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jeudi 27 juin 2019

Eoliennes : le vent se lève … contre


Eolien terrestre : la révolte des barons

Après Xavier Bertrand pour le Nord, c’est Dominique Busserau  (président du département de la Charente Maritime et de l’Assemblée des départements de France) qui craque ! Tribune libre parue dans différents journaux ; extraits

« Le remplacement progressif de la part du nucléaire dans la production électrique nationale est un des aspects de la politique énergétique du Gouvernement. Dans un pays, où le nucléaire représente plus de 70% de la production totale d’électricité, le pari est audacieux et la marge d’action plus faible, voire moins nécessaire, que dans certains pays, comme l’Allemagne, où la part d’énergie polluante, assise sur le charbon, représente encore près de la moitié de la production électrique. » N B : En effet !

« La Nouvelle-Aquitaine connait un développement éolien important, avec une concentration des implantations dans sa partie Nord. La France paye au prix fort cet effort avec un territoire saturé par endroit de parcs éoliens. Le déséquilibre est criant au niveau national : près de la moitié de la puissance du parc national est située dans les régions Grand Est et Hauts-de-France.
La Nouvelle-Aquitaine connait un développement éolien important, avec une concentration des implantations dans sa partie Nord. La Charente-Maritime représente à elle seule plus du tiers de la puissance installée dans la Région. Aux 81 éoliennes en fonctionnement, 67 autorisées et 109 en cours d’instruction, s’ajoutent des projets toujours plus nombreux qui porteraient à 470 l’ensemble des mats montés dans le Département.

Malgré les velléités affichées par l’ancienne Région Poitou-Charentes, le Département a échappé au montage des pylônes aux endroits qui avaient été les plus indiqués par les différentes études, à savoir les parties avancées des îles de Ré et d’Oléron et bien sûr tout le littoral, qui enregistrent une force de vent optimale de plus de 6m/s. C’est donc paradoxalement dans les zones référencées parmi les indicateurs « corrects » et « moyens » que se sont implantés massivement les parcs éoliens.

À partir de l’adoption par le Conseil Régional de Poitou-Charentes de son schéma régional de l’éolien, en 2006, ce sont des secteurs voués au tourisme vert et à la mise en valeur du patrimoine historique, l’Aunis et les Vals de Saintonge, qui ont connu en dix ans une poussée préoccupante d’éoliennes. En 2008, le Département ne comptait que 2 parcs en fonctionnement et les projections de capacités de production lui étant imparties s’élevaient à 80 mégawatts (MW). Nous en sommes actuellement à 168 MW hors parcs autorisés ! « 
(C’est effectivement du délire, les margoulins de l’éolien ont bien travaillé !)

Les projets se sont développés en dehors de toute planification territoriale équilibrée et aux dépens des aspects environnementaux qui ont été dramatiquement négligés. Le Conseil d’État a reconnu sévèrement ces graves manquements, en février 2018, par l’annulation du schéma régional de la Région Poitou-Charentes de 2012 qui avait jugé bon de ne procéder à aucune évaluation environnementale préalable. Alors que dans certaines plaines, des villages sont entourés parfois d’une vingtaine de mâts, des projets touchant aux équilibres naturels et à la biodiversité voient le jour, sans qu’aucun garde-fou sérieux ne s’impose.  C’est ainsi qu’EDF veut implanter une quarantaine d’éoliennes de 180 mètres de hauteur le long de l’estuaire de la Gironde, sans aucun égard pour les enjeux propres aux Espaces naturels sensibles et à la vie des milieux aquatiques, avec la défiguration d’un paysage sanctuarisant le plus grand estuaire d’Europe.

« La Charente-Maritime a décidé d’installer un observatoire de l’éolien et de demander au Préfet un moratoire pour sursoir aux projets éoliens pendant deux ans. »

Trop, c’est trop. Le « mix énergétique » ne doit pas se faire au détriment des enjeux environnementaux. Face à un développement anarchique, il faut imposer des règles et une méthode, tout ce qui a cruellement fait défaut jusque-là. Cela passe par un préalable : l’arrêt de toute implantation et la mise en œuvre d’une évaluation de la pertinence des projets.
C’est pourquoi le Département de la Charente-Maritime a décidé d’installer un observatoire de l’éolien et de demander au Préfet un moratoire pour sursoir aux projets éoliens pendant deux ans. »

« Le développement de l’éolien n’est pas irrésistible, comme l’illustre très bien le cas de l’Allemagne, qui prévoit de démanteler plus de 5 000 éoliennes difficilement recyclables. Il doit être pensé intelligemment et programmé à bon escient dans les zones les plus propices à sa rentabilité et les moins touchées par les impératifs environnementaux et patrimoniaux. Le déploiement offshore peut constituer une piste intéressante, à condition qu’il apporte toutes les garanties en matière d’acceptabilité locale et d’impacts sur les milieux naturels. Le projet de parc éolien au large de l’île d’Oléron n’a pas levé tous les doutes qui l’entourent à ces égards. Le Gouvernement se montre sourcilleux sur ces points et a ajourné le lancement de l’appel d’offres. Il serait appréciable que les projets éoliens terrestres fassent l’objet de la même vigilance.

L’énergie solaire a le grand mérite de permettre un plus grand équilibre géographique et son déploiement se fait sans heurts sociétaux et environnementaux notables. »

Éolien flottant : 2 milliards d’euros vont sombrer !

Extraits du texte du toujours excellent Michel Gay

« La France a décidé d’installer au large de ses côtes (Atlantique, Manche et Méditerranée), un ensemble éolien en mer, flottant ou posé sur le fond, à grands renforts de subventions publiques : plusieurs milliards d’euros….

La production du parc Robin Rigg implanté dans l’estuaire de la Solway à la frontière de l’Écosse et de l’Angleterre, un site a priori mieux venté que ceux où seront construits les parcs français, est un bon point de comparaison pour étudier l’impact potentiel de cette décision. Les données disponibles heure par heure sur les 17 premiers mois d’activité du parc montrent que :
- Le temps de fonctionnement à pleine puissance sur une année (encore appelé le facteur de charge) est de 30 %. Le facteur de charge annoncé de 45 % pour les trois projets de parcs éoliens en Méditerranée semble donc très optimiste (50 % de mieux qu’en Écosse…). !!!( NB, et en Ecosse, il vente ! »
- Cette production recouvre d’énormes fluctuations de production : de 0 % à presque 100 % de la puissance maximale, souvent en une à deux heures. De plus, le facteur de charge a été inférieur à 5 % pendant un tiers du temps. Cette faible fraction a duré près de la moitié du temps en décembre 2010, alors même qu’une vague de froid s’installait jusqu’en Europe occidentale. De longs intervalles de temps pendant lesquels l’efficacité du parc a été inférieure à 1 % ont été observés.
le facteur de charge des éoliennes en mer au nord de l’Allemagne semble atteindre 40 %.

Dans ce contexte rédhibitoire pour une production sûre et bon marché, la Commission européenne autorise l’aide d’État de 2 milliards d’euros accordée à quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes en mer en France pour une production annuelle de seulement 0,4 TWh, pourtant surévaluée d’environ 50 % par rapport à l’Écosse !
Il faudra renouveler dans 20 ans (c’est la durée prévue) le coût faramineux de ces quatre projets pour une production annuelle ridicule ; seulement 4 % de la production annuelle d’un EPR prévu pour durer 60 ans !!!

«Le déploiement de nouvelles centrales à gaz (importé) émettrices de CO2 sera nécessaire en parallèle pour lisser les importants problèmes d’intermittence associés aux éoliennes en mer (et aussi sur terre). Leurs coûts (financier et d’émissions de CO2) devraient leur être imputés… en plus des deux milliards d’euros prélevés sur les contribuables et qui vont sombrer en mer… pour rien. »

Et en plus… : quelques commentaires

Les deux textes passent en revue quelques-uns des inconvénients de l’éolien…Ils ne sont pas exhaustifs !
Autres élements :

- Environnement : Bêton, acier , et pylones et lignes partout

Éolienne Gamesa G 90 de 2 MW , 1100 tonnes de béton, 140 tonnes d’acier.
Production attendue : 2MW*0,23*25 ans*8766 h/an = 0,1 TWh/an.
Donc 11 000 tonnes de béton par TWh et 1 400 tonnes d’acier par TWh.

L’EPR consomme donc 8 fois moins de béton et 20 fois moins d’acier que l’éolien.
Department of Energy : sur le sujet, ils donnent 800 t/TWh de béton et 160 t/TWh d’acier pour le nucléaire, et 8000 t/TWh de béton et 1800 t/TWh d’acier pour l’éolien.On a là un facteur 10 pour le béton et 11 pour l’acier, donc toujours à l’avantage, très marqué, du nucléaire.

La production éolienne étant extrêmement déconcentrée, elle exige un nombre de pylones et de lignes absolument incroyable et insoutenable ( outre l’effet sur les coûts, mais c’est le réseau qui paie. Donc on paie très cher pour se faire pourrir nos paysages. Sans parler des pollutions sonores, visuelles (effet stroboscope), fuites électriques qui commencent à susciter de plus en plus de réactions.

Le démantèlement : Les fibre de carbone ne sont pas recyclables et finissent dans des pays tiers (ou du tiers-monde). Le socle de 1500 tonnes en béton ne sera jamais démantelé car la loi n'impose qu'un "grattage à 1m de profondeur. Multipliez cette masse de béton par le nombre d'éoliennes.... .

Le démantèlement de la partie visible c'est plusieurs centaines de milliers d'euros, la provision de 50k€ est donc largement insuffisante. Les margoulins des éoliennes ont une recette infaillible  se  mettre en faillite et laisser le bailleur, un modeste paysan qui espérait jouir d'une retraite confortable, gérer la fin de vie. Il se rendra compte alors que ses éoliennes ne lui auront pas rapporté un rond !

Valeur économique ( le coût de l’électricité ou pourquoi vos tarifs augmentent ) :

Quand l’Ademe et De Rugy parlent du coût des renouvelables, il y a un très, très gros loup , cf un blog précédent :

La Cour des Comptes a publié là-dessus un rapport assassin. Pour un ordre de grandeur : Les contrats de l’éolien vont coûter «40,7 milliards d’euros en 20 ans» pour… 2% de la production française», à mettre en rapport avec  la somme quasi identique annoncée par EDF pour mettre ses réacteurs nucléaires en état de produire durant 20 ans de plus… 75% de l’électricité dont nous avons besoin « grand carénage »)

Lorsque les ENR variables tournent à plein régime, et que le besoin d’électricité est faible, la valeur de l’électricité produite est très faible…Il est arrivé même qu’elle soit négative ; le 1er janvier 2018 ,en France ! EDF était obligé de payer pour que des clients achètent  le courant que les éoliennes produisaient à plein tube  – alors que toute le monde était sous la couette et que personne n’en avait besoin !
En fait, on ne sait plus quoi faire de l’éolien, parce que le problème, comme le montre la courbe ci-dessous, 1) c’est qu’il est vraiment très très interrmitent, et 2) il l’est pour tout le monde en Europe en même temps ( en gros en cas de dépression atlantique)

Vent debout contre l’éolien : vers la répression étatique ?

Puisque les politiques (enfin certains) semblent peu sensibles à la rationnalité scientifique et technique, il reste quand même un argument qui pourrait les faire bouger un peu : alors qu’une fois la construction d’un barrage ou d’une centrale nucléaire est terminée, l’acceptabilité des populations environnantes est excellentes. 

Eh bien, Pour les éoliennes, c’est le contraire : une acceptabilité initiale bonne (les margoulins de l’éolien savent y faire), et puis, de plus en plus, le refus et la colère !

C’est au point qu’aux Pays-Bas, fortement impactés, des actions violentes se répandent : il faut dire que les Pays-Bas paient un lourd et irrationnel tribu : le parc éolien des Pays-Bas compte plus de 2.500 éoliennes terrestres et 289 en Mer du Nord.
Au moins deux entreprises qui construisent de nouvelles éoliennes aux Pays-Bas ont renoncé à leurs projets "dans la crainte d'attaques et ont perdu des millions" d'euros, a souligné l'Agence nationale antiterroriste NCTV.
En avril, une entreprise - qui n'a pas été nommée - a renoncé à un contrat après avoir reçu un ultimatum lui donnant 48 heures pour "changer de mentalité à propos de la construction des éoliennes".
"Si vous ne faites rien, vous pouvez utiliser l'argent que vous gagnez à nos dépens pour le dépenser en frais de sécurité pour vous et votre société", avertissait le courrier, selon la télévision publique néerlandaise NOS.

Conclusion : aux Pays-Bas, des militants anti-éoliennes classés sur la liste des menaces terroristes

En France, à la grande satisfaction des professionnels de l'éolien, le gouvernement a publié un décret exorbitant du droit commun pour favoriser, spécifiquement dans le domaine de l’éolien  l'accélération des recours contentieux. Les deux mesures principales portent sur la suppression d'un degré de juridiction et sur la cristallisation dans le temps des moyens présentés par les requérants à l'appui de leur demande d'annulation.  Ces règles de procédure concernent toutes les décisions afférentes à ces installations : autorisation environnementale, autorisation au titre du code de l'énergie, autorisation de défrichement, permis de construire, dérogations à l'interdiction de destruction d'espèces protégées, etc.

Ceci bien que le projet de texte ait reçu un avis défavorable de plusieurs instances consultatives, dont le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT). "Le double degré de juridiction est un principe fondamental auquel on ne peut déroger", avait estimé Jacques Vernier, le président du CSPRT lors de l'examen du texte.

Décidément, les margoulins de l’éolien ont de nombreux amis, et bien puissants. Il est temps de les arrêter !

Sut tous ces sujets, cf. aussi les tweets et threads de Tristan Kamin !
https://twitter.com/TristanKamin



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vendredi 24 novembre 2017

Politique énergétique _5_ la grande escroquerie des énergies renouvelables

Extraits du remarquable livre de M. Hervé Machenaud, la France dans le Noir

Les énergies renouvelables sont les plus chères.

Pourquoi ? à cause d’un facteur souvent passé sous silence et rarement mentionné dans les présentations flatteuses des apôtres du renouvelable : leur disponibilité. Extrait :

« On appelle facteur de charge le rapport entre la production réelle sur une année et la production théorique pour un fonctionnement à pleine puissance, toute l’année. Le facteur de charge est de 75% pour le nucléaire, (arrêt pour maintenance et rechargement), 20 à 40% pour le thermique à flamme, entre 20 et 30% pour l’hydraulique,  entre 20 et 25% pour l’éolien,  autour de 15% pour le solaire. »
« Les ENR sont de tous les moyens de production le plus cher. L’éolien et le solaire sont  en Europe, de tous mes moyens de production ceux dont le coût est plus élevé, entre deux et dix fois plus que le nucléaire en France. Alors pourquoi tant d’intérêt ?  C’est une industrie  extrêmement profitable, (pas seulement pour les promoteurs des projets éoliens si ‘on en croit le SCPC 5Service Central de Prévention de la Corruption), qui vit de subventions massives  ( près de 50 milliards d’euros en 2015 en Europe dont 20 en Allemagne payés par les consommateurs  et d’autre part de sa priorité règlementaire d’accès au réseau, c’est-à-dire que  quand il y a du vent et du soleil,  c’est cette électricité qui est là consommée, obligeant les autres moyens à s’arrêter. L’éolien et le solaire venant se substituer de manière aléatoire au nucléaire, au charbon et au gaz, environ un quart du temps ceux-ci qui restent nécessaires pour couvrir la pointe sont arrêtés et doivent être amortis pour sur les trois quarts de temps restant,  augmentant à proportion leur coût de production…
Subventions massives, priorité d’accès au réseau, corruption, coût réel de production et factures qui s’envolent, tel est le paysagé économique de l’éolien et du  solaire. La priorité d’accès au réseau, avantage exorbitant et indu qui déséquilibre tout le marché (ou pseudo-marché de l’électricité) a ainsi pour conséquence que le solaire et l’éolien fortement subventionnés renchérissent le coût du nucléaire ! d’où de vraies absurdités « Pendant que l’Allemagne brule son lignite, l’éolien allemand déferle sur la France alors qu’il a été déjà payé par les contribuables allemands, cela balaye toute l’économie du secteur »

Enfumage généralisé sur les performances de l’éolien et du solaire. La Beauce n’est pas Abou Dhabi.

« Le cout de production de l’éolien et du solaire ne cesse de diminuer ? 2.6 C. euro/ kwh pour le solaire, record battu ! Oui, mais où à Abou Dhabi où naturellement il contribue à la couverture de la pointe ; 2.7 cEur/kwh dans le désert d’Atacama au Chili, où le niveau de radiation solaire est l’un des plus élevé au monde.  . On extrapole la réduction des couts de l’éolien qui seront bientôt compétitifs, mais alors pourquoi continue-t-on à les subventionner aussi massivement ? »
« Aussi faibles que soient les coûts atteints, cela ne changera pas le fait que la Beauce n’est pas le désert d’Atacama, et qu’en Europe, les ENR ne contribuent pas à la couverture de la pointe et ne sont utiles que couplés à des moyens de stockage dont on sait pas quand et à quel coût ils seront disponibles, et le cas échéant, à quel coût ? On peut comprendre que les spécialistes du secteur abondamment cités dans les journaux utilisent la baisse des coûts de production au Maroc, au Chili ou à Abu Dhabi, pour justifier des investissements dans des fermes solaires en France. Ils défendent leurs intérêts, mais quand ce sont des responsables politiques en principe dépositaires de l’intérêt général, on est  en droit de se poser certaines questions »
« Dans la note d’analyse du 15 août 2014 de France Stratégie,  Y-A-t-il une place pour l’hydrogène dans la transition énergétique, on peut lire, « Concernant une restitution finale sous forme d’électricité, la rentabilité semble hors d’atteinte à cause des limites imposées par le rendement de Carnot ».  L’Expérimentation en Corse d’une production solaire photovoltaïque avec une chaine hydrogène pour le stockage conduit à un coût de production de 8000 euro/ MWh ( deux cents fois le prix de cession du MWh par EDF à ses concurrents). ;Le troisième marché de l’hydrogène potentiellement important est celui de la mobilité, où l’hydrogène bénéficie actuellement d’un engouement médiatique sans rapport avec des perspectives réalistes d’avenir »


L’éolien ou le solaire domestique c’est pas sympa ! l’égalité des territoires et des abonnés remise en cause, ainsi que la sûreté du réseau et de l’approvisionnement

« Quelle  place pour l ‘énergie décentralisée ? On voit se développer l’économie énergétique des consommateurs individuels, mais aussi au niveau de résidences, d’écoquartiers ou de communes. …une note de France Stratégie intitulée « 2017/2027 Energie centralisé  ou décentralisée ? présente les courbes de consommation et de production en été et en hiver d’un particulier disposant d’un panneau photovoltaïque et note  «  Le particulier est censé résider en région PACA. On constate qu’en hiver la production locale par le panneau solaire  ne permet pas de couvrir la consommation et que la pointe du soir est entièrement assurée par le réseau centralisé. En été, la production photovoltaïque est très excédentaire et doit être évacuée par le réseau. En d’autres termes, le particulier vend son surplus d’électricité quand le réseau en a le moins besoin, et achète au prix moyen du KWh  l’électricité dont le coût de production est le plus élevé, puisqu’il aura fallu maintenir des moyens de production centralisé pour répondre à cette demande.

C’est là le changement de paradigme, c’est la capacité à répondre présent ce jour-là qui devient précieuse. Jusqu’alors, le service public français garantissait la continuité du service pour tous et l’égalité de traitement des consommateurs. Dans les mêmes conditions, tous les consommateurs bénéficiaient des mêmes offres et des mêmes tarifs quels que soient l‘heure ou le lieu de leur consommation. Cette péréquation tarifaire, comme pour le service postal, répond au principe même du service public. Elle prend en compte la variabilité d’accès et de desserte, et le maintien nécessaire de capacités disponibles pour le passage des pointes. Le prix du KWh était calculé et moyenné (péréqué) sur la base du coût global de la production nationale. Ainsi, jusqu’à ce jour, le consommateur paie ce qu’il consomme, c’est-à-dire la production d’électricité. Moins il consomme, moins il paie. S’il ne consomme qu’au moment des pointes, ce sont les autres consommateurs qui paient pour lui la disponibilité des moyens de production centralisés.

C’est ce modèle que remet en cause la production décentralisé d’énergies renouvelables, si elle devait s’étendre. Plus de péréquation, plus d’égalité de traitement des consommateurs, un risque réel de pannes et d’effondrement du réseau en périodes de pointe.  « Du fait que l’électricité n’est pas stockable, c’est donc la capacité et non plus la production qu’il va falloir payer à son juste prix. » explique M. Hervé Machenaud, qui propose alors « un service public de la capacité » qui teste à définir.

Une énergie antisociale

A qui profitent les milliards de subvention déversés sur  les énergies renouvelables ? A quels foyers est-il proposé d’installer des panneaux photovoltaïques sur leur toit et de décoratives batteries Tesla sur leurs murs. Quel pourcentage de la population peut investir une vingtaine de milliers d’euros à amortir sur quinze ans ? Evidemment, pas les milliers de foyers en situation de précarité, non plus que la grande majorité de la population urbaine. C’est portant eux qui auront à payer le surcoût de cette politique de gribouille. La transition énergétique qu’on nous propose, sous les apparences de modernisme progressiste et de protection des particuliers, contribue à accentuer l’injustice sociale et l’accaparement des richesses par une minorité nantie aux dépends d’une majorité qui s’appauvrit. Le comble est bien de voir les grands énergéticiens se faire concurrence auprès des propriétaires de pavillons pour être les premiers à leur installer les panneaux solaires de leur rêve. Qui est encore censé défendre l’intérêt général ?

Le nucléaire, champion du décarbonné !

La France accusée d’un coupable retard dans le développement des ENR, émet dix fois moins de gaz carbonique par KWh produit que la moyenne des pays européens, 30kwh contre 325. L’Allemagne,  notre guide et notre modèle en matière d’écologie, avec ses 49 GW d’éolien et ses 39GW de photovoltaïque,  soit près de 50% de ses faculté de production, l’Allemagne émet  cinq fois plus que la France, soit 500 g de CO2 par KWH produit, soit trente fois plus que la France, (Le problème, c’est les autres 50%...)

Contenu en CO2/ kwh produit : Charbon : 1125 , Diesel Fuel : 860 ; Pétrole Essence : 830,  Charbon propre supercritique 670 ; Gaz naturel 650 ; Photovoltaïque 310 ; Eolien : 32 , nucléaire 19 !



jeudi 21 septembre 2017

Les margoulins des éoliennes

Les partisans des éoliennes  seraient du côté de la modernité, de l’écologie, du bien, des défenseurs du climat. Des moulins partout, tel est leur credo.  Se retrouvent catalogués au rang des «anciens» (voire des obscurantistes…), les défenseurs du nucléaire, ceux des paysages et des monuments historiques, ceux qui refusent les nuisances bien réelles des éoliennes, bruit et effet stroboscopique… Je reviendrais  sur l’immense ignorance, stupidité ou tromperie de ceux qui pensent qu’on peut équilibrer le réseau électrique français avec des éoliennes et du solaire.  Mais déjà un article très intéressant de Marianne du 25 août 2017 permet de mettre en évidence comment, comme pour la TVA carbone, l’énergie éolienne est devenue un terrain de jeu très rémunérateur pour un certain nombre de margoulins. Règles du jeu :

L’Etat et les consommateurs rackettés : Les investissements dans l’éolien sont artificiellement rentabilisés par l’obligation d’EDF d’ acheter l’électricité au double du prix de l’électricité nucléaire ou hydraulique. C’est le contribuable et consommateur qui est racketté deux fois, par ses impôts et par la facture EDF. Au profit des matrgoulins

Des sociétés opaques, voire des escroqueries : Des sociétés comme Opale et Velocita, citées par Marianne, promettent 5 à 7% de rendement par an, pour des emprunts rémunérés. Y’a qu’à croire, et, au moins en ce qui concerne la société FSB holding et sa filiale France Energie Finance, il s’agissait d’une véritable escroquerie pyramidale de type Ponzi avec évaporation des fonds non au vent des éoliennes mais vers des paradis fiscaux- la société a été mise en liquidation par la justice et les investisseurs ne reverront pas leur argent. Même lorsque ce n’est pas le cas, il faut savoir que les organismes emprunteurs ne sont pas des banques et n’offrent aucune des garanties bancaires usuelles. Comment des sociétés comme Velocita, au montage particulièrement opaque et dont les sociétés françaises présentent des pertes significatives (529.000 euros pour   millions de chiffre d’affaire pour Velocita Energies Service) peuvent-elles prétendre servir des intérêts de 5à7% par ans. Il n’y a qu’à croire ….

La chasse aux élus locaux intéressés : Il est très facile de trouver des élus locaux d’autant plus intéressés que les terrains à céder aux éoliennes leur appartiennent et qu’ils auront les profits, tandis que les nuisances seront pour les communes voisines. D’où la multiplication des conflits clochemerlesques, qui seraient drôles si l‘on ne parlait pas de vies gâchées  Voire l’inénarrable maire de Clerval ( Doubs) : «  la Tour Eiffel défigure aussi le champs de Mars, ici l’Etat c’est moi…) alors que c’est le village voisin d’Anteuil qui n’en peut plus de subir les nuisances et voient même ses rares usines partir. Ajoutons au moins 11 élus condamnés pour prise illégale d’intérêt en laison avec Velocita ou Volkswind. Et un projet qui a tout de même fait tiquer la protection du Patrimoine en pleine vue et proximité des magnifiques  salines d’Arc et Senans

Et pour le comble :

Une protection environnementale ancienne et délibérément laxiste : L’Académie de Médecine préconise une distance minimale de 10 fois la hauteur du mât entre l’éolienne et les habitations proches (soit 1500 mètres pour les éoliennes classiques actuelles ) pour préserver les habitants du syndrome éolien qui rend tout simplement la vie impossible. C’est également une norme européenne, mais qui n’est pas respectée en France où une norme plus ancienne et inadaptée aux éoliennes récentes plus importantes autorise à les implanter à 500 m des habitations. C’est tout simplement intenable !
Lorsqu’un tel système de margoulinage étendu se met en place, lorsque, pour le seul profit d’escrocs, des vies sont ainsi gâchées par le bruit, l’effet stroboscopique, la vie gâchée, la révolte est légitime. Faudra-t-il en venir à ce mot d’ordre que certains ont adopté en Corse : une éolienne, un pain de plastique…

 Signalons l’action de l‘association Europa Nostra :

« Dans de nombreux pays une importance démesurée a été accordée à l'éolien, sur terre comme en mer. Les gouvernements ont octroyé des subventions généreuses visant le développement de l'éolien ; ils ont relâché les mesures d'aménagement du territoire, et omis d'effectuer une analyse équilibrée de ses avantages et inconvénients. A travers l'Europe de vastes étendues de paysages splendides sont aujourd'hui dominées par des groupes d'éoliennes de taille toujours croissante, dont chacune en soi représente une petite centrale électrique. Le paysage est ainsi industrialisé et notre patrimoine naturel fortement endommagé…
 Dans de nombreux pays européens il apparaît que l'impact social, économique, touristique, historique, ainsi que sur la faune et sur le paysage est insuffisamment pris en compte dans le processus décisionnel relatif à l'éolien….

Le processus décisionnel des autorités publiques lié à la construction d'éoliennes et de groupes d'éoliennes devrait inclure la consultation de toutes les parties concernées et devrait être fondé sur la compréhension du caractère et des valeurs du paysage local, et pour tout projet, tenir compte des considérations suivantes :  l' impact sur la communauté locale, les résultats d'une analyse précise et objective de la réduction d'émission de gaz a effet de serre par l'éolien comme le prétendent les promoteurs, l'impact visuel sur la qualité du paysage local, en tenant compte du fait que les éoliennes modernes attirent de plus en plus l'attention en raison de leur grande taille (déjà au delà de 100 m et toujours croissante), et de leur emplacement sur des sites exposés et visibles ;   les dommages supplémentaires faits aux paysages, aux habitats vulnérables, aux cours d'eau et à d'autres facteurs environnementaux, survenant lors de la phase de construction, y compris la construction de voies d'accès, l'élargissement des réseaux d'électricité, l'augmentation du nombre de pylônes et de générateurs servant à la transformation et au transport de l'électricité. "




jeudi 1 décembre 2016

Les margoulins des cellules souches

Les cellules souches : des promesses tenues, beaucoup encore à venir

Dans un blog récent, j’expliquais comment les autorités américaines avaient été amenées à approuver un médicament inefficace, le Sarepta, dans la myopathie de Duchenne sous la pression de malades désespérés bien manipulés par des margoulins. Un schéma analogue, mais d’une autre ampleur, concerne les cellules souches, marigot où s’agitent pas mal de crocodiles intéressés.

Des cellules souches sont des cellules peu différenciées capables de se transformer en certains (cellules souches pluripotentes) ou  en tous (cellules souches totipotentes) types de tissus. C’est le cas de cellules embryonnaires, mais il existe dans de nombreux tissus des cellules souches adultes – les plus anciennement connues sont les  cellules souches hématopoïétiques, issues de la moelle osseuse, capables de se différencier dans toutes les cellules du sang. Ainsi, la greffe de moelle pour soigner les leucémies est-elle la première thérapie cellulaire utilisant les cellules souches, pratiquée depuis les années 1970. De même, les cellules souches cutanées sont utilisées depuis les années 80 pour reconstituer les différentes couches de l’épiderme et greffer les grands brûlés. En ce sens, la thérapie cellulaire par cellule souche est une technique bien validée.

L’utilisation de cellules embryonnaires, et surtout les nombreuses découvertes de cellules souches adultes qui se sont succédé, et bien plus encore la découverte qu’il est possible de prendre de nombreuses cellules adultes ( par exemple de l’épiderme) pour les transformer en cellules souches par une manipulation génétique assez simple et universelle (cellules IPS, ou pluripotentes induites) découverte qui a valu le Prix Nobel de médecine 2012 à  Shinya Yamanaka, ont provoqué une explosion des espoirs en cette technique. Ainsi, des publications suggèrent qu’il est possible de régénérer des cellules cardiaques après un infarctus, des neurones après un AVC,  de guérir la dégénérescence maculaire par des cellules souches embryonnaires humaines  différenciées en cellules de cornées, entre autres. Des espoirs se font également jour dans nombre de maladies neurodégénératives.

Espoirs oui, mais le chemin risque d’être long. Ainsi, souvent, il ne suffit d’injecter des cellules pour qu’elles s’implantent, il semble parfois qu’il faille d’abord les organiser en micro-tissus. Les résultats sont parfois difficiles à reproduire. L’utilisation de cellules souches n’est pas dénuée de dangers potentiels : problèmes de rejet si elles proviennent d’un donneur, problème de croissance tumorale si elles sont induites, etc… L’interprétation des résultats est souvent délicate ; ainsi, dans le cas du traitement des séquelles d’AVC,  la greffe ne semble pas agir directement (les cellules injectées disparaissent), mais par la sécrétion de diverses substances.

Alors je crois qu’il faut appeler les chercheurs à l’autodiscipline et à la modération, à la précaution, à la responsabilité ; même si c’est difficile, à l’understatement de leurs résultats plutôt qu’à la proclamation ronflante ; car ils doivent savoir que nombreux sont les margoulins et escrocs des cellules souches qui n’hésiteront pas utiliser leurs publications aux dépends de patients désespérés.

Le marigot et les crocodiles des cellules souches

Le Monde (14/11/2016) a consacré un article à ce sujet (Cellules souches, gare aux faux traitements). Ainsi les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), maladie résultant de la dégénérescence des neurones ­moteurs, qui évolue vers la mort en quelques années, face à une médecine qui reste impuissante, sont sollicités par des cliniques privées ou des médecins leur proposant des « traitements miracles » à base de cellules souches. « Les patients sont prêts à rentrer dans n’importe quel protocole ou dans n’importe quelle étude clinique, plutôt que de rester dans la passivité, quitte à outrepasser les ­règles de la recherche clinique », témoigne Jean-Paul Janssens (Genève), qui s’efforce de les alerter sur le ­caractère ­illégal des traitements à base de cellules souches, dont ni l’efficacité ni l’innocuité n’ont été testées chez l’homme ». Jean-Paul Janssens se souvient de l’un d’eux qui, il y a quelques années, a cédé à l’offre d’une clinique basée à Tel-Aviv, en Israël. Le traitement lui a coûté 35 000 francs suisses (32 460 euros). Il était prévu que ses cellules soient prélevées dans une clinique en Suisse romande avant d’être envoyées en Israël pour y être isolées, traitées et réinjectées, sans succès.

Toujours dans Le Monde,  Leigh Turner, de l’Université du Minnesota constate : « Autour de 2008, on a vu apparaître des cliniques dans des pays où les régulations sont inexistantes ou peu appliquées en raison de la corruption, tels que la Chine, l’Inde, le Mexique ou les Caraïbes. Ce constat aujourd’hui n’est plus valable, les cliniques se développent aussi dans les pays industrialisés où les réglementations sont strictes, tels que l’Australie, le Japon, la Suisse, la Floride ou la Californie. ». Ainsi l’autorité suisse Swiss Medic  s’est intéressé aux activités de deux sociétés, Med Cell Europe et Swiss Medica (dont le nom cherche évidemment à provoquer la confusion avec l’agence suisse de régulation, elle- même !). Elles prétendent soigner plus de vingt maladies incluant la Sclérose amyotrophique latérale, la sclérose en plaques, le Parkinson, le diabète, l’infarctus…citant sur leurs sites des dizaines de publication à l’appui de leurs prétentions. Swiss Medic a mis fin à leurs activités … en Suisse, car Swiss Medica continue à recruter des patients en Suisse pour les envoyer dans des cliniques en Russie et en Serbie.
 En Allemagne, Villa Medica prétend soigner à l’aide de cellules fraiches prélevées sur des embryons de moutons. En Italie, pendant des années, la fondation Stamina a « soigné » des patients souffrant de maladies neurodégénératives par des injections extraites de cellules souches – un «traitement de compassion», sans fondement scientifique ; mais Stamina a su mobiliser l’opinion et les pouvoirs publics et a même reçu des fonds publics en faveur de ses affaires. ”. L‘ “inventeur” de la méthode Stamina, Davide Vannoni, est aujourd’hui accusé par la justice italienne de fraude, d’association de malfaiteurs et d’usurpation du titre de médecin.

Les margoulins à l’œuvre

Une anecdote illustre bien les méthodes de ces margoulins : le Prix Nobel de médecine 2013 Jacky Shekman a appris que les lobby pro-Stamina l’avaient cité comme un de leurs soutiens en raison d’un article critiquant la Revue Nature, ; indigné, ; il a répondu en ces termes virulents : “Mes critiques à l’encontre de Nature ont été dénaturées (…), elles ne se référaient pas à la méthode Stamina. Nous (scientifiques), nous appelons charlatans ou vendeurs d’huile de serpent ceux qui vendent des médicaments dont l’efficacité n’a pas été attestée par un laboratoire.... D’après ce que je sais, la méthode Stamina n’a reçu aucune validation scientifique, elle n’a pas été soumise à des contrôles cliniques. Ceux qui promeuvent des thérapies miraculeuses sans les tester agissent de manière criminelle en exploitant des familles vulnérables qui sont désespérément en recherche de traitement pour leurs proches. »
L’activité de ces cliniques exploitant la détresse des patines commence à prendre une telle importance qu‘elles s’organisent en lobby défendant leurs intérêts, mettant en cause les agences officielles qui les traquent. Elles s’appuient sur des discours libertariens  et démagogiques, expliquant par exemple que la réglementation de la FDA fait plus de mal que de bien, que ses règles entrainent des coûts qui entravent l’innovation, qu’elles retardent l’arrivée des innovations, que les patients devraient être libres de décider part eux-mêmes s’ils veulent essayer tels ou tels traitements, comme si, dans un  état grave, ils étaient libres, lucides et compétents pour distinguer l’escroquerie de l’étude scientifique. Et, manipulant les associations de patients désespérés, leur lobby trouve un écho inquiétant ; en Corée, au Japon, aux USA, des projets de loi visent à rompre le cadre réglementaire d’évaluation des médicaments mis en place dans tous les pays industrialisés depuis plus de  cinquante ans et à permettre la commercialisation de traitement à bases de cellules souches sur la base de données préliminaires, sans qu’elles ait fait la preuve de leur efficacité et de leur innocuité selon les bonnes pratiques en vigueur. De bons profits pour les margoulins, le retour aux marchands d’orviétans et de thériaque !


Il en va de la responsabilité et de l’honneur des scientifiques de mettre en échec les tentatives de déstabilisation et de contournement des instances règlementaires, de dénoncer les profiteurs du malheur, et les escrocs qui exploitent criminellement les espoirs des cellule souches, de veiller à ce que leurs publications et déclarations ne soient pas détournées et exploitées par les charlatans, et, le cas échéant, de le dénoncer publiquement comme l’a fait le Dr Shekman, et, au besoin, soutenus par leurs institutions, d’agir par voie judiciaire. Il leur appartient aussi d’être plus prudent dans leurs publications. Il leur appartient de soutenir les efforts des agences pour interdire ces pratiques. Faute de cela, la crédibilité dans la médecine et la recherche thérapeutique sera encore plus gravement atteinte et le progrès impossible, car plus personne ne pourra faire la différence entre une étude clinique menée selon les règles de la science et de l’éthique et la charlatanerie pure et simple.