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vendredi 7 juin 2019

Interdiction des moteurs essence et Diesel avant 2040 : et une loi macroniste stupide de plus !


Décidément, depuis sa pseudo-victoire aux européennes, le macronisme se sent tout revigoré  et un peu de démagogie opportuniste et écologiste aidant fonce droit devant. Donc a été voté à l’Assemblée une loi démagogique, inapplicable, stupide, dangereuse de plus : L'interdiction des moteurs essence et diesel à partir de 2040.

Un choc social énorme pour l’industrie

Décidément, si l’écologie est à la mode, on ne voit, malgré la colère toujours présente des gilets jaunes aucune remontée des préoccupations sociales. Donc, allons-y ans le brutal pour faire réaliser l’ampleur de la chose  : d’ici à une vingtaine d’années, les constructeurs automobiles ne pourront plus commercialiser de véhicules essence ou diesel. Ces derniers représentent aujourd’hui plus de 95 % des ventes.

Les enjeux sont considérables, puisque la filière automobile représente 16 % du chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière française, avec plus de4 000 entreprises industrielles employant quelque 440 000 salariés, et, en aval, près de 130 000 entreprises de services employant 480 000 salariés.
Tiens, pour ceux qui aiment s’amuser, un extrait du rapport  de l’Office Parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques sur l’arrêt de la commercialisation des véhicules thermiques en 2040.

« M. Gérard Longuet : je ne vois pas que le gouvernement pourrait, de gaieté de cœur, considérer un problème impactant 800 000 personnes sans leur donner le moindre espoir de s’en sortir. Quand, entant que ministre chargé de l’industrie, j’ai « fermé » les dernières mines de charbon, elles n’avaient plus que 10 000 salariés, c’était relativement facile. Pourtant, mon ministère a été vandalisé plusieurs fois. Le Conseil régional de Lorraine tout autant. Je pense qu’on ne peut pas dire à 800 000 personnes qu’on est en train de programmer leur disparition, sans certitude de pouvoir les sauver, et sans perspective de nouveaux métiers...

M. Cédric Villani, député, premier vice-président de l’Office. Pourtant, il va falloir gérer cette disparition. La question est : comment le faire ? (Il est bien gentil Cedric !) Gérard Longuet,. En tout cas, je pense qu’on ne peut pas ne pas montrer l’importance de ce choix, et les questions sans réponse à cet instant. »

En effet !

Et c’est pourtant ce qu’a fait la majorité macroniste de l’Assemblée! Plus dans le méptis et le et le je m’en foutisme social, c’est difficile

Un matraquage de plus pour les automobilistes

Ben oui, car le Diesel, même sans bénéficier de la prime au carburant, c’est toujours très économique. A preuve : Selon une étude réalisée par le groupe l'Argus, plus des deux tiers des automobilistes qui sont passés du Diesel au sans-plomb depuis trois ans sont déçus car ils trouvent que leur véhicule consomme trop !

Le rapport de l’Office Parlementaire estime à un faramineux plusieurs centaines de milliards d’euros le coûr de l’interdiction des moteurs thermiques d’ici 2040. Qui paiera ? Ben, les automobilistes et surtout ceux qui ne le peuvent pas. A l’achat, le véhicule électrique est pénalisé : à modèle équivalent, malgré les aides gouvernementales, le surcoût moyen par rapport à une voiture thermique est  proche de 50 %.

Et cerise sur le gateau !: la décision d’arrêter brutalement le diesel a un effet pervers, celui de bloquer les innombrables propriétaires actuels de diesel dans leur choix actuel ( naguère très favorisé par l’Etat).En effet, la valeur de revente de leur véhicule est de zéro !
Alors on fera comment ? Là encore, la solution macroniste figure dans le rapport de l’Office Parlementaire :

« Les pouvoirs publics devront par conséquent faire payer à la collectivité le prix nécessaire pour que la mobilité devienne sobre en termes de carbone. M. Nicolas Meillant : Un autre levier qui pourrait encourager les consommateurs à s’équiper en véhicules électriques sont les restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants, comme celles instaurées dans la ville de Londres. Les centres-villes vont être de plus en plus dédiés aux mobilités à faibles émissions, donc à la mobilité électrique. La mairie de Paris étudie d’ailleurs l’idée de réserver les quatre premiers arrondissements aux mobilités à faibles émissions. En Allemagne, une trentaine de ont déjà pris des mesures restrictives pour les véhicules thermiques. Par exemple, à partir de janvier 2019, les véhicules diesel ne pourront plus circuler à Stuttgart, y compris sur les rocades. À Hambourg, depuis mai 2018, tous les véhicules diesel, y compris Euro 5, soit 80 % des véhicules en circulation, ne peuvent plus emprunter l’une des rues principales de la ville. Ces mesures vont se multiplier. Quand bien même le véhicule électrique serait plus cher, il conférera à son utilisateur un avantage d’utilité, grâce à son accès aux centres-villes.

Donc, manants diéselisés, interdiction de rentrer dans les villes ! Macronistes, vous voulez vraiment remplir les ronds points !

Un choix très contestable pour l’écologie

Si j’ai un moteur (le Diesel) qui consomme 30% de moins que so concurrent, si l’on effectue le traitement nécessaire à la sortie des gaz, il doit polluer 30% de moins. En tous les cas, pour le CO2 dont on nous rabat les oreilles, c’est incontestable ! Du point de vue climatique le Diesel est plus intéressant que l’essence !

Le remplacement par la voiture électrique ? Encore faut-il calculer l’analyse des émissions de CO2 tout au long de son cycle de vie, et non plus seulement en utilisation, comme actuellement. Et surtout ceci : ça dépend fortement comment l’électricité est produite ! A partir de lignite ou de carbone, c’est catastrophique ( et les allemands se fichent vraiment du monde) ; à partir de gaz ? Ben, à ce moment, il vaut beaucoup mieux des véhicules GPL ! La France est privilégiée de ce point de vue en raison de ses 75% de production électrique nucléaire. Mais alors il faut en tirer la conclusion : vouloir à la fois pousser le véhicule électrique et réduire le nucléaire est absurde au regard de l’objectif bas carbone.

Néfaste pour le climat, l’interdiction des moteurs essence et Diesel avant 2040 est –elle favorable à la santé publique ? La situation n’est pas la même dans les villes et les campagnes ; de plus, avec les nouvelles normes Euro 6, le Diesel, compte-tenu du fait répétons-le qu’il consomme 30% de moins de carburant, n’émet maintenant pas plus de particules que les moteurs à essence (en particulier, les rejets de NOx ont été divisés par deux).

Reste que la découverte chez Volkswagen de dispositifs destinés à fausser spécifiquement les résultats lors des test destinés à vérifier le respect des normes a porté un coup terrible au Diesel. Que l’on punisse sévèrement le (ou les)  tricheurs, et surtout que les Allemands se montrent un peu plus modestes sur une Deutsche Qualität de plus en plus mythique) ; mais il serait irresponsable de liquider tout un secteur qui n’est pas dépourvu d’intérêt pour la mobilité et pour l’environnement à ce prétexte.

Une loi en contradiction avec les recommandations de l’OPECST

Constatant le coût faramineux de  cette mesure d'interdiction des moteurs essence et diesel à partir de 2040, le rapport parlementaire invitait à éviter des choix précipités et néfastes et surtout à respecter la neutralité technologique :

« les rapporteurs estiment qu’il faut réaffirmer le principe de neutralité technologique, garant de la liberté des industriels de trouver les meilleures solutions, et de celle de leurs clients, d’adopter celles qui répondent le mieux à leurs besoins. À cet égard, le moteur thermique continuera à jouer un rôle, dans une période de transition, au côté des véhicules électriques à batterie, par exemple dans les véhicules hybrides rechargeables. Alimenté en bioGaz ou même GPL, le moteur thermique peut d’ailleurs être plus vertueux. La neutralité technologique permet aussi une transition plus progressive limitant les impacts sur le tissu industriel et les emplois. »

Eh ben, les députés macronistes ont fait tout le contraire ! Et leur amateurisme, et leur irresponsabilité sont telles qu’on ne sait même pas si l’interdiction qu’ils ont votée concernera les moteurs hybrides ou fonctionnant au bio-gaz !!  Si c’est le cas, cela va à l’encontre de l’évaluation pourtant déjà « audacieuse » de l’OPECST… et cela rend leur loi de toute façon inapplicable ! Une loi de papier de plus !

Le Diesel bashing. Quid de la mortalité ?

 « Le diesel-bashing repose sur une mauvaise appréciation des résultats scientifiques et condamne un secteur d’activités, non pas à cause de l’évolution naturelle de la société, ce qui conduit, en général, à une lente décroissance des productions, mais à cause d’une idéologie instrumentant les peurs »
voir là-dessus une série d’articles très intéressants et passionnés de M. Le Floc-Prigent, notamment http://loikleflochprigent.com/?p=321, http://loikleflochprigent.com/?p=865

En résumé :

Le chiffre de 48.000 morts par an dus au Diesel a été lancé par Jean-Vincent Placé, Delphine Batho et Cécile Duflot, repris par de nombreux media sans critiques et par Emmanuel Macron lui-même (Tinens, où en est la loi sur les Fake news ?).  

Aucune étude n’en apporte la preuve. La réalité semble même être complètement différente.

Même le journal Le Monde, en 2013, avait dénoncé l’usage abusif de ce bilan, martelé sur les ondes.
Ce chiffre est issu d’une manipulation d’étude de la Commission européenne sur la pollution atmosphérique. Il s’agissait en réalité de l’ensemble des morts prématurés dues à la pollution, et de plus estimée d’une manière, comment dire, assez cavalière. Commentaire « Quand sur un certificat de décès il est indiqué tuberculose comme cause de la mort, on sait à quoi s'en tenir. Quand on lit affection respiratoire chronique, aggravée par le tabagisme ou d'autres facteurs, c'est beaucoup plus difficile d'évaluer le rôle de la pollution atmosphérique, a fortiori le rôle éventuel du diesel. Les chiffres que nous avons sont des estimations entourées d'incertitudes." (Agnès Lefranc, adjointe à la direction santé et environnement de l'Institut de Veille sanitaire (INVS).

Au même moment, un article paru dans Nature a proposé un chiffrage  des décès dus aux PM 2,5 et aux NOx à 38 000/an dans le monde, dont 28 000 dans l’Union Européenne… C’est pas 48 000 pour la France seule !

En 2011, une enquête auprès de 9 villes de France (sur un total de 25 villes européennes) s’est penchée sur les effets de la pollution atmosphérique urbaine. Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse (soit 12 millions d’habitants) ont contribué à ce projet baptisé Aphekom. Les résultats ont été publiés en 2012. Résultat : L’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, ce qui équivaut à différer près de 3 000 décès par an, si les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 respectaient la valeur guide de l’OMS (10 µg/m3). (NB accidents domestiques 20000 morts par ans en France)

Ajoutons à cela que l’on mélange joyeusement mortalité, mortalité prématurée , mortalité évitable, qui sont des concepts statistiques  assez délicats d’interprétation (La mortalité prématurée est l’ensemble des décès survenus avant 65 ans. La mortalité évitable est définie à partir d’une répartition en trois composantes : causes de décès liées aux comportements à risque, causes de décès liées au système de soins et autres causes de décès. )

Oui, il  y a bien eu dans les campagnes contre le Diesel ce mélange maintenant systématique d’ignorance scientifique, de haine de la technique, de refus de la rationalité et de manipulation des peurs !


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mercredi 1 mai 2019

Jours de Colère Mai 2019 – l’incendie de Notre Dame n’est pas un accident


Un accident à répétition n’est plus un accident mais une négligence coupable

Oh ben là, il y en a tellement que ça va pas tenir en un seul blog.  L’Incendie de Notre Dame, pour commencer !
Et tiens, une réaction, venue de très loin :

« A notre avis, l’incendie de Notre-Dame n’aurait pas dû arriver. (…) On dit que le feu aurait pu être causé par un court-circuit sous le toit. Si des vestiges culturels sont dévastés pour cette raison, c’est impardonnable… Notre-Dame est un héritage culturel de l’humanité et la France a le devoir de le protéger. Il y a beaucoup de monuments historiques de classe mondiale en France. Il est difficile d’être rassuré quant à leur protection à l’égard de désastres. Les dirigeants chargés [de ce patrimoine] devraient être tenus responsables de l’incendie. Nous croyons avoir le droit moral d’en faire la requête. »
Un peu vachard, mais combien vrai, fier et droit, et de juste et saine colère. Qui ? Global Times, quotidien semi- officiel chinois. Merci ! Et continuez quand même à venir nous voir !

D’autant que l’incendie de Notre Dame n’est pas un accident !

Un accident, c’est ce qui arrive…par accident. Or les incendies sur les chantiers patrimoniaux, en France, n’ont plus rien d’accidentel.  Ainsi, presqu’en face de Notre Dame, l’hôtel Lambert, joyau du XVIIe siècle, a été en 2013 pendant de longues heures le proie des flammes, alors qu’un chantier contesté était mené par ses nouveaux propriétaires qataris. L’origine précise de l’incendie n’est toujours pas connue, mais des associations avaient dénoncé la multiplication des câblages et autres circuits techniques dans les charpentes… tiens, tiens,

Le 15 juin 2015, un feu ravage la toiture de la basilique Saint-Donatien, à Nantes. En moins d’une demi-heure, il ne reste presque plus rien de la charpente. Les expertises menées sur la basilique s’accordent sur le fait que des travaux de maintenance sont bien à l’origine du sinistre, probablement des opérations de soudure. Quatre ans après, les travaux sont toujours en cours et devraient coûter 9 millions d’euros.

Dans la nuit du 22 juillet 1997, un spectaculaire incendie dévaste une partie de la toiture du Palais de Chaillot, place du Trocadéro, à Paris. L’aile Est, touchée par les flammes, abritait le musée des Monuments français et le musée du Cinéma. Des travaux de soudure et de couverture de la toiture avaient été réalisés quelques heures plus tôt. Les pièces de collection ont pu être préservées. Le 19 janvier 2016, un feu ravage le dernier étage et la toiture de l’hôtel Ritz, encore en travaux,

Le 11 mars 2016, le feu s’est déclaré en début de soirée au premier étage de la cathédrale Saint-Etienne, à Auxerre, suite à des travaux de zinguerie, effectués un peu plus tôt dans la journée….

Etc, etc…Un accident qui se répète n’est plus un accident !

Qui seront les prochains ? A La Madeleine, à Paris, diverses autorités n’ont cessé de signaler des branchements électriques aberrants et dangereux ; Dans l’ Yonne (avec Sens, la « mère de Notre Dame de Paris) le vicaire général Joël Rignault lance un cri d'alarme pour que les systèmes électriques soient refaits. « Dans nos deux cathédrales à Auxerre et à Sens, l’électricité est ancienne. Sans doute, faudrait-il urgemment regarder l’état de santé de tout le dispositif car les installations ont été réalisées au cours du temps et il n’y a pas forcement de vision générale. Or, on le sait, le danger vient souvent de ces installations anciennes. Il y a urgence. Nous lançons ces appels depuis très longtemps sans réponse pour l’instant et cela me semble inquiétant » poursuit le vicaire général. 
Et plus grave encore, ceci que révèle Le Canard Enchainé : la Sainte Chapelle, oui la Sainte Chapelle, gravement menacée, depuis que  le Palais de Justice qui l’entoure a été désaffecté et  peu surveillé, alors que des pièces abandonnées sont remplies de débris mobiliers hautement inflammables.. Si la Sainte Chapelle flambe, dira-t-on encore que c’est un accident ?

On le sait, tous ces chantiers patrimoniaux de réfection sont à très haut risques d’incendie. On discutera probablement longtemps de l’origine exacte ( points chauds non surveillés après soudure , électrification en dehors de toute procédure de sécurité et même de tout bon sens de certaines cloches…), la moindre des choses auraient été d’assurer la surveillance du chantier par un nombre suffisant de vigiles, et assez longtemps après la fin journalière des travaux. De multiples boutiques de luxe, en pleine crise rampante des gilets jaunes n’hésitent pas à louer les services de vigiles samedi après samedi ; une solution éminemment  abordable pour protéger des boutiques ne l’a pas  été pour Notre Dame !

Cet incendie de Notre Dame, au moins provoqué une saine réaction… en Espagne : la sécurité électrique de tous les monuments sera revue a annoncé le ministre de la culture José Guira.

Après l’incendie, les Vandales ?

Macron intervenant pendant l’incendie a eu des propos justes et sensibles, pour remercier les pompiers, pour évoquer notre destin commun, notre histoire qui ne s’arrête jamais…allez 1 minute de dignité. Puis très vite après le macronisme : « Nous rebâtirons la cathédrale plus belle encore, et je veux que cela soit achevé d'ici cinq années » ! Et Anne Hidalgo d’enchainer : oui, il faut que ce soit fini pour les Jeux Olypiques »
Ben voyons ! A l’ enfant qui serre les poings en crient je veux, ma grand-mère répondait : « le roi disait : nous voulons »

Puisqu’il en est incapable, reprenons à Natacha Polony dans Marianne (25 avril 2019) les paroles que l’on aurait aimé entendre : « Cela prendra le temps qu’il faudra, quarante, cinquante ans, si nécessaire, nous y mettrons notre ardeur et notre savoir-faire , et nous rebâtirons ». Nous aurions aimé que ce chantier dépasse le temps d’un mandat, pour que l’annonce soit pleinement désintéressée, qu’elle appartienne on à un homme politique qui joue les prochaines élections, mais au Président de la république française »

En effet. Mais non ! . Un projet de loi spécial Notre-Dame de Paris a été présenté mercredi 24 avril en conseil des ministres. Celui-ci donne « la possibilité au gouvernement de prendre par ordonnance les mesures d’aménagement ou de dérogation nécessaires pour faciliter la réalisation des travaux » de l’édifice », autrement dit de s’affranchir des procédures en vigueur en matière de monuments historiques, et en particuliers des avis et conseils des architectes du patrimoine.
Même le gentil Stéphane Bern s’en est inquiété : « une loi d’exception, cela nous inquiète. Le risque est de créer des précédents. Il y a beaucoup de précipitation. Les lois d’exception, ça m’angoisse toujours », Même le très courtisan Jack Lang ( il tient à ses postes) a réagi : « Nous avons, par le passé, mené à bien des chantiers d’ampleur sans avoir besoin d’une telle disposition,. En neuf mois, nous avons redoré ainsi le dôme des Invalides en 1988, et, en quatre ans, nous avons restauré la totalité du palais du Louvre sans aucune dérogation. De même la cathédrale de Strasbourg et beaucoup d’autres chantiers. »
Avant l’annonce de ce projet de loi, la Fédération des professionnels de la conservation-restauration (FFCR) avait regretté mercredi être exclue du débat sur la restauration de Notre-Dame. « Nous avons constaté l’absence totale du terme conservation-restauration au sein des débats, [alors] qu’en matière de préservation, de conservation ou encore de reconstruction seuls le temps long et la concertation garantissent une prise en compte globale, réfléchie, harmonieuse et pérenne des enjeux », déplorait un communiqué de la profession.

Bref, si Notre Dame survit à l’incendie, elle risque de ne pas survivre au vandalisme macronien !

Réaction sur twitter : « Ha bah oui,  le chiffre rond du monsieur, c'est quand même plus important que les règles de sécurité, de protection de l'environnement, d'étude du matériel archéologique et ce qui aurait pu être un chantier modèle pour démontrer les avancées techniques en restauration scientifique !
En effet, cette restauration à l’identique aurait pu être un sacré défi pour démontrer le savoir faire de nos artisans et spécialistes du patrimoine !

Sur les donations effectuées : « Où sont tous ceux qui se scandalisent des dons des mécènes pour Notre-Dame pour s'indigner de la défiscalisation massive pour des Jeux Olympiques à plus de 6 milliards ? Notre-Dame de Paris est donc beaucoup moins importante que cet événement éphémère et ruineux ?
Ou si l’on veut en unités Neymar, c’est deux Neymar…

La Charpente :

Dans le dernier Kaufmann (comme d’habitude instructif et agréab) : Venise à double tour : « Rien de plus admirable que la charpente d’une église. Dans ma vie, j’en ai exploré deux : la Cathédrale Saint-Etienne de Bourges et l’Eglise Saint Sulpice de Paris. C’est dans les combles que bat le cœur de ces immenses constructions. Leur principe de vie. On y entend nettement le pouls, cette circulation de soufflerie continue et régulière qui s’insinue entre poutres et solives.. »

En bois et à l’identique !


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dimanche 13 mai 2018

Anne Hidalgo et Smovengo ; l’histoire d’un désastre !


Un désastre pour les Parisiens

Après avoir géré pendant dix ans le service de vélo en libre-service parisien, l’entreprise JCDecaux a perdu l’appel d’offres en avril 2017 au profit de Smovengo (qui réunit la PME montpelliéraine Smoove, les espagnols Mobivia et Moventia et Indigo, leadeur du parking). Le plannig initial était le suivant : Le planning officiel était le suivant : fin du dématèlement des Cvlocity (Decaux) fin janvier 2018,installation de la moitié des Smovengo en janvier et l’autre moitié au cours du premier trimestre. Mi mai 2016,  nous en sommes à lors que le mouvement social est entré dans sa quatrième semaine, seules 675 stations sont ouvertes alors que le plan initial prévoyait la mise en place de 1400 stations fin mars. Mais station ouverte ne signifie pas que l’on puisse y prendre des vélos : Smovengo a annoncé le retrait de 1500 à 2000 vélos électriques et 3000 vélos bloqués en station en raison d'erreurs informatiques, notamment, sur environ 9000 déployés ! Seules 11 stations électrifiées sont en état de marche ; la solution provisoire des stations sur batterie se révèle un bricolage répugnant qui ne fonctionne pas. Et les vélos électriques sont pour l’instant retirés !

 Le printemps arrive et les parisiens ne peuvent pratiquement pas utiliser de velib- le service a d’ailleurs proposé, pour ceux qui en font la demande, de rembourser les trois premiers mois ; c’est bien le minimum, mais encore faut-il que les abonnés le demandent en s’inscrivant sur le site

Un désastre pour les salariés

A la catastrophe industrielle se joint une catastrophe sociale. Il faut voir avec quelle morgue le président du consortium Smovengo , Yann Marteil, dans un article du Monde du 6 novembre 2017 s’adressait aux salariés de Velib Decaux: « Les anciens JC Decaux doivent postuler sans tarder  à Smovengo », en expliquant que, contrairement aux pratiques habituelles, les salariés ne seront pas repris, leurs contrats de travail ne seront pas transférés, ils doivent démissionner pour être repris, et il n‘y aura pas de la place pour tout le monde !
Et effectivement sur ce terrain là, c’est aussi une catastrophe au point que depuis le 17 avril, soit plus de trois semaines, les nouveaux salariés de Smovengo sont en grève, , franchement, on les comprends : sous-effectifs, et pas qu’un peu : « On est passé de trois cents agents de terrain sous la direction de JC. Decaux, à moins d’une centaine actuellement. ». « On nous avait dit qu’on nous reprenait aux mêmes conditions, mais Smovengo nous a imposé de nouveaux horaires ». 70 % des agents travaillent de nuit ; or  la majoration des salaires de nuit a considérablement baissé, passée de 45 % à Cyclocity à 10 % à Smovengo. Et pour les week-end, il n’y a plus du tout de majoration, zero ! Le panier-repas, lui, est passé de 12 euros à 5,73 euros. Les arrêts de travail se sont multipliés amplifiant un sous-effectif chronique…d’autant que les agents sont en première ligne pour éprouver la mauvaise humeur des parisiens, certes justifiée, mais pas contre eux.

 Résultat : pour arranger le tout, une grève des salariés de Smovengo- une cinquantaine, soit 85 % ! des agents de terrain, selon les responsables du mouvement) à faire grève. Et pour gaire mieux : Smovengo a assigné 37 employés grévistes sont assignés au tribunal correctionnel de Paris.

Un gaspillage écœurant

Commentaire d’un internaute : Si on résume : on avait un système qui fonctionnait globalement bien qu'on fout en l'air. On avait des bornes qui auraient pu être adaptées à d'autres vélos, on les détruit et on les change avec des travaux colossaux. On avait des vélos qui remplissaient leur fonction, on les jette. On avait un abonnement raisonnable, il augmente... On avait des salariés qui connaissaient leur boulot, on les vire !! Qu'est ce qu'on dit ? MERCI HIDALGO !!

Un appel d’offre étrange

En effet ; et l’on peut se demander quel mécanisme d’appel d’offre peut au juste  arriver à un tel désastre ; ce n’est ni le mieux disant ni en terme de services, ni de prix, ni pour les salariés. Challenge (7 juillet 2017) rapporte de bien curieux ou affligeants renseignements : La décision s’est faite essentiellement sur le coût , et contre l’avis de la SNCF et de la RATP ;  entre les deux offres  « s'est fondé sur un dumping social, avec une proposition excluant la reprise de l'ensemble des personnels et reposant sur de nouvelles équipes inexpérimentées, moins nombreuses et à des conditions sociales et salariales dégradées ".  Et les dirigeants de JCDecaux, assez furieux, «  n'ont pas compris pourquoi le tribunal administratif n'avait pas fait grief à Smoovengo de refuser de s'engager à reprendre leurs 350 salariés, en conformité avec le Code du travail, et n'avait pas jugé décisif le fait que Nicolas Mercat, qui a participé à l'élaboration de l'appel d'offres par le syndicat francilien, soit le frère de Laurent Mercat, patron de Smoove et porte-parole du groupement vainqueur ».

Et il n’y pas que cela, mais aussi une gouvernance financière pour le moins étrange. Toujours, Challenge (7 juillet 2017) : Dans l'alliance Smoovengo, il y a aussi le groupe de services automobiles Mobivia, l'espagnol Moventia et Indigo (ex-Vinci Park). Quels sont leurs liens financiers? "Je ne sais pas qui est qui et qui fait quoi, reconnaît Véronique Haché, la bien peu curieuse directrice du syndicat Autolib'Vélib'Métropole, qui a signé et gérera le contrat. Ce qui nous importe, c'est d'avoir eu des garanties financières ». Et en fait, la fameuse start up Smoove (qui dira le mal qu’a fait l’éloge imbécile systématique des start-up- seuls survivent les 0.1% qui réellement le méritent !) parait maintenant complètement effacée car intégrée dans Mobivia, qui appartient à la galaxie Mulliez (Norauto, Midas, Drivy).

Autre bizarrerie : le Figaro du 01/01/2918 testait les vélos Smoove à Montpellier, là où ils sont nés ; le moins qu’on puisse dire est que le résulat n’était guère convaincant : « ce matin là une panne affectait l'ensemble du réseau, ce qui rendait toute location impossible. De plus, un tiers des vélos que nous avons ensuite utilisé avait un problème technique: absence de freins ou vitesses cassées pour la plupart. Autre gros souci: nous nous sommes trouvés plusieurs fois face à des stations pleines ou des stations... vides. Par conséquent, impossible de prendre ou de rendre un vélo selon le cas. Nous avons également rencontré plusieurs problèmes avec des vélos qui ne se débloquaient pas facilement de leur point d'attache. Le service de communication de société TaM qui exploite les transports publics de Montpellier avec Transdev n'a pas souhaité répondre à nos demandes malgré une dizaine de tentatives. Quant à la société Smoove, son dirigeant Laurent Mercat, que nous avons rencontré, rejette les responsabilités de ces dysfonctionnements sur TaM…

 Rendez-nous Decaux ! Decaux, lui, avait rempli plus que correctement le contrat de dix ans qu'il avait conclu en 2007, donnant son essor à un nouveau mode de transport urbain, en rapportant toujours de l'argent à Paris, au point que Bertrand Delanoë, lorsqu'il était maire, a pu en faire profiter les communes voisines. Mais le fiasco en est à un tel point que même ce retour parait impossible.

Un fiasco total qui jette espérons-le le dernier pavé sur la tombe des espoirs de réélection d’Anne Hidalgo : Ya basta !

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samedi 11 juin 2016

Circulation à Paris : les projets fous d’Anne Hidalgo

Les voitures immatriculées avant 1997 interdites de circulation à Paris à partir du 1er juillet 2016

La  sorcière protectrice des bobos parisiens, la Cruella des automobilistes, surtout banlieusards continue et aggrave  sa folle  politique d’épuration sociale: les possesseurs d’une  voiture immatriculée avant janvier 1997 , qu’elle soit à essence ou diesel, qu’elle ait eu une pastille verte ou non seront interdits
Cela représente  une voiture sur sept à Paris circulant à Paris selon la mairie, soit  500.000 automobilistes selon la mairie,  870.000 selon l’association autoPlus. Il n’a pas été fait grande publicité à cette mesure et les  parisiens et franciliens n’en ont semble-t-il pas pris la mesure ; car enfin, il ne me semble pas que 15 % d’entre eux  aient acheté une nouvelle voiture. Pourtant, les sanctions sont assez dissuasives :  35 € d’amende, la possibilité d’une immobilisation du véhicule et sa mise en fourrière !
L'association 40 Millions d'automobilistes vient d'annoncer le lancement d'une action en justice collective contre la mairie de Paris pour demander l'indemnisation du préjudice subi par les automobilistes, révèle Le Parisien-Aujourd'hui en France : « La mairie de Paris explique aux gens qu'ils ne pourront pas rouler et qu'en plus leur véhicule va perdre la moitié de sa valeur sur le marché de l'occasion, puisque personne ne va acheter un véhicule avec lequel il ne peut pas rouler, s'insurge Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. On parle de 500.000 automobilistes selon la mairie, nous, on en chiffre 870.000».  C’est un préjudice important pour ces particuliers » qui ne sont certainement parmi les plus fortunés, qui n’auront pas forcément les moyens de racheter un véhicule plus neuf.
L'association 40 Millions d'automobilistes a fait les comptes. « Les véhicules concernés par l'interdiction du 1er juillet subiront 1250 euros de décote en moyenne. Le préjudice s'élève donc à environ un milliard d'euros», détaille Pierre Chasseray qui cite une étude du cabinet d'expertise BVA. Les propriétaires peuvent signer la pétition via le site http://www.remboursemabagnole.com/ (pétition MADAME LE MAIRE, REMBOURSEZ MON VÉHICULE ! ) et recevront la marche à suivre pour la procédure.
Mais en ce moment, on n’a plus le droit que parler de foot ! Ben tiens justement, 800.000 automobilistes, ça fait beaucoup, plus que les taxis. Si certains s’énervaient et s’organisaient tant soit peu pour bloquer la circulation un jour de match ? Blocage, il semble que ce soit le seul mot qui puisse être entendu.

Rive droite interdite à la circulation


Cerise sur la gateau : Anne Hidalgo fermera les voies sur berges de la rive droite, d’abord pour Paris Plage à partir du 20 juillet, puis définitivement ensuite : l’accès aux voitures de la voie Georges-Pompidou à partir du tunnel des Tuileries (1er arrondissement) jusqu’au tunnel Henri-IV (4e arr.), sur 3,3 km sera interdit.  D’après un document de la Mairie elle-même les effets sur la circulation seront « négatifs, forts, directs, permanents, à court terme », précise-t-il. Les quelque 43 000 véhicules qui ne pourront plus emprunter chaque jour la voie sur berge vont subir, selon le document, « une augmentation significative » de leur temps de circulation et entraineront une véritable thrombose sur la rive gauche, n particulier le Brd Saint Germain qui deviendra un axe de grande circulation, en, permanence encombré.