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dimanche 7 avril 2019

Jours de colères –Avril 2019

Jours de colères –Avril 2019

Disons-le, cette présidence continue à me plonger dans une rage continue. Compte-rendu mensuel

Geneviève Legay : cynisme et mensonges

Une manifestante âgée de 73 ans, Geneviève Legay a été grièvement blessée à Nice le samedi 23 mars, lors d’une manifestation des gilets jaunes, acte 23.  Cette militante d’Attac bien connue localement souffre de fractures au crâne et aux côtes, après avoir chuté violemment contre une borne.

Déclaration du procureur : Mme Legay n’a « eu aucun contact avec les forces de sécurité… On ne voit pas qui la pousse. Si ce n’est que ce n’est pas un agent de sécurité, qui sont  reconnaissables. C’est quelqu’un qui était devant elle, j’en connais trois », avait-il répété lundi. Il avait aussi laissé planer le doute sur l’identité de la personne qui aurait pu la pousser, citant notamment « un cameraman » et « un homme avec une casquette marron ».

Déclaration de Macron : « Cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre », dans un entretien au quotidien Nice-Matin. « Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci »…

On connait son manque total d’empathie qui ne fait que se confirmer et sa propension à donner des leçons à tort et à travers. Ici, en plus, il y a mensonge, mensonge, mensonge et insulte, mensonge ety manipulation.

Après une semaine d’enquête où Mediapart a joué son rôle :

1)  Le Monde, le service CheckNews de Libération, l’Agence France-Presse et Arrêt sur Images ont  analysé les images à leur disposition et ont conclu qu’un policier était sorti du cordon au début de la charge et avait volontairement poussé Mme Legay, entraînant sa chute puis ses blessures.

2) Le garde du corps d'un journaliste a également relaté le moment de la chute de Geneviève Legay à Mediapart : «Nous étions à deux mètres d’elle comme je l'ai expliqué aux policiers lors de mon audition. Geneviève Legay était comme nous en première ligne, personne ne l’a séparée des policiers qui ont chargé brutalement. Je n’ai pas vu lorsqu'elle est tombée. Je suis moi-même tombé et j’ai entraîné avec moi le caméraman pour le protéger. Quand je me suis relevé, j’ai vu qu’elle était à terre avec du sang qui coulait de sa bouche.»

Rappelons que selon tous les témoins, manifestants ou pas, la manifestation était totalement pacifique et calme, et que rien ne justifiait une charge policière, surtout aussi violente.

3) Un autre témoin contacté par Mediapart, Thibault Huart, secouriste de rue, a expliqué : «Geneviève Legay a reçu un coup de bouclier au visage et s’est effondrée à ce moment-là. J’étais à un ou deux mètres d’elle avant et pendant la charge des policiers. Elle a bien reçu un coup des forces de police au visage, ce qui l’a fait tomber. Ensuite j’ai dû m’occuper d’un journaliste et je ne l’ai retrouvée que lorsqu'elle était à terre. J’ai voulu l’aider mais des policiers m’ont empêché de le faire

Donc la police a empêché les premiers secours pour Mme Legay

4) Les filles de la victime relatent l’intrusion de policiers dans la chambre d’hôpital de leur mère le samedi même, alors que cette dernière était toujours choquée et en état de faiblesse, pour tenter de lui « faire dire que c’était un cameraman qui l’avait bousculée, et pas les forces de l’ordre ». Ils sont ensuite revenus deux fois le dimanche, pour les mêmes raisons.

Alors là le tableau est complet. Cette présidence ne peut qu’entrainer un vomissement généralisé de tout ce que le pays compte encore d’honnêtes gens, de droite, de gauche, et même du centre….

Muriel Penicaud, mensonge, cynisme, fake news

Annoncé trompettes sonnantes (et aussi flutiaux) par la ministre des ordonnances  travail Muriel Pénicaud : un chômeur sur cinq toucherait une allocation supérieure à son salaire antérieur.

Patatras et boule de gomme : « Le débat sur la réforme de l’assurance-chômage vient de connaître un rebondissement très intrigant. A l’origine de ce nouvel épisode, une note de quatre pages rendue publique, mercredi 27 mars, par l’Unedic, l’association paritaire qui pilote le dispositif d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Ce document remet en cause l’un des arguments-clés de l’exécutif pour transformer le régime : il s’agit de l’idée selon laquelle 20 % des chômeurs bénéficieraient d’une allocation supérieure à leur salaire mensuel moyen, perçu avant de s’inscrire à Pôle Emploi…. D’après l’Unedic, ce sont surtout les personnes ayant travaillé  moins de 25 % de l’année précédant leur ouverture de droit » qui ont touché une prestation supérieure à leur salaire antérieur. Or, elles sont peu nombreuses : 4 %, au total, soit un pourcentage très éloigné de celui évoqué par Mme Pénicaud.

La présidente CFDT de l’UNEDIC, Patricia Ferrand a exprimé son scepticisme lors d’une conférence de presse. Interrogée sur les 20% de chômeurs dont l’allocation excèderait leurs revenus d’activités mensuels moyens, elle a répondu : on ne sait pas du tout comment cela a été calculé…. ». « Les chifrres du gouvernement tenaient de la communication politique, dans l’optique de faire baisser les droits des demandeurs d’emploi. Nous, on avait dit depuis le début qu’ils étaient faux et l’étude de l’Unedic en fait la démonstration (Michel Beaugas, FO)

 Eric Le Jaouen, le vice-président Medef a fait chorus : « on aurait besoin d’un appui technique sur ce chiffre parce que ce n’est pas du tout ce que l’on constate dans notre position de gestion de l’assurance chômage…  Que c’est gentiment dit !

Constat du Monde : « Les écarts significatifs qui existent entre la note de l’Unedic et les constats de Pole Emploi ont de quoi laisser perplexe.  Comment parvenir  un diagnostic partagé sur l’assurance chômage, si des chiffrages disparates circulent ? »… Que c’est gentiment dit !

Pas 20%, 4% et au fait, des gens, dont le revenu qui sont à peine au-dessus du RSA…

Mensonge, cynisme, ignorance, idéologie indécrottable : Tiens, au fait, où en est la loi sur les Fake News ?

Yassine Bellatar, l’autre copain de Macron

L’ « humoriste » Yassine Belattar soutient Emmanuel Macron en 2017. Selon Wikipedia,  Yassine Belattar et le président Emmanuel Macron entretiennent des relations proches ; Yassine Belattar le considère comme un « frère » et est figure parmi les visiteurs du soir  de l'Elysée.

En mars 2018, Emmanuel Macron le nomme membre de l'instance du Conseil présidentiel des villes, animé par Anne de Bayser, secrétaire générale adjointe de l'Elysée, qui vise à prendre des mesures pour les quartiers difficiles. Ce comité, composé de 25 membres qualifiés par Emmanuel Macron de « vraies gens des quartiers », a été placé en concurrence avec les élus de la République que sont les maires et les spécialistes reconnus de la politique de la ville lors de son intronisation le 22 mai 2018. Le rôle de Yassine Belattar dans l'enterrement d'un rapport sur le sujet par Jean-Louis Borloo en mai de la même année a par ailleurs été critiqué.
Yassine Bellatar, c’est en quelque sorte le conseiller privé  banlieue de Macron. Ajoutons qu’il est connu pour avoir déclaré : « Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas un homme de slogan. Je ne choisis pas mes deuils. Je ne suis pas Charlie, je ne suis pas Nice, je suis Français et tout ça fait que je suis toujours en deuil quand il y a un malheur sur le territoire français » ou encore pour avoir comparé les djihadistes français prisonniers en Irak et en Syrie à des enfants qui « foutent le bordel à un anniversaire ». Ou encore qu’il n’a rien trouvé à redire à cette curieuse présidente de l’UNEF qui porte ostensiblement le voile.

L’hebdomadaire Marianne a ainsi intitulé un article  titré « Yassine Belattar, faux clown et vrai danger ». C’était assez prémonitoire. Début avril 2019 Yassine Belattar, visé par une plainte d'un ancien collaborateur d'une émission satirique, les Guignols de l'info, a été mis en examen (inculpé) jeudi à Paris, notamment pour «menaces de mort» et «harcèlement moral» sur des personnes du monde du spectacle, a appris l'AFP auprès de son avocate et de source judiciaire. Le comédien, devenu aussi polémiste à la télévision, a été mis en examen pour «menaces de mort, menaces de crimes réitérés, envois réitérés de messages malveillants et harcèlement moral» dans le cadre d'une information judiciaire ouverte jeudi par le parquet de Paris de ces mêmes chefs, selon la source judiciaire.

Selon le site d'information «Mediapart», l'enquête préliminaire avait aussi permis de recueillir des témoignages de personnes du monde du spectacle dénonçant «des comportements humiliants ou menaçants». «Quatre personnes ont décrit sur procès verbal des menaces directes, une demi-douzaine de personnes au bas mot ont évoqué des relations professionnelles difficiles et deux jeunes femmes ont raconté des conversations dérivant vers des sous-entendus ou des allusions sexuelles alors qu'elles étaient à la recherche de travail», écrit Mediapart qui dit enquêter depuis fin 2017 sur cette affaire.

Décidément après Benalla, après l’affaire du doigt d’honneur à Saint Martin, ça se confirme ! Macron a une certaine fascination pour les racailles de banlieue.

La jurisprudence Besson : le conseil d’Etat sévit !

Philippe Besson, également scénariste, est l'auteur d'une vingtaine de romans dont l'un, intitulé Un personnage de roman, narre la conquête de l'Élysée par Emmanuel Macron, dont il a suivi la campagne en tant que témoin privilégié. Il est l’ami du couple Macron et avait très envie d’être nommé Consul à Los Angelès.

Ben oui, mais c’est bête : ces postes sont dévolus au personnel sous statut des agents diplomatiques !

Qu’à cela ne tienne, à Jupiter (qui rend fous ceux qu’il veut perdre)-Macron, rien d’impossible. Donc il prend un décret en aout 2018 (tiens, pas une ordonnance, bon, bon) qui d’un seul coup, d’un seul permet au gouvernement de  nommer les titulaires de 22 postes de consul…

La voie de Los Angeles s’ouvre tout droit pour le très cher Philippe Besson.  La CFDT  réagit à la publication de ce décret par un communiqué : « Une réforme au service d'intérêts particuliers ?"  Emmanuel Macron lui, avait déclaré sans vergogne : « Il n'y a chez moi aucun copinage pour services rendus ».

Bref mars 19 : le Conseil d’Etat annule le décret d'août 2018, qui permettait au gouvernement de nommer les titulaires de 22 postes de consul, et par là même, la nomination de Philippe Besson.

LA, ce sera pour plus tard/.    

Le progrès ne tombe pas du ciel… certes non, surtout par macronisme fort

Le progrès ne tombe pas du ciel, titre d’un ouvrage de deux baby Macron, Ismaël Emelien, ancien conseiller spécial d'Emmanuel Macron, et David Amiel, économiste et ancien conseiller élyséen démissionnaires pour cause de lassitude ( et un peu d’affaire Benalla ?) . Un manifeste progressiste parait-il.

Interview à la grande matinale de France Inter et …accablante impression d’arrogance, d’immaturité et d’ignorance. Citation : « Nous, on veut transformer les corps intermédiaires en associations intermédiaires. Les syndicats devraient passer moins de temps à interpeller l'État et plus à changer la société. Pour interpeller l'État, les citoyens n'ont plus besoin d'eux. Ils n'ont pas besoin de la CGT pour organiser une manifestation »

De la part de ceux qui avec les ordonnances travail ont mené la pire des politiques de régression sociale jamais effectuée, c’est quand même assez fort ! Visiblement ils n’ont pas pris l’option histoire du travail, à Sciences PO ( elle existe ?)

Réaction de François Hommeril, secretaire générale de la ( CFE-CGC : « Rien à dire... là, je prends une leçon. 30 ans de syndicalisme et je n’avais jamais pensé à changer la société. Je vais prendre un peu de repos et réfléchir à la portée d’une telle fulgurance. Merci David. » @CFECGC


Eh ben, s’ils réussissent même à énerver la CFE-CGC….


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vendredi 1 mars 2019

Jours de Colères- février 2019- la fête aux juppéistes


Valérie Pecresse et punir la Grande Bretagne pour le brexit ou la bêtise de la droite juppéiste

Du sang, de la sueur et des larmes. Voilà ce que souhaite aux Britanniques, coupables de vouloir quitter l'Union européenne, la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse. Ce mercredi 6 février, celle qui se pose en rivale de Laurent Wauquiez présentait ses vœux à son mouvement, "Libres !", en profitant pour livrer sa vision de ce que doit être le Brexit : « «Je souhaite une Europe qui ne cède pas à la pression du Royaume-Uni car quand on la quitte, cela doit être douloureux !".

Réponse dans  Le Monde, jeudi 14 février 2019, de Charles Moore, ancien rédacteur en chef du Daily Telegraph : Dans certains pays d’Europe, les referendum ne sont plus que des soupapes de sécurité. Le gouvernement fait quelques concessions, puis impose un second vote. Si cela devait se produire en Grande Bretagne, ce serait un scandale, car nous avons horreur d’être intimidés. Presque tous les jours, dans les pubs,  dans les magasins, les trains,  les églises, les cabinets médicaux, j’entends les gens dire. « ils essaient de nous empêcher de quitter ll‘Europe, mais nous avons voté pour ça ! »…

Pour la plupart des électeurs du Brexit, les évènements qui ont eu lieu depuis le référendum de 206 n’ont fait que confirmer tout le mal qu’ils pensaient de l’UE, : l’argent qui nous a été réclamé,  les tentatives pour nous faire rester, la prétention de nous dicter les règles qui prévaudraient à la frontière entre l’Irlande du nord et la République d’Irlande, ainsi qu’entre l’Ulster et le reste du Royaume-Uni. Que diraient les Français si la Grande Bretagne leur expliquait comment traiter les marchandises transitant de la Bretagne vers une autre partie du territoire. Le langage insultant de Jean-Claude Juncker, le dédain de Michel Barnier, et maintenant la relégation aux enfers par Donald Tusk ont donné raison à toutes les caricatures qui avaient été faites d’une Bruxelles toute puissante. Que l’on puisse rester après tout sonne comme une plaisanterie pour des millions d’entre nous.

Il semble désormais logique de sortir de l’Union sans accord et de s’en remettre aux règles de l’Organisation Mondiale du Commerce dans nos relations avec le continent. Nous sommes nombreux à vouloir une issue plus positive, mais nous ne voulons pas d’une paix carthaginoise. Le no-deal serait dur pour nous, mais cela a des avantages précis. Cela signifie que l’on garderait nos 39 milliards de livres, que nous serions libres de conclure nos propres accords commerciaux, et que nous saurions à quoi nous en tenir plutôt que de traverser une transition qui nous serait démuni. Il se peut que nous soyons plus pauvres à court-terme, mais nous serions libres…Nous aurions exercé la liberté qui devrait appartenir à toutes les nations européennes, de reprendre en main notre avenir. »

Alors voilà : on pourrait penser que le peuple britannique ayant démocratiquement décidé de quitter l’Union Européenne, le reste de l’Europe ferait en sorte  que les conséquences soient les meilleures ou les moins mauvaises possibles, de recherche un accord gagnant /gagnant selon le vocabulaire que la Commission comprend.

Eh bien non, et cela,  et d’autres commentaires des fonctionnaires européens éclairent bien les choses :  il s’agit bel et bien de punir.  La politique de l’UE et de la Commission, c’est qu’il devrait être interdit de quitter l’Union Européenne (l’Eurokom), sauf à souffrir beaucoup.. Et ce qu’elles qu’en soient les conséquences, en particulier pour la France ; au hasard : le Royaume Uni est le principal pays développé avec lequel notre solde commercial est positif, les zones de pêche et les intérêts respectifs des pêchers français et anglais sont inextricablement entremêlés, les ports français seront très fortement impactés ( en cas de Brexit dur, il est question de limiter le transport transmanche à Rotterdam, Anvers et Zeebrugge) ; c’est nous qui sommes les plus proches des côtes anglaises, et en cas de Brexit, c’est Calais puissance dix qui s’annonce, etc., etc.

Donc en cas de Brexit dur, la Grande Bretagne perdra, et la France perdra aussi, et ce seront les deux principaux perdants. Mais la France y perdra beaucoup plus, parce qu’elle continuera à subir les contraintes de l’Union Européenne, tandis que la Grande Bretagne s’en libèrera

Pauvres Pécresse, pauvres imbéciles de la droite libérale juppéiste, ultra droits dans leurs bottes ultra libérales…Qu’ils dégagent !

Bonne retraite avec régime spécial et complémentaire à Juppé !

Et pour finir, bonne retraite à Alain Juppé, lui si sûr d’être le meilleur de son camp et si humilié par les dernières primaires de la droite. Le voilà nommé par la grâce de Macron au Conseil Constitutionnel ( eh ben tiens, ça doit faire plaisir aux ex socialistes qui se sont tapés Juppé sous Chirac). Une petite très petite manœuvre pour diviser la droite, très ancien monde.

Donc résumons : Juppé en tant que maire de Bordeaux touchait 3 694 euros par mois  et 4935 euros par mois comme président de Bordeaux Métropole, plus quelques picaillons (3 654 euros par mois, tout de même !! d’une UMP en faillite – les militants apprécieront.)  Bon, le tout plafonné à 8 435 euros par mois car les indemnités d'un élu local sont plafonnées à cette somme, le reste distribué à sa convenance.

Au Conseil Constitutionnel, M. Juppé touchera 13 300 euros environ pour le Conseil ; ah oui, mais attention, le cumul des indemnités n’est plus plafonné ; calcul du Nouvel Obs, un journal très méchant avec les juppéistes) ; M Juppé touchera donc 3 654 de l'UMP, 6 200 de sa retraite parlementaire, et environ 13 300 euros de ses indemnités de Sage), le total s'élève à environ 23.200 euros. A 74 ans !
Pour quelqu’un qui s’indignait des privilèges extravagants des régimes exceptionnels de retraite des cheminots et autres, c’est pas mal !

Enfin, il faut bien reconnaitre que M. Juppé possède des compétences particulières qui justifient totalement sa nomination au Conseil Constitutionnel. C’est un expert en matière de financements illégaux:

Rappel  : En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt » pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il est considéré comme un élément clé d'un système de financement occulte d'emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la ville de Paris). Il est contraint de quitter la vie politique en 2004, la cour d'appel de Versailles l'ayant condamné à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts, avec des considérations asse sévères :
           
« Il est regrettable qu'au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l'occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n'ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au Parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l'ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés.»

On peut aussi rappeler les régimes immobiliers de faveur dont il a su profiter : ce magnifique appartement de six pièces rue Jacob dans le 6ème arrondissement de Paris pour un loyer très amical, un appartement du domaine privé de la ville de Paris, rénové aux frais du bailleur.4

Juppé et les juppéistes : qu’ils dégagent !

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jeudi 27 décembre 2018

Jours de colère n°5 ou pourquoi j’ai porté un gilet jaune- les élites m‘emmerdent


L’inénarrable Cahuc et la hausse du SMIC

Tribune libre de Cahuc (co-auteur avec André Zylberberg du très contestable et méprisant Négationnisme économique) à propos du débat entre hausse du Smic et hausse de la prime d’activité suite aux revendications des Gilets Jaunes : Extraits

« La question du salaire minimum est totémique en France. L’intuition première est qu’augmenter le smic est le meilleur moyen d’accroître le pouvoir d’achat des travailleurs pauvres. Une littérature économique maintenant abondante a montré que cette intuition n’est pas toujours vraie. Depuis sa création, en 2008, le Groupe des experts sur le smic s’appuie sur ce constat pour recommander d’utiliser des dispositifs comme la prime d’activité afin d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs pauvres, plutôt que des coups de pouce au smic. Ces analyses, épaulées par les contributions des services de l’Etat (Insee, ministère du travail, Direction du Trésor), dont la compétence et le professionnalisme sont reconnus par tous, sont présentées chaque année dans un rapport accessible à tous.

Dans ce contexte, on ne peut que regretter que soient encore énoncées des contre-vérités pour fustiger les analyses des experts sur le smic, accusés d’appartenir à une même école de pensée et de délibérer dans un suspect entre-soi.

Et Cahuc, dans la suite logique de son Négationnisme économique de terminer par un couplet navré sur l’inculture économique des Français  !

Ah oui ! Sauf que les Gilets Jaunes, en matière de SMIC, ils s’y connaissent visiblement plus que Cahuc. Et qu’ils ont bien compris qu’une augmentation de la prime d’activité, contrairement à une hausse du SMIC est réversible à volonté (du gouvernement ou du patronat) et qu’elle n'ouvre pas davantage de droits à la retraite,  par exemple. Sauf qu’une hausse de la prime d’activité pour les smicards, c’est tintin pour  les autres salariés, ce qui ne serait pas le cas avec une hausse du Smic, car dans les plupart des conventions collectives -vous connaissez ce mot, Cahuc ? la hausse du Smic a pour conséquence la hausse de tous les salaires. Sauf encore que 1,2 million de personnes qui sont au Smic en France mais qui ont un conjoint qui gagne davantage ne sont pas concernés…

Sauf qu’en Espagne, Pedro Sanchez a annoncé une hausse de 22 % du salaire plancher.. Les Espagnols non plus ne comprennent rien à l’économie !

Dans la même veine, et de la même secte libérale, Jean Tirole défend mordicus la taxe carbone : « la taxe carbone est "une bonne taxe", qui, appliquée au niveau international, est susceptible de faire "changer nos comportements, orienter les choix vers des circuits courts, renoncer au charbon, isoler nos maisons, acheter des voitures moins polluantes", et, conclut-il, "de léguer à nos enfants une planète viable". L'hostilité des Français à cette taxe, estime M. Tirole dans le Journal du Dimanche, provient du fait, que bien qu'instituée en 2014, "les Français ne l'ont découverte qu'en 2018, perdant ainsi quatre années dans l'adaptation de leurs décisions au nouveau contexte".

Ben oui, mais exit la taxe carbone, parce que stupide et inapplicable. Socialement ! ( Connaissez ce mot là, Tirole ? Il existe quelque chose comme la société ! ) Parce que, les Gilets Jaunes, l’ont bien compris, la taxe carbone frappera injustement ceux qui n’ont pas la possibilité de « changer de comportement », qui n’ont pas la chance d’habiter les grandes villes et de prendre des transports en commun qui n’existent pas, qui ne peuvent changer de voiture et doivent garder leur vieux Diesel que l’Etat les a fortement inciter à acheter, parce que le Diesel, ça réduisait la note pétrolière de la France, et ceux qui la ressentent le plus fortement, car ils  sont, comme par hasard, aussi les moins aisés…

Et Tirole, comme compère Cahuc, de plaider pour une hausse de la prime d’activité. Une hausse qui ne coutera rien aux entreprises, comme l’annonce benoitement Macron. Ben oui, c’est la classe moyenne qui la financera, celle qui paie encore des impôts, pas assez pauvre pour ne pas en payer et toucher des aides, pas assez riche pour pouvoir s’en exonérer ou s’en aller.

Tiens, si au contraire, on revenait un peu sur le calendrier dément et le double cadeau aux entreprises du CIPE pour 2019 ? Parce que, Remember cette loi sociologique : à toute époque, en tous lieux, l’écrasement des classes moyennes produit des monstres politiques !

Alors oui, ces « élites » commencent à sérieusement me chauffer. Dans la Chine qui n’était pas encore capitaliste léniniste, tiens, on les aurait un peu envoyé au champs ou dans les ateliers, pour une petite paire d’année. On pourrait aussi se contenter de les condamner à apprendre par cœur les textes d’Auguste Comte sur le statut très contestable scientifiquement de l’économie politique.

Le tribunal de Troyes contre le plafonnement des indemnités de licenciement

Dans un jugement daté du 13 décembre 2018, le conseil de prud'hommes de la ville a pris la décision de passer outre le montant limite fixé par les ordonnances pour les dommages et intérêts que peuvent réclamer des salariés qui entameraient une procédure aux prud'hommes pour licenciement abusif.

Dans son jugement, le conseil de prud'hommes de Troyes estime que ce plafonnement est contraire non seulement à la charte sociale européenne, mais aussi à la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT). Ce plafonnement est pourtant l'un des points principaux des ordonnances mises en place par Muriel Pénicaud et le gouvernement en 2017. Il doit pouvoir permettre aux employeurs de davantage prévoir le coût des licenciements. Mais la mesure fait aussi partie des plus controversées : ses détracteurs sont d'avis qu'elle retire au juge sa liberté souveraine d'interprétation, indique le Figaro.

Selon les ordonnances de la réforme du Code du travail, dans le cas d'un licenciement sans réelle cause, les dommages et intérêts perçus par les salariés ne peuvent être supérieurs à 20 mois de salaire brut. Peu importe ce que pense le juge, lui ne peut plus fixer le montant de ces indemnités. Celles-ci peuvent dépasser le plafond prévu par les ordonnances dans des cas très précis : discrimination, harcèlement, violation des libertés fondamentales.

Le conseil des prud'hommes de Troyes conteste ces limites : « Ce plafonnement ne permet pas aux juges d'apprécier les situations individuelles des salariés injustement licenciés dans leur globalité et de réparer de manière juste le préjudice qu'ils ont subi ». Et de noter que, selon eux, "ces barèmes ne permettent pas d'être dissuasifs pour les employeurs qui souhaiteraient licencier sans cause réelle et sérieuse un salarié. Leur conclusion est sans appel : Ces barèmes sécurisent davantage les fautifs que les victimes et sont donc inéquitables. Dans l'affaire en question, le conseil des prud'hommes a au final adjugé le double des indemnités prévues initialement par les ordonnances.

En réponse dans une tribune publiée par Le Monde, le ministère du Travail affirmait que par ces jugements, ce n’est pas la légalité de la grille qui est interrogée mais plutôt « la formation juridique des conseillers prud’hommaux ».

Ben voyons ; les petits juges de proximité ne comprennent rien aux subtilité juridiques, il faut les rééduquer ! Vivent nos élites et leur morgue ! 

Aux champs, à l’atelier, à l’usine, les élites !

Pas décodé à se laisser ainsi taper sur ses doigts de mauvais élève, le tribunal de prudhommes de Troyes a rétorqué : « Mettre en cause notre autorité, notre compétence, et le principe de la séparation des pouvoirs, qui constitue pourtant l’un des fondements de notre démocratie, est scandaleux et porte atteinte à l’autorité de la justice et à son indépendance. ». Suite au prochain épisode - le Conseil d’Etat, qui, on n’en doute guère, est d’ordinaire très élitiste, mais peut réserver des surprises comme dans le cas des tarifs réglementés d’EDF, où il a résisté aux injonctions européennes !

L’inénarrable Le Gendre.

Déclaration de Gilles Le Gendre, chef de l’obèse groupe En Marche à l’Assemblée Nationale, sur  Public Senat. «  Je pense que nous avons insuffisamment expliqué ce que nous faisons. Nous nous donnons beaucoup de mal mais il faut le faire mieux, plus, en étant plus proche de ce que les Français attendent 
Deuxième erreur, dont nous portons tous la responsabilité – moi y compris, je ne me pose pas en censeur : c'est le fait d'avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d'achat. »

Là , ça décourage même toute réponse. Aux champs, à l’atelier, à l’usine, les élites !

Les Français, et surtout les classes moyennes,  ne comprennent pas les mesures du gouvernement (le gouvernement les comprend-il lui-même, pas sûr vu la cacophonie et la panique avant et après les annonces de Macron ?) Mais ils comprennent très bien comment ils sont b.

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mercredi 12 septembre 2018

Jours de colère


Une petite explication  sur ce blog.

Ce blog  naguère assez sage et visant à une vulgarisation intéressante  des sciences et techniques  et de leurs enjeux culturels, politiques, historiques, sociétaux est certainement en train de dériver. Les enjeux de politique énergétique et climatique y ont pris une place prépondérante, et cela me parait assez justifié en raison de l’urgence et de l’importance pour l’Humanité, et, pour répondre à cette urgence, de la nécessité d’effectuer les meilleurs choix politiques scientifiquement fondés. J’essaie depuis plusieurs années de m’informer honnêtement et je reporte ce que je trouve. Et je suis de plus en plus inquiet et, oui, en colère, de voir me semble-t-il la manipulation par de louches intérêts idéologiques et financier de l’urgence environnementale transformée en panique bien profitable pour certains. Ainsi, lorsqu’on voit un ministre de l’environnement peut-être sincère mais à coup sûr scientifiquement ignorant démissionner en dénonçant les lobbies alors qu’il a lui- même tordu les lois et limité les recours au profit du lobby des margoulins de l’éolien, catastrophique pour l’environnement et le changement climatique, alors qu’on voit des militants, des pays entiers prétendre lutter contre le changement climatique en menant une politique antinucléaire, il est difficile de rester calme. On voit d’ailleurs très bien, dans le cas du nucléaire à quelle étrange alliance on assiste entre l’ignorance scientifique et  le commerce de la peur et l’avidité des intérêts financiers – le nucléaire est le seul secteur énergétique dont même les plus extrêmes des libéraux n’envisagent pas, au moins en Europe, la privatisation. 

Aucune bonne politique énergétique et environnementale, pas plus que de santé, ni agricole, ne peut reposer sur une telle ignorance ou un tel déni des connaissances scientifiques, sur une telle haine de l’humanisme et du progrès. Il n’y a dans cette voie, que la régression la plus absurde et la plus sombre, et aucun solution.

De même, aucune bonne politique ne peut sortir de  la mise en concurrence de tous contre tous et l’affrontement débridé des intérêts, sur fonds de méthodes politiques de voyou consistant à désigner à la vindicte publique et à la chaine de prétendus privilégiés – les agents du service public, ceux de la Sncf, les cadres chômeurs, les « bénéficiaires » d’arrêts de travail…), à ignorer et disqualifier les corps intermédiaires, à vicier les pratiques politiques et contourner les méthodes délibératives, sans lesquelles il n’est pas de démocratie possible, pas de possibilité de fonder une opinion publique, pas d’opinion commune, « de doctrine sociale commune sans laquelle  il ne reste d’autre expédient, pour maintenir une harmonie quelconque, que la triste alternative de la force ou de la corruption » (Auguste Comte), pas de conciliation entre « la spécialisation des fonctions et la convergence des efforts (toujours Auguste).

Alors, de temps en temps,  ce blog cèdera à la tentation de la colère, passion non pas mauvaise, mais au pire inutile, au mieux soulageant et réveillant.. ;

Jour de colère n°1 :  Déclaration d’Edouard Philippe : «  En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de 11 à 12 par an et par salarié du privé. C'est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire ».

Commentaire 1 : « Les plus de 55 ans ont le taux d'absentéisme le plus fort, en raison de la longueur de leurs arrêts de travail. En juin, les chiffres de l'Assurance Maladie montraient l'augmentation des arrêts maladies de longue durée, c'est-à-dire supérieurs à trois mois, une hausse attribuée au recul de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ».

Commentaire 2 : « Un lien très clair entre l’absentéisme au travail/les arrêts maladie et les conditions de travail » : Sur la question des indemnités journalières (IJ), la CFE-CGC a rappelé en préambule qu’il existe, dans les entreprises, un lien très clair entre l’absentéisme au travail/les arrêts maladie et les conditions de travail. « Nous souhaitons donc prendre le temps d’examiner précisément ce sujet et attaquer également le problème sous l’angle de l’organisation du travail », explique François Hommeril.

Commentaire 3 : Non un jour de maladie n’est pas un jour de congé, et le très grande majorité des médecins se plaignent plutôt (et plaignent) de patients qui ne prennent pas leurs arrêts maladies, préférant, sous la pression, réelle ou intériorisée, mettre leur santé en danger et celle de leurs collègues. Et ce n‘est surement en organisant la disparition progressive des médecins du travail des entreprises que ça s’améliorera.

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Jour de colère n° 2 : Condamnation de la France dans l'affaire de la crèche Baby-Loup : le comité Théodule et le machin.

Excellente tribune de Guy Konopnicki dans Marianne du 02 septembre. Extraits ( mais SVP lire l’intégralité » : La France a donc été condamnée par le comité des droits de l'homme de l'ONU parce que la crèche Baby Loup, association disposant d'une délégation de service public, n'a pas permis qu'une employée arbore un signe religieux pour se transformer en panneau publicitaire de l'islam. La crèche a été créée à Chanteloup-les-Vignes en 1991, et les enfants qui l'ont fréquentée ont eu le temps de grandir dans une République laïque. Depuis le début de l'affaire, en 2008, un comité Théodule n'a eu de cesse de multiplier les procédures, avec l'objectif de faire reconnaître l'interdiction du port du voile comme une atteinte à la liberté religieuse.

Débouté par la Cour de cassation, ce comité Théodule est allé dénicher un organisme croupion de ce que de Gaulle appelait « le Machin ». Si bien que le Monde peut titrer : « L'ONU critique la France »
« Voici la France coupable de bafouer la liberté de voiler les femmes, et, pourquoi pas, celle de leur imposer le mariage dès l’âge de douze ans, conformément à la loi coranique ? La réaction d’une partie de la presse, répercutant la condamnation comme s’il s’agissait d’une résolution solennelle, plaçant la France au ban des nations, laisse songeur. La laïcité, cette vieillerie, ferait donc de nous d’affreux liberticides, interdisant les marques ostentatoires de discrimination sexiste. Tout se passe comme si certains journalistes se sentaient coupables d’appartenir à cette France qui ne s’aligne pas sur le modèle communautaire ».. « Le Machin onusien peut bien condamner la France, il y trouve des coupables volontaires pétris de contrition. »

Bravo et très bien écrit ! Mais Konopnicki, et d’autres qu’ils l’ont lu et suivi, a bien tort de traiter par le simple mépris le Machin Onusien qui a condamné la France à indemniser la provocatrice voilée de la crèche Baby- Loup. Ils ont expliqué que cette condamnation n’a aucune valeur en France.

Eh bien, ce n’est pas l’avis du Président de la Cour de Cassation : « la France peut néanmoins difficilement ignorer une telle décision qui lui reproche de ne pas respecter un pacte international qui l’engage. La Cour de cassation va tenir compte de cette interprétation divergente du droit. Le premier président de la plus haute juridiction du pays, Bertrand Louvel, en a officiellement averti les magistrats du siège et du parquet lundi 3 septembre… le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a constaté que notre assemblée plénière elle-même avait méconnu des droits fondamentaux reconnus par le Pacte international des droits civils et politiques dans l’affaire connue sous le nom de Baby Loup … Même si cette constatation n’a pas, en droit, de force contraignante, l’autorité qui s’y attache de fait constitue un facteur nouveau de déstabilisation de la jurisprudence »
Oui, le mépris ne suffit plus- jours de colère !

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Jour de colère n°3 : 700 ruches à Paris. La Maire de Paris a fixé comme objectif de renforcer la place de la nature à Paris, notamment à travers l’installation de ruches et la valorisation de leur miel, au cours de cette mandature.

 Paris compte au recensement de 2015 près de 700 ruches et un patrimoine municipal de 143 ruches réunies dans 23 ruchers, gérés par des associations ou des particuliers apiculteurs dans le cadre de conventions d’occupation du domaine public. Ces apiculteurs se sont engagés à développer des ruchers pédagogiques afin d’informer le public sur la question des abeilles domestiques et plus largement sur les insectes pollinisateurs.

Expérience vécue : Impossibilité de déguster une tarte aux framboises à certaines terrasses à Paris sans se voir entouré d’une dizaine d’abeille qui viennent vous disputer votre pâtisserie favorite jusqu’à la bouche, et une voisine affolée et finalement piquée.

Une autre qui est sérieusement piquée, mais ça on le sait depuis longtemps, c’est la maire de Paris. Merdre ; les abeilles c’est à la campagne, pas à Paris. Amateurs de miels parisiens, à qui on le vend sûrement très cher ( ch’sais pas, j’en ai jamais acheté), sachez- le : le miel que vous mangez, c’est ma tarte aux framboises ! Bon appétit.

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