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samedi 16 novembre 2019

Tremblements de Terre et Centrales Nucléaires


On avait dit : no Fake news, No fake science… et ben c’est pas gagné !

Un séisme s’est produit le 11 novembre 2019 au Teil à environ 10 km à l’ouest de Montélimar. La secousse a duré plusieurs secondes à proximité de l’épicentre et a été ressentie par la population du sud-est de la France, notamment jusqu’à Saint-Etienne, Grenoble, Lyon, Montpellier et Marseille. L’IRSN a rapidement publié que ce séisme avait  magnitude locale comprise entre 5,1 et 5,4 (soit le plus fort historique de la région). Les centrales nucléaires EDF de Cruas et du Tricastin, comprenant chacune quatre réacteurs de 900 MWe, sont situées respectivement à 15 km et à 25 km de l’épicentre, situé sur la commune du Teil.

A partir de là, les touilleurs de peur, les organisateurs de paniques, les fana antinucléaires, les retrogrades ignares, les bigots écolos se sont mis à délirer, trop souvent repris par une presse écervelée ou complice.

Florilège.

« Le Dauphiné libéré rappelle cependant que le tremblement de terre de ce lundi était « plus puissant que le séisme majoré de sécurité de magnitude 5,2 qui a été retenu par l’Autorité de sûreté nucléaire », pour lequel les centrales du Tricastin et de Cruas ont été construites. » (Le Monde, 11 nov 2019)

Séisme : la peur d’un Fukushima à la centrale du Tricastin (Le Dauphiné Libéré et aussi Le progrès !)

« Dans un tweet, le réseau «Sortir du nucléaire» a souligné que la magnitude de ce séisme était supérieure au «séisme majoré de sécurité» de 5,2 pour lequel les centrales du Tricastin et Cruas ont été construites. Il est urgent d’arrêter ces centrales avant qu’un accident grave ne survienne», ajoute-t-il. » (Le Dauphiné Libéré, 11 nov 2019)

« Séisme : "J'ai cru que la centrale nucléaire de Cruas avait sauté, je me suis vue morte !" (Midi Libre)

« Fort #séisme en Rhone-Alpes: #EDF ne prend pas au sérieux le risque sismique dans le #nucleaire Le séisme d’hier de 5,4 était supérieur au séisme majoré de sécurité fixé à 5,2. L’industrie nucléaire fait peser un risque inacceptable sur la population en minimisant le danger. Stop! « (Michele Rivasi)

« Les centrales nucléaires en France ne sont pas correctement conçues pour résister à des séismes": le constat alarmant d'un expert (Nice Matin) (NB l'expert en question est un militant de la Criirad)

« La secousse a été ressentie dans la salle des machines de la centrale nucléaire de Cruas. A cette heure (14h45) aucune information n'a filtré sur les dégâts éventuels et la fragilisation des installations et matériels…Pourtant, quelques heures avant le séisme, à 23h51 le réacteur n°4 du Tricastin s'est mis en arrêt d'urgence, la puissance chutant de 950kWh à 0kwh . Concomitance d'évènements ou bien enchaînement annonciateur? » Coordination antinucléaire sud est)

Bon, j’arrête, parce que là, on s’approche de la sorcellerie…

Et maintenant la réalité :*

Grâce comme d’habitude aux tweets très informés de Tristan Kamin et Buchebuche (et bien d’autres, Boris Le Ngoc) ; Et surprise des surprises, peut-être que finalement, la campagne No Fake Science n’aura pas été inutile, le checknews de Libération qui a pris la peine de lire et  de rendre plus accessible la communication de l’IRSN (l’Institut de radioprotection de sûreté nucléaire (IRSN). Car communication, il y a eu) (https://www.liberation.fr/checknews/2019/11/12/apres-le-seisme-en-ardeche-doit-on-s-inquieter-de-l-etat-des-centrales-nucleaires-de-cruas-et-tricas_1762771

Donc : « Les deux centrales  de Cruas et de Tricastin. auraient été construites pour résister à un séisme de magnitude 5,2 alors que le tremblement de terre du Teil affiche une magnitude de 5,4 sur l’échelle de Richter. » 

Eh bien Fake, ultra Fake news

«Les normes de sécurité, pour chaque centrale, sont établies en fonction d’un "séisme de référence", c’est-à-dire le séisme le plus fort connu dans la région. C’est ce qu’on appelle le "Séisme maximal historique vraisemblable" (SMHV). En ce qui concerne la zone de Cruas et Tricastin, le séisme de référence a eu lieu en 1873, il était de magnitude 4,7. Ensuite, pour déterminer la résistance des centrales face aux tremblements de terre, on ajoute 0,5 point : on obtient alors le "séisme majoré de sécurité (SMS)".» Donc 5.2

« Tout d’abord, le SMS est déterminé dans l’hypothèse où l’épicentre du séisme est placé exactement sous la centrale. Ce qui n’était pas le cas lundi. »

Donc 5.2 au cul de la centrale, pas à dix ou 20km. Donc norme de sécurité pas dépassée !

Par ailleurs et surtout, il y a eu une confusion sur l’échelle de magnitude. «Il y a différentes échelles, poursuit Thierry Charles. Le séisme de lundi a été annoncé entre 5,1 et 5,4 en magnitude locale. Or, pour calculer le SMS, nous pensons en magnitude d’ondes de surface. Si on suit cette échelle, cela signifie que le séisme du Treil était d’une magnitude de 4,5 en son épicentre. Ce qui, on le voit, est inférieur au séisme de référence, à partir duquel ont été construites les centrales. Pour y arriver, il y a encore de la marge, donc.»

Ben oui, de la marge, il y en avait et pas qu’un peu ! Pour ceux qui veulent suivre un peu plus, le communiqué de l’IRSN est explicatif : « Un séisme peut être caractérisé par sa magnitude ainsi que sa profondeur. On distingueplusieurs échelles de magnitude : - la magnitude locale : magnitude estimée à partir de l’amplitude maximale des ondes de volume, - la magnitude de moment : magnitude estimée à partir de l’énergie contenue dans le signal sismologique, - la magnitude des ondes de surface : magnitude estimée à partir de l’amplitude maximale des ondes de surface.

Or ce sont ces ondes de surfaces qui sont à considérer pour les dégâts éventuels (il faut prendre en considération l’accélération du sol ressentie sur place, et pas la magnitude mesurée au niveau de l’épicentre !).  ; soit magnitude 4.5 à l’épicentrre, ; et pas au cul de la centrale.

Donc une très, très large marge ! Pour preuve, à Cruas un capteur a signalé une secousse cinq fois moins importante que le seuil de sûreté", a précisé à la presse le directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF, Régis Clément. NB : Cruas est la seule centrale du parc français à disposer d'appuis parasismiques en élastomères, afin d'absorber de possibles secousses. "Aujourd'hui, clairement, aucun désordre n'a été observé sur les installations".

Dernier sujet de panique : le tsunami du Tricastin : Check new de Libération. « Enfin, certains commentateurs ont relevé une autre source d’inquiétude : celle-ci concerne une mise en garde réalisée par l’ASN au sujet de la centrale de Tricastin. Celle-ci avertissait, en 2017, de possibles dangers d’inondation en cas de séisme. En cause : le Rhône, situé juste à côté et une portion de digue fragilisée. D’où cette question : la centrale du Tricastin et sa digue étaient-elles équipées pour résister au séisme du Teil ?

Là encore, Thierry Charles, de l’IRSN, détaille : «En 2017, l’ASN a demandé l’arrêt des réacteurs à Tricastin, le temps qu’une portion de la digue le long du Rhône soit renforcée afin de résister au SMS, soit un séisme de magnitude de 5,2. Ce qui a été fait. Et puis, suite à l’incident nucléaire de Fukushima, il a été décidé de majorer encore davantage ce seuil de référence. C’est pourquoi une nouvelle demande de mise à jour a été formulée par l’ASN.» L’Autorité confirme, auprès de CheckNews : «L’idée sera de rendre les centrales résistantes à un séisme une fois et demie supérieure au SMS actuel. Au Tricastin, les travaux devront être effectués d’ici 2022.» Mais, à l’heure actuelle et après les contrôles de 2017 et les travaux qui ont suivi, il apparaît que la centrale du Tricastin, tout comme sa digue, étaient opérationnels pour résister à un séisme de 5,2 sur l’échelle de Richter.

Ben voilà, les journalistes, c’est pas si compliqué de bien faire son boulot. Ca implique seulement un peu de boulot et de renoncer  à des pratiques putassières et irresponsables.



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jeudi 7 novembre 2019

Tchernobyl et Fukushima ; quand les Fake news peuvent tuer…


Le mythe du nuage de Tchernobyl : Bravo au Parisien et au Point !

Entre autres. Car l’accident industriel de Lumizol à Rouen a pour une fois été l’occasion pour une certaine partie de la presse de revenir sur ce mythe dangereux et manipulé à souhait par les écolos rétrogrades du nuage de Tchernobyl. Et de fait, certains journaux ont repris sans critique cette fake news : ainsi le Midi Libre qui évoque «  le nuage de Tchernobyl qui avait assombri toute l’Europe et s’était arrêté à nos frontières, comme pour mieux protéger nos salades de pleine terre » ou l’Union, qui rappelle « l’histoire du nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté pile à la douane ».
Tentative d‘humour mal placée de journalistes propagateurs de Fake news et de Fake science, et  qui mettent en fait en exergue leur ignorance ou leur mauvaise foi. Et titres et articles courageux du Point (Géraldine Woessner, L'increvable mythe du « nuage de Tchernobyl »et du Parisien ( Le nuage s’arrête à la frontière, de Tchernobyl à Rouen, itinéraire d’un mensonge qui n’en était pas un !), qui pour l’occasion, c’est à souligner, fait une belle et honnête autocritique de ses titres alarmistes de l’époque.


Résumé : 1) aucun scientifique, aucun ministre, aucun journaliste n’a jamais déclaré que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière ou n’avait pas survolé la France !

2) le seul élément en ce sens peut être trouvé dans un bulletin météo devenu célèbre dans lequel  une présentatrice explique qu'un anticyclone protège la France des vents en provenance de l'est jusqu'au 2 mai, le tout agrémenté d’un panneau stop du plus bel effet (c’était parfaitement exact au moment où elle parlait et elle précisait la date de validité de la prévision météo) ;

3) le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) est prévenu le 28 avril (l’accident a eu lieu le 26 avril 1986). Le  29 avril, le professeur Pellerin, patron du SCPRI, indique les valeurs mesurées en becquerels en Suède (de l'ordre de 10 Bq/m³, c'est-à-dire très proches de la radioactivité naturelle), et rassure logiquement : « C'est une activité notable, mesurable, mais qui ne présente aucun inconvénient sur le plan de la santé publique. (…) Je voudrais bien dire clairement que, même pour les Scandinaves, la santé n'est pas menacée. » Dès le 30 avril, un communiqué du SCPRI envoyé à la presse confirme l'arrivée du nuage radioactif et  signale « une légère hausse de la radioactivité atmosphérique sur certaines stations du Sud-Est, non significative pour la santé publique ». Autre communiqué, le 1er mai : « tendance pour l'ensemble des stations du territoire à un alignement de la radioactivité atmosphérique sur le niveau relevé le 30 avril dans le Sud-Est. Il est rappelé que ce niveau est sans aucune incidence sur l'hygiène publique. »Puis la radioactivité s'accroît dans l'Est. Dans le Nord-Est, région la plus touchée, l'activité atteindra 25 Bq/m3. C'est effectivement rassurant : dans certaines maisons, l'exposition naturelle au radon peut atteindre 1 000 Bq/m3 !

4) On sait aujourd'hui que, malgré la présence de plusieurs éléments radioactifs dans le nuage, seul le césium 137 a conduit à une contamination durable en France et que la contamination de surface n'a pas dépassé 1 000 Bq/m2 sur la majeure partie du territoire. Mais certaines zones ont été beaucoup plus touchées : sur les reliefs au sud des Alpes, en Franche-Comté, en Corse, les pluies ont amené des dépôts dont l'activité a dépassé 20 000, voire très localement 40 000 Bq/m2. Aucun effet sur la santé n'a jamais été mis en évidence, mais les polémiques, nourries par des études contradictoires, n'ont jamais cessé.

5) Donc le SCPRI et le Pr Pellerin n’ont jamais dit que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière et ont justement relativisé les risques. Aucun cancer, aucun effet biologique n’a pu être  en France attribué au fameux nuage. Le Pr Pellerin a gagné tous ses procès y compris celui que lui avait intenté la CRIIrad de Michèle Rivasi,  fondée pour l’occasion et qui depuis plus de trente ans prospère sur la culture industrielle des Fake news et l’exploitation des peurs (cf. encore cet été 2018 la grosse farce des contaminations au tritium)

Mais fake news et peurs ont eu de terribles conséquences à Fukushima. Ils ont tué !

Fukushima : ce n‘est pas l’accident nucléaire, c’est l’évacuation qui a tué !

Le vendredi 11 mars 2011 à 5 h 46 min 23 s UTC, soit 14 h 46 min 23 s heure locale, a lieu le plus important séisme mesuré au Japon. Son épicentre se situe à 130 km à l'est de Sendai, chef-lieu de la préfecture de Miyagi, dans la région de Tōhoku, situé à environ 300 km au nord-est de Tokyo. Cinquante-et-une minutes plus tard10, un tsunami provoqué par le tremblement de terre aborde la côte orientale. La vague atteint une hauteur estimée à plus de 30 m par endroits, parcourant jusqu'à 10 km12 à l'intérieur des terres, ravageant près de 600 km de côtes et détruisant partiellement ou totalement de nombreuses villes et zones portuaires. Bilan : 15 689 morts

Quatre centrales nucléaires se situent sur la côte nord orientale et se sont arrêtées automatiquement à la suite des premières secousses : les centrales de Fukushima Daiichi, de Fukushima Daini, d’Onagawa et de Tokai. Les seules conséquences graves se sont produites à Fukushima où les diesels de secours n’étaient pas placés suffisamment en hauteur, le réacteur n’étant plus refroidi et ne pouvant être arrêté, cela même à la fusion des cœurs des réacteurs 1 à 3 avec le corium perçant les cuves des réacteurs pour au moins en partie s’épandre sur le socle en béton . (NB : pas possible avec un EPR grâce au récupérateur de Corium). Entre le 12 et le 15 mars, l’accumulation d’hydrogène mène à l’explosion des rois réacteurs. C’est l’accident nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl.)

Cependant, les émissions de radioactivité restent relativement faibles. Au-delà d'une dizaine de kilomètres de la centrale, le niveau de radiation moyen n'a pas dépassé 100 µGy h−1, débit de dose en dessous duquel aucune pathologie n'est plus observée en laboratoire même pour des expositions chroniques. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les conséquences sanitaires anticipées des doses d'irradiations reçues par les populations sont minimes en 2013. Pour l'UNSCEAR (Comité scientifique des Nations unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants), les doses reçues par la population auront finalement été trop faibles pour entraîner un risque significatif de cancer ou un impact sanitaire quelconque, y compris pour les populations non évacuées qui n'auront été exposées qu'à quelques milli-sieverts.

Bilan final : 2 morts ( 2 ouvriers de la Centrale,  un d’épuisement sur le chantier , un autre d’un cancer probablement du à son exposition). Comme prévisible d’après les mesures de radioactivité, zéro cancer induit dans la population.

Par contre, l'épuisement mental et physique liée à l'évacuation forcée à la suite de l'évacuation de Fukushima a été la cause principale de la mort immédiate de 34 morts, principalement des personnes âgées troublées par la perturbation apportée à leur condition de vie ; sur les 300 000 personnes de la préfecture de Fukushima qui ont évacué la zone, jusqu'en août 2013, d'après les chiffres de la Croix-rouge, approximativement 1600 morts seraient liées aux conditions d'évacuation, comme l'hébergement en abris d'urgence ou en logement temporaire, l'épuisement dû aux déplacements, l'aggravation de maladies existantes consécutives à la fermeture d'hôpitaux, les suicides, etc. Bilan de l’évacuation : 1600 morts.

Or, la grande majorité de ces évacuations étaient inutiles, compte-tenu de la radioactivité dégagée ! Seule l’évacuation initiale du 11 mars dans un rayon de 2 km était justifiée, compte-tenu des incertitudes à ce moment là. Injustifiées et mortelles les évacuations du 12 mars (rayon de 10 km à 5 h 44 puis à 20 km à 18 h 25) ! Et encore plus injustifié et mortelle, le 11 avril, l’ évacuation volontaire allant au-delà des 30 km est instituée.
1600 morts contre 2 morts pour l’accident nucléaire ! Voilà l’effet des rumeurs et des Fake news sur le nucléaire, voilà l’oeuvre des marchands de peur ! 

Soma : « Ce démon était l'anxiété causée par la peur des radiations. »

Il faut lire le témoignage poignant, de maire de Soma, une petite ville de 37.000 habitants, à 45 km de Fukushima.  Dans cette communauté soudée, au mode de vie traditionnel, complètement dévastée par le tsunami,  la question de l’évacuation a été posée. Et grâce au sang-froid des édiles, qui ont réclamé des  moyens d’évaluer eux-mêmes  la radioactivité, décidé rationnellement et refusé de céder à la panique, aucun mort supplémentaire n’a été à déplorer.

« Mais nous ne nous rendions pas compte que nous serions assaillis par un deuxième « démon », cette fois du comté lointain de Futaba, à 45 km de là. Ce démon était l'anxiété causée par la peur des radiations. Alors que la catastrophe nucléaire s'intensifiait sans relâche, les reportages frénétiques qui ont duré toute la journée ont suscité la terreur, non seulement chez les personnes vivant près de la centrale, mais dans tout le pays. À partir du moment où le gouvernement national a ordonné aux habitants dans un rayon de 20 km autour de la centrale d'évacuer, les citoyens de Soma ont commencé à vouloir s'enfuir loin, et ce sentiment a commencé à se répandre…Pour ce qui est de la question nucléaire, nos concitoyens éprouvent maintenant beaucoup d'anxiété à cet égard, et j'aimerais l'envisager en fonction de deux objectifs distincts. L'une consiste à veiller à ce que nos concitoyens ne subissent aucun dommage à leur santé en raison des radiations de la centrale; l'autre est de s'assurer qu'ils ne finissent pas par changer la façon dont ils vivent leur vie quotidienne en raison de l'anxiété au sujet des radiations…C'est la voie que Soma suit. Le problème nucléaire ne change rien à cela. Nous continuerons à planter un pied fermement devant l'autre pour suivre le parcours que nous avons choisi »

(Dealing with Disasters of Unprecedented Magnitude: The Local Government’s Tribulations and the Road to Reconstruction, https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-4-431-55558-2_1)
(Excess mortality due to indirect health effects of the 2011 triple disaster in Fukushima, Japan: a retrospective observational study BMJ,https://jech.bmj.com/content/71/10/974) ; Mass evacuation and increases in long-term care benefits: Lessons from the Fukushima nuclear disaster, https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0218835)

Précision sur les cancers de la thyroïde : certains militants antinucléaires prétendent que plus de 100 diagnostics de cancer de la thyroïde ont été trouvés chez les enfants de Fukushima. Fake Science ; Fake news ! Le rayonnement ne peut pas être la cause, puisque la maladie prend quatre ou cinq ans à se développer après l'exposition. En fait, il a été démontré que les cas de thyroïde étaient le résultat du dépistage massif des enfants dans la préfecture à l'aide d'équipements ultrasensibles, détectant même de faibles anomalies sans significations cliniques Les taux de détection à Fukushima étaient similaires à ceux trouvés en utilisant le même équipement dans d'autres préfectures japonaises non irradiées. Comme en France après Tchernobyl, les irradiations constatées sont trop basses pour provoquer quelque cancer que ce soit, même de la fragile thyroïde, et c’est bien confirmé.



mercredi 6 novembre 2019

EPR : un rapport Folz très positif ! (Contrepoint !)

Fake news, Fake presse, Fake partout, vérité nulle part …ou presque

Vu les titres de Presse sur le rapport Folz sur l’EPR, il m’a semblé utile de prendre un certain contrepoint, clin d’œil à une revue très utile

Une perte de compétences généralisée » : le rapport Folz dresse un bilan sévère de l’« échec » de l’EPR de Flamanville (Le Monde)
Nucléaire : le diagnostic sans concession de l'« échec » de la filière EPR d'EDF ( Les Echos)
Rapport Folz sur l'EPR de Flamanville : accabler EDF pour mieux le restructurer ?
Le rapport Folz sur l’EPR de Flamanville décrit une cascade consternante, durant plus de vingt ans, de mauvaises décisions de la part d’EDF (Ouest France)
Le rapport qui accable la filière nucléaire française (Le Figaro)

Bon, les pire, c’est la presse nationale. Non, Le Monde et Les Echos, le rapport Folz ne fait pas que dresser un bilan sévère de l’échec de l’EPR, mais indique aussi les leçons qui en ont été tirées et est plutôt positif pour l’avenir, et il eut été bon de le refléter dans le titre ; non, Le Figaro, le rapport Folz n’accable pas qu’EDF et la filière nucléaire française, mais aussi et surtout un certain nombre de décisions politiques aberrantes. Le rapport Folz met au moins en cause autant la politique des différents gouvernement et ministres de l’énergie ( qui n’existent pas, d’ailleurs, et c’est peut-être le problème, donc des ministres responsables de l’énergie) qu’EDF lui-même.

A se demander si cette presse n’est pas de moins en moins nationale, et de plus en plus aux mains des lobbies libéraux qui se font un pognon de dingue avec les éoliennes ( mais peu avec le nucléaire, destiné à rester fortement public et service public).

Allez, quand même, une vraie mention d’honneur à BFM  pour EPR: le nucléaire, un investissement durable https://www.bfmtv.com/economie/replay-emissions/epr-le-nucleaire-un-investissement-durable-01-11_VN-201911010206.html

Le rapport Folz –extraits et commentaires

 https://www.sfen.org/rgn/rapport-folz-tirer-lecons-epr-flamanville; https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/271429.pdf;

 « C’est en définitive au début de 1992 que les programmes convergent sur un projet commun ,l’EPR (European Pressurized Reactor) , dont le Conceptual Design est une synthèse des choix technologiques du N4 français et du Konvoi allemand et qui répond à des objectifs ambitieux de sûreté et de rentabilité grâce à une disponibilité et une puissance accrues… Mais en 1997 et 1998 interviennent des changements de majorités politiques amenant au pouvoir des gouvernements l’un très réticent au développement de l’énergie nucléaire en France , l’autre résolument hostile à celle-ci en Allemagne . Dans ce nouveau contexte l’étape d’entrée dans une phase de réalisation n’est pas franchie mais des études complémentaires dites d’optimisation sont engagées pour réduire le coût du projet ; une nouvelle version du Basic Design est ainsi remise en 1999 à l’autorité de sûreté française, l’autorité allemande s’étant entre-temps retirée compte tenu des choix politiques intervenus. »

Commentaire : dès le berceau, l’EPR a été victime de la démagogie de Mme Merkel qui a sacrifié le nucléaire allemand et la lutte contre le dérèglement climatique à une alliance électoraliste avec les Verts et de la lâcheté et des tergiversations des gouvernants français – la technique de l’étrangleur ottoman : reporter sous n’importe quel prétexte les décisions afin que, à force de non- décision, les capacités nucléaires de la France disparaissent. Ca a failli réussir….

« Une kyrielle d’événements négatifs »… « Les prévisions d’octobre 2019 correspondent ainsi à un considérable recul de la date de mise en service industrielle , passée de quatre ans et demi à plus de quinze ans après le 1er béton et à plus d’un triplement en Euros courants du coût de l’EPR de Flamanville . » «décembre 2007, mai 2008 : fissuration du béton du radier due à une mauvaise définition des hauteurs de bétonnage , puis absence - constatée tardivement par les contrôles - d’épingles de liaisonnement dans le ferraillage, 2008 , 2009 : critères initiaux de planéité du radier et du liner (peau métallique intérieure) non satisfaits (spécifications initiales techniquement non atteignables) puis difficultés de soudage des tuyauteries traversant le liner… janvier 2011: accident mortel entraînant un arrêt de 2 mois ; les nouvelles règles instaurées pour la gestion des co-activités sur le chantier…- 2012 : difficultés de qualification des soupapes du pressuriseur ; ces soupapes fabriquées par un fournisseur allemand et issues de la technologie du réacteur Konvoi s’avèrent très difficiles à qualifier aux conditions normales et accidentelles selon les règles françaises…2014 : constat de ségrégation carbone excessives dans les fonds bombés de la cuve du réacteur,  2015 : découverte à la suite d’inspections de nombreux manquements dans la fabrication et le contrôle de qualité de pièces forgées au Creusot ; - début 2017 : annonce de la non-atteinte des exigences de haute qualité attendue sur dessoudures réalisées entre 2013 et 2016 sur des tuyaux du circuit secondaire principal.

Commentaire :bon, tout ça, tout le monde en a abondamment parlé. Les responsabilités sont partagées, certaines exigences des autorités de sureté ont été augmentées après Fukushima ; très bien, mais ça facilite pas les choses. Quand même un beau plantage d’EDF et d’Areva ! Car la stratégie des étrangleurs ottomans du nucléaire français a bien fonctionné : Que se serait-il passé si l’entreprise STX, l’un des plus grands constructeurs mondiaux de paquebots de croisière ne construisait pas de nouveaux navires durant plus de dix ans? Elle  perdait ses capacités d’architecte industriel !Comme l’ont perdu les Anglais qui sont maintenant dépendant d’EDF et des Chinois pour leur nouveau nucléaire…

« Un projet exceptionnel par sa taille et sa complexité » : « Si elles ont été à l’évidence méconnues au moment du lancement , la taille et la complexité de l’EPR n’en constituent pas moins un défi considérable . Il faut rappeler que les concepteurs de l’EPR avaient pour objectifs d’améliorer sensiblement les performances des derniers réacteurs français (N4) et allemands (Konvoi) , tant en termes de sûreté , avec la division par 10 de la probabilité d’un accident majeur , la rétention du corium dans l’enceinte de confinement en cas de fusion du réacteur , la résistance au choc d’avion ,… qu’en termes de rentabilité avec l’augmentation de la puissance et de la maintenabilité du réacteur , la durée de vie prévue à 60 ans . Pour atteindre ces objectifs de nombreuses évolutions sont décidées ; citons par exemple le confinement de la chaudière nucléaire réalisé par une double enceinte , la première en béton précontraint doublée d’une peau métallique (ce « liner » n’existe pas dans le N4) , la seconde en béton armé très largement renforcé par rapport aux réalisations précédentes ; le dispositif « core catcher » de récupération du corium est une complète nouveauté ; les systèmes de sûreté sont doublés avec 4 trains indépendants au lieu de 2 ; le dispositif « two rooms » qui doit permettre certaines interventions de maintenance avec réacteur en marche… » « Quelques chiffres suffisent à illustrer la taille et la complexité de l’EPR : 400 000 tonnes de béton (1,8 fois plus que pour le N4), 47 000 tonnes d’armatures, un radier de 4 mètres d’épaisseur, des taux de ferraillage dépassant 500 kg/m³ dans certaines zones , plus de 1000 salles dans l’ensemble des bâtiments, 150 km de tuyauteries pour le seul îlot nucléaire, environ 15 000 vannes, 4000 km de câbles , 8000 capteurs d’instrumentation , 300 armoires de contrôle-commande... »

Commentaire : Eh puis, l’EPR est un réacteur unique par ses caractéristiques de sécurité, de puissance, d’intensité énergétique. L’EPR a une puissance inégalée de 1 750 MW (900MW pour les réacteurs de Fessenheim ; 3 MW pour une éolienne, mais avec un facteur de charge de 20% contre 80% pour le nuc ;  donc un EPR, un seul EPR, mesdames et mrs, à la louche c’est 2400 éoliennes, soit à peu près, avec un espacement minimal irréaliste, une double rangée d’éoliennes tout le long de la côte méditerranéenne. L’EPR permet un gain de l’ordre de 20 % sur la consommation d’uranium naturel par kWh électrique produit. C’est la conséquence de l’effet gros cœur et de la présence d’un réflecteur lourd  en acier. Pour plus de détail, cf.

« Une gouvernance de projet inappropriée » : « Ce n’est qu’en 2015 qu’un véritable directeur de projet à temps plein est désigné et placé hiérarchiquement en N-2 par rapport au président directeur général , alors que certains de ses prédécesseurs étaient en N-3 , voire N-4 »… « Des équipes de projet à la peine » : « La gestion des délais est une bonne illustration des difficultés d’équipes mal outillées pour maîtriser la cascade – en effet exceptionnelle – de difficultés imprévues qui ont émaillé la construction de l’EPR. Sans doute soumis à une forte pression hiérarchique et médiatique, les responsables du projet ont longtemps été dans le déni puis n’ont pu que repousser au rythme des mauvaises nouvelles la date espérée de mise en service tout en s’efforçant toujours de minimiser le retard annoncé. Pour ce faire , et pour avancer coûte que coûte , la direction du projet a été progressivement conduite à ne plus gérer que par un planning en permanente modification , entreprenant montages et essais locaux au fur et à mesure qu’apparaissait une opportunité, au risque d’affecter la cohérence et la bonne organisation du chantier »

Commentaire : C’est poliment dit, mais clairement. Un projet sans arrêt menacé,  pas d’engagement ferme du politique, par ignorance, lâcheté ou démagogie, un refus d’assumer clairement un renouvellement nucléaire pourtant indispensable à la lutte contre le dérèglement climatique, des décisions sans cesse retardées, des investissement menacés, la pression médiatique intense des adversaires idéologiques et rétrogrades du nucléaire grassement subventionnés, voilà une belle recette pour un beau loupé.

« Des relations insatisfaisantes avec les entreprises Un projet de l’ampleur et de la complexité de l’EPR de Flamanville aurait nécessité une collaboration confiante , encadrée bien entendu par des contrats solides , entre le maître d’oeuvre et les entreprises appelées à fournir des matériels ou des équipements et à intervenir sur le chantier ; cela n’a pas été le cas général . Afin de s’affranchir des sujétions du suivi direct d’un trop grand nombre d’intervenants (plus de 500 pour les centrales du palier N4) le nombre de contrats passés par EDF a été volontairement limité à environ 150 ; dans ce but l’allotissement a donné une place importante à quelques grands intervenants, les huit principaux contrats représentant plus de 70 % du total. Ces grands intervenants se sont vus confier des lots importants impliquant de nombreuses sous-traitances, avec les charges et les responsabilités correspondantes de maîtrise d’œuvre déléguée.

Commentaire : ben, cette cascade de sous-traitance, entre des sociétés qui se connaissent mal et n’ont plus l’habitude de travailler ensemble, c’est ce qui se passe quand on a le nucléaire honteux et qu’on fait trainer par lâcheté, démagogie et incompétence les décisions nécessaires.

« Une mention particulière doit être faite des relations difficiles avec la société Areva NP, redevenue Framatome début 2018 lorsqu’EDF en prend le contrôle à 75 % au terme d’un processus engagé en 2015. Areva NP s’est longtemps positionnée comme un rival d’EDF sur les marchés internationaux, avec les dissensions que cela entraînait entre leurs dirigeants, tout en étant simultanément son partenaire principal pour le développement de l’EPR . Alors qu’Areva NP , chargée de la totalité des études et de l’ingénierie de la chaudière nucléaire, était étroitement associée à EDF dans le cadre de la filiale commune Sofinel pour la conception de tout le reste de l’îlot nucléaire , la collaboration entre les deux entreprises n’a clairement pas été assez étroite ainsi qu’en témoigne par exemple le faible retour d’expérience du chantier d’Olkiluoto au profit de celui de Flamanville , pourtant démarré plus de deux ans plus tard .

Commentaire : Eh oui, c’était l’époque où EDF et Areva se tiraient la bourre pour construire un réacteur aux Emirats Arabes Unis,..Areva partant seul sans avoir mais construit un réacteur, et appelant EDF au secours au dernier moment, avant de perdre le marché. Et voilà encore une responsabilité purement politique, un délire complet des dogmes ultra-libéraux de la concurrence amplifié par l’ego particulier et les relations politiques de certains dirigeants-es.

Les EPR de Taishan « Avant de conclure ce rapport sur les difficultés rencontrées à Flamanville , il n’est pas inutile de se pencher sur les meilleures performance du chantier de Taishan . Les deux EPR qui sont aujourd’hui en fonctionnement industriel normal - le premier depuis près d’un an - ont été construits en 110 et 113 mois , soit un dépassement de 5 ans du délai initialement annoncé , pour un coût d’environ 95 milliards de RMB , soit 60 % de plus que le budget prévu. Plusieurs explications peuvent être avancées à cette performance relative .
En premier lieu, il convient de constater que la construction des EPR de Taishan a démarré (1er béton) en octobre 2009 , soit 4 ans après Olkiluoto et près de deux ans après Flamanville , et a donc pu bénéficier pendant plusieurs années de l’avancement des études et du retour d’expérience des chantiers finlandais et français , ce qui a sans doute permis d’éviter quelques-uns des lourds incidents qui ont émaillé les premières phases de ces derniers . A l’inverse, l’avance prise ensuite par Taishan a permis au chantier de Flamanville de profiter des expériences chinoises , notamment des enseignements tirés des phases d’essais.

La construction simultanée de deux tranches sur le même site a d’autre part été un véritable atout , confirmant ainsi les acquis de l’expérience d’EDF. En sus des économies apportées par l’utilisation des mêmes moyens de chantier et des avantages du retour continu d’expérience pour la deuxième tranche , celle-ci sert en quelque sorte de magasin de pièces de rechange pour faire face sans délai aux aléas inévitablement rencontrés dans la période des montages électro-mécaniques de la première tranche et rattrape ensuite son retard en tirant pleinement profit des enseignements des essais conduits sur sa voisine » .

Conclusion : « La construction de l’EPR de Flamanville aura accumulé tant de surcoûts et de délais qu’elle ne peut être considérée que comme un échec pour EDF ; mais les principales raisons de cet échec sont bien identifiables et permettent de formuler quelques recommandations .

En tout premier lieu , il faut constater que la mise en service industrielle et le bon fonctionnement des réacteurs de Taishan ont apporté la preuve de la pertinence du concept et du design de l’EPR , qu’il faut certainement éviter de remettre substantiellement en cause. Cela n’interdit bien entendu pas des améliorations permettant d’en améliorer la constructibilité et d’en réduire le coût, mais des modifications trop importantes ne pourraient qu’aboutir à la perte de l’expérience si chèrement acquise et le retour aux affres d’une tête de série.
Les déboires récents du chantier de Flamanville , qui ne sont certainement pas tous imputables à l’équipe de direction de projet actuellement en place , ne sauraient dissimuler les progrès observés au cours des récentes années et doivent conforter, et amplifier, les derniers choix d’organisation faits par EDF : la mise en place d’une équipe de projet puissante , disposant de moyens propres importants et d’effectifs pérennes, clairement indépendante des entités d’études et d’ingénierie auxquelles elle fait appel à son initiative , recourant aux techniques les plus modernes de gestion de projet et relevant d’une supervision hiérarchique de haut niveau , est indispensable à la réussite d’opérations aussi complexes que la construction d’un EPR .

L’entrée de Framatome dans le groupe EDF doit permettre, après la création de la filiale commune Edvance, de rationaliser et de simplifier plus avant l’organisation des ressources scientifiques et techniques dans les projets nucléaires. Par ailleurs, aux côtés des importantes compétences de conception, d’étude et d’ingénierie ainsi réunies , il faut aussi veiller à disposer de bureaux d’études techniques efficaces capables d’émettre des spécifications réalistes et pertinentes .
La litanie des défauts affectant des composants de la chaudière nucléaire – pratiquement aucun n’en aura été exempté - montre la nécessité d’une profonde remise à niveau des capacités industrielles et des ressources humaines dans les établissements industriels de Framatome ; celle-ci a été engagée, elle doit être menée activement à son terme. Une attention particulière doit être apportée aux métiers du soudage : des efforts considérables de formation initiale et d’entretien des compétences devront être entrepris pour que se reconstitue une réserve de professionnels qualifiés dans cette discipline très exigeante ; si plusieurs branches industrielles sont concernées, EDF a manifestement un rôle d’entraînement à jouer .

Sur un plan plus général , les innombrables vicissitudes qui ont perturbé le déroulement de la construction de l’EPR de Flamanville ont bien montré que la multiplication, pourtant avérée, des contrôles à tous les niveaux ne suffisait pas à garantir la qualité des réalisations . C’est pourtant bien cette exigence de qualité à toutes les étapes du processus , depuis les études de conception jusqu’aux spécifications techniques de détail , depuis les opérations lourdes de fabrication jusqu’au dernier geste du soudeur , qui fera le succès des chantiers futurs .

Le développement ou le renouveau d’une culture de qualité , vécue tant comme une obligation collective qu’une ambition individuelle , est aujourd’hui une nécessité absolue pour toutes les entreprises concernées et EDF se doit d’en montrer l’ exemple .
Enfin force est de constater que c’est une bonne part du tissu industriel de la « filière nucléaire » qui a montré de réelles insuffisances au cours de la construction de l’EPR de Flamanville, et un effort de reconstitution et de maintien de ses compétences doit être engagé ; celui-ci doit faire l’objet d’une véritable politique industrielle que seul peut conduire le groupe EDF.

Il s’agit concrètement d’afficher des programmes stables à long terme de construction de nouveaux réacteurs en France et d’entretien du parc existant qui donnent aux entreprises concernées la visibilité et la confiance nécessaires pour qu’elles engagent les efforts d’investissement et de recrutement indispensables ."

Commentaire : Eh bien voilà, 8, 10, 12 EPR, on y va ! Mais pourquoi la presse s’est-elle beaucoup plus étalée sur la litanie des problèmes passés que sur les conclusions optimistes, favorables et étayées du rapport Foltz.

Parce que l’alliance du nuclear bashing des verts rétrogrades et des intérêts louches des margoulins de l‘éolien et leurs complices gaziers ?

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