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lundi 16 mars 2020

Propagande éolienne ; quand Ouest France passe les bornes !


Ouest-France a publié le 9 février 2020 un article : VRAI/FAUX. La vérité sur les clichés qui collent aux éoliennes.

En matière de Vrai Faux, c’est un véritable scandale. Car Ouest France a ainsi essayé de faire passer pour un exercice de vérification, de debunking ce qui était en réalité une opération directe de lobbying de l’industrie éolienne et un article directement dicté par le lobby éolien, sans aucune distance ou critique de la part des journalistes. Inacceptable !

Bon allons – y, en se pinçant le nez devant une telle accumulation de mensonges.

Extrait : « VRAI/FAUX. La vérité sur les clichés qui collent aux éoliennes. La montée en puissance des énergies renouvelables bouscule les habitudes, modifie les paysages. Des vents contraires soufflent notamment sur l’éolien terrestre. Ils charrient aussi des fausses rumeurs sur cette énergie, qui s’avère pourtant la plus vertueuse en matière de respect de l’environnement. Le point. »

Commentaire : faux, faux et faux. En ce qui concerne la décarbonation, le Ministère de la Transition Energétique donne les chiffres suivants par kWh: 6g nucléaire, 10g éolien, 32 g solaire, 443g gaz,  solaire (32g), gaz (443g), fioul (778g) et charbon (1050g). Les éoliennes ne sont en aucun cas nettement moins émettrices de gaz à effet de serre que les barrages et les centrales nucléaires le long de leur cycle de vie (les panneaux solaires aussi d’ailleurs). Et il y a la face cachée, tellement évident, mais non-dite. Compte-tenu de l’intermittence (facteur de charge) de l’éolien, on vous vend quelque chose dont il manque les 3/4 pour que ça marche correctement…Donc de l’éolien, c’est en fait ¼ d’éolien et ¾ de gaz , et là c‘est beaucoup moins favorable : nucléaire 6g/kW.h contre éolien 330g/kw.h

Et en ce qui concerne la construction proprement dite, il est un facteur contre lequel on ne peut pas lutter, la densité d’énergie. Pour remplacer une centrale telle celle de Fessenheim (puissance nominale 1800 MW et coefficient de production de 90%), il faut donc 4000 éoliennes.


Une étude du Department of Energy  donne 800 t/TWh de béton et 160 t/TWh d’acier pour le nucléaire, et 8000 t/TWh de béton et 1800 t/TWh d’acier pour l’éolien, soit un facteur 10 pour le béton et 11 pour l’acier, à l’avantage du nucléaire.


Extrait : « Les Français détestent les éoliennes FAUX. Si l’on se réfère à la plus grande enquête sur le sujet, réalisée par l’institution de sondage indépendant Harris Interactive, en 2018. Principale conclusion : 73 % des Français indiquent avoir une bonne image de l’éolien, c’est même 84 % auprès des 18-34 ans, 78 % auprès des 35-49 ans. Cette image est par ailleurs encore meilleure auprès des riverains de parcs éoliens (80 %). D’autres pays sondés en Europe affichent quasiment les mêmes résultats. »

Commentaire : tellement faux que c’en est risible. La vérité est que plus personne ne support les éoliennes, et que même le gouvernement commence à s’en rendre compte.

De plus, le sondage dont il est fait référence est une commande de France Energie Eolien, le principal lobby de l’éolien. Ce n’est pas un sondage, c’est une manipulation !

Extrait : « Comment expliquer  l’inacceptabilité  qui monte ?  Une minorité est influencée par le lobby anti-éolien et ses fausses rumeurs comme le bruit ou la non-rentabilité de cette énergie, analyse le polytechnicien Bernard Deboyser, spécialiste de l’éolien, à l’université de Mons, en Belgique. Cette opposition par tous les moyens à un projet donne aux élus et aux médias l’idée fausse qu’une majorité de gens sont contre, alors que ce n’est pas le cas du tout. »

Commentaire : foutage ! Bernard Deboyser, qui se présente comme universitaire ; il est chargé de cours à l’Université de Mons, mais en réalité, il conseille plusieurs grandes entreprises industrielles et participe au développement de parcs éoliens et projets hydroélectriques.- bref il est l’un des lobbyistes les plus actifs du lobby éolien.
Et tiens, si on parlait des pertes considérables de valeur, de plus en plus attestées, que subissent ceux qui ont le malheur d’être trop proches de champs éoliens.. Bizarre ça, si les Français aiment tellement les éoliennes !

Extrait : « L’énergie éolienne n’est pas fiable FAUX. Comme le solaire, l’éolien est une énergie intermittente, c’est-à-dire que sa production est variable et dépend des conditions météorologiques. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les éoliennes fonctionnent aujourd’hui entre 75 % et 95 % du temps et les nouveaux modèles ne cessent d’améliorer cette production, aidée par les prévisions de vent de Météo France. »

Commentaire : faux , faux et faux, et alors là, j’avais encore jamais vu ça, on touche le comble de l’enfumage et du mensonge… Les éoliennes fonctionnent entre  75 et 95% du temps,  n’importe quoi. Le facteur de charge est autour de 20%. Menteurs, escrocs, Ouest France complice.

Et à ce propos les margoulins de l’éolien expliquent souvent : «  avec ce champ éolien, on desservira 10.000 foyers. Non, menteurs, escrocs : vous desservirez 10.000 foyers 20% du temps, et encore ; pas quand ils auront besoin d’électricité, mais quand le vent soufflera, pas trop faible, et pas trop fort… L’éolien ne sert à rien, sinon à polluer.

Extrait : « Pour réguler cette variabilité, il existe différentes solutions de stockage. Par batteries électriques (celles des voitures est un moyen), via l’hydrogène ou les stations de pompage-turbinage des barrages hydrauliques (dites Step). La France est bien pourvue de ce côté-là.  La France a aussi la chance d’avoir des réseaux très performants, comme RTE, qui savent parfaitement gérer cette variabilité, indique Mylène Roussel, chargée des groupes régionaux à France Énergie Éolienne. Il est évident que seul, l’éolien ne se substituera pas aux énergies conventionnelles (charbon et nucléaire), mais couplé aux autres sources d’énergies renouvelables, l’éolien prend tout son sens.
Toutes les études scientifiques sérieuses montrent que 100 % d’électricité issue des renouvelables est faisable. C’est moins facile, il faut davantage de câbles souterrains, mais cela fonctionne »

Commentaire : encore faux, faux et ultra faux ! 1) Les step sont déjà à saturation on peut pas faire déborder les barrages.
2) les réseaux ont beau être performants, ils ne savent surement pas gérer cette variabilité, comme en témoignent les sévères black out qu’ont connu l’Australie du Sud et l’Angleterre et la personne que vous citez à l’appui de vos propos n’appartient pas à Réseau de France, mais au principal lobby de l’éolien. 3) Non aucune étude sérieuse ne montre que 100% de renouvelable c’est possible, et comble d’ironie, comme pointé par Fix Pire (https://twitter.com/Fixpir/status/1227604951553249284?s=09), l'article vers lequel pointe l'affirmation "toutes les études sérieuses", dans @OuestFrance, est une courte réponse à un article complet "review" qui conclut ... exactement le contraire !

Extrait : « Les éoliennes engendrent des maladies. FAUX. Le consensus scientifique – vingt-cinq études mondiales compilées – s’accorde pour dire que les niveaux d’infrasons des éoliennes sont inoffensifs pour la santé humaine. La vaste enquête canadienne Community Noise and Health Survey (2013) est la plus citée. C’est la seule étude à grande échelle qui tient compte de faits subjectifs – des symptômes autodéclarés – et objectifs – mesure du taux de cortisol (hormone du stress), pression artérielle, fréquence cardiaque… – sur la santé de riverains d’éoliennes.
Elle révèle que le bruit et la proximité des machines n’ont pas d’incidences  manifestes  sur la santé, à l’exception de la gêne ressentie. Sans autre raison qu’un a priori négatif sur la présence d’éolienne, des riverains développeraient des nausées. Une sorte d’effet  nocebo , le contraire du placebo »

Commentaire : faux, mensonger, indécent : les éoliennes n’entraineraient pas de nuisances, mais uniquement un sentiment de nuisance ! Ce n’est pas ce que disent les témoignages de riverains qui se multiplient, ce n’est pas non plus l’avis de l’Académie de Médecine (voir sur ce blog https://vivrelarecherche.blogspot.com/2020/01/petits-problemes-avec-leolien-7.html                                  ; https://vivrelarecherche.blogspot.com/2020/01/petits-problemes-avec-leolien-8-les.html). 

NB : l’Académie de Médecine préconise au moins 1 ou 1.5 km entre les éoliennes et les plus proches habitants, la France étant l’un des pays les plus laxistes avec 500 mètres. Et les lobbys français des margoulins de l’éolien s’opposent à cette obligation !

Extrait : « Les éoliennes ne se recyclent pas. FAUX. 95 % des composants d’une éolienne se recyclent selon les professionnels de la filière, 90 % selon l’Ademe. Les parties métalliques comme le mât ont une valeur marchande non négligeable et le béton des fondations est valorisé comme granulat dans la construction. Les matériaux composites des pâles (fibre de verre, carbone), qui jusqu’ici posaient problème ont déjà trouvé une nouvelle vie aux États-Unis ou aux Pays-Bas. Ils sont rebroyés et deviennent du mobilier urbain, des skateboards… »

 

Commentaires : là encore, les mensonges typiques des margoulins de l’éolien. Quel bêton des fondation ? Surement pas les socles de 20mètres de hauteur pour lesquels vous n’avez l’obligation que d’enlever les premier mètres, le reste restant ad vitam plus qu’eternam dans le champs du malheureux propriétaire, qui devra payer très cher pour s’en débarrasser ( et perdra tout le bénéfice et au-delà qu’a pu lui apporte l’exploitation de l’éolienne).

Le récyclage des pâles ? Faux, anecdotique. Voilà le principal :



Extrait : « L’éolien est coûteux. FAUX. L’État a dépensé pour soutenir cette filière avec des compléments de rémunération pour les acteurs. Le rapport demandé par le Sénat à la Cour des comptes, de mars 2018, sur le soutien public aux énergies renouvelables est souvent cité, notamment les 5,3 milliards d’euros pour l’année 2016. Mais cette somme couvre tout le renouvelable et s’inscrit dans le cadre des objectifs européens pour développer les énergies propres et renouvelables. La filière est désormais mature et coûtera moins au contribuable »

Commentaire : là encore, faux, mensonges de margoulins. L’échec de l’energiewende allemande est là pour le prouver. Avec 600 milliards (plus de 60 EPR) cramés en éolien, ils n’ont pas décarboné d’un pouce leur électricité et la payent deux fois plus cher qu’en France. Et quand en 2017, le gouvernement allemand a jugé le secteur mature et stoppé subventions massives et priorité d’achat, le secteur éolien s’est brutalement effondré.
Cour des Comptes : Un rapport de la Cour des Comptes de 2018 montre que les engagement déjà pris du fait des tarifs (promotionnels et subventionnés) des énergies renouvelables ( donc essentiellement éolien, le solaire c’est epsilon) vont conduire à un surcoût cumulé de 121 milliards d’euros pour le consommateur d’électricité ! Pour produire quelques % de l’électricité et encore pas quand on en a besoin.


vendredi 3 janvier 2020

Dérèglement climatique, pollution : la voiture électrique n’est pas la panacée !


Analyse coûts bénéfices des véhicules électriques-Ministère de la transition écologique et solidaire

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Th%C3%A9ma%20-%20Analyse%20co%C3%BBts%20b%C3%A9n%C3%A9fices%20des%20v%C3%A9hicules%20%C3%A9lectriques.pdf

Sous ce titre le ministère a publié une étude qui parait extrêmement sérieuse, et qui vient singulièrement contredire la propagande les efforts pour promouvoir le véhicule électrique…de quoi donner raison à Carlos Tavarès, qui en met en doute l’utilité économique et écologique du véhicule électrique depuis longtemps. . En gros, à l’horizon 2030, le véhicule électrique ne serait intéressant qu’en milieu urbain dense et usage intensif, point.

Il y a vraiment là de quoi faire réfléchir à tous les coûts et investissements démesurés. Et on n’aimerait pas trop être dans la peau d’un dirigeant d’industrie automobile…

Effets néfastes de la circulation routière-quelques données

Dérèglement climatique : Le secteur des transports est responsable en France de plus du quart des émissions de GES et le mode routier représente à lui seul 92 % de ces émissions (43 % pour les seuls véhicules particuliers).

L’Europe s’est fixé un objectif de réduction des émissions de CO2 de 40 % en 2030 (par rapport à 1990) repris au niveau national par la France.

Pollution atmosphérique et santé :  La pollution atmosphérique a des impacts importants en matière de santé publique (maladies respiratoires, cardiovasculaires et cancers) ; Une étude de Santé publique France estime que 17 700 décès prématurés seraient évitables chaque année dans un scénario respectant des valeurs guides, et que 48 300 le seraient « sans pollution induite par l’activité humaine ». Les pathologies respiratoires et cardiovasculaires occasionnent chaque année des coûts estimés a minima entre 20 et 30 milliards d’euros pour la France métropolitaine.

Nuisances sonores : Pour 54 % des Français, le bruit des transports est la principale source de nuisance, loin devant les bruits de comportements qui gêneraient 21 % de la population. À haute dose, le bruit n’a pas qu’un impact sur le système auditif mais perturbe aussi les échanges et la communication, contrarie le sommeil, provoque un stress chez les individus. Il peut entraver le bon fonctionnement plus général de l’organisme (vue, système cardio-vasculaire, système gastrointestinal), causer vertiges et nausées et être à l'origine de troubles psychologiques

Méthodologie de l’étude : Les quatre technologies étudiées sont : les véhicules thermiques (VT), essence et diesel ; les véhicules hybrides (VH) ; les véhicules hybrides rechargeables (VEHR) ; les véhicules tout électrique (VE)

Les technologies sont étudiées dans trois différents milieux de circulation en fonction de la densité de population : urbain très dense, urbain dense, et « mixte » à travers une moyenne pondérée de tous les milieux.

Concernant les milieux urbains, deux cas d’usage sont considérés : standard et intensif (type taxi ou Autolib’).

Résultats : Les véhicules thermiques entraînent à l’usage un coût environnemental de l’ordre de 1,5 c€/km pour un véhicule diesel en usage « mixte », 2 c€/km pour un véhicule essence en usage urbain dense et 4 c€/km pour un usage urbain très dense. La motorisation tout électrique permet de réduire sensiblement ces coûts : suppression des émissions de polluants locaux en circulation liés à la combustion, moindre bruit (nul en milieu urbain très dense), et très faibles émissions de CO2 (liées uniquement à la phase production d’électricité qui sont faibles compte tenu du mix électrique français). Le coût environnemental est ainsi ramené pour le VE à 0,2 c€/km en usage « mixte », 0,4 c€/km en usage urbain dense et à 0,1 c€/km en usage urbain très dense

Conclusion 1 : L’usage en zone urbaine constitue le domaine de pertinence économique des véhicules électriques…Et encore !

Extrait : « En zones urbaines, les consommations des véhicules thermiques sont élevées (mauvais rendement moteur) et les nuisances environnementales associées sont maximales. Le véhicule électrique, dont le rendement du moteur ne dépend que très peu des conditions d’utilisation et dont les externalités sont quasi nulles, y trouve son domaine de pertinence.

Si le VE est pénalisé par le coût d’achat du véhicule, de la batterie et de l’infrastructure de recharge associée, ses faibles coûts d’usage (consommation et entretien) font qu’il est déjà rentable financièrement pour l’usager en zone urbaine dès 2020. Sur le plan socio-économique, sa pertinence est restreinte à cet horizon aux zones urbaines très denses, dans lesquelles la,valeur des nuisances évitées est maximale. Comme les prix d’achat des véhicules thermiques et électriques (hors batterie) convergent à l’horizon 2030, les bilans socio-économiques et TCO s’améliorent au fil du temps pour devenir positifs à la fois en zone dense et très dense en 2030.

Ainsi, en ce qui concerne le bilan socio-économique en zone dense, le VE passe, entre 2020 et 2030, d’un surcoût supérieur à 4 000 € à une situation d’équilibre (gain d’environ 300 €) sur la durée de vie du véhicule. En zone très dense, le gain en 2020 est d’environ 700 € et croît pour dépasser 5 000 € en 2030.es vlles

Les autres technologies (VEHR, VH) présentent à la fois des gains (sur le plan de la consommation d’énergie et des externalités environnementales) et des surcoûts d’achats moindre que le VE. Elles présentent en revanche des surcoûts d’entretien dus à la complexité de la bi-motorisation. Il apparaît qu’elles ne sont rentables socio-économiquement et pour l’usager qu’en zone très dense en 2030 et uniquement en usage intensif

Les résultats sont très sensibles au kilométrage annuel du véhicule, supposé de 13 000 km en usage urbain et 16 000 km en usage mixte. Une hypothèse alternative de 8 500 km conduit à un surcoût pour le VE de plusieurs milliers d’euros. L’intensification de l’usage des véhicules permet d’améliorer les bilans. Ces cas correspondent pleinement aux modèles de type Autolib’ avec une activité d’autopartage en trace directe utilisant des véhicules 100 % électriques. »

Commentaire : Le véhicule électrique n’est même pas compétitif en ville, sauf usage intensif. Si, comme prévu, les villes parviennent à limiter l’usage des voitures individuelles en ville, l’électrique ne se justifiera écologiquement et économiquement que pour les transports en communs et les véhicules partagés, type autolib. Si par exemple, vous n’utilisez votre véhicule que très peu en ville, mais quasi-uniquement pour des déplacements hors de la ville le week-end et périodes de loisir…eh bien, il n’y aucun intérêt ni environnemental, ni économique pour vous à utiliser un véhicule électrique.

Il y a là en fait une curieuse contradiction entre deux politiques environnementales. Si l’on réussit à limiter l’utilisation des véhicules individuels en milieu urbain dense ( et cela se passe assez efficacement dans les grandes villes), eh bien, en fait, il n’ y a pas besoin de véhicules électrique en ville hors transport collectif et auto-partage…Ce n’ est que si la diminution de l’usage du véhicule individuel en milieu urbain dense est un échec que le véhicule électrique se justifie !

Conclusion 2 : Pour un usage mixte (urbain, non urbain), le véhicule thermique demeure plus avantageux. Le véhicule électrique est même moins bon que le diesel !

Extrait : « Dans le cas d’un usage mixte, moyenne pondérée des trafics observés dans tous les milieux traversés, aucune technologie alternative n’est plus rentable que les véhicules thermiques notamment ceux consommant du diesel.

Ainsi par exemple le surcoût socio-économique pour un VE en 2030 est de 7 000 € (et supérieur pour les autres technologies et/ou pour 2020). Ce résultat s’explique par le fait que la technologie électrique voit ses avantages compétitifs s’éroder du fait de vitesses plus élevées (hausse des consommations par rapport au milieu urbain) alors qu’au contraire le rendement du moteur des véhicules thermiques est optimal autour de 80 km/h29, et du moindre coût environnemental dans les zones moins peuplées. Ce phénomène est renforcé par une hypothèse de baisse annuelle de plus de 2 % des consommations des véhicules thermiques. Par ailleurs, pour rendre un service équivalent, le véhicule électrique considéré doit posséder une grosse batterie d’une capacité de 50 kWh correspondant à une autonomie plus importante (200 km). Cela implique davantage d’émissions de polluants et de GES lors de la phase de fabrication. Pour les émissions de CO2, l’avantage du VE reste important, mais il est minoré en raison d’une meilleure consommation des véhicules thermiques et de la phase amont de production de la batterie. Concernant la pollution atmosphérique, les impacts sont valorisés en fonction de la densité de la population exposée et la grande part de trajets interurbains limite aussi l’avantage du VE. Le bilan relatif à la pollution atmosphérique du VE en milieu mixte est même négatif face à un véhicule thermique diesel en raison de la phase amont de production des deux batteries utilisées pendant la durée d’utilisation du VE. »

Commentaire : les conducteurs qui sont passés du diesel à l’essence sur la foi de campagnes culpabilisantes s’en sont bien rendu compte… et sont parfois retournées au diesel qui est plus intéressant économiquement ( même compte-tenu de l’alignement du prix du  diesel sur l‘essence ». Et plus intéressant économiquement et écologiquement que le véhicule électrique !

Conclusion 3 : L’intérêt du véhicule électrique dépend étroitement du contenu en CO2 de l’électricité- évidemment !




Extraits : « Seuil d’indifférence du contenu CO2 de l’électricité en termes de choix entre le véhicule électrique et le véhicule thermique : Dans le cas de la zone dense en 2020, il s’agit de comparer une citadine électrique équipée d’une batterie consommant 18 kWh/100 km à un véhicule essence dont la consommation en milieu urbain dense est en moyenne de 6,84 L/100 km (cf. hypothèses de consommation). On fait l’hypothèse qu’en usage standard le véhicule parcourt 13 000 km/an, soit 208 000 km pendant sa durée de vie qui est de 16 ans. Au total, le véhicule thermique émet pendant sa durée d’utilisation 38,5 t de CO2 (émissions amont et à la combustion). La production de la batterie émet 6 t CO2. Pour qu’un véhicule électrique obtienne un bilan équivalent, le contenu CO2 de l’électricité doit être de 864 gCO2/kWh. Toute valeur en dessous de ce seuil permet donc au VE d’obtenir un bilan meilleur que le véhicule thermique. Ce seuil évolue à la baisse du fait de l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules thermiques…

À titre d’exemple, d’après l’Agence internationale pour l’énergie (AIE), le contenu CO2 moyen en France de l’électricité en 2013 est de 64 g de CO2 /kWh alors qu’il est de 486 g en Allemagne.

En 2020, le seuil avec batterie serait de 249 gCO2/kWh en zone mixte là où le véhicule diesel est le plus performant. En usage mixte, le VE serait moins performant que le véhicule thermique en matière de CO2, en Allemagne (330 g), au Royaume-Uni (270 g), en Italie (290 g) ou en Pologne (560 g). L’émission moyenne de 250 g en 2020 de l’UE28 correspond au seuil d’indifférence pour le milieu mixte… En 2030, en usage mixte, le VE ne serait toujours pas performant dans des pays comme l’Allemagne (240 g), l’Italie (230 g) ou la Pologne (400 g)….

Commentaire : ben , l’industrie allemande va avoir du mal à prendre le virage de la voiture électrique sur son marché domestique !