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dimanche 5 mai 2019

Réforme des lycées : la fin d’une heureuse exception française


Blanquer, le destructeur, l’Attila des lycées

Décidément, cette présidence aura tout détruit, tout scarifié (tiens, c’est marrant, j’étais plutôt parti pour sacrifié, mais bon) de ce qui restait des atouts de la France ; et en l’occurrence, son enseignement secondaire, au moins celui des classes d’élite des lycées. Et le grand destructeur ici, l’infâme complice de  Macron, c’est Jean-Michel Blanquer, dont je n’ai jamais compris pourquoi il bénéficiait d’une telle indulgence de la droite et des conservateurs, si ce n‘ est  pour avoir terrassé une hydre pédagogiste bien flappie défendant une  lecture globale et une histoire dépourvue de chronologie que personne ne pratiquait plus. Reconnaissons une avancée sérieuse : l’importance accordée aux premières années d’apprentissage et le dédoublement des classes. Mais pour le reste, et notamment pour la réforme des lycées, c’est une catastrophe annoncée et un déclin accéléré irrémédiable. D’éminents esprits trop peu nombreux,  comme Laurent Wetzel, normalien, ancien Inspecteur de l’Education Nationale, avaient bien saisi et dénoncé la nocivité du personnage ( Jean-Michel Blanquer, une imposture ou  Revue des Deux Mondes, novembre 2017 pour l’ensemble de l’œuvre du mirobolant JMB). Lorsque François-Xavier Bellamy aura fini de s’amuser dans des parties de campagne pour lesquelles il est assez peu fait et pourra de nouveau se consacrer à ses domaines de compétence, peut-être aura-t-il des choses à dire. Mais il va falloir faire vite car l’effondrement menace.

Détruire la filière S

De la part de ministres de l’éducation (on en a connu) qui se vantent de ne pas comprendre la règle de trois, un objectif obsessionnel toujours renouvelé : détruire la filière S et la domination abjecte des mathématiques. Peu importe que cette filière soit devenue la filière de formation des élites intellectuelles, que s’y retrouvent des jeunes gens passionnés par les lettres, l’histoire, la géographie, l’économie, voire diverses matières artistiques (pourvu qu’ils comprennent a minima les maths), que les mathématiques aient ainsi supplanté le latin comme moyen de sélection ( et c’est bien normal, dans notre civilisation scientifique et technicienne, elles sont un outil universel), que cette filière S nous ait permis d’avoir ainsi de jeunes scientifiques pas totalement dépourvus de connaissances littéraires, historiques, biologiques, géographiques… et de jeunes littéraires connaissant au moins les principaux résultats et méthodes des sciences exactes, que des jeunes gens qui ne savaient trop vers quels métiers s’orienter ( et c’est bien normal) aient pu utiliser la filière S pour préserver au mieux leurs possibilités de choix futurs, eh bien tant pis, ou plutôt, raison de plus : il fallait détruire la filière S.

Ce rêve, cette revanche de ceux qui se sentent exclus des sciences,  Jean-Michel Blanquer l’a  accompli avec sa réforme des lycées.
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Oui, mais pas si facile !

Le Monde du 24 avril 2019 : Réforme des lycées, les maths restent plébiscitées à l’heure des choix de spécialités pour la première, 70% des élèves de seconde ont choisi cette matière !   S’agit-il vraiment d’une passion effrénée du peuple français  pour les maths ? Non simplement de réalisme ; verbatim : « du lourd, pour assurer mon avenir » ; « Arrêtez les maths à la fin de la seconde, même si on n’est pas un matheux, ça fait un peu peur ; on a le sentiment de se fermer des portes » ;  «  Les maths, c’est presque pas un choix, c’est un prérequis pour poursuivre des études » ; « Quand on a un projet professionnel peu défini, comme c’est le cas de beaucoup de jeunes à15-16 ans, , on essaie de rester dans une grille d’orientation la plus large possible ».

Ces jeunes ont décidément davantage de bon sens que leur ministre ; oui, une connaissance élémentaire des mathématiques, et plus généralement des sciences  est nécessaire dans toute carrière un peu intellectuelle, et arrêter les maths en seconde, c’est se fermer de nombreuses portes très prématurément, gravement obérer son avenir, et pour commencer se fermer de nombreuses filières de l’enseignement supérieur.

Du simple point de vue de l’enseignement des maths, la situation est donc pire qu’avant, et intenable… alors que l’on peine à recruter des professeurs. Comment l’Education Nationale va-t-elle gérer ce…, enfin ça ?

Mais il y a encore plus grave car l’on ne reconstitue pas aussi facilement ce que l’on détruit. Ceux qui choisissent « spé maths » auront un programme de maths aux ambitions affichées plus élevées, orienté réellement vers des professions scientifiques, qui risque d’en décourager beaucoup ; et, en même temps, ils se verront restreint dans d’autres choix (langues, physique biologie, histoire-géographie, lettres classiques, économie) à un moment de leur vie où leur choix n’est pas assuré. Double peine. Quant à ceux qui n’auront pas choisi la « spé maths »., eh bien ils restreignent fortement leurs choix futurs de carrière et ils perdent tout contact avec le mouvement scientifique général, devenant en quelque sorte intellectuellement diminués et peu capables de comprendre les enjeux de nos sociétés.

On aura ainsi des scientifiques dépourvus de connaissances dans les matières littéraires, et des littéraires scientifiquement ineptes ; loin de réaliser les croisements, de faciliter les synthèses de plus en plus nécessaires entre des connaissances de plus en plus morcelés, on aura fait exactement l’inverse.

On aura abandonné l’un des rares avantages de notre système secondaire en comparaison du système anglo-saxon, cette spécialisation tardive dans les sections d’élites qui permettait aux littéraires comme aux scientifiques d’acquérir une bonne culture générale.

En s’acharnant sur la section C, c’est l’élite intellectuelle de la France qu’on aura détruite. Quand Cédric Villani aura renoncé à sa campagne municipale parisienne quelque peu incongrue, pour rester gentil, il aura peut-être du temps pour réagir à ce saccage, d’un enjeu eu fond autrement plus important.  Est-ce avec des scientifiques et des littéraires hémiplégiques que l’on pourra répondre aux défis de l’intelligence artificielle, auxquels il  a consacré un travail parlementaire important ?

Oui, Blanquer aura, comme cete présidence beaucoup détruit et obéré les chances et atouts de la France

Tiens en passant, si l’on veut la plus bénéfique, la plus urgente, la plus nécessaire des réformes de l’ENA, ce serait-celle-ci : que nul n’entre ici s’il n’a pas au moins un niveau licence dans une discipline scientifique !

Pour compléter, une remarquable tribune libre de Karina Gerdau, docteure en anthropologie biologique (Université de Bordeaux 1), chercheuse indépendante en archéoanthropologie parue dans Libération (https://www.liberation.fr/debats/2019/04/19/l-indispensable-enseignement-des-mathematiques_1722397) qui dénonce aussi ce que nous allons perdre à cette anglicisation de notre enseignement secondaire,

L'indispensable enseignement des mathématiques

Une enseignante chercheuse s'inquiète de la réforme du baccalauréat en France. Pendant huit ans, elle en a expérimenté l'équivalent auprès de ses élèves britanniques et a constaté l'augmentation des échecs universitaires due au manque d’éducation scientifique et mathématique.

Tribune. J’aimerais, aujourd’hui, faire part de mes inquiétudes après la réforme du baccalauréat qui prendra effet à la rentrée 2019. Cette réforme envisage, entre autres, le choix des spécialités en section générale et technologique à partir de la classe de première. Les élèves pourront, s’ils le souhaitent, ne plus suivre d’enseignements en mathématiques et en sciences. Cette mesure est similaire à celle qui est déjà mise en place au Royaume-Uni (excepté l’Ecosse) pour le General Certificate of Education Advanced level (GCE A-Level), équivalent britannique du baccalauréat, où les élèves peuvent ne plus suivre d’enseignements en mathématiques et en sciences, et même en langue et littérature anglaise.

J’ai été enseignante-chercheuse pendant huit ans au Royaume-Uni (Bournemouth University, 2009-2017). J’ai, par conséquent, pu suivre l’évolution des bacheliers admis à l’université. De par mon expérience, le manque d’éducation scientifique et mathématique nuisait à leur réussite universitaire, même dans les sciences humaines et sociales. Les étudiants britanniques n’ayant pas étudié les mathématiques et les sciences au lycée (6th Form ou College) avaient un taux d’échec plus élevé et de moins bons résultats globaux que les étudiants ayant suivi ces spécialités pour obtenir le GCE A-Level.

Par ailleurs, selon les études supérieures envisagées, les universités britanniques requièrent certaines spécialités du GCE A-Level pour l’admission des bacheliers. A quelques exceptions près, les mathématiques et au moins une science sont majoritairement requises au moment de l’admission, ce qui renforce l’importance de ces compétences pour le monde du travail et la réussite des études dans l’enseignement supérieur.

Dans notre société, quel que soit le métier, il est nécessaire d’avoir des compétences en mathématiques et en sciences. Par exemple, des compétences en calcul (y compris les statistiques et les probabilités) sont nécessaires pour gérer un prêt bancaire, comprendre ses impôts ou l’augmentation des taxes, et même certaines informations que diffusent les médias.

Des compétences scientifiques, notamment sur la biologie humaine, la méthode scientifique et la théorie de l’évolution, permettent par exemple de mieux comprendre les soins dispensés en cas de maladie et de développer l’esprit critique afin de mieux lutter contre la désinformation et le réchauffement climatique et d’enrayer la vague antivaccination.

Je ne saurais trop conseiller de reprendre cette réforme pour inclure les mathématiques et au moins une science au choix dans les enseignements du tronc commun jusqu’en classe de terminale.

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jeudi 19 octobre 2017

Patrick Artus aux rendez-vous de l’Histoire de Blois : Euro ; par ici la sortie ?


Noir, c’est noir ?

Disons  tout de suite que le livre de Patrick Artus, économiste chez Natixis,  qui a fait l’objet d’une table ronde aux rendez-vous de l’Histoire de Blois coprésentée par Jean-Marc Vittori, se présente, malgré son titre, comme un plaidoyer et un espoir pour l’Euro.  

Sauf que, au fur et à mesure de la  conférence, le sentiment qui s’instaurait est qu’au contraire, l’euro est une voie sans espoir et qu’il faut en sortir le plus rapidement possible …

Compte rendu et commentaires :

L’impossible coordination

« Des pays qui n’ont pas la même monnaie n’ont pas besoin d’une forte coordination. Les politiques des salaires et politiques fiscales différentes sont corrigées par des dévaluations proportionnelles des monnaies. Des pays qui ont la même monnaie ont au contraire besoin de se coordonner puisque en cas de déficit d’un pays, tous les autres en subissent les effets.

Entre les pays de la zone euro, tout ce qui crée de l’hétérogénéité est mauvais. Sans avoir les mêmes règles fiscales et sociales, il y a un réel problème de dumping. Mais comment harmoniser les marchés du travail ? On a pris des pays qui ont des salaires 4 fois plus bas que nous… on n’aurait pas du. Et le tir va être difficile à corriger c’est certain…

 C’est pourquoi les progrès institutionnels doivent concerner la zone euro si on veut que ça marche. Une union économique et monétaire a beaucoup d’inconvénients : même taux d’intérêts, impossibilité de dévaluer… ce qui aboutit à une perte considérable des libertés des politiques économiques. Elle a en revanche un avantage économique : grand marché intérieur avec des grandes entreprises plus concurrentielles (car économies d’échelles) dans le reste du monde. »

Commentaire :  Ben oui, Il  y a qu’à. Sauf que quand l’Allemagne l’a proposé (de manière tellement utopique avec un espèce de gouvernement franco allemand que l’on peut douter de son sérieux), la France n’en a pas voulu .. Et maintenant, la France revient sur le sujet, mais l’Allemagne n’est plus d’humeur à… Ni aucun autre pays d’ailleurs, surtout ceux qui craignent un condominium franco-allemand

L’impossible convergence, la spécialisation contrainte

Mais dans quelle mesure le marché unique a-t-il vraiment stimulé les échanges intérieurs ? Les études d’économistes montrent qu’en fait c’est surtout l’Allemagne et l’Angleterre qui ont profité du marché unique (la France assez peu). Dans le domaine des énergies renouvelables nous avons été incapables de créer une grande entreprise européenne, et ce sont les chinois qui l’ont fait.

 La disparition du risque de change permet une spécialisation des pays de la zone (chacun fabrique ce dans quoi il est le mieux placé). Cette disparition facilite aussi la circulation des capitaux et permet d’investir avec de l’épargne accumulée dans un autre pays. Mais ça c’est en théorie. Dans les faits les choses se sont un peu moins bien passées…

au début la spécialisation a l’air de fonctionner. Electronique : région Rhône Alpe/Autriche, agriculture : Espagne, France... Il serait inefficace aujourd’hui de se remettre à fabriquer de tout partout (quoi qu’en disent les catalans). De même l’épargne a beaucoup circulé : les excédents de l’Allemagne et des Pays Bas servaient à prêter de l’argent à la Grèce, l’Espagne… entre 99 et 2008 : l’Allemagne a prêté 3000 Milliards d’euros aux pays du Sud.

 Mais à la fin des années 2000 émergent les conséquences du 1er déficit de réflexion : si des pays se spécialisent à l’excès, leurs structures économiques deviennent très différentes. Cela entraîne une divergence des niveaux de revenus entre les différents pays… prévisible et inévitable ! Il était assez naïf de croire que du moment qu’on a la même monnaie on a la même économie… c’est une terrible erreur d’analyse de ne pas avoir réfléchit à l’hétérogénéité engendrée par la spécialisation des nations membres.

 Commentaire : Donc, le principal bénéfice attendu de l’euro, le marché unique, a très mal fonctionné, et seulement au profit de l’Allemagne. L’Euro, c’est comme l’Allemagne et le foot autrefois, tout le monde joue, à la fin c’est l’Allemagne qui gagne.

Patrick Artus, de mémoire, a même été plus sévère ; l’idée vendue par les promoteurs de l’euro que celui-ci entrainerait une convergence des économies n’était qu’une escroquerie, démentie par les théories économiques les plus solides. Une même monnaie pour des économies hétérogènes entraine au contraire une divergence et une spécialisation des économies. Donc ce qui était prévisible, avec l’Euro, l’Allemagne renforce son industrialisation, l’Espagne et l’Italie se désindustrialisent et se spécialisent… dans quoi : le tourisme et les primeurs et fruits à bas coût… Et la France dans quoi ? le tourisme, la viticulture, la gastronomie, quelques services publics, un peu d’agriculture.-(cf Houellebecq)

Ce n’est pas ce qui a été annoncé aux peuples européens, et ce n’est pas ce qu’ils veulent. Donc, dès qu’on leur donne la parole, ils ont dit, disent, et diront logiquement non. (Auguste Comte : si les peuples ne savent pas ce qu’il leur faut, ils savent parfaitement ce qu’ils veulent, et nul ne doit le vouloir pour eux- avis aux technocrates européens !)

 La solidarité nécessaire et de moins en moins acceptée

Pour remédier à l’hétérogénéité engendrée par la spécialisation des économies, il faut à l’intérieur d’une union monétaire une dose de fédéralisme, qui permet de transférer des fonds depuis les zones les plus riches vers les zones les plus pauvres, de façon automatique. Sous-entendu sans que les plus riches aient à donner leur accord à chaque fois puisque visiblement, la solidarité entre états n’est pas durable…

C’est exactement ce qu’on observe aux Etats-Unis où les transferts entre Etats sont énormes. Là-bas,  si un état perd un euro, le système fédéral lui rapporte 60 cents (en Europe, pour un euro perdu c’est un cent seulement…) ils sont en fait bien plus solidaires que nous. Il faut que la contribution des pays riches soit structurelle et que les zones riches transfèrent automatiquement des fonds vers les régions pauvres. Sinon, les pauvres le seront de plus en plus et les riches idem. Aux Etats Unis, malgré l’énorme budget fédéral, les disparités demeurent énormes. C’est la limite de la spécialisation.

Les politiques misaient tous sur le Bell out : si un des pays a un problème de dette, les autres pays de la zone viendront le renflouer… ce qui ne fut pas le cas, ou un temps seulement. De plus, si l’inflation a été uniforme dans toute la zone, du fait de l’hétérogénéité des économies, le niveau de vie se met à varier d’un pays à l’autre. Ce qui apparaît donc ici clairement comme frein à la prospérité de la zone euro, c’est l’égoïsme des nations les plus riches qui veulent pouvoir bénéficier des avantages du marché unique sans en subir les inconvénients. Ce manque de solidarité s’observe d’ailleurs au sein même des pays, l’actualité en Espagne en témoigne.

La grande crise pour l’Europe fut celle de 2011 à 2014, quand l’Allemagne a cessé de prêter au pays du Sud. De façon brutale, le déficit extérieur de ces pays n’a plus été financé, ce qui les a obligé à le réduire en contractant les dépenses intérieures. L’austérité est en fait une conséquence de l’arrêt brutal du financement Allemand.

 L’Europe a bien tenté quelques réactions défensives : création du Mécanisme Européen de Stabilité = fond qui peut prêter aux pays en difficultés pour éviter ce genre de crise + Politique économique ultra-expansionniste, avec des taux d’intérêts à zéro. Mais si on a développé ces mécanismes défensifs, on n’a pas réglé l’origine des crises en Europe.

Commentaires : pas vraiment  besoin. L’Espagne et la Catalogne, qui provoque des sueurs froides chez nos eurocrates,  ont bon dos, mais que je sache, l’Allemagne n’est pas non plus très partante. Pour que l’Euro fonctionne, il faudrait que l’Allemagne, continument, accepte de transférer aux autres pays européens plusieurs fois (2,3 ?) l’équivalent de l’effort consenti pour l’intégration de l’Allemagne de l’Est. Y-a-qu’à croire ! Et à prier pour que la Catalogne ne donne pas des idées à l’Ecosse, à la Padanie, à la Flandre, à la Bavière….

 Noir c’est noir, est l’euro c’est fichu ?

Et pourtant, M. Artus s’est montré assez méprisant vis-à-vis des partisans de la sortie de l’euro, sauf qu’il ne se donne pas la peine de leur opposer des arguments sérieux, répétant par exemple que la dette est en euro et non en monnaie, nationale, ce qui a été contesté ; que  « l’euro n’éclatera pas car les pays européens se sont imbriqués réciproquement par leurs dettes » ( tout en reconnaissant que la plus grande partie des dettes se compense- l’Espagne prête à l’Allemagne !, et que les dettes nettes ne représentent qu’une infime partie de la dette totale) et que la solution une monnaie commune et une monnaie nationale est baroque et extrêmement compliquée ( toute en reconnaissant que la Chine fonctionne , et pas trop mal , sur un mécanisme analogue..)

Au terme de cette conférence qui se voulait optimiste sur l’euro !!, la conclusion semble  s’imposer : noir, c’est noir, et l’euro c’est fichu. C’est parfaitement prévisible, il éclatera tout comme a éclaté le franc de l’Union latine,  et tout économiste sensé devrait se préoccuper de penser l’après euro, pour au moins garder une organisation européenne…