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mardi 15 août 2023

Les plans fous que l’Allemagne veut imposer à l’Europe pour l’hydrogène !

 1) l’Allemagne manipule l’Europe avec son plan hydrogène

Remarquable article de Michel Gay : https://www.contrepoints.org/2023/08/09/461428-lallemagne-manipule-leurope-avec-son-plan-hydrogene

Extraits : L’Allemagne annonce la construction de presque 24 gigawatts (GW) de centrales « à hydrogène » qu’elle veut faire subventionner par l’Union européenne.

Après avoir supprimé environ 20 gigawatts (GW) de nucléaire bas carbone (17 réacteurs), l’Allemagne comptait sur les énergies renouvelables intermittentes (EnRI) pour les remplacer. Mais les productions fatales de ces dernières étant insuffisantes, ce pays a conservé son parc pilotable au gaz et au charbon qui reste indispensable en soutien 

« Pour masquer l’échec de sa transition énergétique (Energiewende) et obtenir en plus des subventions de l’Union européenne, l’Allemagne a donc imaginé ce projet ubuesque de 24 GW de centrales électriques, dites « à hydrogène ».

En réalité, ce sont des centrales à gaz capables de brûler aussi de l’hydrogène, mais qui doivent être subventionnées, car leur fonctionnement intermittent en complément des productions elles-mêmes intermittentes des EnRI, va limiter leur rentabilité. »

NB : là-dessus, ne pas hésiter à aller sur le compte parodique RACG @charbongaz   (il faut bien préciser parodique parce qu’ils ont eu des problèmes) qui traite très bien de cette problématique

 

« Dans cet objectif, l’Allemagne prévoit, dès 2024, de  lancer des appels d’offres pour près de 9 GW de nouvelles centrales à gaz censées fonctionner dès le départ à l’hydrogène. »

Et quand bien même ces centrales hydrogen ready fonctionneraient à l’hydrogène, la question à plusieurs milliards reste :

« Et d’où viendrait l’hydrogène consommé dans ces centrales « à gaz » ?

Selon l’Allemagne, l’électricité requise serait majoritairement produite par des éoliennes en mer…

McKinsey estime à 30 GW au moins le manque de moyens pilotables en Allemagne à l’horizon de 2030. Ce cabinet d’experts doute que les conditions pour la construction des nouvelles centrales soient remplies en temps voulu. Notamment, la bascule vers un hydrogène « vert » à un prix raisonnable reste incertaine, voire illusoire.

 

La capacité nationale de production d’énergies éolienne et solaire (estimée à environ 100 TWh en 2030) ne suffira pas à couvrir le besoin d’électricité pour la production d’hydrogène dont les importations seront indispensables, comme les importations de gaz méthane aujourd’hui.


Ben c’est pas grave et c’est là que c’est rusé ; parce qu’en attendant Godot  hydrogène vert, ces centrales hydrogène ready pourront très bien fonctionner… et même se rentabiliser  au gaz classique…tout en étant financée au nom de la transition écologique et par des crédits verts. Rusé !

D’où le titre de l’article de Michel Gay : « l’Allemagne manipule l’Europe avec son plan hydrogène » : 

« Si les subventions pour ces centrales à gaz « dites à hydrogène » sont attribuées par l’Europe, il s’agira de la deuxième arnaque du siècle réussie par l’Allemagne, après avoir fait croire que les énergies éolienne et solaire pouvaient assurer son avenir énergétique !

Pendant ce temps, la France bataille pour que l’Union européenne l’aide financièrement à prolonger ses centrales nucléaires (émettant moins de carbone (4 g CO2/kWh) que l’éolien ou le solaire), et à en construire de nouvelles. »

 

Pas mieux !

 

Quasi-simultanément, Jean-Marc Jancovici publie un post linked dans lequel il critique un rapport de Deloitte, très proche de la vision allemande :  L’hydrogène vert : un accélérateur de transition vers la neutralité carbone Analyse mondiale du marché de l’hydrogène vert à horizon 2050.

 

2) Le rapport de Deloitte : L’hydrogène vert : Analyse mondiale du marché de l’hydrogène vert à horizon 2050

 

Extraits

 

« La demande européenne en hydrogène décarboné pourrait atteindre jusque 95 millions de tonnes en 2050. A cet horizon, l’Europe serait le quatrième marché régional de l’hydrogène en valeur, générant presque 200 milliards de dollar de revenus par an. »

 

« L’Europe pourra s’appuyer sur ses propres ressources pour produire des volumes conséquents d’hydrogène décarboné, en particulier pour les usages en hydrogène pur, plus difficile à transporter sur de longues distances. Deloitte estime que la production européenne pourrait atteindre 55 millions de tonnes par an d’ici à 2050. Du fait de ses caractéristiques géographiques, il lui sera cependant difficile de satisfaire l’intégralité de sa demande à un coût abordable. L’Europe pourrait ainsi s’appuyer sur des partenaires nord-africains, du Moyen-Orient, d’Afrique sub-saharienne, ou nord-américains pour fournir jusqu’à 40 % de sa demande globale. »

 

« D'ici à 2050, les principaux exportateurs devraient être l'Afrique du Nord (110 milliards de dollars par an), l'Amérique du Nord (63 milliards de dollars), l'Australie (39 milliards de dollars) et le Moyen-Orient (20 milliards de dollars). »



https://www2.deloitte.com/fr/fr/pages/sustainability-services/articles/hydrogene-vert-accelerateur-de-transition-vers-neutralite-carbone.html

 

3) La réponse de Jancovici : il manque le principal : faire quelques règles de trois


https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7095161561777848320/

 

Extraits : « Deloitte publie un rapport sur "l'hydrogène vert, qui est repris par Les Echos avec un titre très emphatique. Exit le pétrole, voici l'hydrogène vert !... »

 

« Le travail de Deloitte évoque une production de 600 millions de tonnes d'H2 vert en 2050. Le contenu énergétique de l'hydrogène est de 33 kWh par kg. 600 millions de tonnes d'H2 ont donc un contenu énergétique de 20.000 TWh (1 TWh = 1.000.000.000 kWh). C'est le contenu énergétique de 40% de la production mondiale actuelle de pétrole, ou 50% de celle de gaz. Là ca semble déjà plus impressionnant ! »

 

Le rendement de l'électrolyse est d'environ 70%. Pour produire ces 600 millions de tonnes d'H2 il faut donc environ 28.000 TWh d'électricité, soit... la totalité de la production électrique mondiale actuelle, ou environ 3,5 fois la production ENR actuelle en incluant l'hydro (et bien évidemment si on prend cette électricité pour faire de l'hydrogène, elle n'est plus disponible pour ses usages actuels). »

 

« Parlons argent : le rapport évoque un marché de 280 milliards de dollars pour les exportateurs de cet hydrogène vert. Au vu du contenu énergétique évoqué ci-dessus… ca semble peu. Accessoirement se risquer à évoquer un prix à la tonne dans 27 ans me paraît un poil osé…


Si l'on se limite à parler coût de revient, il faut alors "prévoir" le coût futur des dispositifs solaires et éoliens qui seront mobilisés. Or, les coûts actuels de production de ces dispositifs sont obtenus dans un monde où l'industrie est extraordinairement productive grâce aux combustibles et les transports très faciles grâce au pétrole.

Que restera-t-il de cette "productivité" dans un monde dépourvu de combustibles fossiles, ce qui est l'hypothèse implicite légitimant de produire de l'hydrogène “vert” ? »

 

« Autre question : pourquoi les pays d'Afrique du Nord ou d'Amérique du Sud affecteraient en priorité leurs ENR à fournir en H2 des européens ou des asiatiques ne souhaitant pas devenir sobres, plutôt qu'à leur propre décarbonation ? » (cf ci -après l'écocolonialisme)

 

« Deloitte évoque 3 points de vigilance pour les pouvoirs publics. Il me semble qu'il manque le principal : faire quelques règles de trois et se poser quelques questions avant de prendre nos paris ! La production électrique a certes un peu plus que doublé sur les 27 dernières années. Mais.... cela s'est surtout fait avec du charbon et du gaz ! »

 

Sur ce point de l’hydrogène et de sa bulle éventuelle, un auteur est particulièrement intéressant à suivre : Samuele Furfari

, cf. par exemple

 

4)S. Furfari :  Hydrogène vert, un siècle et toujours du vent. L’écocolonialisme.

 

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/hydrogene-vert-un-siecle-et-toujours-du-vent-950641.html

https://www.science-climat-energie.be/2021/11/07/lecocolonialisme-au-pays-du-surrealisme/

 

Extraits

 

« Les sympathiques idées de John Haldane le sont toujours après un siècle, de sorte que l'hydrogène restera toujours l'énergie du futur. L'hydrogène est indispensable à la vie d'une société moderne. Il n'est pas du tout nécessaire pour la politique énergétique. Il restera l'éternelle utopie. » ( JBS Haldane, généticien et biologiste britannique qui s’est risqué en 1923 dans un discours à Cambridge à prédire une socitété basée sur l’hydrogène renouvelable) »

  

« Parler de l’hydrogène est la dernière trouvaille des politiques pour faire croire qu’ils maîtrisent la technique en promouvant un produit propre « dont la combustion ne produit que de l’eau » suivant le slogan d’un constructeur automobile ; cette référence est particulièrement déplacée, dans la mesure où le rendement énergétique d’une voiture électrique à batterie est trois fois supérieur à celui d’une voiture à hydrogène. »

 

«  On aimerait connaître le prix de l’hydrogène produit en Namibie ; dans plusieurs publications récentes, avec mon collègue italien Alessandro Clerici, nous montrons dans un article publié par Science-climat-énergie que la production d’hydrogène dit vert est une aberration économique, car le coût de production est exorbitant. Même à partir de solaire dans les Émirats arabes unis le coût de production en 2030 serait de 2 €/kg avec un très haut rendement d’électrolyse de 69 %, un discounted rate de 8 % et un CAPEX de 450 €/kW. »

 

On aimerait savoir quel est le coût de l’hydrogène rendu au port d’Anvers, le pôle pétrochimique qui a bien besoin de cette molécule noble. …transporter de l’hydrogène ce n’est pas comme transporter du gaz naturel. C’est bien plus compliqué à cause de la nature chimique de la molécule.

 

Cette question du transport de l’hydrogène en mer a déjà été étudiée sur toutes ses facettes par les fonctionnaires européens dans les recherches mentionnées ci-dessus. Par exemple, afin d’importer dans l’UE de l’hydrogène qui aurait dû être produit par l’abondante hydroélectricité du Québec, un protocole d’accord entre le ministère des Ressources naturelles de la province canadienne et la Commission européenne a été signé en 1988. Les calculs ont montré que les solutions envisagées étaient impraticables : 54 % de perte d’énergie à cause de la transformation chimique du toluène en méthylcyclohexane dans le sens Canada UE, et inversement. De plus, transporter à vide 92 kg de toluène pour transporter 2 kg d’hydrogène est bien évidemment une aberration.

 

« La ministre explique que la moitié de l’hydrogène restera sur place en Namibie. Si c’est pour l’utiliser à la production d’engrais pour donner à manger à la population on peut s’en réjouir, puisque c’est là un usage incontournable de l’hydrogène. Mais ils pourraient très bien aussi le produire à moindre coût à partir de gaz naturel… »

 

« Lorsque les chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission Européenne ont travaillé sur l’hydrogène, c’était pour le faire à partir de l’électricité nucléaire, la bête noire de la ministre belge. Mes calculs avec Alessandro Clerici publiés par Science-climat-énergie ont montré que la seule façon de limiter les coûts de la production d’hydrogène – mais toujours plus cher qu’à partir du gaz naturel  – est avec l’électricité produite par les centrales nucléaires existantes »

 

« Dernier point, gardé pour la fin, car il est le plus honteux. En 2019 d’après la Banque mondiale 55 % de la population de la Namibie est connectée au réseau électrique. Et comme partout en Afrique, le système électrique est très instable ce qui occasionne des coupures d’alimentation récurrentes (la principale source pour la production d’électricité pour les personnes nanties en Afrique est le diesel qui alimente les groupes électrogènes domestiques). »

 

 « Comment peut-on seulement penser à aller produire de l’hydrogène pour un souci de pays surréaliste, en l’occurrence la Belgique, dans un pays pauvre ? Cela est aussi indigne que l’idée saugrenue allemande du projet Desertec pour produire de l’électricité dans le Sahara à transporter en Allemagne. L’échec éthique et économique de ce projet n’a pas suffi à l’Allemagne qui envisage à présent de produire de l’hydrogène au Maroc. Est-ce parce que la Namibie est son ancienne colonie que l’Allemagne laisse la place à la Belgique ? « 

 

« La Commission européenne ― toujours prête à copier l’Allemagne ― dans sa stratégie hydrogène du 7 juillet 2020 a osé proposer l’écocolonialisme par l’hydrogène en Afrique, mais heureusement le Conseil européen du 11 décembre 2020 a refusé d’entériner cette faute éthique. »

 

« Si l’on veut que l’Afrique se développe, une chose est à faire en premier : doter le continent d’une production d’énergie abondante et bon marché. Un article du 5 novembre 2021 qui me cite lors du colloque «Le paradoxe africain», tenu le 10 juin dernier à l’École militaire de Paris, rappelle fort opportunément que « nous autres Européens consommons 6 100 kWh/an par personne, et les Africains 530 kWh/an par personne, soit 12 fois moins. De plus, nous savons que si la population africaine va augmenter de façon importante dans les prochaines années, elle aura besoin d’encore plus d’énergie ».


"La Belgique surréaliste préférerait ainsi capturer l’électricité des Africains en situation de pauvreté énergétique. . L’écocolonialisme est-il le nouveau colonialisme à la belge? »



mardi 1 mars 2022

La Finance, le nucléaire et des institutions bruxelloises perverties

 Les financiers antinucléaires s’agitent à Bruxelles

C’est le titre d’une excellente tribune de  Gérard Grundblatt et Michel Gay dans Contrepoint

https://www.contrepoints.org/2022/02/03/420165-les-financiers-antinucleaires-sagitent-a-bruxelles

Il s’agit de comprendre comment on en arrive à ça  (communiqué de WWF France )

https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/taxonomie-europeenne-le-groupe-dexperts-de-la-commission-dit-non-au-greenwashing-du-gaz-fossile-et

« Le rapport du groupe d'experts ou Plateforme européenne sur la finance durable - dont le WWF est membre -, démonte trois idées fausses que la Commission a utilisées pour justifier l'inclusion du gaz fossile et du nucléaire dans la taxonomie : leurs critères d’intégration seraient exigeants, ils seraient basés sur la science, et ces deux activités contribueraient à la transition écologique.

Après l'étude de cette proposition par les experts de la Plateforme européenne sur la finance durable, le constat est sans appel : ces critères de la Commission ne sont ni exigeants, ni fondés sur la science. Ils ne répondent donc pas à une des exigences les plus fondamentales de la Taxonomie : apporter des preuves tangibles, pas des promesses.

Le WWF applaudit la Plateforme -  qui rassemble 57 experts et 11 membres observateurs de différents horizons : secteur public, entreprises, institutions financières, scientifiques, ONG… - pour avoir refusé de cautionner un tel greenwashing.

La Plateforme alerte sur les tentatives de la Commission d’étouffer la science : oui, le gaz fossile génère d'énormes émissions, et oui, le nucléaire crée des déchets hautement radioactifs que nous ne savons toujours pas comment gérer. Le rapport de la plateforme est une nouvelle sonnette d'alarme : ni le gaz fossile ni le nucléaire ne doivent entrer dans la taxonomie verte de l'UE. La Commission doit écouter la science et abandonner sa proposition de greenwashing du gaz et du nucléaire. »

Sébastien Godinot, économiste au WWF European Policy Office et membre de la Plateforme européenne sur la finance durable

Extraits de ‘Les financiers antinucléaires s’agitent à Bruxelles,Gérard Grundblatt et Michel Gay dans Contrepoint )

Un étrange « groupe d’experts conseillant l’Union européenne sur ses règles d’investissements verts » constitué principalement (voir un extrait des membres en annexe) de financiers, d’ONG environnementales (WWF, ECOS,…) et d’industriels (Iberdrola et Airbus) a demandé à Bruxelles le 22 janvier 2022 d’exclure l’énergie nucléaire de la liste des activités pouvant bénéficier d’investissements considérés comme respectueux de l’environnement.

Leur « réponse » à la réglementation actuellement proposée par la Commission européenne à Bruxelles reviendrait selon ces « experts » à attribuer un « label vert » à des investissements qui ne participeraient pas de manière significative à la lutte contre le dérèglement climatique. Ils ciblent l’énergie nucléaire défendue notamment par la France au nom de l’impératif de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Toutefois, tous les membres de cet étrange « groupe d’experts » ne sont pas d’accord avec la conclusion de ce rapport puisque « la plupart » (« most members ») seulement craignent que cette inclusion « mette en péril cette classification et la cohésion de l’Union européenne ».

Ils demandent à l’exécutif européen de « ne pas aller de l’avant » sur ce sujet en indiquant que la Commission ne garantit pas que les déchets nucléaires n’auront pas un effet nuisible sur l’environnement. »

Des experts de quoi ? Surement pas de ce dont ils prétendent trancher !

Cette « Plateforme européenne sur la finance durable » remplace depuis 2021 le Groupe d'Experts Techniques (Technical Expert Group, TEG) pour accompagner la Commission européenne dans le développement de la stratégie de la finance durable. Elle est composée  de 50 membres d'institutions publiques et privées, et experts de la finance durable et des technologies environnementales. La Plateforme est mise en place pour un durée indéterminée, les membres signent un mandat de 2 ans renouvelable, ou non, par la Commission.

Elle fonctionne en 4 sous-groupe  1: Technical Working Group,  2: Subgroup on regulation review, 3: Subgroup on negative and low impact activities, 4: Subgroup on social taxonomy, 5: Subgroup on data and usability, 6: Subgroup on monitoring capital flows.

Elle est présidée par Nathan Fabian, un britannique ancien d’Arthur Andersen. Le moins qu’on puisse dire est que le processus de sélection est assez sophistiqué. Après appel à candidature,  les membres sont nommés par le directeur général de la DG FISMA, à l'issue de la procédure de sélection, qui doit être menée en étroite collaboration avec les DG CLIMA, ENV, ENER, le CCR et d'autres services de la Commission le cas échéant, parmi les candidats répondant aux critères de sélection.

Il semble qu’il y ait eu à peu près  500 candidatures, et que des candidatures issues d’organisations environnementalistes pro nucléaires aient été systématiquement retoquées, ainsi que celles de grands groupes français de l’énergie.

Ainsi, Iberdrola et Eon y sont, pas EDF. 

De nombreuses association environnementales qui ont pénétré depuis longtemps les milieux financiers y sont : World Wildlife Fund (WWF), EIT Climate KIC, Agent Green, Birdlife, Climate Bonds Initiative (CBI), Finance Watch, Value Balancing Alliance, Institute for European Environmental Policy (IEEP) aucune favorable au nucléaire !

Pour les institutions purement financières, la seule française est BNP-Paribas qui a à faire face à Allianz SE..Bloombergest aussi présent.

Donc une institution largement pénétrée par les militants dits environnementalistes

Quelle compétence sur le nucléaire ?

Leur prédécesseur le TEG (Technical Expert group) avait au moins eu la décence de reconnaitre le caractère fortement décarboné de l’électricité nucléaire, et de refuser de se prononcer à titre définitif en ce qui concerne l’inclusion dans la taxonomie, et plus spécifiquement sur le problème des déchets nucléaires en reconnaissant son incompétence sur le sujet, et en proposant  le recours, à  une expertise technique  ciblée sur la question.

Cette expertise a été menée par un groupe d’expertise spécialisé, le du « Joint Research Center » (JRC) En mars 21,  le JRC rendait  son rapport et concluait favorablement à l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie pour les raisons suivantes :

1) Les analyses n’ont révélé aucune preuve scientifique que l’énergie nucléaire nuit davantage à la santé humaine ou à l’environnement que les autres technologies de production d’électricité déjà incluses dans la taxonomie en tant qu’activités soutenant l’atténuation du changement climatique.…

 2) À l’heure actuelle, il existe un large consensus scientifique et technique selon lequel l’enfouissement des déchets radioactifs de haut niveau et de longue durée dans les formations géologiques profondes est considéré comme un moyen approprié et sûr de les isoler de la biosphère pendant les  très longues périodes nécessaires à une retour à une radioactivité normale.

3) La production d’électricité à base d’énergie nucléaire peut être considérée comme une activité contribuant de manière significative à l’objectif d’atténuation du changement climatique et  tous les impacts potentiellement nocifs des différentes phases du cycle de vie de l’énergie nucléaire sur la santé humaine et l’environnement peuvent être prévenus et dûment évités.

Question : quelle est  la légitimité des « experts » de la Plate Forme sur la finance durable pour s’opposer aux arguments largement détaillés du JRC sur le caractère DNSH de la Plateforme européenne sur la finance durable ? En quoi est-elle supérieure à celle de leurs prédécesseurs du TEG ?

Réponse : 1) nulle et 2) en rien ! Simplement cela prouve que cette seconde version des experts de la finance durable a été encore davantage prise en otage par les militants écolos bigots irrationnels antinucléaires !

Finance durable et investissements idéologiques

Et puisque les experts de la finance durable se permettent de trancher sur des problèmes physiques, je vais me permettre de leur donner des conseils financiers, par exemple sur l’éolien offshore. Petits rappels:

https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/02/18/energie-tempete-financiere-pour-l-eolien-en-mer_6114236_3234.html

article récent du Monde (18 février 2022) : « Energie : « Tempête financière pour l’éolien en mer » : «

Extraits : Les leaders du secteur en Europe sont à la peine. Le métier est peu rentable, les prix explosent et les investisseurs sont méfiants »

 « Avec seulement trois acteurs non chinois de taille mondiale (Vestas, Siemens et GE), les résultats ne sont pas au rendez-vous. Le danois Vestas a prévenu que, en 2022, sa marge bénéficiaire serait au maximum de 4 % et pourrait tutoyer le zéro. L’allemand Siemens Gamesa anticipe, lui, une marge négative de 4 % cette année. Début février, le patron a été évincé par les actionnaires. Il faut dire que les chéris de la Bourse ne le sont plus vraiment. En un an, le cours de l’action Siemens Gamesa a perdu la moitié de sa valeur, et Vestas a plongé de 40 % depuis ses plus hauts de novembre 2020. Sans parler des déboires du parapétrolier italien Saipem, dont la reconversion dans l’éolien est en train de prendre l’eau, au large de l’Ecosse, dans un projet géant conduit par EDF »

https://www.forbes.fr/environnement/leolienne-en-mer-le-nouvel-eldorado-des-energies-renouvelables/

https://www.greentechmedia.com/articles/read/orsted-warns-industry-not-to-ignore-forecast-downgrades

https://vivrelarecherche.blogspot.com/2020/02/leolien-off-shore-avis-de-tempete.html

Fin 2019, les cours du géant danois Orsted, pionnier de l’éolien offshore ont plongé en fin d’année en raison de la réévaluation de la production de son parc éolien en mer. Ce dernier aurait sous-évalué les pannes à répétition entraînées par les vents violents du large. Les marchés s’interrogent donc sur la viabilité de ce business model dont la robustesse financière reste encore à démontrer. Selon l’agence environnementale américaine, le coût actualisé de l’énergie éolien en mer reste 2,7 fois plus élevé que l’éolien conventionnel. 

Très confraternel, Orstedt  qu ’il baissait son taux de rendement interne prévu pour plusieurs projets en Europe et à Taïwan. La question sous-jacente est une sous-estimation des effets de sillage et de blocage. Son porte-parole a  insisté sur le fait que le problème n’est pas propre à l’entreprise, mais plutôt à l’ensemble de l’industrie, ajoutant que ses prévisions sont généralement plus prudentes que celles de ses concurrents.

« Notre tâche principale est de nous assurer que nous ne prenons que des projets où nous créons effectivement de la valeur. Il n’est dans l’intérêt d’aucun actionnaire, ni de notre organisation d’opérer avec des prévisions de production gonflées et de gagner des projets sur cette base »

https://www.theguardian.com/business/2021/apr/29/rsted-says-offshore-uk-windfarms-need-urgent-repairs

Oersted a récemment averti que ses 10 parcs offshore auront besoin de réparations urgentes, les câbles s’usant prématurément en raison du frottement contre le plancher rocheux…L’opérateur dit qu’il pourrait avoir besoin de dépenser 350 millions de livres sterling sur deux ans pour réparer les dommages aux câbles causés par les roches du fond marin

Et pour ce qui concerne plus spécifiquement la France, et même la Bretagne ( projet Bretagne Sud, 60 éoliennes entre Groix et Belle-Île)

Naval Group : début février 2021, Naval Group met fin à sa diversification (Naval Energies) dans le secteur des énergies marines renouvelables qu’il estime immature  : «Malgré les efforts de toutes et de tous, ces projets, engagés depuis près de 12 ans ne présentent pas aujourd'hui suffisamment d'assurance de succès économique à court, moyen ou long terme. L'éolien flottant représente des investissements considérables pour une rentabilité incertaine, voire inatteignable »

https://actu.fr/normandie/cherbourg-en-cotentin_50129/emr-naval-group-decide-de-jeter-l-eponge_39284292.html

Saipem et EDF en Ecosse (qui a d’ailleurs repris Naval Energies): « Derrière l’avertissement choc sur les bénéfices de Saipem la semaine dernière se cache la perte importante sur un contrat de fourniture de fondations d’éoliennes pour un projet d’EDF au large de la côte est de l’Écosse.

Saipem est en retard dans la livraison des fondations en acier  pour 54 éoliennes, ce qui aggrave les retards potentiels du projet EDF, ont déclaré des personnes proches du dossier. Les pertes de Saipem pourraient dépasser la valeur de son contrat d’une valeur d’environ 550 millions d’euros (630 millions de dollars), ont déclaré les gens, demandant à ne pas être nommés car l’affaire est privée. »

https://www.energiesdelamer.eu/2022/02/10/les-pertes-sur-le-contrat-fondations-de-saipem-pour-edf-en-ecosse-ont-largement-pese/

Dites, les experts de la finance durable, qu’est-ce que vous penseriez d’investir dans des EPR plutôt que dans de l’éoline off shore ?



Et il y a même des guidelines pour ça, KPMG y a travaillé !

Et tiens, parmi les nouvelles du front de l'éolien off shore et les collages terribles :

Le 14 avril 2022 au Havre, Emmanuel Macron s'est rendu dans l'usine de production d'éolienne en mer Siemens Gamesa, avec son ancien Premier ministre et maire de la ville de Seine-Maritime, Edouard Philippe.

26 avril 2022 :  Siemens Energy examine ses perspectives alors que les problèmes de la division éolienne s'aggravent : baisse de 27,5 % des commandes enregistrées au deuxième trimestre. Perte d'exploitation de Siemens Gamesa au T2 de 304 millions d'euros...

Messieurs les finaciers, à bon entendeur et investisseur...

dimanche 3 novembre 2019

Le coût du nouveau nucléaire : on peut faire beaucoup mieux !

Y a des jours, on en a un peu marre ! Encore les margoulins de l’éolien

Titre du Point , Michel Revol /03/11/2019 : Jean-Yves Grandidier : « L'éolien et le solaire sont imbattables » : Le patron de Valorem, acteur des énergies renouvelables, n'y va pas par 4 chemins : il entend accroître la part de ces énergies à 80 % du mix énergétique... »
Eh bien M. Jean-Yves Grandidier est le représentant typique des margoulins de l’éolien, menteurs et arnaqueurs. Mais peut-être sa réaction s’explique-t-elle par l’approche du rapport sur l’éolien. que doit rendre la Commission Parlementaire mise en place par M. Julien Aubert.

Donc on reprend les vrais chiffres

Nucléaire historique :33-40€/MWh
Photovoltaïque : 62-99€/MWh
Eolien : 60-65€/MWh
Eolien marin : 200-220/MWh
EPR: 110€/MWh  (mais ça peut descendre beaucoup plus bas, cf. ci-après)

Ajoutons les subventions publiques: Eh oui, les producteurs « alternatifs »  les oublient souvent !

Nucléaire : 25€/MWh
éolien: 476 €/MWh
 photovoltaïque :+500 €/MWh

Et ceci encore : En 2003, par exemple, la CSPE presque totalement consacrée à la solidarité a coûté 1,5 milliards d'euros. En 2015, la CSPE coûtera 7 milliards, dont seulement 29 % iront à la solidarité : tout le reste, ce sont des subventions à l'électricité d'origine renouvelable et à la cogénération.
La CSPE n’aide plus la précarité électrique, elle subventionne grassement les nécessiteux producteurs d’ENR.

Et pour le coup on y est d’abord allé avec des extraits d’une tribune libre du très précieux Michel Gay sur le coût du nucléaire sur le nucléaire) historique 

Et là on est parti sur le nouveau nucléaire avec toujours une tribune libre du toujours plus précieux Michel Gay : se reporter ici pour le texte entier (https://www.contrepoints.org/2019/10/28/356612-nouveau-nucleaire-francais-le-veritable-futur-cout-de-production)

Nouveau nucléaire français : le véritable futur coût de production. Extraits

L’enjeu économique, social et écologique

« L’État devrait avoir une vision à long terme en pariant sur les bénéfices environnementaux et socio-économiques des EPR. Continuera-t-il encore longtemps à vouloir réduire le parc nucléaire français ? »

« Aujourd’hui, deux EPR fonctionnent parfaitement en Chine depuis décembre 2018 et juin 2019 ce qui démontre la viabilité opérationnelle du concept.
Malgré les difficultés des deux premiers chantiers EPR en Finlande et à Flamanville, consécutifs à un réapprentissage après un arrêt de construction de plus de 10 ans, la filière nucléaire (troisième filière industrielle en France avec 220 000 professionnels hautement qualifiés) dispose aujourd’hui d’atouts. Elle risque de les perdre à nouveau si elle cesse de construire des réacteurs. »
« Dans ce cas, la France s’approvisionnera à l’étranger (Chine et Russie qui, eux, progressent rapidement) ce qui induira une perte économique accompagnée d’une perte de souveraineté technologique et énergétique. »

Commentaire : En plus, le nucléaire est l’énergie la plus décarbonée. (émission de CO2 r : 5,3 à 6 g par kWh pour le nucléaire, 10 g pour l'éolien, 32 g pour le solaire,  charbon : 1050 g,  fioul : 778 g, gaz : 443 g, chiffres maintenant reconnu par l’Ademe)

Financement et rôle de l’État « stratège » : comment le coût du nouveau nucléaire peut descendre à 37 eur/MWh !

Le coût du nucléaire résulte essentiellement des coûts de construction et de financement qui, en fonction du taux d’actualisation retenu (le coût du prêt), représentent entre 50 et 75 % du coût total de production de l’électricité. Un rapport de la Cour des comptes britannique montre que le coût du kilowattheure de l’EPR d’Hinkley Point double quand le taux d’actualisation passe de 3 % à 10 % (le taux retenu par EDF pour ce projet est de 9 %).

L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a estimé en 2015, que, pour un coût de construction réaliste de 3800 euros/kW hors financement et avec un taux d’actualisation de 7 % (que pourrait consentir l’Etat), le futur coût de production d’un EPR serait de 62 euros/MWh, dont 45 euros/MWh pour le coût de construction (73 % du total).

Et ce coût de construction pourrait même descendre à  20 euros/MWh, selon l’OCDE, si ce taux d’actualisation était réduit à 3 %, ce qui conduirait à un coût de production de… 37 euros/MWh.

Les autres postes de coûts sont peu sensibles au taux d’actualisation. Les dépenses d’exploitation et de maintenance sont estimées à 10 euros/MWh, le combustible à 5,3 euros/MWh, le démantèlement et les déchets 1,7 euros/MWh.

Mais ce taux d’actualisation ne se décrète pas. Pour qu’il soit le plus bas possible, il faut limiter les risques du projet (remise en cause possible, mouvements d’opposition retardant le chantier, dépassements possibles de délai et de coût de construction) et du marché (variations imprévues de prix).

L’État stratège peut prendre en charge ces risques pour maintenir un prix modéré de l’électricité pour les Français. »


L’EPR, construit en série,  est compétitif !

La construction d’un EPR en Europe a coûté deux fois plus cher (6500 euros/kW installé) qu’en Chine et en Corée (3200 euros/kW pour un réacteur équivalent de l’EPR). Et avec « l’affaire des soudures » à reprendre, le prix de l’EPR en France grimpera à plus de 7000 euros/kW. Mais les deux EPR européens ont été les deux premiers chantiers à avoir été engagés (2005 en Finlande et 2007 en France)… et ce ne sont pas les plus chers. Les deux premiers réacteurs américains équivalents (AP-1000) à Vogtle aux États-Unis coûtent encore plus chers (11300 euros/kW).

Construire des réacteurs par paire sur un même site (moins 15% sur le deuxième réacteur), et à échéance régulière sur des sites différents permet de bénéficier de l’effet de série. Les études sont réalisées une seule fois, et la commande de matériels identiques ainsi qu’une bonne gestion des échéanciers permettent des gains de productivité et une charge de travail optimisée pour les industriels. Par exemple, EDF estime pouvoir réduire de 20 % le coût de la construction des deux prochains EPR à Sizewell C (Grande-Bretagne) en transposant des éléments du projet Hinkley Point.

Le prix consenti par la Grande-Bretagne sur 32 ans pour Hinkley Point, appelé  strike price résulte d’une procédure d’appel d’offres. Il est de 92 livres par mégawattheure (MWh), soit environ 112 euros/MWh. Le public comprend mal ce prix élevé quand le marché aujourd’hui se situe souvent autour de 50 euros/MWh, mais aucune entreprise à capitaux privés n’aurait pris le risque d’un investissement de 23 milliards d’euros (coût du projet Hinckley point C) si le prix de vente n’était pas protégé sur la durée d’exploitation par une telle disposition.

Les autorités britanniques ont intégré le service rendu pour justifier le strike price nécessaire à la rentabilité du projet de Hinkley Point, et elles ont considéré comme justifié le taux d’actualisation élevé de 9 % retenu par EDF Energy. Le statut privé de l’investisseur (consortium mené par EDF) et la nature des risques associés amènent à ce taux d’actualisation, et donc à ce prix. Il sécurise une future production d’électricité abondante, décarbonée et pilotable pendant 60 ans ainsi qu’une « valeur technologique » ouvrant la voie aux projets suivants.

La valeur économique : La « valeur économique » d’une nouvelle centrale nucléaire de troisième génération EPR est plus large que celle de la simple « rentabilité ». Elle justifie que l’État « stratège » s’engage et prenne en charge une part du risque. Elle doit être comparée à d’autres moyens rendant les mêmes services, et non à la rentabilité artificielle subventionnée des éoliennes et du photovoltaïque bénéficiant de mécanismes de soutien (tarifs d’achat) qui garantissent les prix et les volumes de vente. Ce n’est pas le cas du nucléaire en France ce qui entraîne une distorsion de la concurrence.

Commentaire : ben oui, d’autant plus que le nucléaire doit suppléer à l’intermittence des ENR, sans cela, quick, plus d’électricité, black out !

Huit EPR avant 2040

L’objectif principal de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) votée en 2015 est de diminuer les émissions nationales de gaz à effet de serre, notamment le CO2. Dans cette optique, le mix électrique français doit rester l’un des plus décarboné du monde (10 à 50 g CO2/kWh), grâce principalement au nucléaire (6 g CO2/kWh), afin qu’il puisse servir à la décarbonation de l’économie via une utilisation accrue de l’électricité.

Pour continuer à faire bénéficier les Français d’une électricité décarbonée pilotable et bon marché, l’État « stratège » doit prendre en charge une partie du risque en établissant des contrats de long terme (de type CFD) et structurer un programme nucléaire favorisant les baisses de coûts induites par un effet de série.
La construction d’une paire d’EPR sur un même site (espacée de 18 mois) devrait être initiée dès 2020 pour une mise en service vers 2030. Ensuite, dans les mêmes conditions, la construction de trois autres paires espacées de quatre ans semble un optimum pour aboutir à huit réacteurs EPR avant 2040. »

Ils succèderont alors à une quinzaine de réacteurs actuels de 900 mégawatts qui atteindront leur limite de durée de fonctionnement, soit environ 60 ans (peut-être davantage mais sans certitude).
L’État, garant des intérêts stratégiques, préserverait alors un socle d’approvisionnement flexible et compétitif au-delà de 2040…. »

Commentaire : le coût de production souvent mentionné pour le nouveau nucléaire EPR: 110€/MWh  est basé sur Hinckley Point et résulte principalement d’un taux d’actualisation particulièrement élevé 9% due à l’absence de garantie de l’Etat et 2) à l‘absence de l’effet série maximisant l’expérience des maitres d’œuvre et des sous-traitants programmation, qui a fait le succès des programmes nucélaires français passé et chinois actuel. Avec une garantie de l’Etat permettant un taux d’actualisation plus faible et des constructions par paires en série, le cout sera compris entre 62 €/MWh  (actualisation 7%) ou 37 €/MWh  ( taux d’actualisation 3%)

Alors, on y va ? Ben oui, évidemment !

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