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vendredi 7 juin 2019

Interdiction des moteurs essence et Diesel avant 2040 : et une loi macroniste stupide de plus !


Décidément, depuis sa pseudo-victoire aux européennes, le macronisme se sent tout revigoré  et un peu de démagogie opportuniste et écologiste aidant fonce droit devant. Donc a été voté à l’Assemblée une loi démagogique, inapplicable, stupide, dangereuse de plus : L'interdiction des moteurs essence et diesel à partir de 2040.

Un choc social énorme pour l’industrie

Décidément, si l’écologie est à la mode, on ne voit, malgré la colère toujours présente des gilets jaunes aucune remontée des préoccupations sociales. Donc, allons-y ans le brutal pour faire réaliser l’ampleur de la chose  : d’ici à une vingtaine d’années, les constructeurs automobiles ne pourront plus commercialiser de véhicules essence ou diesel. Ces derniers représentent aujourd’hui plus de 95 % des ventes.

Les enjeux sont considérables, puisque la filière automobile représente 16 % du chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière française, avec plus de4 000 entreprises industrielles employant quelque 440 000 salariés, et, en aval, près de 130 000 entreprises de services employant 480 000 salariés.
Tiens, pour ceux qui aiment s’amuser, un extrait du rapport  de l’Office Parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques sur l’arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040.

« M. Gérard Longuet : je ne vois pas que le gouvernement pourrait, de gaieté de cœur, considérer un problème impactant 800 000 personnes sans leur donner le moindre espoir de s’en sortir. Quand, entant que ministre chargé de l’industrie, j’ai « fermé » les dernières mines de charbon, elles n’avaient plus que 10 000 salariés, c’était relativement facile. Pourtant, mon ministère a été vandalisé plusieurs fois. Le Conseil régional de Lorraine tout autant. Je pense qu’on ne peut pas dire à 800 000 personnes qu’on est en train de programmer leur disparition, sans certitude de pouvoir les sauver, et sans perspective de nouveaux métiers...

M. Cédric Villani, député, premier vice-président de l’Office. Pourtant, il va falloir gérer cette disparition. La question est : comment le faire ? (Il est bien gentil Cedric !) Gérard Longuet,. En tout cas, je pense qu’on ne peut pas ne pas montrer l’importance de ce choix, et les questions sans réponse à cet instant. »

En effet !

Et c’est pourtant ce qu’a fait la majorité macroniste de l’Assemblée! Plus dans le méptis et le et le je m’en foutisme social, c’est difficile

Un matraquage de plus pour les automobilistes

Ben oui, car le Diesel, même sans bénéficier de la prime au carburant, c’est toujours très économique. A preuve : Selon une étude réalisée par le groupe l'Argus, plus des deux tiers des automobilistes qui sont passés du Diesel au sans-plomb depuis trois ans sont déçus car ils trouvent que leur véhicule consomme trop !

Le rapport de l’Office Parlementaire estime à un faramineux plusieurs centaines de milliards d’euros le coûr de l’interdiction des moteurs thermiques d’ici 2040. Qui paiera ? Ben, les automobilistes et surtout ceux qui ne le peuvent pas. A l’achat, le véhicule électrique est pénalisé : à modèle équivalent, malgré les aides gouvernementales, le surcoût moyen par rapport à une voiture thermique est  proche de 50 %.

Et cerise sur le gateau !: la décision d’arrêter brutalement le diesel a un effet pervers, celui de bloquer les innombrables propriétaires actuels de diesel dans leur choix actuel ( naguère très favorisé par l’Etat).En effet, la valeur de revente de leur véhicule est de zéro !
Alors on fera comment ? Là encore, la solution macroniste figure dans le rapport de l’Office Parlementaire :

« Les pouvoirs publics devront par conséquent faire payer à la collectivité le prix nécessaire pour que la mobilité devienne sobre en termes de carbone. M. Nicolas Meillant : Un autre levier qui pourrait encourager les consommateurs à s’équiper en véhicules électriques sont les restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants, comme celles instaurées dans la ville de Londres. Les centres-villes vont être de plus en plus dédiés aux mobilités à faibles émissions, donc à la mobilité électrique. La mairie de Paris étudie d’ailleurs l’idée de réserver les quatre premiers arrondissements aux mobilités à faibles émissions. En Allemagne, une trentaine de ont déjà pris des mesures restrictives pour les véhicules thermiques. Par exemple, à partir de janvier 2019, les véhicules diesel ne pourront plus circuler à Stuttgart, y compris sur les rocades. À Hambourg, depuis mai 2018, tous les véhicules diesel, y compris Euro 5, soit 80 % des véhicules en circulation, ne peuvent plus emprunter l’une des rues principales de la ville. Ces mesures vont se multiplier. Quand bien même le véhicule électrique serait plus cher, il conférera à son utilisateur un avantage d’utilité, grâce à son accès aux centres-villes.

Donc, manants diéselisés, interdiction de rentrer dans les villes ! Macronistes, vous voulez vraiment remplir les ronds points !

Un choix très contestable pour l’écologie

Si j’ai un moteur (le Diesel) qui consomme 30% de moins que so concurrent, si l’on effectue le traitement nécessaire à la sortie des gaz, il doit polluer 30% de moins. En tous les cas, pour le CO2 dont on nous rabat les oreilles, c’est incontestable ! Du point de vue climatique le Diesel est plus intéressant que l’essence !

Le remplacement par la voiture électrique ? Encore faut-il calculer l’analyse des émissions de CO2 tout au long de son cycle de vie, et non plus seulement en utilisation, comme actuellement. Et surtout ceci : ça dépend fortement comment l’électricité est produite ! A partir de lignite ou de carbone, c’est catastrophique ( et les allemands se fichent vraiment du monde) ; à partir de gaz ? Ben, à ce moment, il vaut beaucoup mieux des véhicules GPL ! La France est privilégiée de ce point de vue en raison de ses 75% de production électrique nucléaire. Mais alors il faut en tirer la conclusion : vouloir à la fois pousser le véhicule électrique et réduire le nucléaire est absurde au regard de l’objectif bas carbone.

Néfaste pour le climat, l’interdiction des moteurs essence et Diesel avant 2040 est –elle favorable à la santé publique ? La situation n’est pas la même dans les villes et les campagnes ; de plus, avec les nouvelles normes Euro 6, le Diesel, compte-tenu du fait répétons-le qu’il consomme 30% de moins de carburant, n’émet maintenant pas plus de particules que les moteurs à essence (en particulier, les rejets de NOx ont été divisés par deux).

Reste que la découverte chez Volkswagen de dispositifs destinés à fausser spécifiquement les résultats lors des test destinés à vérifier le respect des normes a porté un coup terrible au Diesel. Que l’on punisse sévèrement le (ou les)  tricheurs, et surtout que les Allemands se montrent un peu plus modestes sur une Deutsche Qualität de plus en plus mythique) ; mais il serait irresponsable de liquider tout un secteur qui n’est pas dépourvu d’intérêt pour la mobilité et pour l’environnement à ce prétexte.

Une loi en contradiction avec les recommandations de l’OPECST

Constatant le coût faramineux de  cette mesure d'interdiction des moteurs essence et diesel à partir de 2040, le rapport parlementaire invitait à éviter des choix précipités et néfastes et surtout à respecter la neutralité technologique :

« les rapporteurs estiment qu’il faut réaffirmer le principe de neutralité technologique, garant de la liberté des industriels de trouver les meilleures solutions, et de celle de leurs clients, d’adopter celles qui répondent le mieux à leurs besoins. À cet égard, le moteur thermique continuera à jouer un rôle, dans une période de transition, au côté des véhicules électriques à batterie, par exemple dans les véhicules hybrides rechargeables. Alimenté en bioGaz ou même GPL, le moteur thermique peut d’ailleurs être plus vertueux. La neutralité technologique permet aussi une transition plus progressive limitant les impacts sur le tissu industriel et les emplois. »

Eh ben, les députés macronistes ont fait tout le contraire ! Et leur amateurisme, et leur irresponsabilité sont telles qu’on ne sait même pas si l’interdiction qu’ils ont votée concernera les moteurs hybrides ou fonctionnant au bio-gaz !!  Si c’est le cas, cela va à l’encontre de l’évaluation pourtant déjà « audacieuse » de l’OPECST… et cela rend leur loi de toute façon inapplicable ! Une loi de papier de plus !

Le Diesel bashing. Quid de la mortalité ?

 « Le diesel-bashing repose sur une mauvaise appréciation des résultats scientifiques et condamne un secteur d’activités, non pas à cause de l’évolution naturelle de la société, ce qui conduit, en général, à une lente décroissance des productions, mais à cause d’une idéologie instrumentant les peurs »
voir là-dessus une série d’articles très intéressants et passionnés de M. Le Floc-Prigent, notamment http://loikleflochprigent.com/?p=321, http://loikleflochprigent.com/?p=865

En résumé :

Le chiffre de 48.000 morts par an dus au Diesel a été lancé par Jean-Vincent Placé, Delphine Batho et Cécile Duflot, repris par de nombreux media sans critiques et par Emmanuel Macron lui-même (Tinens, où en est la loi sur les Fake news ?).  

Aucune étude n’en apporte la preuve. La réalité semble même être complètement différente.

Même le journal Le Monde, en 2013, avait dénoncé l’usage abusif de ce bilan, martelé sur les ondes.
Ce chiffre est issu d’une manipulation d’étude de la Commission européenne sur la pollution atmosphérique. Il s’agissait en réalité de l’ensemble des morts prématurés dues à la pollution, et de plus estimée d’une manière, comment dire, assez cavalière. Commentaire « Quand sur un certificat de décès il est indiqué tuberculose comme cause de la mort, on sait à quoi s'en tenir. Quand on lit affection respiratoire chronique, aggravée par le tabagisme ou d'autres facteurs, c'est beaucoup plus difficile d'évaluer le rôle de la pollution atmosphérique, a fortiori le rôle éventuel du diesel. Les chiffres que nous avons sont des estimations entourées d'incertitudes." (Agnès Lefranc, adjointe à la direction santé et environnement de l'Institut de Veille sanitaire (INVS).

Au même moment, un article paru dans Nature a proposé un chiffrage  des décès dus aux PM 2,5 et aux NOx à 38 000/an dans le monde, dont 28 000 dans l’Union Européenne… C’est pas 48 000 pour la France seule !

En 2011, une enquête auprès de 9 villes de France (sur un total de 25 villes européennes) s’est penchée sur les effets de la pollution atmosphérique urbaine. Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse (soit 12 millions d’habitants) ont contribué à ce projet baptisé Aphekom. Les résultats ont été publiés en 2012. Résultat : L’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, ce qui équivaut à différer près de 3 000 décès par an, si les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 respectaient la valeur guide de l’OMS (10 µg/m3). (NB accidents domestiques 20000 morts par ans en France)

Ajoutons à cela que l’on mélange joyeusement mortalité, mortalité prématurée , mortalité évitable, qui sont des concepts statistiques  assez délicats d’interprétation (La mortalité prématurée est l’ensemble des décès survenus avant 65 ans. La mortalité évitable est définie à partir d’une répartition en trois composantes : causes de décès liées aux comportements à risque, causes de décès liées au système de soins et autres causes de décès. )

Oui, il  y a bien eu dans les campagnes contre le Diesel ce mélange maintenant systématique d’ignorance scientifique, de haine de la technique, de refus de la rationalité et de manipulation des peurs !


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mercredi 27 décembre 2017

Merci Anne Hidalgo ! Et dégagez bien vite !

Merci Anne Hidalgo pour la piétonisation des voies sur berges à Paris, et ses conséquences : les embouteillages se sont considérablement aggravés et ont entraîné des temps de parcours bien plus longs. Ainsi et à titre d'exemple, le temps de parcours a augmenté de 54% sur les quais hauts, de 28% boulevard Saint-Germain où le trafic s'est reporté. Les conséquences ont rejailli aussi autour de la capitale. Le temps de parcours est en hausse de 47% sur l'A 86 dans le sud de Paris, de 21% à l'est de Paris sur la même rocade ; pour les temps de transport en commun rallongés ; pour la pollution aérienne et sonore qui s’est déplacée des berges de la Seine en pleine ville, par exemple Boulevard Saint Germain et sur les quais hauts - génial
Merci  Anne Hidalgo pour votre haine des automobilistes qui vous conduit à toutes les mesures pouvant leur compliquer la vie avant même la mise en place d’alternatives acceptables ; pour les plans délirants de restriction de la circulation rue de Rivoli, à tel point qu’ils vous ont attiré un avertissement du préfet de Paris, parce qu’ils mettent en cause la rapidité et l’accessibilité des secours sanitaires
Et ceci alors que le site caradisiac, après deux mois d’enquête révèle votre utilisation à tout crin de votre voiture de fonction, que quelque soit votre trajet, vous vous déplacez en voiture, que vous venez tous les jours en voiture à votre bureau de l’Hotel de Ville, sans parler des opérations de communications qui devraient vous discréditer à jamais, comme lorsque vous montez sur son vélo devant les caméras, mais que votre véhicule de fonction attend quelques mètres plus loin, pour vous récupérer une fois l'opération de communication terminée.
Merci Anne Hidalgo pour ces bus hybrides soi-disant écologiques, qui sont de véritables bétaillères, où le nombre de place assises a été réduit quasiment néant, où la climatisation en été est absente au point de provquer des malaises, et qui ne sont pratiquement pas éclairés la nuit à l’intérieur
Merci Anne Hidalgo pour la journée sans voiture, si magnifique illustration de votre obsession à embêter les Parisiens, et du faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Et Merci aussi pour la journée du Grand Nettoyage, où l’on voit une maire soi-disant socialiste réinventer le servage, incapable que vous êtres d’assurer la propreté de Paris devenu l’une des capitales les plus sales d’Europe.
Merci pour vos écoaménagements, cette interminable séparation de béton qui coupe désormais en deux les boulevards de Port Royal et de Montparnasse,  pour un coût de plusieurs millions d'Euros, avec ce que vous vouliez exactement, c’est-à-dire la quasi-impossibilité pour les voitures de franchir les frontières entre les arrondissements et l'obligation, pour les piétons, de regarder à gauche puis à droite, puis à gauche, puis à droite avant de traverser quatre voies particulièrement dangereuses, tandis que les usagers du bus doivent courir vers des abribus centraux au risque d'être fauchés par un vélo ou un scooter caché? Combien de morts et de blessés à cause de ces murs Baupin ?

Et comme si ça ne suffisait pas, Merci pour cette idée géniale d’expérimenter la suppression des feux rouges aux carrefours. Après les piétons distraits ou lents, vous avez décidé d’avoir la peau des aveugles ?

Merci, toujours dans le quatorzième pour votre écoquartier débile, véritable ghetto à bobos, avec sa densité record de  440 habitants par hectare, à comparer à la moyenne parisienne actuelle de 232 habitants, avec ses prétendus espaces verts qui ne seront que d'étroits couloirs de circulation, qualifiés - cela change tout! - de «zones refuges à végétation autochtone…favorables à la biodiversité !!!!  
                                                                                                                  
Merci pour l’augmentation à 50 euros des amendes de stationnement

Merci encore pour la désorganisation du service Velib, très bien géré par Decaux, pour le gaspillage insensé que représente la mise au rebut des cycles et la totalité des bornes, pour le remplacer par une société qui n’a jamais eu l’expérience d’une gestion à cette échelle, et dont on annonce déjà qu’elle sera incapable de remplir ses engagements de restaurer le service en janvier.

Merci pour votre goût d’une extrême sureté qui vous conduit à choisir pour la prestigieuse Ile de la Cité le projet le plus destructeur et le plus mégalo qui soit, avec la disparition des éléments qui en, faisaient le charme, tel le marché aux fleurs, et sa transformation en Luna Park pour touristes de mauvais goûts, avec vos passerelles couvertes de commerce-où les romantiques pourront-ils tranquillement voir la Seine


Merci pour tout, et surtout, dégagez bien vite !

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mercredi 30 août 2017

Les folies d’Anne Hidalgo

Anne Hidalgo met les Parisiens en danger ; l’avertissement du préfet

Les Parisiens devraient se méfier avant de partir en vacances ; il est toujours dangereux de laisser Anne Hidalgo seule. Sa dernière fantaisie : réduire le trafic automobile à une voie unique sur un axe très emprunté du centre de la capitale, la rue de Rivoli. Le chantier déjà  commencé prévoit  la construction, rue de Rivoli, d’une piste cyclable à double sens de 4 mètres de large de Bastille à Concorde en lieu et place d’une des deux files de circulation de cet axe très emprunté du centre de la capitale. Résultat : le trafic automobile, parfois congestionné aux heures de pointe, devra s’écouler sur une seule voie, à côté du couloir de bus, et de celle dévolue demain aux vélos.

Cette fois le Préfet de Police a protesté et fait état de sérieuses réserves, tout d’abord à propos de la circulation générale :

« Il est envisagé en l’état de réorienter plus de la moitié du trafic actuel (1 300 véhicules par heure) vers des axes déjà fortement empruntés (boulevard Bourdon) ou concernés à court terme par des aménagements »

Mais surtout, il insiste sur les risques encourus en matière de secours :

« L’activité de cette rue, avec de nombreux commerces, générera inévitablement l’arrêt et le stationnement de véhicules de livraison, de dépannage, etc., qui régulièrement neutraliseront l’usage de la voie bus, c’est-à-dire aussi de la voie dont l’accès doit être garanti pour les véhicules de police et de secours », s’inquiète Michel Delpuech dans sa lettre adressée à Anne Hidalgo.

Alors voilà, faudra-t-il attendre que des gens meurent en attendant des secours retardés parce que Mme Hidalgo veut une piste cycliste à deux voies rue de Rivoli. Avec son sens de l’écoute si particulier, elle a simplement répondu : pas question de modifier les plans.  Le plan d’aménagement de la rue de Rivoli est pertinent » »

La colère monte

Ajoutons la réouverture de la voie sur Berge George Pompidou avec une seule file de circulation que vont découvrir les Parisiens à la rentrée. Et les résultats des précédentes opérations, bien mis en évidence par un rapport accablant pour Anne Hidalgo  commandé par Valérie Pécresse. Un comité d'experts indépendants dirigé par le médecin-chef du Samu de Paris se penche depuis septembre 2016 sur la circulation à Paris et publie un compte rendu mensuel de l'état des embouteillages et de la pollution.
Les premiers résultats confortent les critiques adressées à la maire de Paris selon lesquelles la piétonnisation des voies sur berges a été décidée pour le confort de Parisiens mais handicape fortement les travailleurs de banlieue. Ainsi, aux heures de pointe, le soir, le temps des trajets augmente de 16 % à proximité de Vélizy, de 22 % entre Thiais et Créteil. Le matin, cela coince également sur le périphérique, en particulier dans l'Ouest parisien (voir carte publiée dans Le Figaro). Dans Paris, le trafic est fortement ralenti un peu partout, matin et soir, avec des temps de trajets qui peuvent parfois doubler.
A cela Anne Hidalgo répond, avec toujours la même qualité d’écoute : « « La question des embouteillages existe depuis longtemps, Paris a pris du retard, car on n’avait pas les pouvoirs sur un certain nombre de voiries, que j’ai récupérés avec la loi sur le statut de Paris. »
Et, en réponse à 168 maires franciliens en colère, elle a répondu : « À terme, la circulation se régulera d'elle-même».
Eh bien on voit l’usage qu’elle fait de ses nouveaux pouvoirs pour empoisonner la vie des Franciliens et des Parisiens. Quelques réactions :

Le maire LR du 1er arrondissement, M. Legaret, pourtant favorable à une action résolue contre la pollution proteste : « Mais avec cette majorité, nous sommes confrontés à une absence totale de concertation et d’écoute, un vrai déni de démocratie ». À l’Assemblée, le 11 janvier, Sylvain Berrios, député LR du Val-de-Marne, a même parlé du « bras d’honneur » fait à ceux qui ont besoin de déplacer en voiture dans Paris. Treize communes de ce département ont d’ailleurs déposé un recours devant le tribunal administratif contre la piétonisation de la rive droite (la Région et cinq départements franciliens ont également engagé une procédure de contestation). Même le député LREM de Paris, Sylvain Maillard, dénonce la façon dont la maire de Paris s'attaque à la problématique automobile. « Avant d'être cycliste, le Parisien est piéton. Le vélo n'est pas l'avenir de l'homme et Paris n'est pas l'Inde. Or Anne Hidalgo est persuadée qu'en développant les pistes cyclables, tout le monde va s'y mettre, mais c'est faux. Elle agit par dogmatisme et par facilité. »

Des autobus qui sont des bétaillères

Dogmatisme et même une haine irrationnelle contre l’automobile et les automobilistes, par choix ou contrainte. Et si encore elle avait amélioré les transports en commun. Mais avez-vous eu l’occasion, par ces temps de canicule, de prendre les derniers autobus commandés par la Mme Hidalgo, les bus électrique. Non seulement le nombre des places assisses y a été ridiculement et scandaleusement réduits, mais encore, il a fallu choisir : ou c’est le bus électrique, ou c’est la clim. Donc Parisiens, c’est le transport dans des bétaillères surchauffées, debout, au bord du malaise.
Oui c’est parfaitement cela dogmatisme, autisme, mépris de classe. Mme Hidalgo a décrété qu’elle ne s’intéressait qu’aux Parisiens qui vivent à Paris,, qui travaillent à Paris, qui n’ont pas d’enfants à mener à l’école ou à divers endroits, qui n’ont pas à faire de courses importants, et qui ne fréquentent jamais la banlieue. Les autres ne l’intéressent pas, eh bien il est fort possible que sa prochaine candidature ne les intéressent pas non plus.
Mme Hidalgo a prétendu avoir fait l’objet de menaces : « Les lobbies automobiles, les lobbies du diesel (…) sont venus me menacer dans mon bureau ». En fait, entre sa gestion fanatique de la circulation, la saleté grandissante de Paris, les problèmes sans cesse renouvelés des immigrés illégaux, des vols et de la mendicité, Mme Hidalgo n’ose-telle même plus se promener dans Paris tant elle soulève la colère de nombre de ses administrés qu’elle rend littéralement fous en leur pourrissant la vie

Cela ne peut plus continuer longtemps ainsi.


vendredi 11 août 2017

Taine _ La Révolution- l’anarchie spontanée_45_ L’œuvre de la Constituante : L’anarchie spontanée devient l’anarchie légale

Si j’ai privilégié les extraits où Taine énonce et illustre ses thèses, il ne faut pas oublier qu’il est un historien archiviste, et qu’il ‘s appuie sur une masse considérable de documents et de témoignages. Ici, les effets de l’effondrement de tout gouvernement ( l’anarchie spontanée puis légale) sur  les tensions religieuses et la famine ( la circulation du blé)

Les guerres de religion reprennent, sous de nouveaux oripeaux

Bordeaux, jugeant que Montauban est en révolte contre la France, envoie quinze cents hommes de sa garde nationale pour élargir les détenus. Toulouse veut aider Bordeaux ; la fermentation est terrible ; quatre mille protestants se sauvent de Montauban ; des cités armées vont se combattre comme jadis en Italie. Il faut qu’un commissaire de l’Assemblée nationale et du roi, Mathieu Dumas, vienne haranguer le peuple de Montauban, obtenir la délivrance des prisonniers et rétablir la paix.
Un mois après, à Nîmes , l’échauffourée, plus sanglante, tourne contre les catholiques. – À la vérité, sur cinquante-quatre mille habitants, les protestants ne sont que douze mille ; mais le grand commerce est entre leurs mains : ils tiennent les manufactures ; ils font vivre trente mille ouvriers, et, aux élections de 1789, ils ont fourni cinq députés sur huit. En ce temps-là les sympathies étaient pour eux ; personne n’imaginait alors que l’Église régnante pût courir un risque. À son tour, elle est attaquée, et voilà les deux partis qui s’affrontent. – Les catholiques signent une pétition  , racolent les maraîchers du faubourg, gardent la cocarde blanche, et, lorsqu’elle est interdite, la remplacent par un pouf rouge, autre signe de reconnaissance. À leur tête est Froment, homme énergique, qui a de grands projets ; mais, sur le sol miné où il marche, l’explosion ne saurait être conduite. Elle se fait d’elle-même, au hasard, par le simple choc de deux défiances égales, et, avant le jour final, elle a commencé et recommencé déjà vingt fois par des provocations mutuelles, dénonciations, insultes, libelles, rixes, coups de pierre et coups de fusil. – Le 13 juin 1790, il s’agit de savoir quel parti donnera des administrateurs au district et au département ; à propos des élections, le combat s’engage. Au poste de l’évêché où se tient l’assemblée électorale, les dragons protestants et patriotes sont venus « trois fois plus nombreux qu’à l’ordinaire, mousquetons et pistolets chargés, la giberne bien garnie », et ils font patrouille dans les alentours. De leur côté, les poufs rouges, royalistes et catholiques, se plaignent d’être menacés, « nargués ». Ils font avertir le suisse « de ne plus laisser entrer aucun dragon à pied ni à cheval, sous peine de vie », et déclarent que « l’évêché n’est pas fait pour servir de corps de garde ». – Attroupements, cris sous les fenêtres : des pierres sont jetées ; la trompette d’un dragon qui sonnait le rappel est brisée ; deux coups de fusil partent  . Aussitôt les dragons font une décharge générale qui blesse beaucoup d’hommes et en tue sept. – À partir de ce moment, pendant toute la soirée et toute la nuit, on tire dans toute la ville, chaque parti croyant que l’autre veut l’exterminer, les protestants persuadés que c’est une Saint-Barthélemy, les catholiques que c’est « une Michelade ». Personne pour se jeter entre eux. Bien loin de donner des ordres, la municipalité en reçoit : on la rudoie, on la bouscule, on la fait marcher comme un domestique. Les patriotes viennent prendre à l’hôtel de ville l’abbé de Belmont, officier municipal, lui commandent, sous peine de mort, de proclamer la loi martiale, et lui mettent en main le drapeau rouge. « Marche donc, calotin, b.., j... f... ! Plus haut le drapeau, plus haut encore, tu es assez grand pour cela. » Et des bourrades, des coups de crosse. Il crache le sang ? n’importe, il faut qu’il soit en tête, bien visible, en façon de cible, tandis que, prudemment, ses conducteurs restent en arrière. Il avance ainsi, à travers les balles, tenant le drapeau, et se trouve prisonnier des poufs rouges, qui le relâchent en gardant son drapeau. – Second drapeau rouge tenu par le valet de ville, seconde promenade, nouveaux coups de fusil, les poufs rouges capturant encore ce drapeau, ainsi qu’un autre officier municipal. – Le reste de la municipalité et un commissaire du roi se réfugient aux casernes et font sortir la troupe. Cependant Froment et ses trois compagnies, cantonnés dans leurs tours et leurs maisons du rempart, résistent en désespérés. Mais le jour a paru, le tocsin a sonné, la générale a battu, les milices patriotes du voisinage, les protestants de la montagne, rudes Cévenols, arrivent en foule. Les poufs rouges sont assiégés ; un couvent de capucins, d’où l’on prétend qu’ils ont tiré, est dévasté, cinq capucins sont tués. La tour de Froment est démolie à coups de canon, prise d’assaut ; son frère est massacré, jeté en bas des murailles ; un couvent de jacobins attenant aux remparts est saccagé. Vers le soir, tous les poufs rouges qui ont combattu sont tués ou en fuite ; il n’y a plus de résistance. — Mais la fureur subsiste, et les quinze mille campagnards qui ont afflué dans la ville jugent qu’ils n’ont pas travaillé suffisamment. En vain on leur représente que les quinze autres compagnies de poufs rouges n’ont pas bougé, que les prétendus agresseurs « ne se sont pas même mis en état de défense », que, pendant toute la bataille, ils sont restés au logis, qu’ensuite, par surcroît de précaution, la municipalité leur a fait rendre leurs armes. En vain l’assemblée électorale, précédée d’un drapeau blanc, vient sur la place publique exhorter les citoyens à la concorde. « Sous prétexte de fouiller les maisons suspectes, on pille, on dévaste ; tout ce qui ne peut être enlevé est brisé. » À Nîmes seulement, cent vingt maisons sont saccagées ; mêmes ravages aux environs ; au bout de trois jours, le dégât monte à sept ou huit cent mille livres. Nombre de malheureux sont égorgés chez eux, ouvriers, marchands, vieillards, infirmes ; il y en a qui, « retenus dans leur lit depuis plusieurs années, sont traînés sur le seuil de leur porte pour y être fusillés ». D’autres sont pendus sur l’Esplanade, au Cours Neuf, d’autres hachés vivants à coups de faux et de sabres, les oreilles, le nez, les pieds, les poignets coupés. Selon l’usage, des légendes horribles provoquent des actions atroces. Un cabaretier, qui a refusé de distribuer les listes anticatholiques, passe pour avoir dans sa cave une mine toute prête de barils de poudre et de mèches soufrées ; on le dépèce à coups de hache et de sabre ; on décharge vingt fusils sur son cadavre ; on l’expose devant sa maison avec un pain long sur la poitrine, et on le perce encore de baïonnettes en lui disant : « Mange, b..., mange donc ! » – Plus de cent cinquante catholiques ont été assassinés ; beaucoup d’autres, tout sanglants, « sont entassés dans les prisons », et l’on continue les perquisitions contre les proscrits ; dès qu’on les aperçoit, on tire sur eux comme sur des loups. Aussi des milliers d’habitants demandent leurs passeports et quittent la ville. — Cependant, de leur côté, les campagnards catholiques des environs massacrent six protestants, un vieillard de quatre-vingt-deux ans, un jeune homme de quinze ans, un mari et sa femme dans leur métairie. – Pour arrêter les meurtres, il faut l’intervention de la garde nationale de Montpellier. Mais, si l’ordre est rétabli, ce n’est qu’au profit du parti vainqueur. Les trois cinquièmes des électeurs se sont enfuis ; un tiers des administrateurs du district et du département a été nommé en leur absence, et la majorité des nouveaux directoires est prise dans le club patriote. C’est pourquoi les détenus sont traités d’avance en coupables ….

Les batailles du blé : chacun pour soi


À la fin de 1789 , « le Roussillon refuse des secours au Languedoc ; le haut Languedoc au reste de la province, la Bourgogne au Lyonnais ; le Dauphiné se cerne ; une partie de la Normandie retient les blés achetés pour secourir Paris ». À Paris, il y a des sentinelles à la porte de tous les boulangers ; le 21 octobre, l’un d’eux est lanterné, et sa tête portée au bout d’une pique. Le 27 octobre, à Vernon, c’est le tour d’un négociant en blé, Planter, qui, l’hiver précédent, a nourri les pauvres de six lieues à la ronde ; en ce moment, ils ne lui pardonnent pas d’envoyer des farines à Paris ; pendu deux fois, il est sauvé, parce que deux fois la corde casse. — Ce n’est que par force et sous escorte que l’on peut faire arriver du grain dans une ville ; incessamment les gardes nationales ou le peuple soulevé le saisissent au passage. En Normandie  , la milice de Caen arrête sur les grands chemins le blé qu’on porte à Harcourt et ailleurs. En Bretagne, Auray et Vannes retiennent les convois de Nantes ; Lannion, ceux de Brest. Brest ayant voulu négocier, ses commissaires sont pris au collet ; couteau sur la gorge, on les contraint à signer l’abandon pur et simple des grains qu’ils ont payés, et ils sont reconduits hors de Lannion à coups de pierres. Là-dessus, 1 800 hommes sortent de Brest avec quatre canons, et vont reprendre leur bien, fusils chargés. Ce sont les mœurs des grandes famines féodales, et, d’un bout à l’autre de la France, sans compter les émeutes des affamés à l’intérieur des villes, on ne trouve qu’attentats semblables ou revendications pareilles. — « Le peuple armé de Nantua, Saint-Claude et Septmoncel, dit une dépêche  , a de nouveau coupé les vivres au pays de Gex ; il n’y vient de blé d’aucun côté ; tous les passages sont gardés. Sans le secours du gouvernement de Genève qui veut bien prêter 800 coupées de blé à ce pays, il faudrait ou mourir de faim, ou aller, à main armée, enlever le grain aux municipalités qui le retiennent. » Narbonne affame Toulon ; sur le canal du Languedoc, la navigation est interceptée ; les populations riveraines repoussent deux compagnies de soldats, brûlent un grand bâtiment, veulent « détruire le canal lui-même ». — Bateaux arrêtés, voitures pillées, pain taxé de force, coups de pierres et coups de fusil, combats de la populace contre la garde nationale, des paysans contre les citadins, des acheteurs contre les marchands, des ouvriers et des journaliers contre les fermiers et les propriétaires, à Castelnaudary, à Niort, à Saint-Étienne, dans l’Aisne, dans le Pas-de-Calais, principalement sur la longue ligne qui va de Montbrison à Angers, c’est-à-dire dans presque toute l’étendue de l’immense bassin de la Loire, tel est le spectacle que présente l’année 1790. — Et pourtant la récolte n’a point été mauvaise. Mais le blé ne circule plus ; chaque petit centre s’est contracté pour accaparer l’aliment : de là le jeûne des autres et les convulsions de tout l’organisme, premier effet de l’indépendance plénière que la Constitution et les circonstances confèrent à chaque groupe local.:/

samedi 21 janvier 2017

Anne Hidalgo : Dégage !

Bon, on a maintenant compris qui est le Parisien et socialiste cher à Anne Hidalgo. Il vit et travaille à Paris et n’a pas à se déplacer dans l’atroce banlieue dans la journée. Si par malheur, il vit (un peu) en dehors de Paris, il est proche du métro ( et encore, pas n’importe lequel, pas la ligne 13 par exemple) et n’a pas à fréquenter les RER A, B,C D et leurs horaires erratiques et retards catastrophiques- ou alors, il a un job cool sans trop de contraintes horaires.

Il est d’ailleurs aussi en bonne santé, suffisamment pour supporter le confort de plus en plus rudimentaire des bus et métro dernières générations- à force de supprimer des places assises, on se rapproche nettement de la  bétaillère. Suffisamment aussi pour tolérer dans le métro un air beaucoup plus pollué et beaucoup plus toxique (amiante, ozone…) que par n’importe quel journée à circulation restreinte.- une fois, Air Parif s’est risqué à des mesures, et personne n’a jamais osé recommencé.

Il n’a pas non plus d’enfants à transporter de gymnase en conservatoire, ni donc de courses à accumuler pour la semaine, ni de personnes âgées à charge,  ou alors  un domestique (au noir ?) s’en occupe pour lui, ou il utilise intensivement les services merveilleux et ma foi très abordables de l’économie uberisée. Dans ces conditions, il n’a pas besoin de voiture, mais peut-être a-t-il tout de même un hummer des plus récents.- car il en a les moyens.

Ajoutons à cela de belles séries de mensonges, régulièrement pointés par le Canard Enchainé. Ainsi, pour montrer que l’interdiction de la circulation sur berges n’a pas provoqué une pollution supplémentaire en raison des embouteillages générés, Anne Hidalgo n’a considéré que les sondes Air Paris…sur les berges libérées de la circulation et non pas sur les axes où la circulation s’est reportée. De même, pour justifier la privatisation des amendes de stationnement, a-t-elle inventé des chiffres faux et délirants de non paiement !

Et elle continue ! non seulement, la circulation sur berge sera interdite, mais le long des Tuileries, les voies de circulations seront encore réduites par un tramway.

Et quoi encore ? Un goût de chiotte et des compromissions bizarres ; ainsi cet hiver le hideux marché de Noël s’est démesurément étendu le long des Champs, occupant même toute le Rond Point, où sont d’habitude les plus belles illuminations. Mais il est vrai que rien n’est trop beau pour le forain Marcel Campion, celui de la grande roue et du marché de Noël, qui, dès qu’on veut lui appliquer la loi commune, appelle ses amis à bloquer la place de la Concorde et obtient gain de cause.. Tiens une idée pour les automobilistes exclus de Paris ou dont on pourrit la vie sans leur offrir des alternatives acceptables en transports en communs.

Et encore, ces idées baroques d’herbes folles aux pieds des arbres, ou de jardinières moches pour cultivateurs bobos.


Si c’est ça le socialisme à Paris, il ne passera plus par moi ! 
D'ailleurs, il semble que même Delanoé commence à s'énerver, puisqu'il s'est déplacé exprès pour faire échec à la candidate d'Anne Hidalgo contre Mme El Khomry pour les investissements aux législatives.


samedi 11 juin 2016

Circulation à Paris : les projets fous d’Anne Hidalgo

Les voitures immatriculées avant 1997 interdites de circulation à Paris à partir du 1er juillet 2016

La  sorcière protectrice des bobos parisiens, la Cruella des automobilistes, surtout banlieusards continue et aggrave  sa folle  politique d’épuration sociale: les possesseurs d’une  voiture immatriculée avant janvier 1997 , qu’elle soit à essence ou diesel, qu’elle ait eu une pastille verte ou non seront interdits
Cela représente  une voiture sur sept à Paris circulant à Paris selon la mairie, soit  500.000 automobilistes selon la mairie,  870.000 selon l’association autoPlus. Il n’a pas été fait grande publicité à cette mesure et les  parisiens et franciliens n’en ont semble-t-il pas pris la mesure ; car enfin, il ne me semble pas que 15 % d’entre eux  aient acheté une nouvelle voiture. Pourtant, les sanctions sont assez dissuasives :  35 € d’amende, la possibilité d’une immobilisation du véhicule et sa mise en fourrière !
L'association 40 Millions d'automobilistes vient d'annoncer le lancement d'une action en justice collective contre la mairie de Paris pour demander l'indemnisation du préjudice subi par les automobilistes, révèle Le Parisien-Aujourd'hui en France : « La mairie de Paris explique aux gens qu'ils ne pourront pas rouler et qu'en plus leur véhicule va perdre la moitié de sa valeur sur le marché de l'occasion, puisque personne ne va acheter un véhicule avec lequel il ne peut pas rouler, s'insurge Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. On parle de 500.000 automobilistes selon la mairie, nous, on en chiffre 870.000».  C’est un préjudice important pour ces particuliers » qui ne sont certainement parmi les plus fortunés, qui n’auront pas forcément les moyens de racheter un véhicule plus neuf.
L'association 40 Millions d'automobilistes a fait les comptes. « Les véhicules concernés par l'interdiction du 1er juillet subiront 1250 euros de décote en moyenne. Le préjudice s'élève donc à environ un milliard d'euros», détaille Pierre Chasseray qui cite une étude du cabinet d'expertise BVA. Les propriétaires peuvent signer la pétition via le site http://www.remboursemabagnole.com/ (pétition MADAME LE MAIRE, REMBOURSEZ MON VÉHICULE ! ) et recevront la marche à suivre pour la procédure.
Mais en ce moment, on n’a plus le droit que parler de foot ! Ben tiens justement, 800.000 automobilistes, ça fait beaucoup, plus que les taxis. Si certains s’énervaient et s’organisaient tant soit peu pour bloquer la circulation un jour de match ? Blocage, il semble que ce soit le seul mot qui puisse être entendu.

Rive droite interdite à la circulation


Cerise sur la gateau : Anne Hidalgo fermera les voies sur berges de la rive droite, d’abord pour Paris Plage à partir du 20 juillet, puis définitivement ensuite : l’accès aux voitures de la voie Georges-Pompidou à partir du tunnel des Tuileries (1er arrondissement) jusqu’au tunnel Henri-IV (4e arr.), sur 3,3 km sera interdit.  D’après un document de la Mairie elle-même les effets sur la circulation seront « négatifs, forts, directs, permanents, à court terme », précise-t-il. Les quelque 43 000 véhicules qui ne pourront plus emprunter chaque jour la voie sur berge vont subir, selon le document, « une augmentation significative » de leur temps de circulation et entraineront une véritable thrombose sur la rive gauche, n particulier le Brd Saint Germain qui deviendra un axe de grande circulation, en, permanence encombré. 


jeudi 16 avril 2015

Pollution à Paris_ Les Franciliens veulent savoir


Clin d’œil évidemment à un tic prêté à un journaliste bien connu, mais enfin, c’est agaçant. Cette année, comme déjà l’année précédente au mois de mars-avril, la France fait face à un pic de pollution aux particules fines et notamment à Paris. C’est pourquoi la maire a annoncé pour le lundi 23 mars la circulation alternée dans l’ïle de France. Mais d’où vient cette pollution ?

Les polluants sont bien connus et cinq posent problème dans la région parisienne, à des degrés divers : le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2, 5), l’ozone et le benzène. Les deux premiers, en particulier, franchissent régulièrement les seuils d’alerte. Le dioxyde d’azote a un effet irritant pour les bronches à court terme. Les particules, qui pénètrent  dans l’appareil respiratoire, ont un effet à moyen terme : elles sont classées cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les coupables potentiels sont aussi bien répertoriés : trafic routier, notamment diesel, les feux de cheminées, l’épandage agricole intense au mois de mars et une météo favorable au déplacement des particules fines. Et l’industrie ?

Selon Céline Léger, ingénieur d'études à Air Normand (Le Figaro, 20/03/2015), les particules fines peuvent voyager sur de très longues distances. Portées par un vent du nord, de l'est ou du nord-est, les masses d'air se chargent en particules fines et vont s'ajouter à la pollution locale. Résultats, nous récupérons des particules fines venues de chez nos voisins européens comme la Belgique, le Luxembourg ou encore la Pologne. »

Ah ? Et pourquoi pas l’Allemagne dont on sait, depuis qu’elle a abandonné son programme nucléaire, qu’elle a considérablement accru sa pollution et son bilan carbone en remettant notamment en fonctionnement des centrales à gaz et à charbon. La respoansbilité de l’Allemagne avait déjà été mentionnée en 2014 par le journaliste Gilles Dauxerre. : « on polémique sur la pollution automobile à Paris mais les particules viennent des centrales à charbon allemandes… ». A l’appui de ses propos, il ùmentionnait une carte avec, à l'appui de ces accusations, une carte extraite du site  Prev’air qui semblait montrer, beaucoup plus clairement qu’ AirParif, une origine allemande

En ce qui concerne l’épisode de cette année (2015), la directrice d’Air Parif évoquait bien une pollution importée, mais semblait noyer le poisson ( ou plutôt les polluants) dans des considérations très politiquement correctes :

« Pour cet épisode, d'où provenait cette pollution importée ? De toute l'Europe, notamment du Benelux et de l'Allemagne du Nord. Nous avons subi un flux d'air venu du Nord-Est, qui a circulé pendant 4-5 jours. Chaque pays apportait sa pollution, qui enrichissait la masse d'air. Mais nous y avons aussi participé. Même quand la pollution est importée dans la région, on l'enrichit puis elle va ailleurs. C'est pour ça qu'il y a toujours intérêt à tenter de la limiter avec la circulation alternée par exemple » ((Francetv info)

 Même si la pollution à Paris a diminué entre 2002 et 2012, grâce à des actions nationales et européennes sur le trafic, le chauffage et les industries ; même si les alertes sont plus nombreuses en partie parce qu’en 2011, les seuils d’alerte ont été abaissés de 120 mg/m3, il n’en demeure pas moins que la qualité de l’air reste "problématique", et largement au-dessus des seuils réglementaires européens, ainsi que le rappelle AirParif. En 2013, plus de trois millions de Franciliens ont ainsi été potentiellement exposés à des niveaux de pollution supérieurs à la norme : et cela se sent et se ressent : des nefants que l’on oit empêcher de sortir en récréations, des irritations et picotements pour les adultes et de vraies gênes respiratoires pour les asthmatiques..

 Alors il ne serait pas indifférent qu’AIrparif et les scientifiques indiquent vraiment l’origine des pollutions ; c’est une exigence minimale de transparence, c’est aussi une nécessité pour l’acceptation des mesures nécessaires ; car, comme l’a bien senti Ségolène Royal, les franciliens risquent de ne pas très longtemps garder leur calme face à l’alternative entre les risques pour leur santé et l’accumulation des journées de circulation alternée. Quant à l’Allemagne, si sa responsabilité est en cause, il faudra en discuter sérieusement ; car enfin, la décision démagogique de l’arrêt du nucléaire doit être assumée, d’autant qu’Angela Merckel se permet de donner des leçons aux Japonais qui veulent  redémarrer leurs centrales nucléaires.