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lundi 25 mars 2019

Electricité : la grande escroquerie de l’éolien

Sur des sujets souvent abordés sur ce blog, une remarquable interview de
Tristan Kamin sur Atlantico : (
https://www.atlantico.fr/decryptage/3568576/electricite--le-record-de-production-par-les-eoliennes-battu-le-14-mars-est-un-faux-espoir-tristan-kamin)

Electricité : le record de production par les éoliennes battu le 14 mars est un faux espoir.

Le 14 mars dernier, le parc éolien français aurait atteint un record en produisant 18% de la consommation nationale, selon RTE, ce qui serait le résultats des vents forts constatés ce jour.

Atlantico : Comment cette production historique des éoliennes s'est-elle "imbriquée" à la production nucléaire ? 

Tristan Kamin : Le système électrique français fonctionne suivant un « ordre de mérite » dans lequel les moyens de production sont prioritaires ou non selon leur « coût marginal ». En très simplifié, plus le coût de combustible est faible, plus un moyen de production est prioritaire. Donc le solaire, l’éolien et l’hydraulique « au fil de l’eau » (0 coût de combustible) sont prioritaires sur le nucléaire, lui-même prioritaire sur le gaz, prioritaire sur le charbon… Avec tout un tas de nuance et d’exceptions, évidemment.

Mais les principes sont là ; et quand le vent s’est montré généreux alors que la consommation n’était pas particulièrement élevée, une fois les exportations au maximum de ce que le marché européen voulait bien, une fois les centrales à gaz réduites à leur minimum de production, une fois les vannes des barrages fermées au maximum… Le parc nucléaire a dû baisser sa production pour « faire de la place » à tous ces mégawatts d’électricité d’origine éolienne.
Certains réacteurs ont été totalement arrêtés (c’est l’occasion d’anticiper des opérations de maintenance), d’autres ont simplement réduit leur puissance, parfois très fortement : jusqu’à un tiers de la puissance nominale.
L’imbrication est donc, en apparence, très simple : l’éolien s’impose, le nucléaire s’efface.

Il faut noter que cette capacité du parc nucléaire à varier en puissance sur de grandes amplitudes et dans des délais courts est une particularité française, justifiée en raison de la place dominante du nucléaire dans notre système électrique. Dans d’autres pays où le nucléaire est minoritaire, sa production est, autant que possible, maintenue à pleine puissance. Et ce sont les autres moyens de production pilotables (hydroélectricité, charbon, gaz) qui assurent la régulation en fonction de la demande et de la production non pilotable.

En considérant que les vents forts ont touché une grande partie de l'Europe, quels en ont été les effets comparatifs selon les pays, en fonction de leurs différents modes de production d'électricité ? ? 

À la nuance près du nucléaire évoquée ci-dessus, ça s’est passé exactement de la même manière partout en Europe occidentale. On réduit la production au charbon, puis au gaz (ou l’inverse), puis hydraulique, tout en cherchant à exporter au maximum pour éviter d’avoir à arrêter des centrales électriques. Le sud de l’Europe était toutefois moins concerné, c’est surtout l’Europe du Nord qui était fortement balayée par les vents, et en particulier, évidemment, l’Allemagne et son immense parc éolien (d’une capacité nominale de 59 gigawatts, quasiment équivalente à notre parc nucléaire et ses 63 GW).
Donc de la France au Danemark, en passant par l’Allemagne et le Benelux, tout le monde s’est retrouvé à devoir choisir entre brider ou arrêter des centrales à charbon, gaz ou nucléaire, exiger des producteurs éoliens qu’ils cessent d’injecter leur production électrique sur le réseau et devoir les dédommager, ou encore casser les prix sur le marché pour exporter. La solution étant évidemment une équation avec ces trois termes.

Et, au-delà du suivi de charge réalisé par le nucléaire français ou le charbon allemand, une autre conséquence marquante est l’effondrement des prix de marché en Europe du Nord. Avec des prix qui se rapprochent souvent de 0 € par mégawattheure tout au long de la semaine, les producteurs (notamment allemands) font le choix de « donner » leur production électrique aux pays voisins, plutôt que de réduire leur production.

Poussé à l’extrême, ce scénario conduit à atteindre des prix négatifs lorsque la consommation électrique devient vraiment basse, le week-end, par exemple. Ainsi, toute la journée de dimanche 17 Mars (jusqu’en début de soirée), l’Allemagne s’est retrouvée à payer ses voisins pour la soulager de sa production électrique et notamment éolienne. Ce fut aussi le cas par exemple pour la France, l’Autriche ou l’Espagne, avec des prix négatifs mais moins bas qu’en Allemagne.
Les grands gagnants ont probablement été les italiens et les britanniques, très gros importateurs d’électricité, qui ont eu le plaisir d’être, pour une fois, payés pour importer.

Quelles sont les enseignements à tirer de cette situation concernant le nucléaire français ? 

Du positif, et du négatif. Le positif, c’est que le nucléaire a montré sa grande souplesse pour s’adapter aux variations de production éolienne. Le parc nucléaire français n’est pas un gros bloc inerte qui déverse aveuglément ses kilowattheures sur le réseau sans se soucier du reste. Techniquement, donc, nucléaire et éolien ne sont pas incompatibles et sont même capables d’une certaine complémentarité. Celle-ci est bienvenue, au regard des trajectoires actuelles prônées par les gouvernements successifs pour notre système électrique.

Le négatif, c’est que cet événement venteux a fini par prendre fin, avec une production éolienne en France divisée par 6 entre dimanche 17 et mardi 19, d’environ 9 GW à 1,5. Et notre système électrique a apprécié que le parc nucléaire soit capable de remonter en puissance, d’environ 33 GW au plus bas dimanche à 48 GW mardi (nota : il a fallu compenser la baisse de la production éolienne mais aussi la remontée de la consommation au sortir du week-end).
Donc ce qu’on peut en retenir, c’est que l’éolien ne nous rend pas moins dépendant de notre parc nucléaire, pas plus qu’il ne libère nos voisins de leurs parcs de centrales à charbon ou à gaz : quand le vent tombe, il faut autre chose pour prendre le relais. Et, de préférence, une « autre chose » bas-carbone, comme le nucléaire et l’hydraulique, si l’on intègre la question climatique dans l’équation.

Au final, cette période de faste éolien aura marginalement et temporairement réduit notre consommation de gaz, et réduit, tout aussi temporairement, notre production nucléaire, sans que cela ne présente d’intérêt environnemental ni économique significatif. En termes négatif, la balance est peut-être même dans le mauvais sens : notre parc nucléaire est moins rentable s’il produit moins, on exporte à prix négatifs, on subventionne la production éolienne abondante…

En bref, ces événements tendent à fermer la question « Nucléaire et éolien peuvent-ils cohabiter ? », la réponse étant manifestement positive. Par contre, ils ouvrent un peu plus la question de savoir s’il est pertinent de les forcer à cohabiter, et dans quelles proportions.

En effet !  Voir aussi sur ce blog :

https://vivrelarecherche.blogspot.com/2018/04/loi-de-transition-energetique-quelques.html

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dimanche 24 mars 2019

A quoi servent les energies renouvelables ?


Voilà ; On a expliqué sur ce blog dans de multiples billets à quels point l’éolien et le solaire, en ce qui concerne la production d’électricité étaient néfastes pour le climat, ( grâce à son nucléaire, la France est championne des pays développés pour la décarbonation de l’électricité), néfaste pour l’économie ( bizarrement, malgré les manipulations de l’Ademe pour affirmer que les renouvelables sont moins chères que le nucléaire, le prix de l’électricité augmente à proportion de l’introduction d’énergies renouvelables dans le mix électrique), néfastes pour la sécurité d’approvisionnement  ( vitale), néfastes pour la santé, néfastes pour le niveau de vie, néfastes pour l’indépendance nationale.  Cf. notamment


Et voilà que parait un texte de Michel Gay, parfaitement synthétique et argumenté.
Et nécessaire, plus même :  des cadres d’Enedis commencent à craquer devant les demandes absurdes de clients ou de copropriétés demandant une autonomie énergétique totale, des déraccordements du réseau, des garanties d’une électricité non nucléaire…et se font injurier et traiter de menteurs et  de vendus lorsqu’ils rappellent simplement la réalité…


« Arrêtez de gaspiller nos sous ! »s’égosillait un Gilet jaune. « À quoi ça sert de produire de l’électricité avec de ruineux panneaux solaires et des éoliennes ? »
En voilà une bonne question… que nos élus oublient de plus en plus de se poser : les énergies renouvelables, notamment les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, à quoi ça sert ?

Les énergies renouvelables serviraient-elles à : Produire notre électricité ?

NON ! La France en produit suffisamment et elle exporte même ses nombreux excédents vers les pays voisins (plus de 2 milliards d’euros net en 2018).

Diminuer les rejets de gaz à effet de serre ?

NON ! La production française d’électricité n’émet pas de gaz à effet de serre (à 95 %, record des pays industrialisés). Il est difficile de faire mieux. Ses émissions moyennes de CO2  sont d’environ 50 g de CO2 par kWh, soit 10 fois moins que l’Allemagne. L’intermittence des renouvelables augmente ces émissions à cause du soutien obligatoire de centrales thermiques à gaz et à charbon, comme en Allemagne.

Accroître la sécurité d’approvisionnement ?

NON ! Leur disponibilité aléatoire dépendant du vent et du soleil ne permet pas de compter sur les renouvelables car l’électricité n’est pas stockable à l’échelle d’un pays. Il faudrait donc en importer (d’où un gros problème si nos voisins sont dans la même situation météorologique?)

Réduire le coût de l’électricité ? 

NON ! Le courant (acheté prioritairement et obligatoirement aux producteurs) est payé deux à quatre fois plus cher que le mix EDF. Ce coût est compensé par une ponction appelée « contribution au service public de l’électricité » (CSPE) sur notre facture EDF. Ce prélèvement représentera près de 8 milliards d’euroscette année. Le cumul déjà prévu par la Cour des comptes atteindra 121 milliards d’euros (!).
Le prix de l’électricité et maintenant du carburant explose au détriment du pouvoir d’achat des Français et de l’industrie nationale. Seuls quelques affairistes profitent de ce système immoral.

Produire une électricité de proximité ?

NON ! Des milliers de pylônes et de transformateurs électriques supplémentaires ainsi que 4 000 km de lignes à haute tension sont nécessaires pour renforcer le réseau. Ce dernier doit accueillir des dizaines de milliers de points de production aléatoire par bouffées qui le déséquilibrent avec des risques grandissants de black-out.

Le développement des éoliennes et des panneaux photovoltaïques serait-il :
bon pour notre balance des paiements ?
NON ! Et c’est même catastrophique. La quasi-totalité du matériel est importée, principalement d’Allemagne, du Danemark, et de Chine.

Bon pour l’environnement et la planète ?

NON ! Des milliers de socles de béton armé pesant chacun 1 500 tonnes sont enterrés à perpétuité dans nos champs sous les éoliennes. Les parcs naturels, les forêts, les zones protégées et les lieux de mémoire sont violés. La faune aviaire (aigles, buses,…) est hachée par les pales tournant jusqu’à plus 300 km/h, entraînant une atteinte catastrophique à la biodiversité.
Les paysages sont dégradés et des moins-values allant jusqu’à 40 % sont estimées pour les maisons individuelles dans un rayon de plusieurs kilomètres.
Et qui recyclera les futures montagnes de déchets des éoliennes et des panneaux photovoltaïques ?

Les promoteurs cachent le coût du démantèlement futur des éoliennes. Provisionné officiellement à 50 000 euros par éolienne, ce coût est en réalité de plus de 400 000 euros. En cas de défaillance (probable) de l’exploitant, le propriétaire du terrain devra payer la différence, soit plus que le revenu engrangé pendant les 20 ans de son bail. À défaut, ce sera la collectivité (commune ou communauté de communes) qui paiera (donc encore lecontribuable). Mais le socle, lui, restera à perpétuité.

Bon pour l’emploi ?

NON ! Les panneaux photovoltaïques sont fabriqués en Chine et les éoliennes à l’étranger. La main d’œuvre, généralement importée car moins chère, se déplace au gré des chantiers de montage. Même les centres de contrôle des éoliennes en France sont souvent situés en Allemagne, voire au Canada

Au contraire, le renchérissement du coût de l’électricité par les énergies renouvelables détruit de l’emploi dans l’industrie en France et appauvrit les ménages.

Pourquoi donc attribuer des subventions si, comme l’affirment leurs promoteurs, cette électricité est moins chère que les autres moyens de production ? Le vent et le soleil seraient même gratuits… mais pas l’électricité produite qui n’est pas compétitive!

Bon pour la santé ?

NON ! Voir les conclusions alarmantes de l’Académie de médecine sur la santé et sur les gênes occasionnées par les éoliennes dans ses rapports du 01 juillet 2003, du 14 mars 2006 et du 9 mai 2017. Cette Académie recommande notamment de ne pas installer d’éolienne à moins de 1 500 m des habitations et de diminuer sensiblement le bruit.
Mais qui s’en rappelle et, surtout, qui s’en soucie ?

Bon pour le tourisme ?

NON ! Les touristes désertent les zones décorées d’éoliennes. Seule la menace par l’UNESCO de retirer son « classement au patrimoine mondial » pour le Mont-Saint Michel a fait reculer le lobby éolien.

Mais alors, à quoi ça sert ?

Ça sert à enrichir un écolo business ("les margoulins de l'éolien") grâce aux subventions publiques particulièrement rémunératrices financées par les consommateurs d’électricité. Des ONG, des groupes de pression et des partis verts bien introduits dans les médias veulent faire croire depuis plus de 15 ans que seuls le vent et le soleil produiraient une électricité propre, soi-disant verte, alors que cette électricité est polluante et intermittente. Des affairistes privés et parfois occultes dissimulent les vastes problèmes à venir sous couvert d’écologie.
Ça sert à faire croire que les énergies renouvelables seraient complémentaires du nucléaire ou bien, encore plus aberrant, qu’elles pourraient le remplacer. Nous serions « en retard sur l’Allemagne »alors que la France a débuté sa transition énergétique il y a 40 ans avec le développement de l’énergie nucléaire qui n’émet ni particules ni gaz à effet de serre, et dont la gestion des déchets ne pose plus de problèmes techniques.

Les énergies renouvelables ne servent donc… à rien, sinon à ruiner le performant système électrique actuel et les Français. Et c’est peut-être un objectif pour certains décroissants.

Les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, notamment, sont censés apporter une solution pour réussir la transition énergétique dont l’objectif affiché est de diminuer la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre. En réalité, ces sources intermittentes d’énergies sont nuisibles pour les Français et représentent (hors hydraulique) une épouvantable erreur stratégique qui prospère sur des mensonges pour faire croire à la nécessité de remplacer le nucléaire par des énergies renouvelables…

Les ruineuses énergies renouvelables constituent un prétexte mensonger pour détruire le nucléaire. La collectivité aurait pu gagner une centaine de milliards d’euros si elle ne les avait pas installées, et la planète ne s’en porterait pas plus mal, et même mieux !

À croire que pour vivre heureux, il faudrait ponctionner toujours plus de taxes et d’impôts sur les citoyens (tondre les moutons) pour enrichir quelques profiteurs qui surfent sur une vague verte illusoire.
De plus, le gouvernement va devoir entériner au printemps prochain la hausse du tarif réglementé du gaz reportée depuis janvier 2019 pour cause de Gilets jaunes, et évaluée à 5,9 % par la CRE.

Vivons heureux, vivons taxés ! La raison l’emportera-t-elle enfin bientôt ?

Merci, Monsieur Gay



Jours de Colères Edouard Philippe_ Emmanuel Macron, les Gilets Jaunes, le Grand débat


Suite aux manifestations assez destructrices, notamment sur les Champs-Elysées de l’acte XVIII (quand même !) des gilets jaunes, une série de déclarations assez « martiales » (dixit Le Monde, 20 mars 2019) d’Edouard Philippe, visiblement sous pression de Macron.

Extraits, en commençant par le plus gratiné : les Lanceurs de Balles de Défense

« Les polémiques sur l’usage des LBD (lançeurs de balles de défense ont conduit à ce que des consignes inappropriées soient passés pour réduire leur usage », s’est plaint le chef du gouvernement, en référence aux cartouches moins puissantes qui auraient été confiées samedi aux policiers.

Rappelons quand même ceci : la répression policière (certes nécessaire), c’est une morte, plus de 140 blessés graves, plus de 2000 blessés, un bilan répressif inégalé depuis la guerre d’Algérie ! Selon même Laurent Nunez, Secrétaire d’Etat à l’Intérieur : «  Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, plus de 13 000 tirs ont été enregistrés (83 enquêtes sont en cours) et 2 200 manifestants ont été blessés ».

Les LBD, interdits dans la quasi-totalité des pays européens, c’est l’appel du Conseil de l’Europe et celui du comité de l’ONU pour les droits de l’homme à enquêter sur ces pratiques policières en France e, matière de maintien de l’ordre !

C’est l’appel des ophtalmologistes français à un moratoire sur leur utilisation : « Le grand nombre de balles tirées avec une force cinétique conservée à longue distance et l'imprécision inhérente à cette arme devaient nécessairement entraîner un grand nombre de mutilations… Notre démarche est uniquement celle de médecins, purement humaniste, avec pour seul but d'éviter d'autres mutilations. Un appel d’abord adressé à Macron, puis, faute de réponse, publié dans le JDD du 11 mars.
Et le Préfet de Police de Paris, Michel Delpuech « un fusible idéal » est immédiatement débarqué ; et dans la foulée, son directeur de cabinet et le patron de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP). Et trois de chute. Pourquoi : il leur est reproché  de ne pas avoir été au courant d’une note de la DSPAP qui donnait comme instruction aux policiers de limiter leur usage du LBD. Les instructions demandaient aux forces de l'ordre de ne pas utiliser cette arme controversée "pour le maintien de l'ordre".

S’il n’y avait pas eu à Paris le préfet Grimaud, courageux et lucide qui sut et put résister aux jusqu’au boutistes du gouvernement, il y aurait eu des morts dans le Paris de mai 68. Alors, ce gouvernement ferait bien de garder ses nerfs !

Et déjà, dans la foulée, des dérapages bien inquiétants.

Sentinelle – les militaires responsables du maintien de l’ordre ?

Tiens, une nouveauté, l’appel aux militaires. Le gouvernement annonce martialement : « La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera donc mobilisée de manière renforcée ce samedi pour une nouvelle journée potentiellement à hauts risques dans la crise des «gilets jaunes».

Panique, et le moins que l’on puisse dire c’est que les militaires n’apprécient pas –certains ou leurs proches vont jusqu’à envisager un refus d’obéissance. Car leur fonction n’est pas le maintien de l’ordre- que feront-ils si des manifestants viennent forcer leurs barrages ou s’en prendre à eux ? Tirer à balles réelles ou se laisser désarmer ? ils n’ont pas beaucoup d’autres options ! L(armée conre le peuple ?

Retropédalage du gouvernement : en fait, il n’y a rien de changé, les militaires, comme précédemment, auront  pour mission de protéger les bâtiments officiels et autres points fixes, ce qui permettra aux forces de l'ordre de se concentrer pleinement sur la manifestation…Bon, ben alors ?

Re Panique le vendredi  : « Le général Bruno Leray, gouverneur militaire de Paris, a affirmé ce vendredi 22 mars, que les soldats de l’opération Sentinelle, appelés en renfort lors de la 19e journée de mobilisation des Gilets jaunes, ont le droit de tirer avec leur arme, si leur vie ou celle des gens qu’ils protègent est menacée. »

Laurent Nunez, le Secrtéire d’Etat, devant l’Assemblée, le mardi 19 mars : « Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la décision des autorités de considérer toute personne participant aux manifestations des Gilets jaunes comme «émeutier», Pour l'avenir et dès samedi prochain, nous partons du principe que ces rassemblements sont des rassemblements d'émeutiers qui ne visent qu'à causer des troubles»,.

Mazette !

Certes, il parait que le gouvernement s’est pris une avoinée de Macron, contraint de rentrer prématurément de son séjour pyrénéen au ski, mais là ils perdent la tête ! 
En attendant, Parisiens, ou même provinciaux : si vous avez un gilet jaune dans votre sac, un simple gilet jaune, à un endroit où ça plait pas aux policiers, mais vous, vous le savez même pas), juste une promenade avec un gilet jaune dans le sac à dos, eh bien c’est 135 euros ! Premières amendes distribuées samedi 23 mars ! (mais ça, c’est parce les manifestants étaient paisibles ! Quand ils seront bien énervés, on verra !). Pour porter un pull avec un slogan « oui au RIC »( referendum d’initiative citoyenne : 135 euros !

Une insurrection rampante

Pour revenir sur les incidents du 16 mars sur les Champs, il est tout de même assez étrange que le gouvernement soit incapable d’agir contre le petit nombre d’éléments d’extrême gauche (black block) effectivement décidés à provoquer l’émeute. En est-il vraiment incapable ? Alors, il doit céder la place !
Ou bien laisse-t-il faire pour déconsidérer les vrais Gilets Jaunes ? Ce serait encore plus grave ! En attendant, ceux qui sont arrêtés et jugés immédiatement, ce ne sont pas eux, mais des manifestants beaucoup moins préparés- tous les juges le constatent.

Reste qu’effectivement, un certain nombre de Gilets Jaunes, qui se seraient (qui parfois se sont) opposés au début du mouvement à la violence semblent l’admettre plus facilement. On peut y voir le résultat d’une inquiétante mais assez logique acculturation à la violence, à force de LBD et de grenades de désencerclement, de tabassages, de brimades, comme ces CRS écrasant bien volontairement les lunettes d’un manifestant. Même se faire gazer lorsqu’on manifeste paisiblement n’a rien d’une expérience agréable et peut finir par énerver. De cette violence là, le gouvernement porte aussi sa part de responsabilité.

Tout comme il porte sa part de responsabilité de la violence initiale, ce gouvernement, cette présidence, qui n’a rien voulu voir, rien voulu entendre des manifestations contre les plus rétrogrades régressions des lois du travail depuis un siècle ; qui n’a rien voulu voir, rien voulu entendre d’une des plus longues grèves des services publics des transports, et qui a pris plaisir à humilier et déconsidérer les corps intermédiaires ( syndicats, mais aussi élus locaux), avec ce président , minable imitateur de Trump, signant avec ostentation et plaisir non dissimulé les ordonnances qui lui permettaient d’imposer sans concertation un programme ultra libéral pour lequel il n’avait pas été élu.

Il faudrait ressortir cette célèbre image de mai 68 : la chienlit, c’est lui ! avec Macron remplaçant De Gaulle (oui, je sais, ça fait bizarre). Car la chienlit, c’est lui et ses provocations incessantes, et sa volonté imbécile et maladive à appliquer un programme pour lequel il n’a pas été élu ! La répression, à un point inégalé jusqu’alors, c’est lui ! la justice tordue jusqu’ à infliger des interdictions préalables de manifester, c’est lui !  La volonté de contrôler l’information, en décidant ce qui est une fake news  c’est lui !, les attaques contre les corps intermédiaires, bases de la démocratie, et leur mise à l’écart systématique, c’est lui !

Les lanceurs de balles de défense, intérdits dans la quasi-totalité des pays européens, c’est lui,  c’est lui ! Les grenades de désencerclement, interdits partout ailleurs, c’est lui, une morte, plus de 140 blessés graves, plus de 400 blessés, un bilan répressif inégalé depuis longtemps c’est lui, l’appel du parlement européen contre les violences policières, l’appel du comité de l’ONU pour les droits de l’homme à une enquête sur ces violences c’est lui !

Les manifestations des Gilets Jaunes ? En réalité, le pays est en état d’insurrection rampante (cf. la grève du zèle très pénalisante mais peu médiatisée des douaniers) Et le gouvernement ferait bien de ne pas perdre ses nerfs et de rechercher une issue politique. Ou de partir !

La Farce du Grand Débat, opération de communication présidentielle

Et la solution ne viendra probablement pas du Grand Débat. Le gouvernement annonce fièrement un grand succès avec 1,9 million de contributions sur  le site dédié . Problème : Selon les chiffres du collège des "garants" du Grand Débat, mi-février, c’est en réalité 210.000 personnes qui ont contribué, quelques-uns étant visiblement des stakhanovistes de la contribution. C’est loin d’être le succès proclamé ! 10.452 réunions locales ? Avec combien de participants chacune? Et qui ? ça, on le sait  Surtout des retraités, très peu de jeunes, très peu d’actifs, et encore moins gilets jaunes…

D’où ce coup de gueule de l’un des garants, le plus averti des choses politiques, le politologue Pascal Perrineau, qui a regretté sur Europe 1 "la communication présidentielle et gouvernementale…On comprenait très bien qu’au début du processus, il y ait cette communication, puisque le 'grand débat' était quelque chose de nouveau. On aurait ensuite préféré que la communication présidentielle et gouvernementale baisse en intensité. Ça n’a pas été le cas » ,. Chargés de veiller à l'indépendance du débat, les "garants" avaient recommandé au départ du processus que l'exécutif se tienne en retrait."Un frein à une participation encore plus importante". "Il y a une grande méfiance dans le pays de tout ce qui vient d’en haut. Le 'grand débat' a été pris à l’initiative du président de la République. Le collège des garants considérait qu’en faisant cette recommandation de bien dissocier la communication gouvernementale et le 'grand débat', on protégeait le gouvernement et le président contre eux-mêmes", a poursuivi Pascal Perrineau. "Le gouvernement et le président, et c’est leur droit, n’ont pas choisi cette voie. Cela a peut-être été un frein à une participation encore plus importante »

Et cette critique de Chantal Jouanno : « Ce qu'Emmanuel Macron et le gouvernement ont organisé, ce n'est pas un débat public, mais une opération de communication politique». Parmi les réserves de Jouanno, rappelons que la CNDP ( Commission Nationale du Débat Public), soumise à des règles strictes en matière d'organisation d'une telle consultation, n'aurait jamais pu accepter que « l'Exécutif puisse relire et corriger le rapport final !

En fait de grands débat, on a vu Macron parler, et parler, et parler encore, passer et repasser des heures durant ce qui fut son seul succès étudiant, le grand oral de l’Ena. Fascinant, morbide, inquiétant.

Mais la CSA a justement décidé que ces interventions seraient décomptés sur le temps de parole audiovisuel du gouvernement…

Et Le Monde du 20 mars nous apprend que Macron était furieux que son grand débat soit ainsi confisqué par les émeutes des gilets jaunes. Folie de l’ego, immature, inquiétant !

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mardi 19 mars 2019

Pourquoi détester l’Eurokom ? Carlos Tavares et la politique automobile européenne

Le diktat de l’Europe -  Ces questions sont traitées avec une légèreté et un amateurisme atterrants

Interview au Figaro du 3 mars 2019: extraits :

Carlos Tavares fustige le diktat de l’Europe, la décision du Parlement de Strasbourg de réduire de 40% les émissions de CO2 quand les constructeurs plaidaient pour 20%. Compte-tenu des amendes prévues, les entreprises seront confrontées à un enjeu vital, donc elles le feront. Mais cela implique un changement de cap total pour nos sociétés pour lequel les responsables politique ne les préparent nullement…

Depuis deux mois, l’industrie automobile européenne a annoncé la suppression de plus de 20.000 postes. La volonté d’imposer la correction de trajectoire de l’industrie a parfaitement  réussi. Veut-on aller plus loin encore ? Très bien, les entreprises s’adapteront. Mais cela met en risque les treize millions de personnes qui travaillent dans notre industrie et cela déstabilisera nos sociétés européennes.

Comment débattre quand on n’est pas écouté ? Nous sommes enfermés par cette surdité. Je peux en témoigner comme président de l’ACEA, associations européennes des constructeurs automobiles ; la Commission Européenne n’a jamais donné le moindre signe de vouloir engager une discussion constructive. L’Union européenne nous a totalement ignoré : elle était y elle-même ulcéré par l’affront de la tricherie d’un constructeur, ce qui l’a conduite à faire l’amalgame avec tout le secteur. Le vote du Parlement est un vote contre toute l’industrie européenne. Si être prémonitoire, c‘est faire du chantage, alors ne disons-rien et attendons que les choses se produisent.
La société a décidé de tuer le diesel. Passons à autre chose. Mais le problème, c’est que les émissions de CO2 augmentent. Donc, on nous dit de passer à l’électrification. Très bien ? Mais comment nos concitoyens pourront-ils disposer dans des conditions économiques raisonnables d’une pleine liberté de mouvement ? Ces questions sont traitées avec une légèreté et un amateurisme atterrants.

L’électrification n’est-elle pas la solution ? Je ne dis pas cela. Mais je ne voudrais pas que dans vingt ans mes petits-enfants me disent : papy, quand vous avez décidé le tout électrique, vous n’avez pas tout bien regardé ! » Il faut une vision à 360 degrés. Nous avons besoin d’un pilotage stratégique. Les constructeurs ont les produits. Mais il faut penser à la production de l’énergie propre qui propulsera les véhicules, l’empreinte carbone de la production et du recyclage des batteries, les conditions d’extraction des terres rares qu’elles contiennent, le dimensionnement du réseau de chargement, le devenir des 414 milliards de recettes fiscales en Europe sur les carburants, le financement… Comment les Etats, exsangues, au bout de leurs capacités d’endettement, de déficit et de pression fiscale, trouveront-ils l’argent pour financer les réseaux de chargement ? Je constate que l’automobile est en position de  fusible entre les ministères de l’industrie et de l’Environnement ? Il y a treize millions de salariés qui sont les otages de ce débat de société. Cela mérite au minimum une approche professionnelle et scientifique de la question posée.

Vous êtes sévère sur le pilotage stratégique ! Mais, pour le coup, la question de la production des batteries est posée ? Participerez-vous au projet d’ Airbus des batteries ? Je salue l’initiative de la France et de l’Allemagne. De grands acteurs comme Bosch, ont regardé le dossier et considéré que ce n’était pas rentable. Nous avons étudié le sujet. Le capital initial est colossal. Ce projet n‘est possible que s’il est considéré comme hautement stratégique et qu’à ce titre, il ne soit pas étouffé par les règles qui contraignent les aides d’Etat. L’Union européenne sera-t-elle capable de s’élever à ce niveau de vision stratégique, au-delà des simples règles de concurrence intracommunataires ? Sera-t-elle capable de se débarrasser de son carcan technocratique pour permettre que l’on localise l’industrie de la batterie vers l’Europe ? Bref pouvons-nous faire confiance à l’Europe ?

La décision sur Alsthom Siemens peut nous rendre soit pessimiste, soit optimiste, si elle sert d’électrochoc. Mais il faut faire vite. Nous avons des échéances pour 2020, pour 2025, pour 2030. A ces dates, si les constructeurs ne vendent pas assez de voitures électriques, ils seront ruinés par des amendes. Dans le monde réel, nous chefs d’entreprises, devons prendre des décisions et réserver des volumes de batteries auprès de fournisseurs asiatiques qui nous voient arriver avec un grand sourire, pendant que la paperasserie européenne suit son cours. Ils sont ravis de cette contrainte qui pèse sur nous, et leur permet de négocier de bons prix.

La décision du parlement européen est tout simplement en train d’obliger le secteur automobile européen à exporter 40% de la valeur des automobiles vers l’Asie . Est-ce pour cela que les citoyens européens ont voté ? Les élus qui ont pris des décisions jusqu’au-boutistes avaient-ils ce mandat-là ?

« Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d’aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant. Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air, sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge ? ». Je m’inquiète en tant que citoyen, parce qu’en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible. Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels. »

Un peu de techniques : la voiture électrique est-elle écologique ? Ben, pas tellement !

Note de l’Ademe de 2013 : La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Bon, les chiffres sont déjà assez anciens, ils se sont peut-être améliorés, mais les ordres de grandeur restent les mêmes. Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors qu'il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines. Mais, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ». Alors, la voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu'elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !

Au final, on peut avoir de sérieux doutes sur le caractère écologique de  la voiture électrique. Or, l’argent public consacré à son développement est considérable. Un compte rapide :  

Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros. Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;

Le bonus «écologique» à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 €par véhicule, souvent complété par une prime de la région. La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés. (cf. Stephane Lhomme, Directeur de l’Observatoire du nucléaire, pour qui  la promotion de la voiture électrique cache en en fait la défense et la promotion du nucléaire).

Tiens, et autre chose en passant : il n’y a pas que l’automobile. En considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 40 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’automobiles de la planète. Et Ces 40 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers…

Tiens, une dernière citation de Carlos Tavares : Ce magnifique instrument de liberté qu’est l’automobile… Elle permet à nos concitoyens une liberté de mouvement  sans égale.

Ca va être dur de s'en passer....

Les manifestations pour le climat

Prenons les manifestations pour le climat ; si consensuelles tant qu’on ne parle pas de solutions concrètes, pratiques et acceptables. Prenons les propos de l’ égérie suédoise Greta Thunberg, partie en train à Davos (ça prend du temps, mais il faut reconnaître que c’est cohérent ): «   Je ne veux pas de votre espoir. Je veux que vous paniquiez, que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours et que vous agissiez. »

Eh bien non, justement. La panique, c’est un très mauvais plan, et le plus sûr moyen de faire n’importe quoi, comme de décréter des objectifs absurdes et démagogiques  sans souci de leur faisabilité technique et de leur soutenabilité sociale- juste comme l’a fait le Parlement Européen, comme le dénonce très courageusement Carlos Tavares.

Il  justement  temps  de quitter le mode panique , qui semble se développer dangereusement, pour revenir en mode technique. Ce qui se passe n'est pas très étonnant. Certains penseurs écologistes, adversaires idéologiques du progrès, l'ont théorisé : la peur est pour eux le seul moyen qui permettra d'imposer les changements radicaux de comportement qu'ils pensent nécessaires pour sauver l'humanité. Une posture dangereuse d'autant qu’ils sont aussi prêt à balancer par dessus bord rationalité technique, démocratie, problèmes sociaux et finalement toute une partie de l’humanité qui ne mériterait pas d'être sauvée.

Nous avons connu les épisodes tragiques des gardes rouges, il ne faudrait pas que l’appel à la panique et à la peur de l’apocalypse engendre des gardes verts. Or, déjà, les attaques de boucherie et d’agriculteurs au travail se développent….

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