https://www.thegwpf.org/content/uploads/2017/09/OffshoreStrikePrice.pdf (2017)
Prix
d’exercice de l’éolien offshore : que se cache-t-il derrière les annonces
mirobolantes ?
Gordon
Hughes est un ancien conseiller de la Banque mondiale et professeur d’économie
à l’Université d’Édimbourg
Dans cet
article remarquable de 2017 (tout était annoncé) Gordon Hughes ironise sur les
titres triomphalistes de la presse et des ONG pro-ENR sur la baisse des prix de l’offre retenue (57,50 £/MWh
contre 74,75 £/MWh en 2012) . Les tarifs des contrats for difference (FiTs CfD) sont
très nettement inférieurs à ceux attribués en 2015 (114 £ contre 150 £ / MWh aux prix de 2012).
Donc
triomphe des pro-ENR et de la presse trop facilement abusée : “les coûts sous-jacents de l’éolien offshore
sont en baisse, et les prix CfD indiquent un changement de paradigme soudain
pour la technologie”.
Faux prix et
vrais coûts : des CFD planchers et non plafonds, une spéculation commerciale et pas une
nouvelle ère
Eh bien,
c’est faux : l’analyse statistique des données disponibles, couvrant 86 parcs
éoliens offshore, suggère que le coût en capital de l’éolien l’offshore (£/MW
installé) n’est en fait pas en baisse, puisque les coûts supplémentaires de
déplacement nécessaires dans des eaux plus profondes compensent un réel mais
modeste progrès technologique.
“En fait,
les projets sélectionnés au deuxième tour de l’appel d’offre ne sont presque
certainement pas viables avec les faibles CFD offerts. “. Il doit donc y avoir
une autre explication “Nous en déduisons que les développeurs considèrent le
CfD comme une option peu coûteuse et sans pénalité pour le développement futur,
et que, parce que le contrat est facilement rompu une fois le parc éolien
construit, ils considèrent le prix comme un minimum et non comme un plafond.
Si le prix du marché devait dépasser le prix contractuel, en raison de la
hausse des coûts des combustibles fossiles ou d’une taxe sur le carbone, ils
annuleraient le contrat CfD et prendre le prix plus élevé qui deviendrait
disponible.
D’autre
part, s’il n’y a pas de probabilité significative de prix de marché élevé, il
est très peu probable que de nouveaux sites soient construits. Contrairement
aux exagérations des médias, les prix bas des CfD sont de la spéculation commerciale, et ne
représentent sûrement pas l’aube d’une nouvelle ère pour l’éolien offshore et
les énergies renouvelables.
Une presse
crédule ou achetée ?
La couverture médiatique naïve des
résultats des résultats des offres et des bas CFD pour l’éolien offshore a
montré la crédulité étrange des journalistes et des régulateurs dans leurs
annonces mirobolantes des nouvelles apparemment bonnes sur les énergies
renouvelables.
“Dans la vie réelle – en dehors du
secteur des énergies renouvelables – les journalistes financiers nous conseillent
généralement de nous méfier de ce qui parait trop beau pour être vrai.
Lorsqu’on offre à des investisseurs un rendement annuel garanti de 10%, le nom
de Maddoff apparait très vite en subliminal et nous incite à nous tenir à
l’écart. Les sacs à main ou les foulards
bon marché qui prétendent être fabriqués par Gucci ou Hermès sont
généralement des faux. Mais dans les énergies renouvelable, situation est
différente, et on nous encourage à croire que tout ce qui brille est vraiment
de l’or “
Pour les esprits prudents ou
curieux, il y a quelques problèmes, des faits qu’il convient de garder à
l’esprit. Malgré ce que clame la publicité, les soumissionnaires ne s’engagent
en fait pas à livrer l’énergie éolienne aux prix promis: il n’y a pas de
pénalités dissuasives en cas d’incapacité de construire la capacité de
production promise lors de la vente aux enchères. Par ailleurs, un examen minutieux de la section pertinentes de ces contrats,
enfouies dans 540 pages de jargon juridique, révèlent qu’un développeur qui a construit la capacité
promise peut facilement abroger le contrat si le prix du marché de
l’électricité semble susceptible de dépasser systématiquement le prix fixé dans
le CfD. En fait, les titulaires de contrat seront fortement motivés à les annuler et à payer une pénalité relativement
modiques. En d’autres termes, du point de vue du développeur, le prix du CfD n’est pas un prix fixe, mais un prix minimum . Si les circonstances du marché
changent et si les prix de gros augmentent, par exemple en raison de la hausse
des coûts des combustibles fossiles ou de l’imposition d’une taxe carbone
élevée, alors ils peuvent casser le CfD et profiter du prix du marché
Les coûts
d’investissement éoliens offshore sont-ils vraiment en baisse?
Les média expliquent
que les coûts d’investissement ont diminué, mais étonnamment, cette assertion
n’est jamais étayée, et aucun détail des technologies qui auraient rendu ces
progrès possibles n’est présenté.
Cependant,
il y a maintenant assez de données disponibles pour faire une
évaluation fiable des facteurs qui déterminent ces coûts au
Royaume-Uni, et permettre d’identifier les tendances réelles des coûts en
capital. Nous pouvons tirer nos propres conclusions sur ce qui a motivé les
entreprises derrière ces parcs éoliens offshore pour faire
des offres de prix aussi remarquables avec l’encouragement soigneusement
formulé du gouvernement et de l’industrie des énergies renouvelables
De nombreux journalistes ont naïvement
supposé qu’un prix d’offre inférieur devait indiquer un coût en capital
inférieur pour la construction des parcs éoliens. Mais cela ne doit pas
nécessairement être le cas. Là encore, il est frappant de constater qu’on ne
trouve dans tous les discours positifs publiés jusqu’à présent, aucune données
claires à l’appui de l’affirmation
implicite selon laquelle le coût en capital est en train de baisser. C’est en
soi tout à fait surprenant. Si cela était réel , les entreprises s’en serviraient dans leur communication afin
d’en tirer un avantage commercial. Mais en fait la seule preuve fournie de la baisse du coût en capital est le prix du
CfD lui-même, qui est, ainsi qu’on l’a vu plus haut, une preuve des plus équivoques.
Malheureusement, il y a une grave
pénurie d’informations fiables sur les coûts d’investissement. De nombreuses estimations initiales sont ensuite révisées à la hausse
avec nettement moins de fanfare médiatique. Par exemple, une
annonce anticipée pour le parc éolien Borkum Riffgrund 2 (Allemagne mer du
Nord) d’une capacité prévue de 450 MW, a vu son coût en capital estimé à 1,35 milliard d’euros. Une annonce boursière
ultérieure relative à la vente d’une participation de 50% dans le
développement impliquait un coût total de développement de près du double…
Conclusion
Les CfD annoncés pour Triton Knoll,
Hornsea 2 et Moray East ne nous disent rien sur le coût réel de l’éolien
offshore, et la couverture médiatique mettant en avant un « nouveau
paradigme dans les énergies renouvelables » fait preuve d’une crédulité
confondante. Que tant de journalistes aient
accepté ce récit sans aucun doute suscite de graves inquiétudes sur leur
jugement .
Notre analyse des données sur les
coûts en capital dans le domaine public montre que les réductions de coûts
depuis 2013 ont été largement compensées par les effets de l’exploitation de
sites de plus en plus profonds.
La hausse
des coûts de l’éolien offshore pose un défi pour les énergies
renouvelables (2022)
https://www.cityam.com/a-green-price-to-pay-why-offshore-winds-rising-costs-pose-a-challenge-for-renewables/
L’inflation galopante, la stagnation de
la croissance économique et la pression intense sur les chaînes
d’approvisionnement en minéraux entrainent une forte augmentation des coûts de
l’énergie éolienne. La solution de décarbonation « à long terme » du Royaume-Uni, la
production éolienne offshore, est maintenant confrontée à de réels défis de
rentabilité pour la construction de nouvelles turbines…
C’est depuis
2015 le cinquième cycle d’allocation selon le principe du CfD : lorsque
les prix de gros de l’électricité sont supérieurs au prix convenu dans le
système CfD, les producteurs remboursent la différence.
Jusqu’à
présent, le gouvernement a attribué 27 GW d’énergie à faible émission de
carbone par le biais de CfD, soit assez pour alimenter 12 millions de foyers à
travers le pays. Il a également vu le prix d’exercice
de la production d’énergie renouvelable passer de 155 £ par mégawatt en 2015 à
37 £ par MWh l’année dernière. Le gouvernement vise à faire passer l’éolien
offshore de 14 GW à 50 GW.
Cette baisse
des prix en conjonction avec les pressions inflationnistes menace les marges
des producteurs et devrait provoquer une augmentation des prix d’exercice pour
la première fois
Le lobby ENR
plaide pour plus de subventions
Ana Musat,
directrice exécutive de la politique et de l’engagement chez Renewable UK, a
critiqué la promesse de financement de 205 millions de livres sterling du
gouvernement pour le dernier cycle de CfD, la jugeant trop faible pour alléger
la pression sur les entreprises énergétiques. Elle a fait valoir que les
objectifs renouvelables du gouvernement risquent d’être compromis. Les derniers tours d’enchères en Europe ont été décevants–aucune
d’allocation en Espagne en novembre dernier.
Le
gouvernement a ouvert une consultation sur les enchères d’éoliennes offshore,
proposant que les avantages sociétaux des projets éoliens (??)soient pris en
compte en même temps que les prix d’exercice pour les offres gagnantes, une
idée d’actualité dans le contexte des vastes promesses de subventions dans la
loi américaine sur la réduction de l’inflation (IRA). Une proposition largement
soutenue par Renewable UK
Cependant,
d’autre préfèrent une concurrence libre permettant de choisir la technologie
décarbonée la plus efficace
Andy Mayer,
analyste de l’énergie à l’Institute of Economic Affairs, un groupe de réflexion
sur le marché libre, a fait valoir que « la meilleure voie pour une
décarbonisation abordable est une concurrence impitoyable sur les prix ». Cela signifierait une augmentation des coûts des énergies renouvelables
à court terme, mais permettrait également une concurrence loyale avec
d’autres industries telles que le nucléaire, l’hydrogène, les batteries et les
technologies d’atténuation des émissions de carbone.
« Le
gouvernement doit maintenir une indifférence inébranlable à l’égard des
plaidoyers spéciaux des intérêts particuliers avec des plans de croissance
fantasmés. Le climat ne se soucie pas de savoir où ou comment le carbone
est économisé, ou à qui appartient l’entreprise, et le gouvernement ne devrait
pas le faire non plus. La seule croissance verte durable vient de vraies
entreprises qui inventent des choses que d’autres veulent acheter, pas de
subventions »,.
Pertes et
licenciements chez les fabricants éoliens. Modifier les CfD ?
Kathryn
Porter, consultante en énergie chez Watt Logic, a noté que les fabricants de
turbines subissent des pertes importantes… les directeurs généraux d’Orsted et
de Siemens Gamesa ont averti que le statu quo n’était pas viable, reconnaissant
qu’ils ne pouvaient pas continuer à soutenir des projets déficitaires.
Mme Porter a
fait valoir que cela « fera inévitablement monter les prix dans le
CfD ». Elle a également averti que l’énergie éolienne souffrait d’un défi
à long terme avec des besoins en capital élevés avec un risque de ne pas
récupérer leurs coûts d’investissement en raison de l’intermittence de leur
production.
Mme Porter a
appelé à développer un nouveau type de CfD où le soutien aux parcs éoliens serait
basé sur les besoins plutôt que sur le potentiel de production.
« Ce
nouveau type de CfD permettrait de récompenser la flexibilité - c’est-à-dire
que les aérogénérateurs feraient varier leur production en fonction des besoins
(si possible compte tenu des conditions météorologiques) au lieu de recevoir
des frais de réduction de production.
Avec les augmentations massives des coûts d’équilibrage résultant de
l’augmentation de la production intermittente d’énergie renouvelable, cela
pourrait être un moyen de gérer cette variabilité plus efficacement. »
NB : En
septembre 20222, Siemens Gamesa a annoncé le licenciement de 11% de ses
effectifs.
Les chaines
d’approvisionnement, une grande fragilité pour l’éolien off shore (avril 03)
https://www.cityam.com/government-risks-higher-wind-power-as-industry-slams-lack-of-funds-for-auction-round/
La dernière
fenêtre d’enchères en cours pour les projets éoliens offshore pourrait
entraîner une hausse des prix de production et une pénurie de
soumissionnaires, a averti le principal organisme de l’industrie éolienne
du Royaume-Uni.
Renewable UK
a déclaré que le gouvernement n’avait
pas engagé suffisamment de subventions pour tenir compte des pressions de
l’inflation sur les minéraux critiques, les chaînes d’approvisionnement et le
financement des développements éoliens, Un porte-parole a déclaré: « Comme
toutes les parties de l’économie, le secteur de l’énergie est touché par les
impacts de l’inflation, le coût des principaux intrants et produits de base,
comme l’acier et le cuivre, atteignant des niveaux record au cours des 18
derniers mois. Il est difficile de dire où iront ces prix à l’avenir, mais
l’impact à court terme est que les nouveaux parcs éoliens sont confrontés à des
coûts plus élevés.”
Le référent
de l’éolien offshore Tim Pick, nommé par
le gouvernement pour évaluer le secteur a fait valoir que des prix bas et
durables dans le secteur des énergies renouvelables seraient difficiles à
maintenir dans l’environnement économique actuel....« Nous devons
reconnaître qu’en raison des contraintes de la chaîne d’approvisionnement ainsi
que de l’augmentation des coûts du capital, il est peu probable que les prix
d’exercice des CFD pour l’éolien offshore à fond fixe poursuivent leur
trajectoire descendante ».
Adam Bell
(Stonehaven) a déclaré qu’il s’attendait à ce que les prix de la production
augmentent, principalement parce que la demande dépassera durablement et pour
longtemps les capacités des chaînes d’approvisionnement britanniques, le
gouvernement visant une augmentation de 14 GW à 50 GW d’ici la fin de la
décennie. « Je pense que certains des coûts plus élevés induits par l’inflation
n’auront un impact qu’à court terme, mais la demande très élevée vers la fin de
la décennie continuera d’avoir un impact sur les prix. Ce qui sera intéressant,
c’est la mesure dans laquelle la chaîne d’approvisionnement se développera pour
répondre à cette demande et, ce qui est important politiquement, où cette mise
à l’échelle se produira »
Stuart
Dossett, conseiller politique principal au groupe de réflexion Green Alliance,
a suggéré une taxation plus favorable pour les énergies renouvelables.
“Accorder aux énergies renouvelables une déduction pour investissement dans le
prélèvement sur les bénéfices, comme celle accordée aux producteurs de pétrole
et de gaz dans leur taxe sur les bénéfices exceptionnels, est une première
étape pour minimiser le risque d’échec des enchères.”

Les promesses
fallacieuses d’emploi dans l’éolien off shore en Ecosse (Avril 2023)
https://www.heraldscotland.com/news/homenews/23489568.offshore-wind-delivers-one-tenth-jobs-promised-ministers/
Il y a dix
ans, le gouvernement écossais proclamait
qu’il visait à devenir” l’Arabie Saoudite des Energies renouvelables” et
le leader de l’Europe avec environ 28 000 emplois rien que dans l’éolien
offshore.
En réalité,
l’éolien off shore n’a fournit qu’un dixième des emplois alors promis par le dirigeants et ministres
écossais soit selon
les dernières estimations officielles (2021),
3100 emplois à temps plein dans l’éolien offshore.
Le syndicat
GMB Scotland a écrit au secrétaire à l’énergie, Neil Gray, pour demander un
sommet urgent afin de s’assurer que le pays ne continue pas à se tromper dans
la révolution des emplois verts. Une lettre qui
a coïncidé avec le voyage de M. Gray au Japon pour une visite commerciale
visant à encourager de nouveaux investissements japonais dans les énergies
renouvelables écossaises. Le GMB que M. Gray « n’a pas besoin de faire le
tour du monde » pour créer des emplois dans les énergies renouvelables en
Écosse et a rappelé que le nombre d’emplois créés dans l’éolien offshore n’a
pas suivi le montant des revenus générés - pointant un écart de 16 000 emplois
entre les prévisions et ce qui a été effectivement réalisé. Le GMB réclame que
davantage de turbines et autres infrastructures pour les parcs éoliens au large
des côtes écossaises soient effectivement construites en Ecsse pour ycréer plus
d’emplois. Le”s éoliennes sont en Ecosse, les profits sont ailleurs (
Selon les
dernières estimations de l’Office of National Statistics, en 2014, chaque
million de livres sterling de CA
réalisés par les entreprises éoliennes offshore s’est traduit par sept emplois,
en 2021, ce chiffre a chuté à un seul emploi pour 1 million de livres sterling
de chiffre d’affaires . Alors que le chiffre d’affaires de l’éolien offshore a
été multiplié par plus de 27 au cours des sept années précédant 2021 - de 95
millions de livres sterling à 2,594 milliards de livres sterling, le nombre
d’emplois n’a augmenté que de près de quatre fois et demie, passant de 700 à
3100.
Lors du
sommet de la COP26 en 2021, Scottish Enterprise a signé un accord avec Marubeni
Corporation, basée à Tokyo, pour explorer les opportunités de parcs éoliens
flottants et d’hydrogène vert. Une autre société japonaise, Mitsubishi, est déjà
un investisseur dans le plus grand parc éolien offshore en exploitation
d’Écosse, Moray East, qui a été mis en service l’année dernière. La Chine et des Émirats arabes unis, qui ont
présidé aux préoccupations en matière de droits humains, figurent parmi les
grands bénéficiaires de la révolution
verte écossaise. Le Herald a
révélé que les gouvernements étrangers, y compris la Chine, bénéficient déjà de
plus de 200 millions de livres sterling de bénéfices annuels. Les éoliennes sont en Ecosse, les profits
ailleurs (la liste des bénéficiaires
comprend également la France, la Norvège, la Suède et la République
d’Irlande)
Gary Cook,
l’organisateur principal du syndicat GMB pour l’ingénierie et la fabrication, a
déclaré que l’incapacité à créer et à protéger des emplois d’ingénieurs
pendant la transition vers les énergies renouvelables est « abjecte et est
devenue un embarras national ».
Les
synndicats se sont également battus contre la très controversée concession des
travailleurs de l’éolien offshore (OWWC), qui permet l’emploi de ressortissants
étrangers à des conditions salariales et sociales minimales sur des projets éoliens. Celle-ci va être
abrogée.
NB : Voire également https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/04/les-laisses-pour-compte-de-la-transition-verte-ecossaise_6100878_3244.html
Extraits
“Projet NnG
(opéré par EDF), à 15 kilomètres au large de Methil... “85 % des fondations des éoliennes de NnG
sont fabriquées en Indonésie, à l’autre bout de la terre. Elles devront être
amenées sur des barges géantes, tournant au diesel, c’est absurde... Seagreen
(à une trentaine de miles plus au sud) fait travailler des sociétés chinoises,
et Moray Est a passé commande aux Emirats », d
Richard
Hardy, secrétaire pour l’Ecosse du syndicat Prospect, cite le cas du projet
éolien Beatrice, au nord d’Inverness, piloté par le norvégien SSE, « qui a
salarié des Philippins, des Indiens et des travailleurs d’Europe de l’Est en
les payant de 2 à 3 livres de l’heure, bien au-dessous du salaire minimum au
Royaume-Uni, qui ne s’applique pas au-delà des 3 miles nautiques. Comment
lutter contre ces pratiques d’esclavage moderne ? »