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jeudi 7 mai 2020

Didier Raoult : Pourquoi il doit finir devant un tribunal et pourquoi il faut arrêter les essais HCQ


Un gros problème de méthode

Bon, je vais pas ici reprendre l’ensemble de la littérature suscitée par l’ahurissant et criminel, et interminable  pêtage de plomb du Pr Didier Raoult, envoyant balader toute saine méthode et éthique scientifique, passant en mode gourou sur une communication inqualifiable etc. Seulement le principal !

En ce qui concerne les critiques purement médicales, vous pouvez-vous reporter au fil remarquable twitter de @medicus et de ses contributeurs, commentateurs et ami,  très pédagogiques, très clair (comme quoi, on peut faire de la pédagogie avec twitter, même s’il y faut un thread complet) ; par exemple,

On peut- il faut aussi – lire l’article remarquable, courageux et synthétique de Damien Barraud , Médecin réanimateur en unité Covid-19 au CHR de Metz-Thionville, venu, malgré les menaces de procès du grand gourou, lui river son clou dans La Marseillaise :


Extraits : « il ne mâche pas ses mots concernant le professeur Didier Raoult, dont il estime que sa communication gêne le travail des médecins face à l’épidémie de coronavirus. "Très tôt, dès le début de l'arrivée des patients et de la communication de l'IHU, certains médecins conventionnels demandent de prescrire cela. On a dû (mettre en place une politique), faire des réunions et perdre du temps sur quelque chose qui n'aurait pas dû arriver car à cette heure il n'y a pour l'heure aucune preuve tangible d'une quelconque efficacité pour avoir un effet bénéfique chez les malades en général…

Il y a eu également des conséquences pour nos rapports aux malades et aux familles, qui nous ont demandé parfois de manière très véhémente de prescrire de l'hydroxychloroquine, en nous menaçant de procès si nous ne le faisons pas. Entre le stress et la pression, cette polémique a généré une ambiance pesante, dont nous nous serions bien passés tant le climat était déjà difficile. Enfin, cela entrave la bonne marche de la recherche, certains patients refusant de recevoir d’autres traitements. Mais la pression a été telle que le gouvernement a du lâcher la bride lorsqu'un bâteleur annonce sur la place publique qu'il dispose d'un traitement miracle, et que ce serait "l'infection respiratoire la plus facile à traiter".

Le décret gouvernemental concernant la prescription de l'hydroxychloroquine est le témoin de cette prise d‘otage. Dans un fonctionnement normal, la communauté scientifique auraît dû s’élever et mettre fin à tout cela. En 2017, un rapport du haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES), a pointé de graves dysonctionnements au sein de l'IHU Méditerranée infection, suffisants pour entraîner en 2018 la perte de labellisation INSERM et CNRS. Dès 2006, des faits d’inconduite scientifique ont été mis au jour, et entrainé une interdiction transitoire de publication scientifique par l’American Society of Microbiology, et de nombreux commentaires sur le site PubPeer par des scientifiques du monde entier. Concernant la publication de sa première étude sur son traitement contre la Covid19, il n'y a probablement pas eu de reviewing, l'éditeur en chef de ce journal étant le bras droit de Raoult. Lorsque l'étude a été publiée dans Pubpeer, beaucoup de scientifiques ont pointé les anomalies de ce travail. Et l'équipe de Didier Raoult ne répond pas à ces questions. L’International Society of Antimicrobial Chemotherapy, société savante à laquelle appartient le journal scientifique ayant publié ce travail, a même pris ses distances cette semaine, en émettant une note exprimant la mauvaise qualité de cette publication qui n’aurait pas dû être publiée

Dans son dernier papier, il inclut 2 enfants de dix ans, ce qui est une entorse éthique grave, parmi d‘autres. En plus d'être une faillite scientifique, ces travaux sont une faillite éthique. Si la recherche clinique est réglementée, s'il existe des règles méthodologiques qui ont été élaborées avec le temps, ça n’est pas pour rien, mais pour produire de la meilleure science. Sa manière de communiquer va à l’encontre du code de déontologie médicale, qui prévoit que le médecin doit faire preuve de prudence, de ne faire état que de données confirmées, et pas de publicité..

Que pensez-vous de la prise à témoin de l'opinion publique sur les réseaux par le professeur Raoult ?

C'est une sorte de braquage scientifique. Quand on communique très vite comme étant un sauveur, on prend tout le monde en otage : le gouvernement et les citoyens. Son argument d'autorité et d'expertise cherche à asseoir un appui populaire, au détriment de celui de ses pairs. C'est du populisme médical. On dit et on donne aux gens apeurés ce qu’ils ont envie d’entendre et de recevoir : un test et une pilule. La médecine n'est pas un barnum à la télé..

Que regrettez-vous dans cette polémique ?

Tout. Tout le déroulement de ce cirque dont nous n’avions pas besoin dans cette periode si difficile. Et je regrette que les médias entretiennent cela plutôt que d’être apaisants. Il faudrait que les médias soient dans un mouvement éducatif, afin d‘élever les gens, leur apprendre a critiquer, prendre du recul, pour ne pas tomber dans la premère croyance. Des journalistes ne jouent pas ce rôle en la matière. Lancer des sondages, demander son avis à tout le monde sur un plateau, est irresponsable. Du coup les gens, en grand stress dans cette période, se raccrochent au premier qui leur donne de l'espoir. Ce n'est pas déontologique. Plus la période est grave, plus nous nous devons, nous tous, médecins, chercheurs, soignants, comme journalistes, de garder la tête froide et de travailler de manière rigoureuse. »

Bon, rien à ajouter, Merci Monsieur !

Une communication (propagande) de type sectaire, anti-scientifique, populiste

Ou comment d’excellents esprits (Michel Onfray) ou de moins bons (beaucoup dont Laurent Mucchielli) ont pu se laisser piéger par la rhétorique de Raoult…en raison de leur manque de formation scientifique de base tout simplement.
Et aussi de leur ignorance de l‘histoire même récente des sciences, car toute l‘histoire Raoult et Chloroquine est en fait un remake presque exact de Philippe Even et cyclosporine, à propos du Sida. Même grand mandarin disjonctant, même hystérie impliquant les pouvoirs publics, même rhétorique populiste, anti-élite, anti-méthode, anti-industrie pharmaceutique

 Sur Raoult et media, excellent et très fouillé texte d’ Odile Fillod

Extraits : « Le directeur de recherche en sociologie Laurent Mucchielli a publié sur son blog un texte dénonçant la médiocrité médiatique et les intérêts pharmaceutiques se cachant selon lui « derrière la polémique Raoult ». Ce texte ayant participé à la désinformation et au complotisme délétères provoqués par les déclarations de Didier Raoult, pâtissant d’un fort biais de confirmation et d’une absence de vérification des informations, m’a d’autant moins laissée indifférente que j’y suis citée. Ma réponse à cette mise en cause me donne l’occasion d’exposer les faits qui sont au cœur de ce qu’il convient plutôt d’appeler l’affaire Raoult….
« [Q]uel dramatique temps perdu pour les malades ! », s’exclame Laurent Mucchielli dans un billet intitulé « Derrière la polémique Raoult, médiocrité médiatique et intérêts pharmaceutiques », publié le 29 mars 2020 sur son blog hébergé par Médiapart. Car il sait, quant à lui, que « les médicaments contenant cette molécule (l’hydroxychloroquine) […] peuvent être efficaces à certains stades de l’infection (au début) et chez au moins une partie des malades ». Selon lui, « nous n’avons rien d’autre à proposer aux malades » – car comme on le sait, les médecins regardent les bras ballants les malades dépérir, au point qu’on se demande bien pourquoi on les envoie à l’hôpital –, et il n’y a « donc pas à hésiter une seconde, il faut autoriser tous les médecins à s’en servir ». Puisque Laurent Mucchielli ne milite pas pour qu’on supprime tout encadrement par l’Etat de l’administration de n’importe quoi à n’importe qui, c’est qu’il sait en outre que les bénéfices d’une telle libéralisation de cet usage de l’hydroxychloroquine excèderaient ses effets néfastes.

Et d’où lui viennent ces savoirs ? C’est simple : « c’est ce qu’une équipe de spécialistes de réputation mondiale crie à qui veut l’entendre depuis plusieurs semaines ». Selon Laurent Mucchielli, Didier Raoult et son équipe s’époumoneraient donc en vain depuis des semaines alors qu’ils ont à l’évidence raison – c’est si évident que même lui le voit, et pourtant il n’est « pas infectiologue ni microbiologiste », précise-t-il. Didier Raoult défendrait donc ce qui relève à la fois de l’évidence et de la plus élémentaire humanité – faire ce qui peut facilement être mis en œuvre pour sauver des vies –, et pourtant d’innombrables observateur-ices expert-es et à leur suite les autorités de santé concernées[, l’académie nationale de médecine et celle de pharmacie[, diverses sociétés savantes, les expert-es consulté-es par le gouvernement, et même Sanofi, qui commercialise cette molécule en France, ont jugé douteux le caractère favorable du rapport bénéfices/risques de l’administration d’hydroxychloroquine aux personnes infectées par le Covid-19 et recommandé d’attendre les résultats d’essais cliniques bien menés. Comment est-ce possible ?

Le problème lorsqu’on ne connaît rien à un sujet et que les opinions de diverses « autorités » divergent, c’est qu’il n’est pas aisé de savoir quoi penser. Notez bien qu’on n’est pas obligé d’avoir un avis, et encore moins de l’exprimer publiquement. On peut être lucide sur son incompétence et se taire. On peut aussi faire l’effort de vérifier les allégations des un-es et des autres qui sont à sa portée (en l’occurrence, pas mal de vérifications étaient rapides à faire et à la portée de n’importe qui), voire essayer d’acquérir les connaissances permettant de se faire par soi-même une opinion directement fondée sur les données scientifiques disponibles – c’est ce type de démarche que j’essaie d’accompagner sur le présent blog. Mais le directeur de recherche en sociologie est au-dessus de cela : il a la science infuse, et une explication à délivrer.

Je ne suis pas complotiste, mais…

Ce n’est pas un complot qui fait que Didier Raoult n’est pas écouté, non : « je n’ai rien d’un complotiste », affirme Laurent Mucchielli. Néanmoins, il estime que les « querelles d’experts » à ce sujet « cachent non seulement quelques probables rivalités égotiques […], mais probablement aussi des enjeux financiers pour l’industrie pharmaceutique et des conflits d’intérêts chez nombre de ces savants. Et ceci n’est pas une surprise ». Certes, j’imagine que ce n’est pas une surprise pour lui de trouver la confirmation de ses préjugés dans le texte « longuement étayé » qu’il publie parce que lesdits préjugés y sont exposés.

J’imagine qu’il doit être reposant de vivre installé dans une bulle informationnelle dont on ne questionne ni la pertinence ni la qualité des sources, de croire y voir clair lorsqu’on remplace la recherche, la vérification et l’analyse rigoureuses des faits par la superposition à une image de ceux-ci de la grille d’analyse qu’on s’est forgée, et d’être rempli de certitudes toutes faites ou construites par des raisonnements circulaires. Ces façons de « s’informer », de « penser » et ultimement de se positionner dans le débat public sont répandues, et on peut hélas les rencontrer y compris dans le milieu académique. Ce n’est pas la première fois que je le constate, et assurément pas la dernière. »

Et la très remarquable Odile Fillod de rappeler la chronologie de l’affaire et les points saillants de la crasse incompétence et de la malhonnêteté de Raoult :
Le consensus scientifique censé étayer les affirmations tonitruantes de Didier Raoult - Quid des « publications scientifiques chinoises qui appuient l’utilisation de l’hydroxychloroquine » ? - Les quinze essais chinois recensés dans l’article à l’origine du scoop de Raoult du 25 février.- Inconduite scientifique et autres mauvaises pratiques de recherche - Citations biaisées ou trompeuses ; - Exclusion sélective, interprétation frauduleuse et autres pratiques douteuses - L’invention de l’effet certain de la combinaison hydroxychloroquine/azithromycine- Violation de protocole lié à l’expérimentation humaine- Communication trompeuse scandaleuse- Irrespect de la déontologie médicale

Bravo Madame, rien à ajouter, c’est factuel, clair précis, pédagogique, sans concession mais faut-il le dire avec une certaine stupeur et un certain accablement  parfaitement exact et bien qualifié  et sur tout. Et au-delà des faits, une réflexion intéressante, à poursuivre certainement. Merci Madame, par ces temps de délire, ce fut réconfortant de vous lire !

Un rappel succinct et violent  des faits et une conclusion

1) - La Chloroquine et l’hydroxychloroquine avaient dejà été étudiés par les Chinois, qui avaient conclu, contrairement à ce que proclame Raoult à un manque de preuve d’efficacité. Et abandonnés.

2) - Raoult a effectué trois études, dont la dernière sur 1000 patients qui ne sont absolument pas exploitables, ne montrent rien et ne peuvent rien monter parce qu’il travaille tout simplement comme un porc et un porc assassin qui met en danger ses patients pour rien.
Des patients disparaissent sans explication, passent d’une étude à l‘autre, pas de groupe comparateur,  c‘est du grand n’importe quoi, purement et simplement scandaleux, de la merde intégrale.

3) - C’est tellement n’importe quoi que même le journal qui a publié la première étude, alors que les premiers reviewers étaient des proches de Raoult s’est désavoué, et d’une manière assez brutale. "

the article does not meet the Society’s expected standard, especially relating to the lack of better explanations of the inclusion criteria and the triage of patients to ensure patient safety


4) - C’est tellement n’importe quoi qu’il n’y a pas de groupe contrôle. Or, pourtant un précédent avec la choloroquine aurait dû alerter : à La Réunion lors de l’épidémie de Chikungunya en 2005-2006, la chloroquine a été utilisée pour traiter le virus, car elle avait eu de bons résultats en laboratoire (essai in vitro).
Lorsqu’elle a été administrée à des vrais malades (essai in vivo), non seulement la chloroquine n’a montré aucune amélioration, mais en plus elle a entraîné des complications chroniques plus fréquentes que chez ceux qui n’avaient pas reçu le traitement...!
Eh oui, parfois, il vaut mieux être dans le groupe placébo (ou témoin, s’il n’y a pas de vrai placébo)

5) C’est encore plus tellement n‘importe quoi que la première des premières choses, lorsqu’on veut tester une hypothèse comme celle de la chloroquine c’est quand même de vérifier les propriétés pharmacocinétiques (la concentration de la molécules dans le sang ou organes spécifiques après administration) et de vérifier que les doses administrés peuvent avoir l’effet attendu. Et alors là, ça m’a scotché, et réellement montré à quel point ce type était un clown, Raoult ne l’a même pas vérifié.
Et quand quelqu’un s’y est collé…

 « Des mauvais résultats qui dès le début étaient prévisibles au regard de la pharmacocinétique, cette discipline qui étudie l’évolution des concentrations du médicament dans l’organisme. « La raison est simple. Les doses qu’il faudrait utiliser pour atteindre l’efficacité supposée de l’hydroxychloroquine sont tellement énormes, qu’elle tuerait les patients à coup sûr », indique le professeur Mathieu Molimard spécialisé en pneumologie et en pharmacologie, chef de service de Pharmacologie Médicale du CHU de Bordeaux….
Les différentes études in vitro montrent que l’EC50 de l’hydroxychloroquine varie d’environ 1 micro Molaire (µM) à 13 µM, soit converti en microgramme/litre (µg/l), 335 µg/l à 4355 µg/l*. En tenant compte d’un « volume de distribution » de 40.000 litres (volume pharmacocinétique dans lequel semble se diluer l’hydroxychloroquine si on mesure l’effet d’une dose sur l’évolution de la concentration dans le plasma), il faudrait théoriquement au minimum 67 comprimés de Plaquenil dosé à 200 mg soit 13.400 mg, pour avoir une concentration dans le plasma et la salive (les virus se trouvant dans les postillons) comparable à celle minimale nécessaire in vitro (1µM). « Or, la posologie habituelle, est de 1 à 2 comprimés par jour voire 2 à 3 maximum dans le traitement du lupus, soit 600 mg.
On ne peut pas arriver à donner une telle dose même sur une semaine. Dans le traitement du Covid-19, un essai mené en Chine est monté à 1000 mg par jour. A 2000 mg c’est la mort assurée », s’empresse de rappeler Mathieu Molimard.
En plus, une telle dose de 67 comprimés serait non seulement mortelle, mais certainement insuffisante pour avoir un effet in vivo contre le virus…. Dans le cadre d’un traitement efficace, l’objectif est plutôt d’atteindre l’EC90 donc des concentrations d’au moins 10 µM. Il faudrait donc encore augmenter la dose. A combien de comprimés ? Ce n’est plus la peine de calculer, tant le chiffre est déjà invraisemblable. Donc en résumé, il faudrait entre 60 et 800 comprimés de Plaquenil pour atteindre seulement la moitié de l’efficacité de ce médicament. Or, une dose de 10 comprimés est déjà mortelle !
Merci M. Molinard, vous êtes courageux d’avoir fait face à la meute déchainées des adeptes fascinés par le gourou !!!

6) Séparément la chlroquine et l’Azythromycine ont déjà des effets très dangereux et parfois mortels sur le rythme cardiaque. Ensemble, l’association est interdite !
Le 26 mars, le gouvernement a autorisé le traitement par hydroxychloroquine des patients atteints par le Covid-19. Depuis, 54 cas de troubles cardiaques, dont 4 mortels, ont été recensés en France chez des malades prenant ce traitement. Ils ne seraient que « la partie emergée de l’iceberg ».
Une étude soumise au plus grand journal médical au monde New England Journal of Medicine retrouve une aggravation des malades sous Hydroxychloroquine par rapport aux non traités. Le centre de pharmacovigilance de Nice alerte sur les effets indésirables graves de l'hydroxychloroquine


Mais ça, c’est à Nice ! Parce que, à Marseille, rien , nib de nib, aucun effet indésirable signalé ! Ca, c’est du localisme ! Commentaire@medicus: « Pas un seul effet indésirable. Alors que la collecte des effets indésirables est une obligation et que même avec des placebos on trouve des effets indésirables. Combien d’article du code de santé publique l’équipe de Raoult va dégommer ? »

7) un comportement de délinquant.
Inclure des enfants de 10 ans couvert pas le critère d’exclusion = 3 ans de prison, 45keurs d’amende Et même s’ils font partie du groupe témoin, c’est interdit !!!!)
- Maquiller une étude interventionnelle en observationnelle pour ne pas demander l’autorisation de l'ASM :1 an de prison et 15keurs d’amende
- Le consentement des patients et de leurs proches, c’est pas facultatif ! Ah mais pardon, c’était pas interventionnel, juste observationnel etc….
Il existe au moins deux cas, au Brésil et aux USA où Raoult a trouvé des disciples qui ont agi de la même façon. Sanction immédiate : privés de leur poset, en attendant en=unjugement.

« Medicus sam., mai 02, 2020 : Aux Etats-Unis, les essais sauvages sont poursuivies immédiatement par le Ministère de la Justice. Alors qu'en France, on envoie Emmanuel Macron pour féliciter les responsables de l'essai d'avoir commis des faits qualifiables de délit pénal ! »

La place de Raoult est maintenant devant un tribunal, et il doit être débarqué immédiatement de ses fonctions.

On résume : 1) une molécule faiblement active in vitro, comme elle l'est sur des dizaines de cibles... et comme qes milliers d'autres le sont in vitro ; Une pharmacocinétique, pas faite par Raoult hein, qui montre qu'il s' en faut de plus de 40 pour que la concentration active puisse être atteinte in vivo ; 3)Une toxicité avérée et potentialisée avec l'AZ et donc déjà de multiples études (Chine, US, Suède…) dont aucune, absolument  ne montre un effet clair ... à chaque fois, bruit de fonds

Et le problème c’est que avec l’hystérie qu’il a créé, Raoult exige maintenat que l’on démontre, non pas que le chloroquine est active dans telle ou telle condition raisonnable, mais  que l’on démontre son  inactivité. C’est d’une perversité et d’une stupidité rare.

Alors, on en sait suffisamment, En fait l'urgence est d'arrêter les essais Chloroquine qui constituent une perte de chance scandaleuse pour les patients, de débarquer Raoult de ses responsabilités et de l'envoyer devant un tribunal. Pendant ce temps, à Marseille...déjà de multiples études dt aucune ne montre un effet... a chaque fois, bruit de fonds 4)Une toxicité avérée et potentialisee avec l'AZ 1)une molécule faiblement active in vitro, comme elle l'est sur des dizaines de cibles... et comme des milliers d'autres 2)Une pharmacocinétique, pas faite par Raoult hein, qui montre qu'il s' en faut d'environ 40 pour que la concentration active puisse être atteinte in vivo1)une molécule faiblement active in vitro, comme elle l'est sur des dizaines de cibles... et comme des milliers d'autres 2)Une pharmacocinétique, pas faite par Raoult hein, qui montre qu'il s' en faut d'environ 40 pour que la concentration active puisse être atteinte in vivo1)une molécule faiblement active in vitro, comme elle l'est sur des dizaines de cibles... et comme des milliers d'autres 2)Une pharmacocinétique, pas faite par Raoult hein, qui montre qu'il s' en faut d'environ 40 pour que la concentration active puisse être atteinte in vivoet l'urgence est maintenant d'arrêter les essais Hydroxychloroquine qui n’ont aucun rationnel, et qui constituent une perte de chance scandaleuse pour les patients, et non seulement une perte de chance, mais un risque certain . Et, encore une fois, de débarquer Raoult de ses responsabilités et de l'envoyer devant un tribunal.

Pendant ce temps, à Marseille même, mais pas seulement, d'autres mènent de vraies études, avec un rationnel solide...
Par exemple Eric Vivier ou l'anti Raoult, pour un essai avec un vrai rationnel sur un anticorps anti inflammatoire très spécifique (avdoralimab). Une vraie étude, bien interventionnelle, ansm compatible, randomisée…

"Les auteurs de l’étude vont donc mener des tests randomisés sur 108 sujets âgés de 18 à 80 ans"


Et là où Raoult devient vraiment haïssable, c’est que le buzz, la désinformations, les mensonges, sa propagande de gourou passé complètement à l’ouest gênent le recrutement de telles études

Bon, tines, pour terminer sur le prophète Raoult :




jeudi 23 mai 2019

Jours de Colère- Mai 2019


Les otages du Burkina-Faso : fallait-il les accueillir ?

Macron voulait, comme malheureusement  tout président, ses otages libérés, et les accueillir au pied de l’avion et il l’a fait. Sauf que l’opération s’est vraiment mal passée, puisqu’elle a entraîné la mort de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales, membres du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale, tués lors de l’opération. Une opération ordonnée par Emmanuel Macron, ce qui lui revenait en tant que Chef des Armées.
C’est une responsabilité terrible ; si on ne peut reprocher au Président de la République d’avoir pris cette décision, on peut et on doit exiger, compte-tenu de son résultat, une réflexion sur son bien-fondé, sa rapidité, les conditions qui peuvent expliquer son échec de façon à éviter de le reproduire. Ce n’est pas attenter au rôle du président de la République que de s’assurer que ce type de décision terrible est pris dans les meilleures conditions, et ce devrait être le rôle de l’opposition que de demander une Commission d’Enquête.

Compte-tenu des faits, Macron devait-il accueillir solennellement les otages libérés ? Il l’a certes fait avec sobriété, mais on peut quand même penser qu’il aurait dû s’abstenir d’un geste qui devait être réservé à saluer un succès et une célébration sans tâche, et que l’intégralité des hommages auraient en ce cas dû être réservés aux deux militaires  qui ont donné leur vie».

Signalons le silence de Florence Parly, la ministre de la défense sur ce sujet, et le courage de Jean-Yves Le Drian, qui n’est pourtant plus à la Défense, et qui a rappelé que  «la plus grande précaution doit être prise dans ces régions pour éviter que de tels enlèvements n’aient lieu et pour éviter des sacrifices de nos soldats (…). Il faut que tous ceux qui veulent faire du tourisme dans ces pays s’informent auparavant». C’était une parole nécessaire un langae de responsabilité, qu’il est seul à avoir tenu. Le seul.

Rappelons aussi que Sophie Petronin, installée à Gao depuis 2004 où elle s’occupe d’une organisation aidant les enfants souffrant de malnutrition, a été enlevée par des groupes islamistes le 24 décembre 2016- il y a maintenant 2 ans et demi ! Elle est agée de 76 ans et est atteinte d’un cancer, son état de santé est mauvais. Son fils Sébastien Chadaud Pétronin estime que M. Macron lui a manifesté « le même mépris que celui qu'il a affiché face aux Gilets jaunes ». Il a regretté que le Quai d'Orsay n'ait pas donné suite à la proposition des ravisseurs de libérer sa mère en novembre 2018. Le 26 décembre 2018, Sébastien Chadaud Pétronin indique à RTL au sujet de sa mère que les ravisseurs "ne veulent pas la garder" en raison de son état de santé qui se détériore et qu'Emmanuel Macron est "le seul à avoir le pouvoir de vie et de mort sur ma mère". Autre déclaration, antérieure : « M. Macron a le droit de sacrifier l'otage, en sa qualité de chef des armées, mais le sacrifice est la résultante d'un refus de négociation. Donc il a aussi un devoir de transparence, et je crois que dans la situation d'urgence, où on a tous peur qu'elle soit en train de mourir, s'il y a refus de négociation, je pense qu'il est temps maintenant de l'acter. »

Lors de la cérémonie d’hommage aux deux militaires tués en opération, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, M. Macron a mentionné le nom de Sophie Pétronin, indiquant que « La France ne l’oublie pas ». On en est heureux, mais tout de même cela fait très longtemps qu’elle est aux mains de ses geôliers. Ce n’est surement pas facile, mais le moins qu’on puisse dire est que M Macron n’a pas été très heureux jusqu’à présent en de domaine. Ou incompétent, indifférent et aventureux

Et encore Notre Dame

Le projet de loi pour la restauration de Notre-Dame a été adopté par l’Assemblée nationale par une très large majorité, LREM votant à nouveau en bloc comme des Playmobil pour ce qui est une loi d’exception qui suscite de larges inquiétudes.

Le texte contient deux dispositifs qui passent difficilement : la création d’un nouvel établissement public dédié (article 8) et l’habilitation donnée au gouvernement pour mener le chantier par ordonnances (article 9). En commission, l’un et l’autre article ont fait l’objet d’amendements de suppression. Dans l’hémicycle, même alarme. «Notre conviction, chez Les Républicains, c’est qu’il n’est pas utile de voter une loi d’exception pour atteindre nos objectifs», a dit Brigitte Kuster. «Vous nous demandez de vous donner un chèque en blanc pour déroger à la réglementation de l’environnement, de la protection du patrimoine, aux modalités de la participation du public, au code des marchés publics» et même aux règles d’urbanisme.

Rien que cela !

Adieu  les règles du code du patrimoine, adieu l’archéologie préventive, adieu le code de l’urbanisme, adieu le code de la commande publique (il y en a qui vont pouvoir gagner beaucoup d’argent à ses copains), adieu le contrôle des Bâtiments de France…
Pour peindre les volets de votre maison à 100 mètres de l’église ou du château il vous faut, et c’est heureux, l’autorisation des Bâtiments de France, mais pour Notre Dame, Macron va pouvoir faire absolument tout ce qu’il veut, sans limites…

Plus d’un millier de conservateurs, professeurs d’histoire de l’art, architectes viennent de signer une tribune dans le Figaro pour demander au président de la République d’éviter la « précipitation » dans la restauration et de le faire dans les règles de protection du patrimoine.
« N’effaçons pas la complexité de la pensée qui doit entourer ce chantier derrière un affichage d’efficacité… Il faut prendre le « temps de trouver le bon chemin et alors, oui, fixons un délai ambitieux pour une restauration exemplaire ».

Même les très gentils et plutôt macroniens Stéphane Bern et Jack Lang se sont émus : Stéphane Bern et Jack Lang inquiets pour la reconstruction de Notre-Dame. Stéphane Bern : « Cela nous inquiète. Le risque est de créer des précédents. Il y a beaucoup de précipitation. Les lois d'exception, ça m'angoisse toujours. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation", a déclaré l'animateur de télévision. Les donateurs veulent la reconstruction de la cathédrale à l'identique. Et il faut se garder des starchitectes qui veulent laisser leur nom sur ce bâtiment. Un peu d'humilité est requise devant 850 ans d'histoire »…. » . Jack Lang : « Ma seule réserve porte sur la liberté qui serait accordée de s'affranchir des règles du marché public,  inutiles pour réaliser un grand chantier comme Notre-Dame. L'ex-ministre a par ailleurs reconnu s'interroger sur « l'adéquation d'un concours international d'architectes au projet de rénovation de la flèche de la cathédrale. »

Rien à faire, Macron veut sa loi d’exception,  une reconstruction en cinq ans, en envoyant sur les roses ( les rosaces ?) les conservateurs du patrimoine, une cathédrale « plus belle encore », un « geste architectural contemporain pour la reconstruction de la flèche »

Donc, on peut être inquiet. Très ! Ce type aura vraiment tout détruit….

Une petite dernière : un amendement proposait qu'il n'y ait pas de publicité sur le chantier, sachant qu’il y aura suffisamment d’argent pour le financer. Eh bien non : rapporteur et ministre avis défavorable, députés godillots LREM  votent contre ! Allez, les Play mobil

Campagne européenne : le scandale d’Ibiza   Heinz-Christian Strache.

Oh, le bienvenu scandale, le leader de la droite nationale autrichienne, Starche, donc, filmé dans une villa aux Baléares an train de discuter avec la fausse fille d’un faux oligarque russe, et lui indiquant comment financer son parti en dehors des procédures prévues par la loi, répondant favorablement à sa proposition de prendre financièrement, puis politiquement le contrôle du principal journal de gauche, lui promettant en retour des contrats dans les travaux publics  pour la supposée firme de son supposé oligarque de père.

Diffusion de la bande vidéo pendant la campagne électorale, immense scandale, démission de Strache, chute du gouvernement autrichien et de la coalition conservateurs, droite nationale, meeting unitaire des droites européennes un peu gâché.

Bon l’imbécillité valant punition, Strache devra, au moins un certain temps, mettre de côté sa carrière politique, ce qu’il a fait en démissionnant aussi de la direction du FPO.

Maintenant, quelques remarques :

1) Vous prenez un Strache convenablement et même plus alcoolisé dans une boite de nuit d’Ibiza, vous lui faites croire qu’une superbe blonde, allure de mannequin et  fille d’oligarque russe flashe pour lui, vous l’emmenez dans sa prétendue villa  bourrée ( la villa, pas Strache, quoique) de micros et de caméra et…vous lui faites dire n’importe quoi !

Oh, c’est ça maintenant les méthodes des démocrates, de ceux qui donnent sans arrêt des leçons de démocratie aux « illibéraux » ! Mazette, ça promet !

2) Comme oligarque il n’y  avait pas, corruption il n’y a pas eu, et tout est resté au stade de délire alcoolisé, sans le moindre début de réalisation. Finalement, le seul délit qui ait été commis est celui  d’enregistrement clandestin, de diffusion d’enregistrement clandestin et de provocation à divers délits… et peut-être un poil de conduite alcoolique ou indécente. C’est une remarque que je n’ai pas beaucoup lue.

3) Les réalités politiques étant ce qu’elles sont, je suis prêt à parier que cela n’aura qu’un effet limité et temporaire sur le vote en faveur de FPO. Et sans compter l’écœurement que de telles méthodes peuvent susciter.

mercredi 27 septembre 2017

Sauver le Musée des Tissus de Lyon

La grande histoire du Musée des Tissus
J’étais à Lyon pour un congrès et disposais d’une fin d’après-midi libre avant mon retour. Recherchant sur une base purement de proximité de la gare une visite possible, je choisis le Musée des Tissus- sans trop savoir à quoi m’attendre Aidé de Google map, je découvris assez facilement un charmant hôtel particulier, l’Hotel de Villeroy, construit au début des années 1730 par Claude Bertaud de la Vaure, , et qui fut durant tout le XVIIIème la résidence des gouverneurs de Lyon. Dans ce cadre magnifique, se situe l(une des plus vastes et des plus anciennes collections consacrée aux tissus, magnifiquement exposée. Et j’eus en plus la chance de bénéficier d’une visite commentée par le Conservateur qui accueillait ce jour là un groupe d’experts japonais des tissus anciens – ce fut passionnant et mémorable
Ce n’est qu’en 1950  que le Musée des Tissus s’est installé à l’Hotel de Villeroy- il résidait auparavant au Palais du Commerce d’où il fut évacué pour en protéger les collections en 1939. L’idée et la première réalisation datent de la fin de la révolution et des débuts de l »Empire, où Napoléon et son ministre de l’Intérieur, le chimiste Chaptal, veulent relever dans tout le pays les fabriques ruinées par la Révolution et relancer une idustrie française de prestige. Camille Pernon lui-même, célèbre marchand-fabricant d’étoffes, fournisseur des cours d’Europe, du Premier Consul puis de l’Empereur, soutient cette idée au début du XIXe siècle.
En 1806 et en 1814, sur l’ordre du ministre de l’Intérieur, le Préfet du Rhône presse la Chambre de Commerce et d’Industrie de recueillir des échantillons des produits de l’industrie exécutés dans le département. La Chambre demande par ailleurs, le 2 juillet 1829, au ministre du Commerce et des Manufactures d’établir à Lyon une collection d’étoffes de soie, de coton, de laine et de châles provenant des manufactures étrangères. La Chambre réalise elle-même ce vœu en 1834 et en 1846 en organisant des expositions de soieries étrangères. Celle de 1846 montrait le matériel exceptionnel collecté en Chine par la première mission commerciale (1843-1846), et les pièces les plus exceptionnelles furent acquises par la Chambre.
En août 1848, elle faisait aussi l’achat de dessins et d’étoffes provenant de l’ancienne maison Dutillieu, conduite à la liquidation, puis, en 1850, du petit « musée de fabrique » d’Auguste Gautier. Avec l’exposition Universelle de Londres de 1850 comme déclencheur ( les soyeux lyonnais comprirent l’intérêt de mieux faire connaitre et mettre en valeur leur activité),  il revint au Second Empire de parachever l’idée du Premier et de créer en 1856 un Musée d’Art et d’Industrie, dont l’objet était trop vaste et qui se spécialisera heureusement dans les tissus en  devenant en1891, le musée historique des Tissus de Lyon.
Une collection unique en Péril
Au fil des ans et de l’évolution du projet primitif la collection s’est considérablement agrandie à partir d’un fonds remarquable constitué par les archives d’anciennes maisons, les chefs-d’œuvre anciens collectés par les industriels eux-mêmes ou les pièces les plus intéressantes de la production étrangère. La Chambre de Commerce acquiert en 1862 la totalité de la collection constituée par le dessinateur de fabrique Jules Reybaud, qui comprend des centaines de textiles anciens et modernes, des milliers de documents graphiques européens ou extrême-orientaux et de nombreux dessins de fabrique. En 1875, elle entre en possession d’une partie de la collection de textiles médiévaux du chanoine Franz Bock. Les dons des fabricants viennent compléter, au gré des Expositions universelles, les fonds déjà constitués. En 1889, par exemple, la soierie lyonnaise a été particulièrement saluée par le jury de l’Exposition de Paris. Les principales maisons offrent au musée les laizes les plus remarquables produites à cette occasion. Emile Guimet convainc la Chambre de financer les fouilles menées par Albert Gayet sur le site mythique d’Antinoé, en Moyenne Égypte, et dès 1898-1899, la plus importante collection de textiles de la fin de l’Antiquité, provenant des nécropoles de cette ville, rejoint le musée. Les acquisitions sont constantes et intelligentes ; ainsi en 1999, des archives de la maison Bianchini-Férier, témoignant notamment de la collaboration de la maison avec l’artiste Raoul Dufy rejoignent le Musée.
Aujourd’hui riche d’une collection de près de deux millions cinq cent mille œuvres, le fonds du musée des Tissus est une référence mondiale pour la conservation, l’étude et la connaissance du textile. Le Musée des tissus retrace 4.500 ans d'histoire du textile, de la tunique en lin datant de 2.150 avant notre ère aux derniers tissus composites utilisés dans l'aéronautique, en passant par de multiples soieries précieuses. Parmi les chefs d’œuvre, cette toile de lin représentant la déesse Isis et la tenture aux poissons  ( Egypte, époque Ptolémaïque), les Plaisirs du roy Henry médaillon du Combat de l'ours, commanés par Diane de Poitiers pour son amant royal, des robes de Cour masculines de la dynastie Qing…
Mais voilà, si rien n’est fait, ce musée va disparaître ! Depuis 2014, la CCI, qui en est propriétaire affirme qu’elle ne peut plus financer son déveoppement. Et depuis 2014, le Musée survit dans un état précaire, avec la ville de Lyon la Région et l’Etat qui se refilent indignement la patate chaude et se défilent, promettant un financement si l’autre en apporte un. La situation a fini par susciter la colère d’un grand lyonnais habituellement assez flegmatique, Bernard Pivot : « Fermer le Musée des tissus, ce serait un crime culturel… Lyon est la capitale de la soie. Ça paraît invraisemblable, absolument dingue, que ce musée, qui fait partie du patrimoine lyonnais et recèle tant de merveilles, soit fermé. Et fermé par des Lyonnais"

Er que fait Gérard Collomb, qui a peu glorieusement laissé se dégrader la situation ? Nos modernes libéraux ne sont même pas capables de protéger, ni même sans doute d’apprécier l’activité, le patrimoine industriel, la culture de leurs ancêtres marchands soyeux lyonnais.



mercredi 30 août 2017

SNCF : la grande pagaille du 30 juillet

La grande pagaille du 30 juillet 2017 du jamais vu ! de l’inédit

Retour de Bretagne Dimanche 30 juillet. Arrivée en gare de Lorient. 10 minutes avant le départ, mon TGV ( et le suivant) sont annulés- alors qu’ils étaient confirmés sur le système informatique. Ne reste qu’un seul TGV à partir vers 20h30. Les voyageurs qui le peuvent sont invités à essayer de partir le lendemain- sans trop de garanties sur les TGV qui existeront ou pas- les autres peuvent tenter leur chance sur le dernier TGV. Pour celui-ci, les arrêts annoncés varient (Rennes prévu au début, ensuite abandonné à Vannes d’où un TGV supplémentaire est annoncé plus tard. Un train plus que  bondé, avec de nombreux voyageurs debout,  où les appels des controleurs à prendre un train plus tard ou le le lendemain restent largement ignorés et qui devra avancer à petit vitesse ( TGV : Tortue à grande vitesse ?). Un trajet de 9 heures, (au lieu de 3 théoriques) arrivée à Montparnasse vers 4h du matin et la noria des taxis.

Sans ironie aucune, Merci au personnel de la SNCF en gare et dans les trains, aux taxis parisiens, aux policiers mobilisés, pour leur aide, leur disponibilité, leur calme, leur efficacité au milieu de l’effondrement.

Mais je n’en dirai pas autant pour la direction de la SNCF, dont l’inénarrable Guillaume Pepy au premier plan. La catastrophe du week end noir du 30 juillet, (le moment où il de doit pas y avoir de pannes, 55.000 voyageurs touchés par les annulations et les retards des trains) était tout sauf inattendue : Ces derniers mois, les incidents se sont multipliés sur les lignes au départ de Montparnasse. Le Paris-Rennes du 24 juillet a eu huit heures de retard, en raison d’une panne électrique liée à une caténaire défectueuse après Le Mans. Le 17 juillet, la circulation des TGV était perturbée à la suite d’un problème d’alimentation électrique de la gare parisienne. Dix jours auparavant, le premier TGV reliant Saint-Brieuc était arrivé avec deux heures de retard en raison d’une panne de signalisation à Chartres.
Le 4 avril, un dysfonctionnement de l’alimentation électrique, à la sortie de Montparnasse a bloqué le trafic pendant plus d’une heure. En janvier, la casse d’un aiguillage à la gare de Clamart entraînait la fermeture complète de la circulation vers Paris…
Déjà, en février 1995, la SNCF avait été condamnée pour des retards à répétition. Deux associations d’usagers s’étaient plaintes de leur caractère systématique sur des lignes de banlieue, imputables à des incidents techniques affectant le matériel mais aussi à la signalisation.
Bon, c’est pas l’accident de Brétigny, ses 7 morts et 70 blessés, la mise en examen de la SNCF et de réseau Ferré de France et ces éléments révélés par Media Part : la direction de la SNCF a, pendant plusieurs mois après l'accident, refusé de réduire la vitesse sur des tronçons dangereux, ceci afin de cacher sa connaissance du mauvais état des voies en question.
D’où un vrai mystère : comment le très nocif Guillaume Pepy a-t-il pu survivre à la tête de la SNCF ?

Mais bon sang, quand est-ce que Pepy  est viré ? Et sans indemnités ?

Avec un pareil bilan , n‘importe qui d’autre aurait été viré

Alors faut-il supposer que M. Pepy serait intouchable en raison de son appartenance au milieu gay dont il ne se cache pas.  Lui est-il tout permis comme à son très cher ami Richard Descoings, feu le mirifique directeur de Science Po Paris, contre qui personne n’osait la moindre critique  et dont il a été révélé, après sa mort à quel point il avait abusé da sa situation, tant au point de vue financier ( cf. Le rapport de la Cour des Comptes fustigeant l'opacité de la gestion de l'IEP pendant sa présidence, l'augmentation très importante des primes que la direction s'est accordées et le fait que la politique de développement de Sciences Po n'a pu être mise en œuvre qu'au prix d'une fuite en avant financière et d'une gestion peu scrupuleuse des deniers publics ».) qu’au point de vue personnel- sa cour privilégiée de mignons ?
Il y aurait en Chine les Princes Rouge et en France les Princes de l’Etat Gay (cf. Richie de Raphaëlle Bacqué) également intouchables ???
Je préfère une autre hypothèse. M. Pepy s’est fait le serviteur très docile, le bon petit soldat de l’absurde politique de la libéralisation des transports exigée par la Commission Européenne et endossée par nos gouvernements successifs, et qui conduira la SNCF à devoir abandonner le monopole du trafic passager sur son réseau, après celui des marchandises. Nous voyons déjà les effets de cette politique avec l’indépendance imposée de Réseau ferré de France et de la SNCF avec pour résultat la façon totalement indécente, comme pour la catastrophe de Brétigny ou les pagailles successives telles celles du 30 juillet, dont les deux entités se rejettent les responsabilités l’une sur l’autre. Tout le monde peut aussi savoir combien cette même politique de libéralisation du transport ferroviaire a été catastrophique en Grande Bretagne.
Mais peu importe aux thuriféraires béats du libéralisme et aux idiots utiles de quelques puissances financières. Et pour eux, comme pour leur fidèle agent M. Pepy, moins ça va à la SNCF, mieux ça va, car il est alors plus facile de remettre en cause le monopole,, même si tous les exemples montrent que la libéralisation conduira au pire !
Lobby gay ou  lobby financier libéral ?

Quoi qu’il en soit, ma seule revendication, , même si je n’y crois plus guère : Mais bon sang, quand est-ce que Pepy  est viré ?