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jeudi 6 août 2020

Les plans délirants d’une l’Union Européenne sous influence pour l’éolien off shore

Multiplier par 20 la production éolienne offshore !

Le 22 juillet, la Commission européenne a lancé une consultation publique sur le développement de l’énergie offshore. L’enjeu est de taille : l’UE et l’Agence Européenne de l’Energie sont convaincues de l’énorme potentiel de l’énergie offshore.

Le président de la Commission Européenne, Kadri Simson, a été très clair : “Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, nous devons multiplier par vingt la production d’énergie offshore de l’Union Européenne. Cela signifie qu’il  sera plus facile de construire des parcs éoliens offshore à grande échelle d’une manière écologiquement durable.”

L’Union Européenne compte donc développer l’énergie offshore à grande échelle. L’Agence Européenne de l’Energie estime que l’énergie offshore pourrait devenir la première source de production électrique à l’horizon 2040.

Une conviction qui se retrouve dans les objectifs annoncés par la Commission européenne dans son Green Deal. La Commission ambitionne d’atteindre en 2050 une production d’au moins 230 GW dans la tranche basse des estimations. Au mieux, la production pourrait atteindre 450 GW. Une étude réalisée par WindEurope propose un scénario de développement en deux phases : d’abord installer 7 GW chaque année entre 2020 et 2030. Puis, augmenter la puissance de 18 GW chaque année.

Commentaire :

a)  pour atteindre la neutralité climatique- Oh le vilain mensonge ! Pas plus que l’éolien terrestre, l’éolien off shore n’est pilotable, et pas plus que pour l’éolien terrestre, il n’y a pas de foisonnement en Europe. Par conséquent, l’éolien off shore doit être adossé à une énergie pilotable, probablement du gaz.

Donc l’éolien off shore c’est en réalité au mieux 40% de vent et 60% d’autre chose. Si cet autre chose c’est du gaz, eh bien, par rapport au nucléaire, on ne décarbonne pas, au contraire, on recarbonne ! et la neutralité climatique, on l’oublie !

b) comme d’hab, on parle là de la puissance nominale, pas de la production réelle.

c) A aucun moment, le coût n’est abordé dans l’article… sans doute parce qu’il est faramineux ! (cf ci après)

L’Allemagne et Wind Europe à la manoeuvre

Cette année, l’Allemagne, grand défenseur de l’énergie offshore, a les coudées franches pour donner un coup d’accélérateur sur le sujet puisqu’elle assure la présidence de l’Union Européenne pendant le deuxième semestre 2020. Dans le même temps, elle préside cette année la Coopération énergétique des mers du Nord qui sont déjà tombés d’accord sur un programme de développement de l’énergie éolienne offshore. L’Allemagne affiche des objectifs très ambitieux. En 2020, le pays compte déjà 1 469 éoliennes offshore, pour une production de 7,5 GW. D’ici 2030, l’Allemagne compte atteindre entre 15 à 20 GW en développant de nouveaux parcs éoliens offshore. Sur le long terme, pour compenser la fin du charbon, l’Allemagne ambitionne même d’atteindre 50 GW. Alors, c’est clair, l’Allemagne veut piloter le projet européen d’énergie offshore.

Les éoliennes offshore ne sont pas la seule source d’énergie qui intéresse l’UE. Kadri Simson: “Nous devons également utiliser le potentiel d’autres sources renouvelables telles que l’énergie solaire offshore ainsi que les nouvelles opportunités d’énergie marémotrice et océanique.” D’abord développés dans les Maldives pour répondre aux besoins énergétiques générés par le tourisme, le solaire offshore connaît depuis un succès croissant. L’Union Européenne est bien décidée à prendre la vague du solaire offshore le plus tôt possible.

Commentaire : le solaire est déjà l’une des énergies les plus chères et ultrasubventionnées je vous laisse imaginer le solaire off shore…Décidément, les Allemands et la Commission Européenne en veulent à nos paysages côtiers.

Le casse-tête des zones maritimes : faire sauter toutes les protections, l’énergie d’abord, les autres usagers ensuite.

Pour développer l’énergie offshore en Europe, il va d’abord falloir trancher la question du découpage des zones maritimes. L’espace maritime fait l’objet d’un découpage par zones. Chaque zone est dévolue à un usage précis : réserves de pêche, zones de protection de la nature, espaces militaires avec accès restreint. Les zones maritimes qui peuvent accueillir des parcs éoliens ou solaires offshore sont donc limitées.

Dans son étude de novembre 2019, le lobby des industriels de l’éolien, WindEurope précisait que l’espace maritime capable d’accueillir des éoliennes offshore était trop petit. On ne pourrait installer que 112 GW quand il faudrait 450 GW. Giles Dickson, le président de WindEurope, précisait alors : “Nous allons devoir approcher différemment la planification de l’espace maritime. Les zones aquatiques doivent pouvoir faire l’objet d’usages multiples.” Pour faciliter le développement des parcs offshore, la Commission Européenne va donc devoir résoudre ce problème en priorité.

Commentaire : l’éolien off shore, sponsorisée par le lobby gazier aura priorité et on enverra valdinguer protection des paysages, conservatoires du littoral et les autres activités, telles la pêche, le tourisme, la plaisance, les nécessités militaires.
Décidément Wind Europe aura bien travaillé !  Wind Europe n’est pas une « gentille » ONG écologiste, mais le très puissant et influent lobby des industriels de l'éolien.

https://lenergeek.com/2020/07/23/lue-accelere-sur-lenergie-offshore/



 Les plans de Wind Europe pour la France. » Il ne resterait rien de ce pays et de ses littoraux »

Wind Europe, association des industriels de l'éolien, veut 57 GW d'éolien offshore le long des côtes françaises. Il ne resterait rien de ce pays et de ses littoraux commente Vent Libre (@Fragren36)

Selon Wind Europe, la France possède l’un des plus forts potentiels de production d’énergie d’origine éolienne marine en Europe. Ce serait l’un des pays les plus sollicités de l’Union européenne, après le Royaume-Uni (80 GW) et les Pays-Bas (60 GW). Dans le schéma présenté par Wind Europe, les cotes françaises fourniraient 57 GW, : 40 GW, soit près de la moitié de la capacité envisagée dans l’océan Atlantique et la Manche et 17 GW au large des côtes méditerranéennes. L’Allemagne, les pays scandinaves et nordiques, mais aussi la Pologne ou les pays baltes, seraient, quant à eux, mobilisés sur la Mer du Nord pour 212 GW et la Mer Baltique pour 83 GW.

Cela représenterait 115 parcs de la taille de celui de la baie de Saint-Brieuc. 

Faut-il se lancer dans l’eolien off shore ? La réponse claire et nette de Jean-Marc Jancovici : Non !

Jean Marc Jancovici, on ne le présente plus ( Fondation Nicolas Hulot, X-environnement, Shift Project, Haut Conseil pour le Climat…). Extrait de son exposé devant la Commission Aubert :

 :« L’éolien offshore aujourd’hui, c’est 25 milliards d’euros qui vont partir dans ce dispositif qui a encore moins d’intérêt que l’éolien terrestre. S’il y a un truc qu’il faut arrêter tout de suite, c’est bien ça ! Avec ces 25 milliards d’euros vous avez de quoi payer 6000 euros de prime de conversion du fuel en pompe à chaleur aux quatre millions de ménages français qui sont chauffés au fuel, qui sont souvent des ruraux, souvent précaires. Qu’on augmente mon taux d’imposition pour ça, moi je veux bien ! Mais qu’on me prélève un centime de plus pour payer l’éolien offshore, ce truc de Shadock »….J’aurais fourni la totalité de la pompe à 10 à 15 millions de ménages français. J’aurais sorti la totalité du fioul et les deux tiers du gaz et gagné une partie de ma course contre la montre. J’aurais évité 15 % des importations de pétrole, donc, selon les années, de 3 à 6 milliards d’euros, voire 9 milliards d’euros. J’aurais évité la moitié des importations de gaz, créées macroéconomiquement de l’emploi et évité du CO2 »

Les conditions de l’éolien en mer expliquent des coûts particulièrement élevés. Une éolienne en mer doit résister non seulement au vent (ça il vaut mieux !) mais aussi aux vagues, à la corrosion du sel, et donc il faut utiliser plus de matériaux et plus de traitements à puissance installée égale, sans parler du support immergé.

A cause de ces raisons, et aussi de la zone d’implantation, la construction en mer augmente la dépense en carburant par rapport à la construction à terre, et augmente aussi la dépense en carburant pour la maintenance.

Il résulte de ces « surcoûts » à la construction que l’éolien off-shore, malgré un taux de charge augmenté (Vesta annonce de 30% à 50%, ce qui soit dit en passant correspond peut-être au cas du Danemark mais pas au cas de la France, où les meilleurs sites dépassent tout juste 35% de facteur de charge), fournit certes une énergie plus importante par éolienne installée, mais avec un « contenu en carbone par kWh » qui reste à peu près identique. Les éoliennes soient off-shore ou à terre, elles produisent toujours de l’électricité intermittente. De ce fait, dès qu’il y a 1 MW d’éolien installé quelque part, il faut obligatoirement, pour assurer la continuité de la fourniture d’électricité, installer un peu moins de 1 MW « d’autre chose » ailleurs. Installer 24 GW d’éolien suppose donc d’avoir « ailleurs » pas loin de 20 GW de puissance de pointe provenant d’une autre source pour pallier les variations du vent, et au surplus cette « autre source » devra fonctionner 70% à 80% du temps pendant que l’éolien assurera sur 20% à 30% du temps. »

Des coûts gigantesques dénonciation de la Cours des Comptes et  petites manips très douces pour les promoteurs

Pour fixer les idées :

Nucléaire historique :33-40€/MWh
Photovoltaïque : 62-99€/MWh
Eolien : 60-65€/MWh
Eolien marin : 120 € -220 € /MWh (éolien posé) et entre 170 € -360 € /MWh (éolien flottant)
EPR: 70-80€/MWh

Ajoutons les subventions publiques: Eh oui, les producteurs « alternatifs »  les oublient souvent !

Nucléaire : 25€/MWh
Eolien: 476 €/MWh
Photovoltaïque :+500 €/MWh

Donc, l’éolien  off shore, ça coûte très très cher ! Et c’était bien l’avis de la Cour des Comptes, avant même le délirant plan allemand … :

La Cour des Comptes estimait en 2018 (Rapport sur le coût des ENR)  que les six parcs d'ores et déjà attribués au large des côtes françaises devraient coûter 2 milliards d'euros par an sur 20 ans, soit un montant total de 40,7 milliards, pour une part de 2% du mix énergétique !!!

Donc, on était parti pour 40 milliards d’euros (Md€) ce qui élevait le coût de production de l’électricité à 22 c€/kWh, alors que cette électricité est vendue… 4 à 6 c€/kWh sur le marché.Ca faisait quand même un peu cher ( d’où Jancovici : il faut arrêter tout cela),

Commentaire : 40 milliards, ça fait au moins 4 EPR bien construits, avec un peu d’entrainement !

Alors, miracle et roulement de tambour : le président Macron a annoncé le 20 juin 2018 que, après négociations avec les promoteurs, leur coût a été ramené de 40 Md€ à 25 Md€ par miracle, sans qu’aucun des opérateurs ne se plaignent ou ne se retirent des projets…

Un miracle, on vous dit…Sauf que, changement : les raccordements des éoliennes off-shore au réseau d’électricité seront à la charge de RTE, alors que ces opérations coûteuses sont normalement à la charge du producteur.

Donc, le miracle n’est en fait qu’un vrai tour de passe passe qui en fait arrange bien les producteurs. d’autant que ces coûts de raccordements sont assez peu prédictibles, et que la France a des systèmes côtiers plus compliqués que les sites peu profonds et souvent sableux de la Mer du Nord et de la Baltique. ..

 Eh bien, risque et coût seront pris en charge par le réseau et donc le contribuable, selon la bonne recettte des affairistes et des margoulins de l’éolien : risque publics, profits privés. C’est pas beau !

Risques accrus d’effondrement du réseau :

Et ça c’était avant le programme dément que la Commission Européenne et l’Allemagne veulent imposer à la France ! Du coup, un autre danger se profile : celui de la déstabilisation du réseau. Si l’éolien off shore représente en puissance nominale une fraction  non négligeable ( voire même l’équivalent) de la production nucléaire, alors celle-ci ne pourra plus compenser ses variations brutales. Recettes pour une catastrophe assurée, l‘effondrement du réseau !

La destruction des activités maritimes et littorales : témoignages de pêcheurs devant la Commission Aubert :

« Un port comme Le Tréport, c’est 200 marins, il est fréquenté par 75 navires de pêche sur l’année et représente un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros. Lorsqu’on nous a présenté le projet, nous avons tout de suite compris que s’ils mettaient les éoliennes là, nous signions notre arrêt de mort. Uniquement avec le chantier nous serions obligés d’arrêter de travailler pendant 2 ou 3 ans…

Nous avons organisé un voyage dans un parc éolien en activité bénéficiant de conditions similaires aux nôtres, avec une courantologie et des fonds marins comparables. En mars 2017, nous avons ainsi visité le parc de Thannet sur proposition de l’Institut maritime de prévention (IMP) et nous étions une dizaine de pêcheurs. Nous sommes revenus en pleurant : le port de pêche s’est vidé, il n’y a plus que du fileyeur, nous n’avons vu aucun bateau de pêche en activité. » ( Olivier Becquet).

Quant au tourisme, il est assez sûr, comme pour l’éolien terrestre, que la vue de champs d’éoliennes ne constituera pas un facteur d’attraction.



Katherine Poujol de « Gardez les Caps » conclut en se référant au rapport du député Aubert : « pas d’éoliennes dans les zones de pêches artisanales et une distance d’éloignement minimale de 50 km en mer. »

Bref, on a compris : « L’éolien off shore, s’il y a un truc qu’il faut arrêter tout de suite, c’est bien ça ! »

Eh ben non, grâce à l’action résolue des lobbys comme Wind europe et à leur influence sur une Commission européenne au surplus très pro allemande, on va accélérer !!!

Et les premiers sacrifiés sont connus : les magnifiques plans d’eau entre Belle-Ile et Groix !

Une soixantaine d’éoliennes flottantes de plus de 200 mètres de hauteur entre Belle-Ile-en-Mer et Groix. !

Le massacre de ce plan d’eau magnifique avait doucement commencé avec un projet piloté par EOLFI, CGN Europe Energy et la Banque des Territoires, réunis au sein de la société Ferme Eolienne Flottante de Groix. Il s’agissait de 4 puis 3 éoliennes fabriquées au Danemark pour une puissance nominale de 24 MW. Elles devraient être raccordées par un câble dont l’atterrage sera réalisé dans le secteur de Kerhillio sur la commune de Erdeven. C’est RTE, donc le consommateur qui paiera, et les margoulins de l’éolien qui empocheront les bénéfices ! (Pour raccorder les éoliennes flottantes de Groix & Belle-Île au réseau existant, RTE va créer une liaison sous-marine et souterraine de 63 000 volts)

L'emprise globale de la ferme pilote sera d'environ 11 km2 en incluant les lignes d'ancrages.

Tiens, juste un petit graphe pour se remettre les ordres de grandeur en place et rappeler que l’éolien, ça prend beaucoup, beaucoup plus de place que le nucléaire ! (variable, mais disons 30 fois plus au mieux !)
Bon, mais là, on parle de tout à fait autre chose !

Une soixantaine d’éoliennes flottantes de plus de 200 mètres de hauteur entre Belle-Ile-en-Mer et Groix !!!

Le projet est le premier du genre en France.
Il s’agit  de deux parcs éoliens commerciaux. Un premier de 250 MW d’une vingtaine d’éoliennes, dont l’attribution est prévue en 2021, et un second pouvant aller jusqu’à 500 MW, à l’horizon 2024. Pour la première fois en France, il s’agira d’éoliennes flottantes et non posées au sol. Le raccordement mutualisé vers la terre et le réseau public de transport d’électricité sera réalisé par RTE.

L’installation éolienne occupera une large ( !!!) zone s’étendant sur 1 330 m2, au sud de l’île de Groix et à l’ouest de Belle-Ile-en-Mer !

Un débat public a été lancé, sous l’égide de la Commission du Grand Debat, qui, pour un projet de cette importance, joue la transparence et la concertation « Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public. « Notre rôle est que tous les publics puissent s’exprimer : les pros comme les antis. Mais, au-delà de dire s’ils sont pour ou contre, on interroge l’opportunité du projet. En quoi cela va les impacter ? Quels sont les aspects négatifs pour eux ? Notre rôle est que tout soit sur la table. Il n’y a pas de questions taboues », explique Chantal Jouanno. Après le 30 novembre, la commission nationale rendra « une photographie des arguments du public mais pas un avis », des conclusions sur lesquelles l’État et les élus pourront s’appuyer pour « corriger le projet ou même y renoncer ».

Donc, si vous ne voulez pas que soit massacré un des plus beaux paysages maritimes français, une aire où la pêche, la plaisance, la croisière sont très actives (Est-ce que les navigateurs qui ont leur bases à Lorient ou la Trinité continueront à venir s’y entrainer , est ce que ces  haut lieux du nautisme survivront ? Pas sûr du tout ( le Pole Course de Lorient, c’est 2300 navigateurs, les héritiers de Tabarly, les Armel Le Cléac'h, Thomas Coville, Sébastien Josse, Franck Cammas, Jérémie Beyou…)

Allez sur le site du débat Public et faites connaitre votre opposition ! ‘Faites comme Jean-Marc Jancovici !

D’autant que le débat prend parfois, du côté des défenseurs de l’éolien, un assez vilain tour, sur le motif punitif : les Bretons n’ont pas voulu de nucléaire, eh bien, ils auront les éoliennes. Ce n’est pas du nucléaire dont les Bretons n’ont pas voulu (la Bretagne héberge la plus ancienne centrale, aujourd’hui en cours de démantèlement-  Brennilis), c’est du nucléaire à Plogoff !

 Peut-être pas plus qu’ils ne voudront de 60 éoliennes géantes au large de Groix et Belle-Ile ?.


Simulation : vue de Port Locmaria Nord

samedi 21 septembre 2019

Energiewende : Our dear German friends are starting to seriously break our balls (4)


Ursula von der Leyen's mission letter to European Energy Commissioner Kadri Simson

« Your mission: I would like to entrust you with the role of Energy Commissioner. It is of paramount importance that Europeans have access to affordable, safe, reliable and clean energy.   Regional interconnectivity, a more efficient market for energy, research and innovation are essential to achieving these goals. To become the world's first climate-neutral continent, Europe needs to reduce its emissions faster and faster and by at least 50% by 2030. Given that energy production and use account for 75% of EU emissions, energy will have a central role to play in the Eu Green Agreement.

Safe, secure and sustainable energy: Building on the success of the Energy Union (???), you will focus on developing a properly functioning, integrated, interconnected and functioning European energy market. This will help keep prices low for consumers (???), increase the use of clean energy and make energy supply more reliable and secure. I want you to focus on the rapid implementation of energy efficiency and renewable energy legislation. With this in mind, you should work closely with Member States to define their national energy and climate plans. Given the increased ambition of the European Green Agreement, you should assess the need to review the legislation.

You will make sure that Europe follows the principle of energy efficiency first. In this context, you should consider how Europe can further improve the energy performance of buildings and speed up renovation rates.

To accelerate the deployment of clean energy throughout the economy, you should promote an energy system largely based on renewable energy, with increased interconnectivity and improved energy storage. You should consider how to facilitate the intelligent integration of the electricity, heating, transport and industry sectors.

You will need to help establish the right signals and financial incentives to increase investment in clean energy, including through the new Investment Plan for Sustainable Europe. We also need to invest in the missing infrastructure of our energy system. This should help Europe achieve its goal of electrical interconnection and develop cross-border cooperation on renewable energy facilities and networks. You must support all regional cooperation efforts to improve integrated markets. »

Comment: Here’s again the dream of the European copper plate. Except that on several occasions, including in January 2018, a minor problem in Kosovo almost led to a general European blackout, the frequency of the French and European electricity system having dropped well below 50 Hz. Except that to protect themselves from the gigantic and uncontrollable variations of German wind power, Czechs and Polish are forced to set up transformers isolating their network. Our dear German friends should stop saying and doing anything with their Energiewende.

« Gas will have a role to play in the transition to a carbon-neutral economy, including carbon capture and storage. You will assess how sources of supply can be diversified at competitive prices, particularly by taking full advantage of the potential of affordable liquefied natural gas.»

Comment: 1) it is German policy (and more over politics) that aims to significantly increase the share of gas, not European policy, not French policy! By replacing their nuclear power with gas, the German are increasing carbon emissions, are replacing (slower!) their coal with gas, they will always have about ten times higher carbon emissions than France by electric KWh and give up ahead of hand to all their climate commitments. It's a crime!

2) Gas leads to an increased and dangerous dependence of the European Community on Russia and Ukraine in particular

3) This is in complete contradiction with the previous Commission and Commissioner Miguel Arias Caete who said : "In 2050 we will have completely decarbonised the European Union. The role of gas will not be the same."  and had even delivered a clear message to the gas industry: "We will soon not know what to do with your infrastructures"

« You will need to contribute to the design of the new carbon tax at the border, as well as to the revision of the Energy Tax Directive to ensure that it is in line with our neutral climate commitments. The EU is the world's largest energy importer, but about 85% of our imports are currently paid in dollars. As part of the wider efforts to increase the international role of the euro, I want you to look at ways to significantly increase the use of the euro in energy markets. »

Comment: complete failure so far and no hope of improving the situation. Even in the case of the purely American and illegal embargo against Iran, Europe was unable (and moreover did not want, in order not to penalize German car exports to the USA) to set up a system of exchange not going through the dollar.

"You will focus on improving nuclear safety and safeguards across Europe and continue the ongoing nuclear decommissioning.  We should make full use of treaty clauses that allow energy proposals to be adopted by codecision and qualified majority voting»

Comment: About nuclear energy, German position is absurd technically, economically, ecologically.
And reminder: the choice of the energy mix depends on the States, not the Commission! Paws down, Ursula! Verstand!)

"Empowering people and regions : People and regions will contribute to the transition to a cleaner, more efficient energy system. At the same time, we must support those most affected and exposed by the transformations, making sure that we leave no one behind.   I want you to focus on putting consumers at the heart of our energy system, including the full implementation of the revised design of the electricity market. »

Comment: so we continue full speed on the liberalisation of the electricity market, though experiences in California and England have shown it is catastrophic, and that is responsible in Europe for the soaring prices of electricity. Because these pseudo liberalisation do not make appear new electricity producers appear (too expensive, too risky), but fatten middlemen and profiteers, those in France who gobble on the ARENH (nuclear electricity that EDF is forced by European guidelines to sell them below the market price)

« You will need to seek to empower citizens and cooperatives to play an increased role in the use of renewable energy through self-consumption. »

Comment: This is the most effective way to de-optimize a system, and destroy equalization and equal tariffs, and throw away public service obligations

« You must contribute to the design and implementation of the new Fair Transition Fund, including ensuring that it provides targeted support to industrial regions, energy-intensive coal and energy isolates.  More than 50 million European households cannot afford to heat their homes properly. You should use the Energy Poverty Observatory to help Member States identify the areas that need support the most. As a general rule, you will work under the direction of the Executive Vice-President for the European Green Agreement. The Energy Directorate will support you in your work. »

Comment: How weird, how strange, the more ENR you inject into the power production, the higher the price. (actually no, it’s not strange, it is perfectly logic
The only abundant energy, economical, controllable, decarbonized, non-polluting, apart from hydraulics whose resources are limited, is the nuclear energy that you, German, want to decrease, or even banish!

« The way forward. The mission described above is neither exhaustive nor prescriptive. There will undoubtedly be other opportunities and challenges over the next five years. On all of these issues, I would ask you to work closely with me and other members of the College. Once there is more clarity, we should be prepared to pave the way for an ambitious and strategic partnership with the United Kingdom. I look forward to working closely together on what is an exciting and testing period for our Commission. You can of course count on my full personal and political support before your hearing in the European Parliament and throughout our mandate.  Ursula von der Leyen"

Kadri Simson :

Kadri Simson, born on 22 January 1977 in Tartu, is an Estonian politician and member of the Centre Party (EK). She is Minister of Economic Affairs and Infrastructure from November 23, 2016 to April 29, 2019. It should be noted that during the Estonian Presidency of the Union (December 2017), it supported very favourable positrons for Germany, proposing to keep until 2035 the possibility of using coal-fired power plants for capacity mechanisms (production of last resort)

General comment: 

Germany is experiencing a complete failure with its Energiewende,- despite its 29,000 wind turbines, despite total support for renewable energy in Germany which reached 680 billion euros, Germany has not decreased by one iota its carbon emissions. It is a triple climatic, ecological (coal until 2035) and bloody economic failure. By leaving nuclear power (in 2020, what's more, before the coal shutdown!), the Germans are giving up on fulfilling their climate commitments!

Aware of this failure of the Energiewende, our dear German ex-friends are determined to protect their interests by tackling in every way possible the competitive advantages of those who do not want to make their mistakes, and in particular France with its nuclear power.  

To be clear, ganz klar, the Mission Letter from the Energy Commissioner literally means this: Germany declares an economic war on France. We're going to have to take note of that. For my part, I believe that I will refrain as much as possible from all contacts with German organizations, any purchase of goods or services of German companies..




mardi 17 septembre 2019

Energiewende : nos chers amis allemands commencent à nous casser sérieusement les bonbons (4)


La lettre de mission d’Ursula von der Leyen à la Commissaire Européenne à l’énergie Kadri Simson

« Votre mission : je voudrais vous confier le rôle de commissaire à l'énergie. Il est d'une importance capitale que les Européens aient accès à une énergie abordable, sûre, fiable et propre.

L'interconnectivité régionale, un marché plus efficace pour l'énergie, la recherche et l'innovation sont essentiels à la réalisation de ces objectifs. Pour devenir le premier continent neutre sur le plan climatique au monde, l'Europe doit réduire ses émissions de plus en plus rapidement et d'au moins 50 % pour 2030. Étant donné que la production et l'utilisation de l'énergie représentent 75 % des émissions de l'UE, l'énergie aura un rôle central à jouer dans l'accord vert européen.

Une énergie sûre, sûre et durable : S'appuyant sur le succès de l'Union de l'énergie, vous vous concentrerez sur le développement d'un marché européen de l'énergie intégré, interconnecté et fonctionnant correctement. Cela aidera à maintenir les prix bas pour les consommateurs, à accroître l'utilisation de l'énergie propre et à rendre l'approvisionnement énergétique plus fiable et plus sûr. Je veux que vous vous concentriez sur la mise en œuvre rapide de la législation sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Dans cet esprit, vous devriez travailler en étroite collaboration avec les États membres pour définir leurs plans nationaux pour l'énergie et le climat. Compte tenu de l'ambition accrue de l'accord vert européen, vous devriez évaluer la nécessité de revoir la législation.

Vous devez vous assurer que l'Europe suit le principe de l'efficacité énergétique d'abord. Dans ce cadre, vous devriez examiner comment l'Europe peut améliorer encore la performance énergétique des bâtiments et accélérer les taux de rénovation.

Pour accélérer le déploiement de l'énergie propre dans l'ensemble de l'économie, vous devriez promouvoir un système d'énergie largement basé sur les énergies renouvelables, avec une interconnectivité accrue et un stockage d'énergie amélioré. Vous devriez examiner comment faciliter l'intégration intelligente des secteurs de l'électricité, du chauffage, des transports et de l'industrie.
Vous devrez aider à établir les bons signaux et les incitations financières pour accroître les investissements dans l'énergie propre, notamment par le biais du nouveau plan d'investissement pour l'Europe durable. Nous devons également investir dans l'infrastructure manquante de notre système énergétique. Cela devrait aider l'Europe à atteindre son objectif d'interconnexion électrique et à développer une coopération transfrontalière sur les installations et les réseaux d'énergie renouvelable. Vous devez soutenir tous les efforts de coopération régionale en vue d'une amélioration des marchés intégrés. »

Commentaire : tiens, revoilà le veux rêve de la plaque de cuivre européenne. Sauf qu’à de multiples reprises, et notamment en janvier 2018, un problème mineur au Kosovo a failli entraîner un black out général européen, la fréquence du système électrique français et européen étant passée très en dessous de 50 Hz. Sauf que pour se protéger des variations gigantesques et incontrôlables de l’éolien allemand, Tchèques et polonais se voient contraint de mettre en place des transfo s’isolant leur réseau. Il faudrait que nos chers amis allemands arrêtent de dire et de faire n’importe quoi avec leur energiewende.

«  Le gaz aura un rôle à jouer dans la transition vers une économie neutre en carbone, notamment par le captage et le stockage du carbone. Vous évaluerez comment les sources d'approvisionnement peuvent être diversifiées à des prix compétitifs, en particulier en tirant pleinement parti du potentiel du gaz naturel liquéfié abordable. »

Commentaire : 1) c’est la politique allemande qui vise à augmenter considérablement la part du gaz, pas la politique européenne, pas la politique française ! En remplaçant leur nucléaire par du gaz, les Allemands augmentent les rejets de carbone, en remplaçant (plus lentement !) leur charbon par du gaz, ils auront toujours environ des émissions de carbone dix fois plus élevés que la France par KWh électrique et renoncent d’avance à tous leur engagement climatiques. C’est un crime !
2) Le gaz entraîne une dépendance accrue et dangereuse de la Communauté Européenne envers notamment la Russie et l’Ukraine
3) Cette orientation est en contradiction totale avec la précédent Commission et le Commissaire Miguel Arias Cañete qui affirmait « En 2050, nous aurons complètement décarboné l’Union européenne Le rôle du gaz ne sera plus le même.»  et avait même délivré un message clair à l’industrie du gaz : « on ne saura bientôt plus que faire de vos infrastructures »

« Vous devrez contribuer à la conception de la nouvelle taxe carbone à la frontière, ainsi qu'à la révision de la directive sur la fiscalité de l'énergie afin de vous assurer qu'elle est conforme à nos engagements neutres en matière de climat.
L'UE est le plus grand importateur d'énergie au monde, mais environ 85 % de nos importations sont actuellement payées en dollars. Dans le cadre des efforts plus larges visant à accroître le rôle international de l'euro, je veux que vous regardiez les moyens d'accroître fortement l'utilisation de l'euro sur les marchés de l'énergie. »

Commentaire : échec complet jusqu’à présent et aucun espoir d’améliorer la situation. Même dans le cas de l’embargo purement américain et illégal contre l’Iran, l‘Europe a été incapable ( et d’ailleurs n’a surtout pas voulu, pour ne pas pénaliser les exportations de voitures allemandes aux USA)  mettre en place un système de règlement ne passant pas par le dollar.

« Vous devriez vous concentrer sur l'amélioration de la sûreté nucléaire et des garanties à travers l'Europe et poursuivre le déclassement nucléaire en cours.
Nous devrions utiliser pleinement les clauses des traités qui permettent d'adopter des propositions sur l'énergie par codécision et vote à la majorité qualifiée »

Commentaire : sur le nucléaire, position allemande absurde techniquement, économiquement, écologiquement. Et rappel : le choix du mx énergétique dépend des Etats, pas de la Commission ! Bas les pattes, Ursula! Verstand !)

« Autonomisation des personnes et des régions :  les personnes et les régions contribueront à la transition vers un système énergétique plus propre et plus efficace. Dans le même temps, nous devons soutenir les personnes les plus touchées et les plus exposées par les transformations, en veillant à ne laisser personne derrière nous. 
Je veux que vous mettiez l'accent sur la mise des consommateurs au cœur de notre système énergétique, notamment par la mise en œuvre intégrale de la conception révisée du marché de l'électricité. »

Commentaire : donc on continue plein pot sur la libéralisation du marché de l’électricité, dont les expériences californiennes et anglaises ont montré la nocivité, et qui est responsable en Europe de l’envol des prix de l’électricité. Car ces pseudo libéralisations ne font  pas apparaitre de nouveaux producteurs (trop cher, trop risqué), mais engraissent des intermédiaires et profiteurs marrons, ceux qui en France se goinfrent sur l’ARENH ( électricité nucléaire qu’EDF est contrainte par les directives européennes de leur vendre en dessous du prix de marché)

« Vous devrez chercher à donner aux citoyens et aux coopératives les moyens de jouer un rôle accru dans l'utilisation des énergies renouvelables par l'autoconsommation. »

Commentaire : Le moyen le plus efficace qu’on ait trouvé pour désoptimiser un système, mettre fin à la péréquation et à l’égalité tarifaire, et jeter à la poubelle les obligations de service public

« Vous devez contribuer à la conception et à la mise en œuvre du nouveau Fonds de transition juste, notamment en vous assurant qu'il apporte un soutien ciblé aux régions industrielles, charbonnières intensives en énergie ainsi qu'aux  isolats énergétiques.
Plus de 50 millions de ménages européens ne peuvent pas se permettre de chauffer correctement leurs maisons. Vous devriez utiliser l'Observatoire de la pauvreté énergétique pour aider les États membres à identifier les zones qui ont le plus besoin de soutien. En règle générale, vous travaillerez sous la direction du vice-président exécutif pour l'accord vert européen. La Direction générale de l'énergie vous soutiendra dans votre travail. »

Commentaire : c’est quand même bizarre, plus on injecte d’ENR dans la production électrique, plus le prix augmente. (en fait non, cf. https://vivrelarecherche.blogspot.com/2019/07/le-grand-malefice-pourquoi-plus-il-y-de.html)
 La seule énergie abondante, économique, pilotable, décarbonée, non polluante, c’est, à part l’hydraulique dont les ressources fatalement limitées, l’énergie nucléaire que vous voulez diminuer, voir bannir !

« La voie à suivre. La mission décrite ci-dessus n'est ni exhaustive ni normative. D'autres possibilités et défis se présenteront sans aucun doute au cours des cinq prochaines années. Sur toutes ces questions, je vous demanderai de travailler en étroite collaboration avec moi et avec d'autres membres du Collège. Une fois qu'il y aura plus de clarté, nous devrions être prêts à ouvrir la voie à un partenariat ambitieux et stratégique avec le Royaume-Uni. Je me réjouis à l'idée de travailler en étroite collaboration à ce qui est une période passionnante et éprouvant des tests pour notre Commission . Vous pouvez bien sûr compter sur mon soutien personnel et politique complet avant votre audition au Parlement européen et tout au long de notre mandat. Sincèrement, Ursula von der Leyen »

Sur Kadri Simson :

Kadri Simson, née le 22 janvier 1977 à Tartu, est une femme politique estonienne membre du Parti du centre (EK). Elle est ministre des Affaires économiques et des Infrastructures du 23 novembre 2016 au 29 avril 2019. A noter que lors de la présidence estonienne de l’Union (décembre 2017), elle a soutenu des positons très favorables à l’Allemagne, en proposant de garder jusqu’en 2035 la possibilité d’utiliser des centrales à charbon pour les mécanismes de capacité (production de dernier recours)

Commentaire général : l’Allemagne connait un échec complet avec son Energiewende,- malgré ses 29 000 éoliennes, malgré un soutien total pour les énergies renouvelables en Allemagne qui a atteint 680 milliards d'euros, l’Allemagne n’a pas diminué d’un iota ses émission de carbone et a augmenté considérablement le prix de son électricité. C’est un triple échec climatique, écologique (le charbon jusqu’en 2035 !) et économique sanglant. En sortant du nucléaire (en 2020, qui plus est, avant l’arrêt du charbon !), les Allemands renoncent à remplir leurs engagements climatiques !

Conscients de cet échec de l’Energiewende, nos chers ex-amis allemands sont décidés à protéger leurs intérêts en s’attaquant de toutes les manières possibles aux avantages compétitifs de ceux qui ne veulent pas commettre leurs erreurs, et en particulier la France avec son nucléaire. La lettre de mission d' Ursula Von der Leyen à sa Commissaire à l'Energie est ne drote lgne avec la décision d'exclure le nucléaire de la taxonomie verte


Pour être clair, ganz klar,  la lettre de mission de la Commissaire à l’énergie signifie littéralement ceci : l’Allemagne déclare une guerre économique à la France. Il va falloir en prendre acte. Pour ma part, je crois que je vais m’abstenir autant que possible de tous contacts avec des organismes allemands, de tout achat de biens ou de services d’entreprises allemandes.