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samedi 23 septembre 2023

Eolien en mer : l’été meurtrier et des raisons d’espérer ( pour les associations antiéoliennes !)

 Les projections d’éolien en mer reprises par RTE (18 GW en 2035 puis 40 GW en 2050, soit plus d’une cinquantaine de zones industrielles éoliennes dont 25 GW- 30 parcs- le long des côtes bretonnes) sont-elles inéluctables ? 

Pas sûr ! L'absurde ne peut durer indéfiniment sans se heurter à la réalité

Tout d'abord l'été n'a pas été avare de mauvaises nouvelles pour l'éolien, démontrant son absurdité, les mensonges sur ses coûts, les difficultés des promoteurs éoliens et leur renonciation à de nombreux projets. La prise de conscience des effets néfastes sur l'environnement et la biodiversité gagne du terrain, le programme éolien en mer est encore largement en discussion et une consultation organisée par la CNDP va s'ouvrir : chaque association, chaque citoyen pourra donner son avis.

Le contexte n'est plus si favorable à l'éolien offshore, comme nous l'expliquons ci-dessous. Profitons-en !

1) Des records d'absurdité électrique, climatique, économique

Ainsi, en pleine canicule, le 10 septembre 2023le facteur de charge du parc éolien allemand, qui comprend de nombreuses éoliennes en mer, était de…0. 21 % .

Dit autrement, la capacité installée du parc éolien allemand (66GW), légèrement supérieure à celle de l'ensemble du parc nucléaire français, ne produisait qu'un dixième de la production d'un seul réacteur nucléaire. Evidemment, les Allemands devaient alors avoir recours massivement au charbon, à la lignite et au gaz, et ce jour-là, les émissions de CO2 de l'Allemagne pour la production électrique étaient 42 fois plus élevées que celles de la France.

Ceci dit, il arrive que l'éolien fonctionne, et même à plein. Dans ce cas, l'Allemagne est en excès de production électrique, et lors de cet été de tous les records, il est arrivé que l'Allemagne nous « vende » son électricité …à –(moins !) 60,04€ le MWh. C'est -à-dire qu'elle nous a payé pour prendre une électricité excédentaire non stockable dont personne ne veut à un tarif excédent de beaucoup le coût de production (~42 €/MWh en France)

Le recours à l'éolien terrestre et plus encore maritime est bien cette absurdité climatique, électrique, économique que PIEBÎEM ne cesse de dénoncer. Elle ne saurait durer bien longtemps

2) Dernier appels d'offre éolien en mer au Royaume-Uni : Zéro candidats !

Un événement que la presse britannique a qualifié de « plus grand désastre pour l'énergie verte depuis des années» , et qui était pourtant assez prévisible. Masqué en Angleterre par des contrats à prix faibles mais dont les producteurs se dégageaient très facilement et par des flots de subventions et d'aides diverses (deux milliards d'euros pour les vingt premières éoliennes de Bretagne Sud), le vrai coût de l'éolien en mer commence à apparaître, et il est exorbitant.

L'éolien en mer est de loin le plus nécessiteux en matières premières, matériaux et métaux critiques, dont le prix commence à flamber alors que des goulots d'étranglement apparaissent, qui rendront certains projets tout simplement impossibles. C'est également le cas pour les câbles électriques – il ne sera pas possible de faire à la fois toutes les interconnexions et l'éolien en mer dont nous menacent les plans européens et français !

Les premières statistiques des parcs danois indiquent des durées de vie des éoliennes en mer de moitié inférieures à celles prévues (12-13 ans au lieu de 25 et déjà de nombreuses pannes au bout de sept ans). Enfin l'éolien flottant (celui de Bretagne Sud) n'est pas technologiquement mature et il reste des problèmes majeurs (vibration, nature des supports, des câbles dynamiques) à résoudre. Quant au prix, l'un des acteurs majeurs (Total Energie) avouait devant le Sénat : « Estimer les coûts de construction d'une filière qui n'est pas mature sur une période de 8 à dix ans ; impossible c'est une boule de cristal »

Cette annonce de l'appel d'offre manqué résulte d'effets structurels qui s'accumulent depuis des années et n'a donc rien d'une surprise ; les illusions et mensonges entretenus à propos de l'éolien en mer se heurtent à la réalité.

3) Une industrie éolienne européenne en plein crash.

L'annonce estivale la plus spectaculaire a été, le 23 juin 2023, la perte de valeur de 35% du groupe Siemens à la bourse de Francfort ( le plus gros krach depuis longtemps  d'une société allemande), suite à l'annonce de difficultés dans sa filiale éolienne Siemens Gamesa dues à une sous- des défaillances de turbine.

Près de 30 % des 108 GW d’éoliennes fabriquées par Siemens Gamesa pourraient être défectueuses. Les turbines offshore sot particulièrement touchées : « Siemens Energy a déclaré qu'il existait une série de problèmes distincts dans le secteur des turbines offshore « centrés sur un retard dans la montée en puissance de 30 % de la production : retard dans la construction des sites de production, problèmes au niveau de la chaîne d'approvisionnement, manque de qualité des composants lors de la montée en puissance, coûts de matériaux plus élevés que prévu »

Vestas la pépite danoise de la fabrication d’éoliennes vient d’annoncer une perte avant impôts de 130 millions et une perte nette de 115 millions d’euros au 2ème trimestre 2023, qui vient après une année 2022 très difficile avec une importante perte de 1,572 milliard en 2022. Et Vestas n’est plus le premier mondial des turbiniers, Vestas vient de se faire dépasser par le chinois Goldwind.

Oersted, l'inventeur de l'éolienne flottante, est aussi en fortes pertes  et a annoncé cet été des dépréciations pouvant aller jusqu’à 2,1 milliards d’euros sur l’ensemble de ses projets américains, à savoir Ocean Wind 1 (au large d’Atlantic City, New Jersey), Sunrise Wind (New York) et Revolution Wind (pour les Etats du Connecticut et de Rhode Island), en raison de tensions sur la chaîne d’approvisionnement, de retards de livraisons de la part des fournisseurs, de crédits d'impôt moins élevés que prévu et de la hausse des taux d'intérêt Immédiatement, le cours de Bourse de l’entreprise s’est effondré du quart de sa valeur.

Oersted a abandonné une vente aux enchères pour l'attribution de zones d'éolien offshore en Allemagne. 

En 2022, la branche énergies renouvelables de GE, baptisée Vernova, a perdu 2 milliards d'euros. En 2023 le conglomérat industriel américain reste confronté à des difficultés persistantes dans son activité énergies renouvelables et a prévenu d'une perte d'exploitation comprise entre 200 millions et 600 millions de dollars. GE cherche à vendre Vernova ce qui passe mal chez les salariés français de Saint-Nazaire, Nantes et Cherbourg.. Mais ce n’est même pas sûr ; face aux pertes et au manque de perspectives, les analystes se demandent si GE ne sera pas contraint de modifier son projet de scission de GE Vernova en une société distincte ; pour commencer, des pertes d’emploi de l’ordre de 20% sont prévues au niveau mondial 

Ajoutons que l'un des principaux assureurs des exploitants des parcs éoliens, Gcube, a dénoncé une course au gigantisme très mal maitrisée, et considère que « l'augmentation de taille des éoliennes offshore crée des risques de marché insoutenables ».

Nous sommes sur un point de bascule : le contexte n'est plus si favorable à l'éolien offshore

Il devient maintenant très clair qu'accélérer sur l'éolien offshore, ce serait subventionner très grassement une industrie chinoise qui possède l'ensemble de la chaine de valeur.

L'échec de l'appel d'offre en Grande Bretagne est donc tout sauf une surprise : lorsqu'on ment depuis des années sur les vrais coûts de l'éolien en mer, sa rentabilité, ses difficultés, ses goulots d'étranglement, sa dépendance en matériaux stratégiques, la réalité finit bien par se rappeler à vous !

Tout cela est d'assez mauvais augure pour les plans délirants français d'éolien en mer : 40 GW soit une cinquantaine de gigaparcs , dont 25 GW pour la seule Bretagne (30 parcs) : tout ne pourra pas se faire !

Et l'un des plus absurdes d'entre eux est bien Bretagne sud, qui cumule les inconvénients de l'éolien flottant (incertitudes technologiques, coûts) et celles de l'éolien posé (proximité des côtes).

Donc, le combat n'est pas perdu, Mobilisez-vous avec nous !

PIEBÎEM (Préserver l'Identité Environnementale de la Bretagne sud et des Îles contre l'Eolien en Mer) rappelle donc son opposition à un programme insensé d'éolien en mer climatiquement nul voirenégatif, électriquement inepte car dangereux pour la sécurité d'alimentation électrique, au coût de production exorbitant et économiquement no soutenables, néfaste pour l'économie locale, ravageur pour nos paysages littoraux et leur riche biodiversité.

A Erdeven comme ailleurs, PIEBÎEM, conformément à ses statuts, lutte avec confiance dans un contexte de plus en plus défavorable à l'éolien en mer pour protéger le patrimoine préhistorique, historique et naturel de la Bretagne et appelle donc, comme première mesure, à un moratoire immédiat sur les projets éolien en mer de Bretagne Sud et donc sur l'atterrage prévu dans les champs mégalithiques d'Erdeven et à travers les dunes de Kerhillio.

Plus nous serons nombreux, plus nous pèserons, plus nous serons entendus. Les décideurs économiques ne pourront rester indifférents à la rationalité économique et technique et aux menaces sur des activités locales importantes comme le tourisme, la pêche… Les politiques ne pourront rester sourds à la mobilisation publique pour éviter un désastre écologique pour le cadre de vie, l'environnement, la biodiversité et un désastre financier pour le contribuable et le consommateur. La mobilisation aura aussi un effet sur les promoteurs éoliens, créant de l'incertitude, y compris juridique, et renchérissant leur coûts.

Et de fait, alors que le programme éolien offshore s’annonce de plus en plus délirant, dans la vraie vie, les mises en service d’éoliennes marquent le pas



Eric Sartori pour PIEBÎEM

https://piebiem.webnode.fr/piebiem/

mardi 28 mars 2023

Parc éolien off shore Centre Manche 1 à 44,9 eur/MW.h le miracle ?

 Tout le ban et l’arrière ban du lobby éolien se sont hautement félicité de cette nouvelle :

Le ministère de la Transition énergétique a annoncé lundi (27 mars) qu’une société détenue en partie par EDF était lauréate de l’appel d’offres du plus grand parc éolien offshore français, situé au large des côtes normandes.  Le projet, dit « Centre Manche 1 », représente 1 GW de puissance installée, soit l’équivalent d’environ la consommation électrique de 800 000 foyers. Sa mise en service est attendue en 2031 et la construction devrait débuter d’ici à 2026-2027

En retenant Eoliennes en Mer Manche Normandie (EMMN), société conjointe d’EDF Renouvelables et Maples Power, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) confirme la mainmise d’EDF sur le secteur, partie prenante de cinq des huit projets éoliens offshores au large des côtes hexagonales. EMMN a proposé un prix du MWh compétitif de 44,9 euros, bien loin des sommets atteints par l’électricité ces derniers mois.

Un prix qui, même s’il ne reflète pas la totalité du coût du système électrique, « témoigne de la forte réduction des coûts de la filière », avance Maxence Cordiez, ancien directeur des Affaires européennes au Commissariat à l’énergie atomique, sur Twitter.

« À titre de comparaison, les appels d’offres pour l’éolien à terre et pour le solaire photovoltaïque sortent aujourd’hui à des prix environ 50% plus élevés », d’autant que les prix sur ce marché avoisinait plutôt les 140-150 euros le MWh,

L’éolien off-shore moins cher que l’éolien terrestre ? de quoi effectivement s’inquiéter et s’interroger :

Le commentaire de la CRE : pas très rassurant

Le tarif pour l 'électricité produite , proposé par le producteur à l 'Etat, représente 70%% des critères de sélection. Aujourd ' hui cesprix offerts par les candidats sont très bas. Y voyez-vous un risque?

 R: Les prix bas sont une bonne nouvelle pour les finances publiques , sous réserve que cela soit soutenable pour les porteurs de projets. Dans le cas de l 'appel d 'offres Normandie , on a mobilisé une procédure dite anormalement basses, pour vérifier que les quatre offres à des prix bas étaient soutenables. Et après analyse, on est arrivé à la conclusion que oui. Pour la suite, nous souhaitons avoir plus d ' éléments d ' analyse dans les cahiers des charges. On souhaite en effet augmenter les points de robustesse des offres, car on a constaté que plusieurs offres étaient risquées, pour des raisons différentes , techniques ou de montage financier.

NB : alors oui, on peut avoir des doutes, demander à la CRE comment elle est arrivée à cette conclusion et même se dire qu’une fois de plus EDF va servir de vache à lait pour la transition énergétique, au détriment des Français pénalisés deux fois, en tant que contribuables et en tant que consommateurs

Eolien en mer :EDF écrase le marché, les concurrents dénoncent des prix cassés

Dans un article au vitriol, la Tribune pointe https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/eolien-en-mer-les-concurrents-d-edf-ont-ils-vraiment-une-chance-de-gagner-956792.html

L’électricien tricolore, bientôt 100% public, a décroché le développement de son cinquième parc d’éoliennes en mer, sur huit en développement en France. Et ce, grâce à un prix extrêmement agressif de 44,9 euros/MW.. De quoi faire grincer des dents ses compétiteurs. Ces derniers dénoncent un risque réel pour le supply du cahier des charges des appels d’offres.

Sur le prix : EDF est parvenu à écraser ses compétiteurs l’espagnol Iberdrola, Ocean Winds, la coentreprise entre Engie et le portugais EDPR, TotalEnergies en binôme avec l’allemand RWE, le britannique Shell, ainsi que le suédois Vattenfall en affichant un prix très  compétitif de 44, 90 euros le mégawattheure, selon un proche du dossier. 60 euros si l’on ajoute le coût de raccordement au réseau électrique

Réactions rapportées par l’article de La Tribune

Ce niveau de prix extrêmement bas a suscité de nombreuses critiques : « On se tire une balle dans le pied au niveau de la France, de l’Europe, des développeurs et de la supply chain… " Avec des prix aussi bas, dans le meilleur des cas, si le projet est faisable, c’est en étranglant la supply chain qui rencontre déjà d’énormes difficultés . Les trois grands turbiniers présents en Europe (Siemens-Gamesa, le danois Vestas et l’américain General Electric perdent beaucoup d’argent et c’est la même chose pour les installateurs en mer…. Nous sommes dans une situation paradoxale où l’on risque de faire couler le navire alors qu’il y a un marché très porteur »

« Nous sommes tous très embêtés sur le niveau de prix de cette attribution. Nous avons énormément poussé les curseurs, mais nous ne pouvions pas atteindre ce niveau. Nous sommes pourtant un acteur compétitif, avec des appels d’offres remportés dans plusieurs régions du monde # énergéticien, dont le portefeuille de projets est particulièrement conséquent…Ces 45 euros le mégawattheure envoient un signal prix difficilement viable »

« Avec un prix si bas, le développement du parc éolien en mer normand aurait-il réellement des risques d’être compromis ? Le fait que le capital d’EDF soit bientôt entièrement détenu par l’Etat écarte cette éventualité. En revanche, ses compétiteurs, dont la plupart sont cotés en Bourse et donc rapidement sanctionnés par les investisseurs en cas de projets risqués, ne peuvent  s’empêcher de s’interroger sur l’équation financière de cette offre et sa rentabilité. » EDF va devenir 100 pour cent étatique et peut certainement  avoir un raisonnement qu’on ne peut pas avoir. Peut-être qu’ils envisagent aussi de renégocier le prix ultérieurement » 

« La pertinence de ces appels d’offres se pose vraiment. Est-ce que ce secteur est ouvert à d’autres participants qu’EDF ? Nous n’avons pas de problème si le gouvernement souhaite lui attribuer systématiquement le développement de ces parcs, mais il faut que les règles soient claires »

NB : lors d’une  audition publique sur les innovations technologiques de l’éolien offshore de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix scientifiques et  technologiques (2 février 20220) , certains participants s’inquiétaient :  « les  turbiniers européens  sont en mauvais état économique parce qu’ils se sont fait prendre à la course à la taille sans pouvoir rentabiliser leurs efforts de développement.  Le développement rapide de l’éolien off shore européen est pour eux  une question de survie.  Par contre les  turbiniers Chinois sont en pleine forme et il y a un vrai risque qu’ils balaient tout, comme pour le photovoltaïque »

Avec de tels appels d’offres, l’industrie éolienne européenne n’a plus besoin d’ennemis…et sera balayée avant d’être née.

Aide  d‘Etat clandestine, détournement de fonds public, abus de biens sociaux, concurrence déloyale ?… les concurrent évincés d’EDF ne devraient pas manquer d’arguments pour fragiliser  et attaquer juridiquement le résultat de l’appel d’offre.

Le moins qu’on puisse dire  est le contribuable sera appelé à subventionner chèrement un programme éolien off-shore insensé (40 GW, 50 parcs éoliens couvrant des milliers de kilomètres carrés marins) ; un programme inutile voire nuisible pour l’objectif de décarbonation de l’électricité (car exigeant un back-up fossile), ruineux pour les consommateurs, dangereux pour la sécurité d‘approvisionnement électrique, néfaste à l’économie locale, ravageur pour nos paysages littoraux et leur riche biodiversité,

Energies renouvelables : comment l'administration a raté l'allocation de près d'un gigawatt d'éoliennes ou le faux couac ?

 Energies renouvelables : comment l'administration a raté l'allocation de près d'un gigawatt d'éoliennes ou le faux couac ?

En raison d'un couac administratif, le ministère de la transition énergétique a pourvu seulement 6 % du dernier appel d'offres sur les éoliennes en France.

 L'image qui vient à l'esprit de Mattias Vandenbulcke, directeur de la stratégie de France énergie éolienne (FEE), est celle de « la maison qui rend fou » , dans le dessin animé des Douze travaux d'Asterix , diffusé en 1976, où le héros gaulois, accompagné d'Obélix, tous deux partis à la recherche du « laisser-passer A38 » , se perd dans les bureaux, les étages, les circulaires et les formulaires de la bureaucratie romaine. La métaphore dit l'incompréhension et l'exaspération des acteurs des énergies renouvelables après la confirmation par le ministère de la transition énergétique d'un raté majeur lors du dernier appel d'offres sur les éoliennes terrestres : l'Etat devait attribuer, fin mars, l'équivalent de 925 mégawatts à des producteurs d'électricité, il n'en a pourvu que 54, soit moins de 6 %. Un résultat jugé catastrophique par la filière. Selon nos informations, le même scénario devrait se reproduire, dans quelques jours, avec l'appel d'offres sur l'énergie solaire où 925 mégawatts, censés être mis en service d'ici trois ans, sont également en jeu. Des puissances non négligeables à l'échelle de la France : en 2022, les nouvelles installations d'éoliennes et de panneaux solaires avaient représenté respectivement 1 900 et 2 600 mégawatts

La raison principale ? Une modification sibylline dans la rédaction du cahier des charges des appels d'offres conduisant à l'invalidation, d'emblée, de trois-quart des soixante dossiers de parcs éoliens terrestres, faute de répondre à un critère réclamé par l'administration. « L'issue de cet appel d'offres est inacceptable » , reconnaît l'entourage de la ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

Colère de tout le lobby éolien qui exige de la CRE une rectification rapide





La réalité : ce que n’ont pas vu ou pas voulu voir  les margoulins de l’éolien

Une garantie financière plus étendue pour assurer que les projets aillent à terme

l 'exigence, pour les promoteurs, de disposer d'une garantie financière plus étendue afin de les inciter à aller au bout de leurs projets. Soit un surcoût dérisoire à l'échelle des sommes engagées. Une ligne d'une annexe qu'il fallait avoir remplie correctement pour ne pas être exclu mais que la majorité des développeurs n'ont pas vu dans l'accumulation des demandes administratives.

Une tentative de margoulin pour faire augmenter les prix

Pour inciter les producteurs à proposer des prix les plus bas, le gouvernement, sur la recommandation de la CRE, a décidé de ne pas indiquer de montant plafond. L'objectif était d'éviter que les candidats fixent leur prix au plus près de cette somme pour maximiser leurs gains. Les candidatures se faisaient donc, pour la première fois, en aveugle. Or, les producteurs ont proposé des tarifs élevés, plus importants que ceux escomptés par les pouvoirs publics. A cause de la hausse du coût des matières premières et des taux d'intérêt, justifient les entrepreneurs de l'éolien. A cause de l'inflation, certes, répond la CRE, mais aussi parce que certains ont « tenté leur chance » en proposant des montants supérieurs à leurs coûts de construction. D'où le fait que sur les douze dossiers ayant franchi le premier écueil administratif, quatre seulement ont réussi la deuxième étape, financière, et ont donc été retenus

https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/03/27/energies-renouvelables-comment-l-administration-a-rate-l-allocation-de-pres-d-un-gigawatt-d-eoliennes_6167189_3234.html



samedi 28 septembre 2019

Jadot, son ignorance, ses mensonges- No Fake Science


Du Jadot, du grand Jadot, de l’EELV, c’est-à-dire du n’importe quoi !

« 44 euros le mégawatt pour l’éolien offshore, 130 euros le mégawatt pour l’EPR. Le nucléaire englouti des milliards d’argent public, est dangereux, et pousse ses salariés dans une impasse. Il faut organiser la sortie du nucléaire au lieu de s’entêter dans cette filière sans avenir. » ( déclaration à la matinale de Cnews, le 24 sept 2019, reprise dans divers tweets)

Bon, pour commencer, c’est vrai, mes copains de tweeter s’en sont donné à cœur joie. En confondant megawatt et megawatt.h, Jadot montre qu’il ne comprend rien à rien aux bases mêmes de l’énergie.

Explication :

Admettons-le, la confusion entre kW et kWh est fréquente dans le langage courant- elle équivaut à confondre puissance (en kW) et énergie (en kWh). L’unité de puissance (kW) est souvent utilisée à tort pour désigner une consommation ou une production (qu’on exprime en kWh). On ne consomme pas des kW mais des kWh !
Ainsi, si vous utilisez un rasoir électrique d’une puissance de 10 W pendant 5 minutes par jour durant l’année, vous consommez : 0,01 kW x 30,4 h = 0,304 kWh ;
La production annuelle d’une éolienne d’une puissance de 3 MW fonctionnant 2 000 heures durant l’année ( oh, ça fait près d’un quart, c’est beaucoup !)  : 3 000 kW x 2 000 h  = 6 000 000 kWh, soit 6 GWh (Gigawatt (109 watts)
La production électrique nette de la France en 2015  est de 546 000 000 000 kWh, soit 546,0 TeraWh (Térawatt (1012 watts)
La puissance installée du parc électrique français atteint 129,3 GW fin 2015.

Bon, la physique étant la science des ordres de grandeur et des dimensions, j‘ai fait mon job. Que tout un chacun confusionne parfois un peu entre kW et kWh, c’est humain. Que ce soit un dirigeant puis député écolo depuis plus de 15 ans, qui intervient à tout bout de champs sur les questions climatiques et énergétiques et dont c’est, du moins le clame-t-il, dont ce devrat être l(‘une des préoccupations principales, c’est à la fois vaguement ridicule et grandement inquiétant- ou l’inverse. Mais il n’y a pas que ça…

Du Jadot, du grand Jadot, de l’EELV, c’est-à-dire du grand mensonge !

Car même en supposant que Jadot se soit emmêlé entre kW. et kWh., ses chiffres ne tiennent pas la route. Voici ceux que donnent  https://prix-elec.com/energie/production :
Le coût moyen du nucléaire pour les centrales déjà construites est de 49,50€ le MWh. Ce chiffre est en hausse par rapport aux estimations de la Cour des comptes, qui évaluait le coût de production du MWh avant l’accident de Fukushima à 42 euros le MWh. Pour les centrales en cours de construction (l'EPR de Flamanville en France), la Cour des Comptes estime le coût de production d'électricité des nouveaux réacteurs dans une fourchette de 70 à 90 euros, en s’appuyant sur les coûts de construction de l’EPR, sans cesse relevés, et chiffrés début 2014 à 8,5 milliards d'euros - encore relevés depuis à 10,5 milliards en 2016.  EDF, pour Hinkley Point, avec le gouvernement britannique a signé à  109€ le MWh,
Mais ceci, ce sont pour les prototypes – et compte-tenu de défaillances certaines et malheureuses au Creusot. Pour les EPR futurs, compte tenu des effets d’expérience et de quantité, le prix attendu est plutôt entre 60€ et 70€ le MWh.

Le coût moyen de production de l’électricité pour l'éolien onshore (terrestre) s’établit à 82€ le MWh, selon l’avis commun de la CRE et de la Cour des Comptes. L’éolien offshore (en mer) produit en revanche une électricité moins bon marché -  coût estimé à 180€ le MWh
Les centrales thermiques au gaz les plus récentes ont un cout de production moyen du MWh estimé entre 70€ et 100€ le MWh.
Le coût moyen de l’électricité solaire photovoltaïque, lorsqu’elle est exploitée sous forme de parcs (installations non intégrées au bâti) ressort à 142,50€ le MWh, en cohérence avec le tarif de rachat de l'énergie solaire photovoltaïque, fixé par le gouvernement à 121,50 € le MWh.
L'énergie hydraulique affiche le prix du kWh énergie renouvelable le moins cher. Le coût moyen de l’électricité d’origine hydroélectrique fluctue entre 15 et 20€ le MWh (source CRE et Cour des Compte)
Mas on continue à décrypter, car c’est pas tout !

Un peu de décryptage supplémentaire ! Eolien vs nucléaire.

Ces chiffres sont ceux des organismes officiels, c’est-à-dire tout de même légèrement trafiqués pour soutenir la réduction de la part du nucléaire (idéologique et stupide) prévue par la PPE. Pour voir comment par exemple l’Ademe, disons-le carrément, triche et s’est transformée en agence de propagande cf. http://huet.blog.lemonde.fr/2019/01/31/le-plan-tout-renouvelable-de-lademe-conteste/

Ainsi : - les coûts et la rentabilité comparées du nucléaire et de l’éolien dépendent très fortement des hypothèses sur leur durée de fonctionnement, systématiquement sous-estimée pour le nucléaire, systématiquement surestimée pour les éoliennes. Et pour l’éolien en mer, il y a du sel, du soleil et du vent. Alors c’est un peu mieux pour le rendement, mais pas pour la durée de vie…Pas bon, le sel !

Ainsi : - Les éoliennes c’est très déconcentré et très dispersé, et donc ça coûte une blinde en raccordement au réseau ! Et pire que pire, pour l’éolien off shore, en mer.  Et, tenez-vous bien, bizarrement juste pour l’éolien, le coût de raccord a été mis, non à la charge de l’exploitant, comme d’hab,  mais à la charge du réseau ! (in fine des usagers). RTE, sur 15 ans prévoit 20 milliards d’euros spéciaux ENR  dont 7rien que pour l’éolien  off shore et une puissance anecdotique. Rien qu’en coût de raccordement, avec ça on se fait facile 2 EPR !

Ainsi : - L’Ademe considère que presque toutes les consommations sont supposées être asservies à la variabilité des productions des éoliennes et des installations photovoltaïques développées à grande échelle. Toutes les consommations d’eau chaude sanitaire, 75% du chauffage électrique, 38 à 56% des produits blancs (électroménager…), 50% des usages industriels (!), 80% des recharges des véhicules électriques sont « effaçables » selon ces hypothèses !
Donc, vous êtes priés de consommer de l’électricité quand les éoliennes veulent bien en produire. Sinon ? Sinon, ben,  peut-être que votre compteur Linky vous, comment déjà, ah oui, vous  « effacera » !
 Une « hypothèse héroïque » disent même ses partisans ! C’est pas héroïque, c’est absurde et idiot ! Ce qui signifie qu’il faudra davantage que l’Ademe le reconnait compenser l’éolien par une autre énergie pilotable. Du gaz ? (ce qu’explique l’action résolue des gaziers en faveur de l’éolien !). Ah oui, mais pas bon pour le climat, pas bon pour l’économie, pas bon pour l’indépendance énergétique.

Ainsi : - Dans les hypothèses économiques, il faut aussi tenir compte du prix auquel on vend l’électricité, ce que ne fait pas l’Ademe. Or, ça n’a rien de marginal !  J’explique. En fait, dans la vraie vie les éoliennes produisent quand elles veulent et pas quand vous avez besoin. Et elles produisent  à peu près toutes en même temps en Europe ! Malédiction des dépressions transatlantiques !
Donc l’électricité qu’elles produisent eh ben....
économiquement elle vaut que dalle  et même certains 1er Janvier où tout le monde est sous la couette, et que les éoliennes tournent comme des moulins hollandais sous speed, on est obligé de payer pour que quelqu’un nous la prenne. Les tchèques doivent protéger leur réseau des débordements éoliens allemands par un transfo gigantesque... sinon black out....

Ainsi : - Ainsi s’explique la malédiction des ENR, plus il y en a, plus le coût de l’électricité... augmente, ce qui est assez étrange pour une énergie qu’on (qui comme chacun sait, est un c… !) nous présente comme ultra-compétitive. Et un secteur éolien qui, tout aussi bizarrement s’effondre lorsqu’il cesse d’être ultra subventionné.  
En éolien nos chers amis allemands ont dépensé 680 milliards d’euros, pour un prix plus élevé de l’électricité qu’en France et surtout sans diminuer d’un iota leur émissions de  CO2 ! ni fermer leur charbon !
Avec ça, ils auraient pu se payer facile plus de 60 Epr ! En fait...beaucoup plus qu’il ne leur en faut pour plus de 70 ans d’électricité abondante, décarbonée et économique...

En France, il semble que l’on soit pressé de suivre le même catastrophique chemin. Il est prévu 41 milliards d’euros, rien que pour l’éolien off shore... pour produire 2% de la consommation électrique... (Cour des Comptes)... Et voilà... Au lieu d'emmerder les pêcheurs on pourrait se bâtir 4  EPR..
Et 121 milliards pour l’ensemble  des ENR  soit allez 12-14 EPR (Plus on en fait, moins ils seront chers !)

Bon, j’arrête là. Et c’est ainsi que le grand Jadot est grand…

Merci au fond à lui pour m’avoir flanqué un coup de sang et poussé à écrire ce billet…

Eh ben, tiens non, encore ceci :

En ce qui concerne le nucléaire, historique, là, c’est carrément drôle : l’ Ademe recommande de fermer les réacteurs nucléaires actuels plus vite… car leur trop bas coût de production d’électricité gène le déploiement des ENR non pilotables, handicapées par ce concurrent trop efficace !!
Ben voyons…

Et ça :

« L’Académie des technologies, comme elle l’a déjà écrit, s’inscrit pleinement dans la politique de développement des énergies renouvelables. Elle considère que la réussite de cette politique suppose des hypothèses réalistes. C’est pourquoi elle estime que les conclusions de l’étude de l’ADEME doivent être prises avec une très grande prudence. Elles ne devraient en aucun cas servir de base à des décisions de politique publique »

Eh oui, on ne pourra bâtir aucune politique énergétique sur la Fake science et la manipulation des chiffres !No Fake science !


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dimanche 13 mai 2018

Anne Hidalgo et Smovengo ; l’histoire d’un désastre !


Un désastre pour les Parisiens

Après avoir géré pendant dix ans le service de vélo en libre-service parisien, l’entreprise JCDecaux a perdu l’appel d’offres en avril 2017 au profit de Smovengo (qui réunit la PME montpelliéraine Smoove, les espagnols Mobivia et Moventia et Indigo, leadeur du parking). Le plannig initial était le suivant : Le planning officiel était le suivant : fin du dématèlement des Cvlocity (Decaux) fin janvier 2018,installation de la moitié des Smovengo en janvier et l’autre moitié au cours du premier trimestre. Mi mai 2016,  nous en sommes à lors que le mouvement social est entré dans sa quatrième semaine, seules 675 stations sont ouvertes alors que le plan initial prévoyait la mise en place de 1400 stations fin mars. Mais station ouverte ne signifie pas que l’on puisse y prendre des vélos : Smovengo a annoncé le retrait de 1500 à 2000 vélos électriques et 3000 vélos bloqués en station en raison d'erreurs informatiques, notamment, sur environ 9000 déployés ! Seules 11 stations électrifiées sont en état de marche ; la solution provisoire des stations sur batterie se révèle un bricolage répugnant qui ne fonctionne pas. Et les vélos électriques sont pour l’instant retirés !

 Le printemps arrive et les parisiens ne peuvent pratiquement pas utiliser de velib- le service a d’ailleurs proposé, pour ceux qui en font la demande, de rembourser les trois premiers mois ; c’est bien le minimum, mais encore faut-il que les abonnés le demandent en s’inscrivant sur le site

Un désastre pour les salariés

A la catastrophe industrielle se joint une catastrophe sociale. Il faut voir avec quelle morgue le président du consortium Smovengo , Yann Marteil, dans un article du Monde du 6 novembre 2017 s’adressait aux salariés de Velib Decaux: « Les anciens JC Decaux doivent postuler sans tarder  à Smovengo », en expliquant que, contrairement aux pratiques habituelles, les salariés ne seront pas repris, leurs contrats de travail ne seront pas transférés, ils doivent démissionner pour être repris, et il n‘y aura pas de la place pour tout le monde !
Et effectivement sur ce terrain là, c’est aussi une catastrophe au point que depuis le 17 avril, soit plus de trois semaines, les nouveaux salariés de Smovengo sont en grève, , franchement, on les comprends : sous-effectifs, et pas qu’un peu : « On est passé de trois cents agents de terrain sous la direction de JC. Decaux, à moins d’une centaine actuellement. ». « On nous avait dit qu’on nous reprenait aux mêmes conditions, mais Smovengo nous a imposé de nouveaux horaires ». 70 % des agents travaillent de nuit ; or  la majoration des salaires de nuit a considérablement baissé, passée de 45 % à Cyclocity à 10 % à Smovengo. Et pour les week-end, il n’y a plus du tout de majoration, zero ! Le panier-repas, lui, est passé de 12 euros à 5,73 euros. Les arrêts de travail se sont multipliés amplifiant un sous-effectif chronique…d’autant que les agents sont en première ligne pour éprouver la mauvaise humeur des parisiens, certes justifiée, mais pas contre eux.

 Résultat : pour arranger le tout, une grève des salariés de Smovengo- une cinquantaine, soit 85 % ! des agents de terrain, selon les responsables du mouvement) à faire grève. Et pour gaire mieux : Smovengo a assigné 37 employés grévistes sont assignés au tribunal correctionnel de Paris.

Un gaspillage écœurant

Commentaire d’un internaute : Si on résume : on avait un système qui fonctionnait globalement bien qu'on fout en l'air. On avait des bornes qui auraient pu être adaptées à d'autres vélos, on les détruit et on les change avec des travaux colossaux. On avait des vélos qui remplissaient leur fonction, on les jette. On avait un abonnement raisonnable, il augmente... On avait des salariés qui connaissaient leur boulot, on les vire !! Qu'est ce qu'on dit ? MERCI HIDALGO !!

Un appel d’offre étrange

En effet ; et l’on peut se demander quel mécanisme d’appel d’offre peut au juste  arriver à un tel désastre ; ce n’est ni le mieux disant ni en terme de services, ni de prix, ni pour les salariés. Challenge (7 juillet 2017) rapporte de bien curieux ou affligeants renseignements : La décision s’est faite essentiellement sur le coût , et contre l’avis de la SNCF et de la RATP ;  entre les deux offres  « s'est fondé sur un dumping social, avec une proposition excluant la reprise de l'ensemble des personnels et reposant sur de nouvelles équipes inexpérimentées, moins nombreuses et à des conditions sociales et salariales dégradées ".  Et les dirigeants de JCDecaux, assez furieux, «  n'ont pas compris pourquoi le tribunal administratif n'avait pas fait grief à Smoovengo de refuser de s'engager à reprendre leurs 350 salariés, en conformité avec le Code du travail, et n'avait pas jugé décisif le fait que Nicolas Mercat, qui a participé à l'élaboration de l'appel d'offres par le syndicat francilien, soit le frère de Laurent Mercat, patron de Smoove et porte-parole du groupement vainqueur ».

Et il n’y pas que cela, mais aussi une gouvernance financière pour le moins étrange. Toujours, Challenge (7 juillet 2017) : Dans l'alliance Smoovengo, il y a aussi le groupe de services automobiles Mobivia, l'espagnol Moventia et Indigo (ex-Vinci Park). Quels sont leurs liens financiers? "Je ne sais pas qui est qui et qui fait quoi, reconnaît Véronique Haché, la bien peu curieuse directrice du syndicat Autolib'Vélib'Métropole, qui a signé et gérera le contrat. Ce qui nous importe, c'est d'avoir eu des garanties financières ». Et en fait, la fameuse start up Smoove (qui dira le mal qu’a fait l’éloge imbécile systématique des start-up- seuls survivent les 0.1% qui réellement le méritent !) parait maintenant complètement effacée car intégrée dans Mobivia, qui appartient à la galaxie Mulliez (Norauto, Midas, Drivy).

Autre bizarrerie : le Figaro du 01/01/2918 testait les vélos Smoove à Montpellier, là où ils sont nés ; le moins qu’on puisse dire est que le résulat n’était guère convaincant : « ce matin là une panne affectait l'ensemble du réseau, ce qui rendait toute location impossible. De plus, un tiers des vélos que nous avons ensuite utilisé avait un problème technique: absence de freins ou vitesses cassées pour la plupart. Autre gros souci: nous nous sommes trouvés plusieurs fois face à des stations pleines ou des stations... vides. Par conséquent, impossible de prendre ou de rendre un vélo selon le cas. Nous avons également rencontré plusieurs problèmes avec des vélos qui ne se débloquaient pas facilement de leur point d'attache. Le service de communication de société TaM qui exploite les transports publics de Montpellier avec Transdev n'a pas souhaité répondre à nos demandes malgré une dizaine de tentatives. Quant à la société Smoove, son dirigeant Laurent Mercat, que nous avons rencontré, rejette les responsabilités de ces dysfonctionnements sur TaM…

 Rendez-nous Decaux ! Decaux, lui, avait rempli plus que correctement le contrat de dix ans qu'il avait conclu en 2007, donnant son essor à un nouveau mode de transport urbain, en rapportant toujours de l'argent à Paris, au point que Bertrand Delanoë, lorsqu'il était maire, a pu en faire profiter les communes voisines. Mais le fiasco en est à un tel point que même ce retour parait impossible.

Un fiasco total qui jette espérons-le le dernier pavé sur la tombe des espoirs de réélection d’Anne Hidalgo : Ya basta !

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