérêts supérieurs à ceux que nous aurions pu avoir. Vous pourriez un peu vous en souvenir au lieu dé defendre pied à pied vos intérêts immédiats.

La sortie du nucléaire, pour des raisons purement démagogiques, avec la réactivation des centrales à charbon voire à lignite, est un crime contre l’économie ( une énergie plus chère), contre le réchauffement climatique, contre la santé publique (merci pour les épisodes de pollution). Vous avez fait bien pire que ce pauvre Trump, avec ses mines de charbon du Wyoming que de toutes façon aucun industriel n’exploitera autrement que symboliquement. Et personne ne vous en veut !

L’immigration : un beau jour, vous encouragez tous les réfugiès à immigrer et à venir en Allemagne. Orban décide alors de laisser passer  tous les migrants qui s’accumulaient dans les gares hongroises, bizarrement, ça vous plait déjà moins. Puis vous voulez décider quel pays accueillera qui (ça va, les chevilles), et finalement, tout contrits, vous concluez un accord de blocage avec le néo-sultan turc, qui nous place dans sa dépendance, celui-ci  ne se gênant pour menacer d’ouvrir les vannes chaque fois que quelque chose ( un article, une chanson, un prêche) lui déplait. Génial.
Mais qui vous a donné mandat de diriger la politique d‘immigration de tous les pays ? Nous comprenons bien que votre démographie catastrophique (au fait pourquoi donc, dans ce pays si bien gouverné ?) vous incité à favoriser l’immigration, mais ce n’est pas le choix de tout le monde.

Votre politique de compétitivité par les coûts : le salaire horaire moyen en France et en Allemagne est sensiblement le même. Mais les inégalités sont beaucoup plus fortes en Allemagne. Pendant que certains secteurs de haute technologie sont restés protégés, dans bien d’autres vous vous êtes lancés au rebours de vos traditions industrielles et de ce qui faisait votre force, dans une politique de basse qualité, bas salaires. Vous en êtes à 22.5% de travailleurs pauvres contre 8.8% en France (21.3 en Angleterre, 3.8 en Belgique). Votre politique n’a pas fait de miracles, elle a transformé des chômeurs en travailleurs pauvres. Vous avez même un moment  inventé les enchères inversées- des tâches attribuées au  moins demandant. Que voilà une politique qui valorise le travail !! Vous avez déséquilibré complètement certains marchés, les producteurs de porcs français devant faire face à vos abattoirs géants peuplés de polonais surexploités en savent quelque chose.
Cette politique de compétitivité par les coûts, c’est vraiment l’inverse d’un modèle qui aurait pu rallier la plus grande partie des européens, le feu modèle rhénan, le contraire de ce qui a fait la réputation de votre industrie. Vous vous êtes aussi mis à tricher, et comme vous ne faites pas les choses à moitié, ça donne Volkswagen. Privilégiant la compétitivité par les coûts au lieu de l’innovation, vous vous scandalisez maintenant de voir les Chinois rafler des fleurons de votre industrie et vous voulez maintenant limiter leurs investissements . Mais ce sont maintenant euxc, les vrais industriels.
Et cette politique de casse sociale, de compétitivité par les coûts, et surtout par les coûts salariaux, vous voulez l’imposer à toute l’Europe !

Ajoutons à la barque vos façons de bulldozer, votre manière en faisant bloc, d’imposer vos intérêts dans les institutions européennes. Ainsi, pour la catastrophique « libéralisation » du marché électrique, alors qu’EDF se faisait exploser, vous avez réussi à vendre l’idée qu’il n’y avait pas de monopole national en Allemagne, puisqu’il y avait un distributeur public par Lander. Bravo ! Et ce n’est qu’un tout petit exemple.   

Non, ça ne va pas du tout ! ça le fait pas !   Il est minuit moins cinq, cinq années avant l’explosion de l’Euro et de la Communauté Européenne. Il faut vraiment que vous changiez, que vous changiez rapidement et profondément.  De politique et de Merkel


Bonnes élections !


mardi 20 juin 2017

Dear German friends (1) a problematic relationship


A problematic relationship

I quite like Germany, I like your serious and your relaxation, I appreciate your cities and your culture - I was still in Berlin a few days ago. One thing amused me: your newspapers apparently had some trouble to translate "La France insoumise" , they left in quotes, not translated, and explaining that insoumise  was something like rebel, but not quite. This concept, you obviously have some problems with !

Well, problems,  there are many others. You rejoice the victory of Emmanuel Macron, thinking that he will be a loyal liberal support of your Europe. Do not rejoice too quickly. Victory of Emmanuel Macron was not a victory for supporting his program, it was a victory of fear, fear in the first round of left-wing voters who feared a second round Le Pen Fillon, and voters on the right that were alarmed with a second round Mélenchon Le Pen; and the second round, the same. - but with a third of voters ready to leave the Euro and the European Community. Logically, the French have given their President the means to govern; but the record abstention shows clearly that there is no majority, no agreement to realize this type of reforms you like so much and urge us to make, such as the demolition of the labour code.

Don't be fooled. A large part of the french people voted against the Euro and the European Community; It is not that they are ready to leave  with a light heart ; even, I am afraid that , if asked the question, they would say that's not so much leave the European institutions they would like, but to evict you, as you have once again managed to be unbearable . And as for those who voted Macron, don't think they appreciate you a lot more -  a number of them have done so because they believe or hope that he will finally adopt a firmer attitude towards you.

Still, I don't think I am anti-German. My name may let think that I belong more to the Mediterranean sphere, but, by the way, I have at least as much Alsatian blood and family as southern. And for me, but not just  for me, I think it's five to midnight, that these really are the last five years that we give us and you to change radically the European policy.

 Otherwise, bye, bye Euro and European Community, or what will remain of it.  Because it will be better all destroy and leave it to the next generation to rebuild on a better basis.

One of your great statesmen just died. Helmut Kohl (and Helmut Schmitt before him) had a true political vision, they really make Europe  progress- and sometimes against the advice of economists. They knew, they had experienced it in their flesh, that politics has its own domain and  cannot be reduced to economy. They knew the importance of building a Europe where European Nations would live in harmony, in good society, in equality and would increasingly share a common future. 

What a contrast with Angela Merkel, with your Mutti, a lowbrow grocer, which sees Europe as a bigger Germany, defending, oh how effectively, German interests ; Which is normal since you are the best of the Europeans, those that everyone should imitate, oh how, confident and dominating are you again.  Angela Merkel has managed that, again, you are hated, and if European construction stops, your historical responsibility will be overwhelming.

It also seems to me that it is she who killed Helmut Kohl politically, and that he did not think much of her.

What’s wrong? Some answers in  next blog.

A clue. I've been among those who believed in the necessity of the Euro for political reasons, because I couldn't stand this apostrophe from the  Nixon Treasury minister : "the dollar is our currency, but it’s your problem." 

Well, you tell us now :  "euromarck is our currency, but it’s your problem."


It won't do!



Chers amis allemands (1) une relation problématique

Une relation problématique

J’aime assez l’Allemagne, j’aime bien votre sérieux et votre décontraction, j’apprécie vos villes et votre culture- j’étais encore à Berlin il y quelques jours. Une chose m’a d’ailleurs amusé : vos journaux éprouvaient visiblement quelque peine à traduire « France Insoumise »  qu’ils laissaient entre guillemets, non traduit, et en expliquant que c’était quelque chose comme rebelle, mais pas tout à fait. Ce concept vous pose visiblement quelques problèmes !

Eh bien des problèmes il y en d’autres. Vous vous réjouissez de la victoire d’Emmanuel Macron, pensant qu’il sera un fidèle soutien de votre Europe libérale. Ne vous réjouissez pas trop vite. La victoire d’Emmanuel Macron n’ a pas été une victoire de soutien à son programme, elle a été une victoire de la peur, peur au premier tour des électeurs de gauche qui ont craint un second tour Le Pen Fillon, et des électeurs de droite qu’on a affolés avec une second tour Mélenchon Le Pen ; et le second tour encore plus.- mais avec tout de même un tiers des votants prêts à quitter l’Euro et la communauté européenne. Logiquement, les Français ont donné à leur Président les moyens de gouverner ; mais l’abstention record montre à l‘évidence qu’il n’a aucune majorité, aucun accord pour réaliser ce type de réformes qui vous plait tant, telle la démolition du code du travail.

Ne vous trompez pas. Une grande partie des Français ont voté contre l’ Euro et la Communauté européenne ; ce n’est pas qu’ils soient prêts  à quitter l’un et l’autre de gaité de cœur ; je pense d’ailleurs que si on leur posait la question, ils répondraient que ce n’est pas tant quitter les institutions européennes qu’ils souhaitent, mais bien plutôt vous en expulser, tant vous vous êtes, une fois de plus,  rendus insupportables. Et quant à ceux qui ont voté Macron, ne croyez pas qu’ils vous apprécient beaucoup plus ; un certain nombre d’entre eux l’ont fait parce qu’ils croient ou espèrent qu’il saura enfin adopter envers vous une attitude ferme !

Encore une fois, je ne pense pas être germanophobe. Mon nom laissera peut-être penser que j’appartiens davantage à la sphère méditerranéenne, mais, en passant, j’ai au moins autant de sang et de famille alsacienne que sudiste. Et en ce qui me concerne, mais pas seulement moi, je pense qu’il est minuit moins cinq, que ce sont les cinq dernières années que nous nous et nous vous donnons  encore pour que la politique européenne change radicalement . Sinon, bye , bye  euro et communauté européenne, ou ce qu’il en restera. Parce qu’il vaudra mieux tout détruire et laisser à la génération suivante le soin de  reconstruire sur des bases totalement différentes.

Un de vos grands hommes d’Etat vient de mourir.   Helmut Kohl ( et Helmut Schmitt avant lui) avaient une vraie vision politique, ont vraiment fait avancer l’Europe – et parfois contre l’avis des économistes, eux savaient, pour l’avoir vécu dans leur chair, que la politique a son domaine propre, ne se réduit pas à l’économie. Ils savaient l’importance de bâtir une Europe où les peuples européens vivraient en bonne intelligence, en bonne société, en égalité et partageraient de plus en plus un avenir commun. Quel contraste avec Angela Merkel, avec votre Mutti, épicière bas de plafond, qui ne conçoit l’Europe qu’à la manière allemande, défendant, oh combien efficacement, les intérêts allemands ; ce qui est bien normal  puisque vous êtes les meilleurs des Européens, ceux que tout le monde devrait imiter, à nouveau, oh combien, sûrs de vous et dominateurs. Angela Merkel  a réussi cela, vous êtes à nouveau détestés, et si la construction européenne s’arrête, votre responsabilité historique, à nouveau, sera écrasante.

Il me semble d’ailleurs que c’est la si sympa Mutti  qui a politiquement tué Helmut Kohl, et que celui-ci n’avait grande considération pour elle.


Alors qu’est-ce qui ne va pas ? La suite au prochain blog. Un indice. J’ai été de ceux qui ont cru à la nécessité de l’Euro, pour des raisons politiques, parce que je ne supportais plus cette apostrophe du ministre américain de l’économie de Nixon : « le dollar c’est notre monnaie, mais c’est votre problème ». Eh bien, vous nous dîtes maintenant « l’euromarck, c’est notre monnaie, mais c’est votre problème ». 

Ça va pas le faire !



mercredi 13 juillet 2016

Return to the pre antibiotic era

Before sinking due to Brexit, the British Government was launched in a commendable and unprecedented effort to attract the attention of the international scientific community and the political and economic decision-makers on the danger of the growing resistance to antibiotics. This theme was the subject of several reports. Organization and final synthesis were entrusted to the Economist and former President of asset management at Goldman Sachs, Jim O'Neill, the idea being that the only public health consequences appear insufficient to attract attention to policies, which each time they hear the word “health” fear additional costs,  but they would be perhaps more attentive if an economist showed them the economic consequences. On this point, the final report of Jim O'Neill (Tackling drug-resistant infections globally: final report and recommendations, should not disappoint them:

10 million deaths a year

Resistance to antibiotics is already the cause of a "very shocking" number of 700,000 victims per year.
It could cause 10 million additional deaths per year by 2050, or one death every three seconds. More than cancer !
The cost by 2050 would represent 100 million million $
And the authors note that during the 18 months of drafting their report, they witnessed the emergence of resistance which they did not they would appear as early, for example resistance to colistin, one of the antibiotics of last resort, end 2015 (in China, in India and the USA), one of the causes being the use of this antibiotic in a pig farm in China). The Chinese begin to worry so much the situation they helped (but not only) to establish that they were the first with the British to agree to establish a fund dedicated to innovation in this area, for $ 72 million each.

The recommendations

-an international public campaign of sensitization on the impact of the emergence of resistance to antibiotics

- Reduce drastically the use of antibiotics in livestock. We need improve global monitoring, to determine the extent of the use of antibiotics in agriculture in every part of the world. Reduction targets will have to be proposed by each Government, leaving some flexibility for decay. However, we should move forward much more quickly in the prohibition or restriction in animals of antibiotics vital to human health... The report also proposes to promote the development and use of vaccines and other alternatives;

- Encourage innovation and changing economy of antibiotic therapy

No new classes of antibiotics has emerged for decades (with the exception of linezolid). The market of antibiotics is not at all attractive for a pharmaceutical company. If the overall market is quite large (40 billion), sales of products under patent are only about 7 billion $, which is the sale of a single blockbuster in the field of cancer. There is also the difficulty of research and the fact that the initial market will be small, since a new antibiotic will be reserved for hospital use (what is a healthy measure).
The Group therefore considered the need of new and better incentives to promote investment in the field of antibiotic research. He proposed a system of entry ticket up to 1 billion $ for any discovery of a new antibiotic active on resistant pathogens, whether it belongs to a new family or not, provided that it will be made available in any region of the world where it is needed, and that its use will be limited to the treatment of resistant infections (including TB, gonorrhea, pathogenic gram negative and some fungal infections, which are badly needed are particularly urgent.
This idea was to be discussed at an upcoming G20 in September, to be implemented at the international level. It would be a pity that the current turbulence of Britain, leader in this area,  could delay the implementation of this recommendation

- Promote new diagnostics tools

We need  better description of  existing antibiotics. The group found amazing that doctors continue to prescribe antibiotics only on their immediate assessment of the patient symptoms, just as they do since the invention of antibiotics... When an assay is used for the diagnosis, it is often based on very slow technology that has not changed significantly since the 1860s...; Development of rapid diagnostics would enable significant progress. I would add that recommendations which lead to prescribe fewer antibiotics as blindly as they are prescribed are hardly satisfactory: it is not necessarily to prescribe less, but better.


- Promoting the anti-infective industry

It is necessary to increase the number of researchers, physicians and medical staff working in infectious diseases as well as the remuneration and career profiles. The report notes that doctors working in infectious diseases are less well paid than other 25 medical specialties in the USA, and the picture is similar for nurses and hospital practitioners. Careers are less attractive financially and in terms of prestige


It would be a pity that the adventures of the Brexit endanger this program to fight antibiotic resistance, in particular the financing of research and the 1 billion ticket for the discovery of new antibiotics active on resistant threatening strains. If the British Government now has other worries, Europe should take on board.

Retour à l’ ère préantibiotique

Avant de sombrer pour cause de Brexit, le gouvernement britannique s’était lancé dans un effort louable et sans précédent pour attirer l’attention de la communauté scientifique internationale  et des décideurs politiques et économiques sur le danger de la résistance croissante aux antibiotiques. Ce thème a fait l’objet de plusieurs rapports dont l’organisation et la synthèse ont été confiés à l'économiste et ancien président de la gestion d'actifs de Goldman Sachs, Jim O'Neill, l’idée étant que  les seules conséquences pour la santé publique paraissant insuffisantes à attirer l’attention des politiques, qui chaque fois qu’ils entendent ce mot santé craignent des  dépenses supplémentaires, ils seraient peut-être plus attentifs si un économistes leur montrait en plus les conséquences économiques. Sur ce point, le rapport final de Jim O'Neill (Tackling drug-resistant infections globally: final report and recommendations), remarquable, ne devrait pas les décevoir :

10 millions de morts par ans                                       

La résistance aux antibiotiques est déjà la cause d’un « très choquant » nombre de  700.000 victimes par ans.
Elle pourrait causer 10 millions de morts supplémentaires par an d’ici 2050, soit un décès toutes les trois secondes. Plus que le cancer !
Le coût d’ici à 2050 représenterait 100 millions de millions de dollars
Et les auteurs notent que pendant les 18 mois de la rédaction de leur rapport, ils ont assisté à l’émergence de résistances dont ils ne pensaient pas qu‘elles apparaitraient aussi tôt, par exemple les résistances à la colistine, l’un des antibiotiques de dernier recours, fin 2015 (en Chine, en Inde et aux USA), l’une des causes étant l’utilisation de cetantibiotique dans des élevage, notamment de porcs en Chine). Les Chinois commencent à s’inquiéter tellement de la situation qu’ils ont contribué (mais pas eux seulement) à créer qu’ils ont été les premiers avec les britanniques à accepter de doter un fonds consacré à l’innovation en ce domaine, pour 72 millions de dollars chacun.

Les préconisations

 - une campagne internationale publique de développement sur les conséquences de l’émergence des résistances aux antibiotiques

- Réduire de manière drastique l’utilisation des antibiotiques dans les élevages. Il faut  améliorer la surveillance mondiale, afin de connaître l’ampleur de l’usage des antibiotiques dans le secteur agricole de chaque partie du monde. Des objectifs de diminution devront alors être proposés par chaque gouvernement, leur laissant une certaine flexibilité pour la décroissance.  Il faut cependant faire progresser beaucoup plus rapidement l’interdiction ou la restriction chez les animaux d’antibiotiques vitaux pour la santé humaine...Le rapport propose également de promouvoir le développement et l’utilisation des vaccins et autres solutions de rechange ;

- Encourager l’innovation et changer l’économie de l’antibiothérapie

Aucune classe réellement nouvelle d’antibiotiques n’a émergé depuis des décennies (à l’exception du linezolid). Le marché des antibiotiques n’est pas du tout attractif pour une compagnie pharmaceutique. Si le marché global est assez important (40 milliards), les ventes des produits sous brevet ne représentent que.7 milliards de dollars environ, soit les ventes d’un seul blockbuster dans le domaine du cancer. A cela s’ajoute la difficulté de la recherche et le fait que le marché initial sera faible, puisqu’un nouvel antibiotique sera réservé à l’usage hospitalier (ce qui est une saine mesure).
Le groupe a donc estimé qu’il fallait de nouvelles et meilleures incitations pour promouvoir l’investissement dans le domaine de la recherche en antibiothérapie. Il a proposé un système de ticket d’entrée à 1 milliard de dollars pour toute découverte d’un nouvel antibiotique actif sur les pathogènes résistants,  qu’il appartienne ou non à une nouvelle famille, à condition qu’il soit disponible dans toute région du monde où il est nécessaire, et que son utilisation soit limitée au traitement des infections résistantes ( parmi lesquelles les tuberculoses, les gonorrhées, les pathogènes gramme négatifs et quelques infections fongiques) sont plus particulièrement urgentes.
Cette idée devait être discutée à un prochain G20 en septembre, pour être mise en œuvre  à l’échelle internationale. Il serait dommage que les turbulences actuelles de la Grande-Bretagne, très moteur en ce domaine, retardent la mise en œuvre de cette préconisation

- Promouvoir de nouveaux outils diagnostics

Il s’agit de mieux prescrire les antibiotiques existants. Le groupe a trouvé  incroyable que les médecins continuent à prescrire des antibiotiques uniquement sur leur appréciation immédiate des symptômes du patient, juste comme ils le font depuis l’invention des antibiotiques... Lorsqu’un test est utilisé pour le diagnostic, il est souvent basé sur une technologie très lente qui n’a pas  changée de manière significative depuis les années 1860… ; Des efforts de développement de diagnostics rapides permettraient des progrès significatifs. J’ajouterais que les préconisations qui conduisent à prescrire moins d’antibiotiques aussi aveuglément que l’on en prescrit ne sont guère satisfaisantes : Il ne s’agit pas nécessairement de prescrire moins, mais mieux.  

- Promouvoir la filière antiinfectieux

Il faut augmenter le nombre de chercheurs, médecins et personnel médical travaillant dans les maladies antiinfectieuses ainsi que la rémunération et les profils de carrière.  Le rapport constate que :es médecins des maladies infectieuses sont les moins bien payés de 25 spécialités médicales aux USA, et le tableau est similaire pour les infirmiers et praticiens hospitaliers. Les carrières sont moins attractives financièrement et en terme de prestige


Il serait dommage que les péripéties du Brexit mettent en danger ce programme de lutte contre l’antibiorésistance, en particulier le financement de la recherche et le ticket d’entrée pour la découverte de nouveaux antibiotiques. Si le gouvernement britannique a maintenant d’autres soucis, l‘Europe devrait le reprendre à son compte.